Feb 9 2011

Journal intime de la femme du Vittoria

Publié par Marion I. dans Créer, Journal intime      

Après 2 jours de voyage …

C’est le désastre à bord du bateau.


Ce matin, nous avons été réveillés en catastrophe par les cris de deux passagers : l’équipage a déserté le navire à bord du seul et unique canot de sauvetage. Les hommes ont été voir dans le poste de pilotage et personne ne sait comment diriger un bateau de cette taille, le tableau de commandes déborde de différents boutons. Il n’y a pas de barre à roue, mais une multitude de petits leviers, de  cadrans, de clignotants, faisant penser plus à un vaisseau spatial qu’à un navire.

Qu’allons-nous devenir ? Nous n’avons ni nourriture, ni eau. La radio ne fonctionne pas non plus. Sommes-nous condamnés à dériver sur la mer, à errer dans cette immensité bleue  jusqu’à ce que mort s’en suive ?!

La cale du bateau est extrêmement inconfortable, nous sommes tassés les uns sur les autres bien que quelques personnes soient sorties sur le pont. Il y fait une chaleur étouffante. Tout à l’heure, j’ai amené mon petit prendre l’air et là, je me suis rendue compte qu’il n’y avait vraiment rien autour de nous. Nul ne sait que nous sommes là à part ces maudits passeurs. Je ne veux pas que nous mourrions ici, j’ai tellement travaillé pour parvenir sur ce bateau, cela ne peut se finir comme ça, c’est impossible. Cela serait tellement injuste. Mais bien sûr, ils n’en ont rien à faire, eux. Ils ont reçu leur paye et peu leur importe notre sort. Nous sommes de simples pions dans leur conquête de l’Europe …

Plus personne ne chante maintenant, de part et d’autre, on entend les pleurs et les cris d’enfants. Il règne une atmosphère de plomb. Cette cale est-elle destinée à devenir notre cercueil ? Qu’ai-je donc fait pour mériter cette fin ?

Que va-t-il advenir de mon bébé ?  Je ne le supporterais s’il lui arrivait quelque chose. Il est tout ce que j’ai, mon amour…

Mon petit chéri a faim, chacun de ses pleurs me fait de plus en plus mal au cœur, je me rends compte de mon impuissance, tous les câlins du monde ne le nourriront pas. Ce petit bonhomme qui n’a rien demandé souffre de la faim et de la soif à cause de ces hommes. Qu’ils aillent brûler en enfer. Je les y aiderai. Je le jure.



Source image


Feb 9 2011

Sélection – Personnification

Publié par killian dans Image, Sélectionner      

J’ai particulièrement aimé la métaphore ligne 16 de la page 23, je cite :

« Et la nuit, au dehors, se pencha pour les écouter. »

Je pense que cette figure de rhétorique qui est une personnification, est très intéressante, car replacée dans son contexte la phrase s’intègre parfaitement au reste du texte et en plus elle est très bien réussie, on imagine vraiment que la nuit est en train de les écouter discuter. Quand j’ai lu le texte cela ma vraiment fait sourire. Et elle reste dans ma tête, et j’espère que vous aussi vous l’avez appréciée…

Lien de l’image


Feb 9 2011

Abécédaire

Publié par Elodie L-V dans Abécédaire, Relier      

A comme Angelo

B comme Beyrouth

C comme Catane

D comme Duomo (marché)

E comme Eldorado

F comme frégate

G comme Ghardaïa

H comme Hussein Manouk

I comme Italie

L comme Lampedusa

M comme Massambalo

O comme Ouargla

P comme Piazza Placido

R comme Reine d’Al-Zuwarah

S comme Soleiman

V comme Vittoria

?Source de l’image


Feb 9 2011

Question à Laurent Gaudé

Publié par Cécile dans Questions à Laurent Gaudé      

Collier pierre verte

Pourquoi avoir fait se rencontrer les deux héros, l’un à l’aube d’une nouvelle vie et l’autre, au terme de la sienne. Que représente l’échange du collier vert ?

Source image : *


Feb 9 2011

Question à Laurent Gaudé

Publié par Yann dans Questions à Laurent Gaudé      

Soleiman atteint-il son but

(réussir sa vie sur le continent européen) ?

Ou bien cela n’a-t-il pas d’importance

dans la visée du roman ?

source image