Feb 3 2011

Réécritures croisées

Publié par Florence dans Créer, Réécritures croisées      

Extrait centré sur Soleiman, réécrit sur Piracci (p.81-2ème paragraphe) :

Extrait« Il était heureux. Aux côtés de son frère. Il quittait son pays. Ils marchaient sur les pierres chaudes comme des chèvres sauvages. Agiles et discrets. Il aurait trouvé frustrant de passer la frontière en voiture. Il pensait que c’est mieux ainsi. Il préférait l’abandonner pas à pas. Il voulait sentir l’effort dans ses muscles. Il voulait éprouver ce départ, dans la fatigue. C’est lorsqu’ils étaient arrivés au pied d’une colline que l’homme s’était retourné vers lui. Ils avaient marché plus d’une heure. Et il avait dit :

« – Nous sommes en Lybie. »

Extrait Il avait d’abord cru qu’il se moquait d’eux. Puis il avait vu à son visage que l’idée de cette plaisanterie n’aurait jamais pu lui venir. Alors il avait regardé tout autour de lui. Son frère avait la même incrédulité sur le visage. Ils avaient contemplé les terres dans leur dos à la recherche d’une marque qui leur aurait échappé. Le guide avait pointé un doigt en direction de la crête qu’ils venaient de descendre, sans rien dire, comme s’il avait deviné ce qu’ils cherchaient. La frontière était là. Sans aucun signe distinctif. Là. Au milieu des pierres et des arbres chétifs. Pas même une marque au sol ou une pancarte. Il n’aurait jamais pensé que l’on puisse passer d’un pays à l’autre ainsi, sans barbelé à franchir, sans cris policiers et course-poursuite. Il prit son frère dans les bras et il l’étreignit. Ils restèrent ainsi longtemps. Il sentit qu’il pleurait. Il l’entendit murmurer : « C’était si facile » et il y avait dans sa voix comme une pointe étrange de rage. Il comprit. La facilité était vertigineuse. Ils auraient dû faire cela avant. Si la frontière laissait passer les hommes aussi facilement que le vent, pourquoi avaient-ils tant attendu ? Il regarda autour de lui. Il se sentit fort et inépuisable. »



Extrait centré sur Piracci, réécrit sur Soleiman (p.195) :

Extrait « Je ne vis plus pour rien. Je m’éloigne du petit groupe d’hommes. Les vois, dans mon dos, continuent à bercer les flammes. Je marche sans but, d’un pas traînant, laissant simplement les phrases m’envahir tout entier. Plus personne n’est là pour se soucier de ce que je deviens. Je ne laisse ni parents, ni femme, ni enfants. Une vie solitaire, décrochée de tout, qui roule sur elle-même jusqu’à épuisement. Ma disparition ne changera rien. Le grand ciel d’étoiles ne veille plus sur ma vie. Je m’arrête et contemple, tout autour de moi, la nuit qui caresse les pierres de la route. Si je poursuis, la vie va être longue. Je suis tari comme une vieille outre sèche. Plus rien en moi ne me donne envie. Je regarde les hommes et ne les comprends pas. Il est temps de mourir. Me voilà arrivé au bout de ma course. Je pense à tous les cas où les corps abandonnent prématurément l’esprit, tous ces êtres qui disparaissent parce que le corps se rompt. Pour moi, c’est l’inverse. Mon corps peut encore durer. Je ne suis ni vieux, ni malade. Mais l’esprit est sec. Deux voies s’ouvrent alors à moi : durer jusqu’à ce que le corps, à son tour, abdique ou partir maintenant. Je ne ressens aucune douleur. Aucun cri de désespoir que j’aurais du mal à contenir. La vie s’est simplement retirée de moi. »

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Feb 3 2011

Question à Laurent Gaudé

Publié par Ophélie dans Questions à Laurent Gaudé      

Qu’est-ce que l’Eldorado pour vous ?

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Feb 3 2011

Parcours de Soleiman

Publié par Axelle Bel. dans Géographie, Informer      

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Soleiman est un jeune soudanais qui veut quitter son pays avec son frère, Jamal, pour vivre en Europe.

