Feb 13 2011

Nouvelle couverture

Publié par Manon L-F dans Couverture, Créer      

Je trouve que cette couverture pourrait être celle de ce livre. En effet, cette image montre un lieu de ce roman, et elle est attirante car certaines personnes peuvent avoir envie de lire ce livre grâce celle-ci. Ainsi, elle montre que ce roman parle de mer mais, ne montre pas que ce sont des émigrants qui la traversent sur des bateaux de fortune. On peut aussi imaginer que les terres que l’on aperçoit sont celles de l’Eldorado, lieu important de l’histoire. De plus, cet endroit est désert, cela pourrait faire penser qu’il n’y a jamais personne qui y va. Finalement, cette couverture est appropriée a l’histoire de ce roman. Mais ne montre rien qui pourrait raconter ce qui va se passer dans le livre.

Source de l’image


Feb 13 2011

Page retrouvée du journal intime de Jamal

Publié par Stessy dans Créer, Journal intime      

triste Je ne sais plus ou j’en suis, je l’ai laissé partir seul vers l’inconnu alors que c’était NOTRE rêve. J’ai l’impression de l’avoir trahi et en même temps d’avoir fait le bon choix.

triste Si je n’avais pas eu cette maladie, je serais avec lui traversant les villes qui mènent là-bas… en Europe. Pourquoi dois-je subir cela? Pourquoi dois-je faire subir cela à celui que j’aime le plus, celui qui a rêvé de partir avec moi, mon frère? Je ne sais plus que faire. J’ai envie de hurler. Personne ne comprend autour de moi. Personne ne comprend que je vais vivre l’horreur. Combien de temps me reste-il avant de voir mon corps s’affaiblir ? Peut être quelques semaines ou au mieux quelques mois.

triste Je veux crier aussi fort que je peux, ou fermer les yeux puis les rouvrir en espérant que tout aille mieux. Mais rien ne changera. Mon destin est tracé. Maintenant je sais que je dois attendre. Je suis prêt à pleurer, je suis prêt à m’affaiblir, je suis prêt à ne plus me réveiller, je suis prêt à mourir.

triste Pardonne-moi mon frère, j’espère que tu gagneras l’Europe pendant que je perdrai la vie. Je sais que je vais devoir te quitter. Je voulais seulement m’isoler du monde pour ne pas que tu me vois mourir ainsi. Si j’ai eu tort, j’espère que tu ne m’en voudras pas.

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Feb 13 2011

Actualités

Publié par iroiseldorado dans Actualités, Informer      



AFFLUX D’IMMIGRÉS TUNISIENS

A LAMPEDUSA


« Des milliers de Tunisiens ont pris l’exode pour tenter de rejoindre clandestinement les côtes européennes ces derniers jours, fuyant une Tunisie en reconstruction où le gouvernement de transition reste sous forte pression sociale et politique.

Alors que la Tunisie s’apprête à fêter lundi un mois de la chute du régime de Ben Ali, près de 4 000 immigrants clandestins, essentiellement des Tunisiens, ont débarqué au cours des quatre derniers jours à Lampedusa, a indiqué samedi le commandant de la capitainerie du port de cette petite île italienne située au sud de la Sicile. Cet afflux de réfugiés a conduit le gouvernement italien à proclamer l’état d’urgence humanitaire … »

Source texte et image : Le Monde 13-02-11

Cliquer ici pour lire l’article du Monde dans son intégralité



Feb 13 2011

« Objets inanimés, avez-vous donc une âme ? »

Publié par Maxime dans Créer, Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?      

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« J’étais brisé, je ne sentais plus le lien qui m’unissait des autres parties de moi et je voyais défiler le cours de ma vie.

Je pensais pas que c’était si dur la vie d’un collier de perles. C’est vrai que moi à force de changer à chaque fois de propriétaire, j’en avais assez ! C’est vrai, moi comme tout être, j’ai besoin d’une vie stable pour m’épanouir. Surtout ces temps-ci, je me souviens mon propriétaire était Jamal, sa peau était si douce…mais il était souffrant et ça, même un collier de perles le ressentait.  Sa peau n’était plus aussi douce qu’avant et je sentais son cou se contracter dès qu’il toussait fort et continuellement. Un jour, je me souviens tout était sombre, cela devait être ce qu’on appelle la nuit. Je ne voyais rien, je ne sentais rien.  Puis je me mis à sentir de nouveau une peau douce. Mon propriétaire était donc guéri, oui c’est ça, il était guéri !

Mais un matin, mes espoirs de guérison pour que mon propriétaire aille enfin mieux étaient anéantis. Lorsque mon propriétaire s’était regardé dans la glace comme à son habitude, je vis un autre homme, plus jeune, plus beau, je reconnaissais ce visage, c’était celui de son frère Soleiman. Avec lui, je parcourais chaque jour de nouvelles terres, nous voyions de nouveaux visages. Cela était très différent de la vie de mon ancien propriétaire.

Un jour, mon propriétaire m’avait abandonné, je me souviens de cet endroit, c’était le même type d’endroit dans lequel mon premier propriétaire avait fait de moi son collier. Oui c’est ça, j’étais son collier de perles, il ne pouvait me quitter, j’étais comme qui dirait son porte bonheur. Cet endroit là, était ce que les hommes appelaient un marché. Il y avait un homme qui se tenait assis, il semblait triste. Mon propriétaire se dirigea vers lui. Et il lui dit tout d’un coup : « Massambalo ».

Oui je me souviens, j’avais déjà entendu ce mot. En puisant dans mes souvenirs, j’en avais conclu que ce mot « Massambalo », était le nom du dieu des émigrés, qui lance à travers le continent des ombres pour veiller sur les peuples en souffrance.

L’homme sembla surpris durant un premier temps, puis il acquiesça de la tête.

Ensuite mon propriétaire, me donna à cet étranger dont je n’avais jamais vu le visage.

Il me toucha du bout des doigts et me mit à son cou. Tout de suite, je sentis une odeur forte, tenace mais que je ne pouvais distinguer. Mon nouveau propriétaire marchait la nuit, on entendait le vacarme de ces choses qu’on appelait des camions.

Puis mon nouveau propriétaire , traversa la route, et tout d’un coup j’aperçus des lumières blanches, et là, un grand bruit. J’étais à terre, j’étais brisé, je ne sentais plus le lien qui m’unissait des autres parties de moi. Je scintillais avec les premières lueurs du jour.

Je voyais mon propriétaire qui gisait à terre, et je dessinais, fragilement à terre, l’emplacement d’un tombeau ouvert. »



Feb 13 2011

Deux questions pour Laurent Gaudé

Publié par Julien B dans Questions à Laurent Gaudé      

Source


– Pourquoi avoir choisi l’émigration

comme sujet pour ce livre ?


– Pourquoi Boubakar apparaît-il

au moment où Soleiman semble échouer ?

Est-il lui même le visage du malheur ?



Feb 13 2011

Questions sur l’écriture

Publié par Adèle dans Questions à Laurent Gaudé      

Avez vous mis beaucoup de temps à écrire  votre roman ?

L’avez-vous corrigé à de nombreuses reprises ?

Ou au contraire, les mots vous sont-ils venus avec simplicité ?

Quand vous écrivez, pensez-vous à insérer des figures de rhétorique

ou est-ce que cela se fait naturellement ?

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