Feb 15 2011

Un nouveau titre

Publié par Nathan LS dans Appellation, Créer      

Eldorado

Si je devais proposer un nouveau titre

à cette œuvre de Laurent Gaudé,

je choisirais


Les chemins de la liberté.



Dans ce livre, l’auteur montre deux démarches différentes vers la liberté. En effet , le personnage de Soleiman fuit la vie miséreuse que lui offre son pays africain et part vers les côtes européennes comme beaucoup des siens , au péril de sa vie.

D’un autre côté , le marin Salvatore Piracci qui a une vie matérielle confortable, trouve que celle-ci est triste, monotone et qu’il n’est pas en accord avec lui-même. Son travail ne lui plait plus. Il doit prendre des décisions qui ne lui conviennent pas. Il part donc lui aussi, mais fait le contraire de ce que font les émigrants : il part à la recherche de lui-même en Afrique et abandonne son confort. Il quitte son ami Angelo, son équipage et sa vie.

Les histoires des deux personnages se rejoignent en Afrique, lorsque Soleiman offre au marin un collier de perles vertes. A la fin de l’œuvre, Soleiman atteint son but, l’Europe et Salvatore meurt, en accord avec lui-même. L’auteur nous montre donc deux idées différentes d’Eldorado : pour les africains, la vie de travail et de confort ; pour Salvatore Piracci : la vie qui lui convient, où il est libre de prendre ses propres décisions. Ces deux idées sont en rapport très fort avec la liberté et ses différentes formes.



Feb 15 2011

Journal intime d’un garde-frontière espagnol 2

Publié par Théo dans Créer, Journal intime      

25 Août 2007 :

Cher journal, aujourd’hui, les policiers marocains, les hyènes, comme on les appellent, moi et José, sont venus nous dire qu’un important groupe d’émigrés s’était installé derrière la colline et qu’ils (les hyènes) allaient faire une descente afin de les disperser… Moi et José, on n’est pas bête, on sait bien que c’est pour les taper qu’ils y vont… C’est pas pour rien qu’on les surnomme comme ça, Jose et moi…

27 Août 2007 :

Mon cher journal, j’ai passé hier la nuit la plus longue et la plus dure de ma vie… Vers minuit, José et moi, on était de garde devant la barrière, quand soudain, sur la colline, des tas et des tas de personnes sont apparus… le temps qu’on comprenne, ils étaient déjà en train de courir vers la barrière, vers nous ! Ils étaient des centaines et des centaines, on pouvait pas les compter ! Beaucoup avaient des barrières, et José, il leur a crié « Arrêtez-vous ! ». Mais ils ont continué à courir, alors j’ai tiré vers le ciel pour les effrayer, mais ça n’a pas marché… Au contraire ils ont couru encore plus vite… alors on a demandé à quelqu’un d’appeler du renfort, et on a sorti nos matraques et nos fusils-qui-tirent-des-balles-en-plastique-toute-dures… J’avais peur, je ne voulais pas me battre contre tous ces gens… Ils sont alors arrivés contre la barrière et ont commencé à poser des échelles contre les barbelés. Notre capitaine a hurlé « Feu ! » et j’ai tiré. Sans viser. Ca  ne servait à rien. Tu en touchais un de toute façon. J’ai donc tiré et puis j’ai frappé avec ma matraque, des hommes, des femmes, puis j’ai fait tomber des échelles, j’ai bousculé, je ne savais plus ce que je faisais… Certains ont réussi à passer malgré tout, et se sont retrouvés entre les deux barrières. Notre Capitaine a alors demandé à moi, José et un autre gars d’aller les stopper. Nous avons couru et lorsque nous sommes arrivés, l’étroit couloir était déjà noir de monde. José a immédiatement ouvert le feu, suivi de près par moi et l’autre gars. De l’autre côté les Marocains étaient arrivés. Certains tentaient de passer la deuxième barrière avec des échelles qu’ils avaient réussi à faire passer, mais ils ne montaient pas très haut, leurs échelles étaient aussitôt renversées par ceux d’en bas. Soudain je vis un petit groupe d’émigrés qui tentait de passer par-dessous les barbelés. Je m’élançais et réussi à saisir un jeune qui allait suivre son compagnon sous les barbelés. Sans réfléchir, je lui frappai le bras avec ma matraque. Il se retourna et me donna un puissant coup de poing qui me fit voir des étoiles. Je reculai en titubant et José vint me rattraper et m’emmena à l’écart de la bataille. Je vis trois collègues matraquer la jambe du jeune, qui réussit malgré tout à passer grâce à son compagnon. Je restais ainsi, sans force, à regarder les collègues et les marocains maîtriser peu à peu la foule en furie… Au bout de deux heures tout fut fini, nettoyé et embarqué. Certains étaient passés, d’autres pas. Quelques morts, beaucoup de blessés. Aujourd’hui, je me repose. Et j’espère ne plus jamais revivre ça.



Feb 15 2011

Journal intime d’un garde-frontière espagnol 1

Publié par Théo dans Créer, Journal intime      

 

15 Août 2007 :

Voilà près de trois mois que je suis assigné à la garde de cette barrière, que les gens d’ici appellent la barrière de Ceuta. Avec Jose, mon ami depuis le service militaire, nous passons nos jours et parfois nos nuits à empêcher des malheureux de venir chez nous… Inutile de te dire, cher journal, que Jose et moi, on a parfois le cafard… Mais bon, c’est la mission qui nous a été confiée, et je l’accomplirai ! 

19 Août 2007 : 

Aujourd’hui, on a délogé un gamin de pas plus de douze ans qui avait été se coincer dans les barbelés… Il criait, il hurlait parce que les barbelés lui avaient profondément entamé la peau… Parfois, mais seulement parfois, je me demande si c’est vraiment bien ce que je fais… 


 


Feb 15 2011

Reportage – Lampedusa 2011

Publié par iroiseldorado dans Actualités, Informer      

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A voir :

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un reportage de la chaîne Euronews

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sur la vague d’immigrants tunisiens

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à Lampedusa

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depuis la chute du régime de Ben Ali

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Feb 15 2011

Question sur un personnage

Publié par Elisa dans Questions à Laurent Gaudé      

Pourquoi avoir choisi la mort

du personnage de Salvatore Piracci ?

Pourquoi de cette façon ?

Le fait qu’il renonce à son suicide

a-t-il une importance particulière pour vous ?

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Feb 15 2011

Florilège

Publié par Colette dans Florilège, Sélectionner      

5 citations du roman que j’ai appréciées :

« Je ne suis qu’une ombre. Juste une ombre qui laisse derrière elle un petit filet de poussière. »

« Je pense à toi. Je ne t’oublie pas, Jamal. Je vis pour toi. »

« Tout va enfin pouvoir commencer. »

« Le monde est trop grand pour mes pieds mais je poursuivrai. »

« Il était en route. Et il avait décidé d’aller jusqu’au bout. Il n’était plus personne. Il se sentait heureux. Comme il était doux de n’être plus rien. Rien d’autre qu’un homme de plus […] »