Ils partent du Soudan, leur pays d’ origine. On ne sait pas de quelle ville exactement mais Jamal évoque Port-Soudan (1). Ils franchissent la frontière de la Lybie par les collines de rocailles (2) mais à cet endroit Jamal annonce à Soleiman qu’ il est malade et qu’ il ne pourra pas l’ accompagner plus loin.

Soleiman doit continuer seul en direction de Al-zuwarah (3) qui se trouve sur la côte lybienne. Une fois là -bas, il est censé aller prendre le bateau et rejoindre l’ Europe par la Sicile. Il quitte Al-zuwarah dans un camion qui comporte une vingtaine de passagers mais une heure après être parti les passeurs les abandonnent.

Soleiman se retrouve dans une petite crique éloignée de tout village. Là, il rencontre un homme, Boubakar, qui lui explique que le passage par la Lybie devient de plus en plus difficile. Il lui dit qu’ il faut aller à Gardaïa, en Algérie, dans le but d’ atteindre ensuite le Maroc, pour enfin accéder à l’ Espagne. Il propose à Soleiman de partir avec lui. Soleiman accepte. Ils marchent en direction d’ un endroit où ils pourraient trouver un moyen d’ aller à Gardaïa. Boubakar y trouve un camion, et paye le trajet pour lui et Soleiman, il n’ a maintenant plus d’ argent. Ils sont une trentaine d’ homme dans ce camion. Un homme, Ahmed parle à Jamal. Il lui dit que c’ est un paysan qui rentre chez lui à Zelfana. Cet homme parait heureux, tout c’ était bien passé pour lui ce jour là. Soleiman comprend qu’ il a de l’ argent. Le chauffeur s’ arrête à Ouargla (4) pour faire le plein. Il annonce une quinzaine de minutes de pause. C’ est à ce moment là que Soleiman suit discrètement le paysan. Lorsqu’ ils n’ y a plus personne autour d’ eux Soleiman se met à frapper Ahmed jusqu’ à ce qu’ il ne puisse plus rien faire. Soleiman lui prend alors tout son argent et repart s’ assoir dans le camion. Une fois arrivé à Gardaïa (5), Boubakar trouve un camion qui emmènera les deux hommes à Oujda au Maroc. L’ argent du paysan a été suffisant.

Après Oujda (6), cela fait quelques mois que Soleiman et Boubakar se trouvent dans un camp d’ immigrés de plus de cinq-cents hommes, en pleine foret près de la frontière entre le Maroc et l’ Espagne. Il y a des hommes de diverses nationalités, et chacune a son chef. Ce sont eux qui prenent les décisions. Un jour lorsque Soleiman rentre au camp tout le monde est très agité. L’ armée marocaine va bientôt arriver pour bruler leur campement. Ils ont l’ habitude car cela avait déjà eu lieu plusieurs fois auparavant. Les chefs décident alors de tout tenter. Les cinq-cents clandestins allaient tous ensembles se ruer sur les barrières de Ceuta (7) avec des échelles. Ils feraient cela durant la nuit. A cinq-cents ils étaient certains que plusieurs d’ entre eux arriveraient à passer. Le soir arriva, après une longue bataille et beaucoup de souffrance Soleiman et Boubakar font parti des chanceux qui se trouvent alors sur le territoire Espagnol.

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Feb 3 2011

Acrostiche – Piracci

Publié par JulieL. dans Abécédaire, Relier      

.Piracci :

. P : Prudent .

. I : Irritant .

. R : Rancunier .

. A : Ambitieux .

. C : Curieux .

. C : Chevaleresque .

. I : Investi .


Feb 3 2011

Question sur le roman

Publié par Laetitia dans Questions à Laurent Gaudé      

Point d'interrogation


Durant tout le roman on se demande

si la femme a réussi à accomplir ce qu’elle voulait faire

(tuer Hussein Marouk),

pourquoi vous ne nous l’avez pas dévoilé ?


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