Feb 8 2011

Célébration de Salvatore Piracci

Publié par Erwann dans Célébration, Créer      

Le commandant Piracci est un personnage intéressant, très complexe et qui mérite une attention particulière du fait de ses décisions et de ses actions.

En effet, il a, au bout de 20 ans dans la marine italienne, décidé de tout quitter pour voyager dans une barque, sans destination prévue, au gré du vent et de ses envies.  C’est ce dont rêvent beaucoup de gens sans jamais oser penser à l’accomplir. Il est admirable en ce sens, où il a eu la volonté nécessaire pour accomplir ce voyage.

Il s’autocritique aussi régulièrement : il s’en veut de ne pas avoir caché l’immigré après son sauvetage, il se pose beaucoup de questions à propos de la femme du Vittoria (et notamment pourquoi il s’est décidé à lui donner une arme), il décide de ne rien dire à propos de son origine lorsqu’il est en Afrique. Son ami Angelo lui donne quelques réponses mais l’essentiel de ses décisions sont prises selon son libre-arbitre.

Certaines rencontres l’influencent profondément : je pense notamment à la femme du Vittoria ou au petit homme du cimetière de Lampedusa, qui ont tout les deux contribué à son départ pour l’Afrique. Il est profondément influencé par les paroles de l’homme de Lampedusa sur l’Eldorado, et cette notion d’Eldorado reviendra à de nombreuses reprises au cours de l’histoire.

Ce qui fait notamment mon admiration pour le personnage de Piracci, c’est qu’il a décidé de devenir une ombre de Massambalo à la fin du roman. Se donner comme but le fait d’encourager les immigrés dans le voyage vers l’Europe, c’est profondément altruiste et admirable. Le rêve de consacrer sa vie aux autres et d’ainsi atteindre l’Eldorado, c’est très sage et en même temps un peu fou, car c’est peu réalisable.



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Feb 8 2011

Question à Laurent Gaudé

Publié par Gaelle dans Questions à Laurent Gaudé      

Pourquoi l’auteur a-t-il choisi de séparer les deux frères

Soleiman et Jamal

à la frontière du pays ?

Ne serait-ce pas pour montrer

la solitude des voyageurs clandestins ?

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Feb 8 2011

Réécritures croisées

Publié par Aurelien dans Créer, Réécritures croisées      

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Passage centré sur Salvatore Piracci :

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« Je vais mourir, je pense tandis qu’au loin, j’entends encore le vacarme des hommes. Là. Sur cette route dont je ne sais même pas où elle mène. De nuit. Fauché par un camion. Comme un chien. » Je sens que la fin est proche. Mon esprit vacille. Je ne vois plus rien, n’entends plus que de sombres bourdonnements. Mon esprit a encore la vivacité de poursuivre quelques idées, de faire jaillir quelques images, mais je sens que cela ne tardera pas à se tarir. C’est comme un dernier bouquet de vie avant le néant.

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Passage centré sur Soleiman :

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Ils étaient deux. Et il comprenait qu’il était comme lui. Il avait besoin de le savoir sur ses pas. Il avait besoin de sa voix pour ne pas défaillir. Il le suivait, son frère. Il poussa la porte de la chambre. Ça y est. Ils allaient partir. Leur grand voyage commençait là. C’était la fin d’une vie. Il restait près de lui. Ils emmèneraient la maison, ils emmèneraient leur mère et la place de l’Indépendance, ils emmèneraient les dattes et les vieux fauteuils de la voiture partout où ils iraient. Tant qu’ils seraient deux, la longue traîne de leur vie passée flotterait dans leur dos. Tant qu’ils seraient deux, tout serait bien. Les frères partirent. Il le suivait.



Feb 8 2011

Géographie – Le parcours de Soleiman

Publié par Margaux dans Géographie, Informer      

J‘ai choisi de reconstituer le parcours de Soleiman qui est un des deux personnages principaux du roman, car c’était intéressant de voir quel chemin cet immigré clandestin a emprunté pour atteindre l’Eldorado.  Soleiman est en effet parti de Port Soudan, à l’Est du Soudan et a réussi à passer la frontière de Lybie avec son frère et un passeur. Il a ensuite traversé le pays d’Est en Ouest et rencontré Boubakar à la suite du piège des passeurs. Les deux hommes ont alors décidé que pour arriver jusqu’en Europe, il valait mieux passer par l’Espagne. Ils vont continuer leur périple et arriver à Ouargla en Algérie; avec pour seule pensée ce rêve d’Europe, cette contrée si inaccessible et merveilleuse qui changera leur vie.  Soleiman et son ami poursuivent jusqu’à Ghardaïa, où Soleiman rencontrera Salvatore Piracci. Les deux clandestins passeront la frontière d’Algérie, direction Ceuta : la dernière étape. Avant cela les deux amis font une halte à Oudja, ville du Maroc. Après ce long voyage qui dure depuis plus de 8 mois, Soleiman et Boubakar  arrivent à Ceuta au nord du Maroc, la ville la plus proche de l’Espagne, cette ville proche de leur rêve. Ils essaient alors de passer la barrière de Ceuta, de 6 mètres de haut, et usent force,courage et surtout solidarité pour atteindre leur but.  Les deux amis réussissent de peu à entrer en Europe, le sourire aux lèvres et leur destin changé. Soleiman a grâce à ce voyage grandi au fil des aventures, mais une chose importante : il a trouvé en Boubakar un frère, et c’est cette magnifique force fraternelle qui guidera son avenir en Europe.


Feb 8 2011

Questions à Laurent Gaudé

Publié par Matthieu dans Questions à Laurent Gaudé      

1. Avez-vous dû visiter les lieux dans lesquels se déroule l’histoire et étudier le métier de garde côtes ?

2. Pourquoi ne plus avoir parlé de la femme du Vittoria jusqu’à la fin du roman ?

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