Feb 16 2011

Lettre

Publié par justine dans Lettre      

 

 

 

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Mr Gaudé,

Je vous écrit ci-dessous certains points qui me semblent discutables à propos de votre livre. Je trouve que la façon dont vous me décrivez est intolérable. M’évincer de l’histoire sous prétexte que je suis atteins du sida n’est pas très sympathique de votre part. Pour qui me faites vous passer ? Une personne qui non seulement ne veut pas se battre contre la maladie mais qui en plus ne se protège pas. J’aimerai que nous discutions de mon « non départ », j’ai bien compris que je ne dois pas continuer le voyage avec mon frère, mais si je fais demi-tour, je voudrai en choisir les causes. J’ai pensé qu’il serait préférable que je décide de partir pour permettre à mon frère d’obtenir plus d’argent pour son voyage. Dans ce cas-là, je passe pour un homme qui se sacrifie pour sauver son petit frère. Il y a un autre passage qui me gène, j’adore mon collier de perles vertes, qui a décidé que je devais m’en séparer ? En même temps, ça peut montrer à quel point j’aime Soleiman, finalement garder ce passage.

Je vous remercie de m’accorder un peu de votre temps.

         Jamal 

 

 

 

 


Feb 16 2011

Association musicale – Yann Tiersen

Publié par Romain dans Association musicale, Relier      


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Mon troisième choix de chanson est Comptine d’un autre été, l’après midi de Yann Tiersen quand Salvatore Piracci se fait renverser par un camion à la fin du livre.

J’ai choisi cette chanson pour la mort de Salvatore Piracci ; la mort du commandant est un moment important du livre donc la chanson doit faire véhiculer beaucoup d’émotion. La chanson commence par du mineur, donc la tristesse de la mort, de voir le regard et les pensées de Salvatore qui s’éloigne de ce monde, puis il y a du majeur en pensant à la joie du commandant d’avoir aidé une personne : Soleiman. Le bonheur d’avoir été pris pour le dieu des immigrés alors qu’il a passé sa vie à les traquer en mer, cette fois ci il donne de l’espoir un de ceux-ci. Cette mélodie envoûtante fait penser à son trajet entre la vie et la mort, elle nous laisse de l’espoir. Ensuite, avec le mineur qui réapparaît dans la chanson, nous retournons dans la tristesse de Piracci qui gît là, sur le sol. Puis lorsque la musique s’accélère, on pourrait penser au camion des immigrés qui s’en va en espérant qu’il passe la frontière. Enfin la dernière note jouée pourrait être le dernier souffle de Salvatore Piracci. Je trouve que cette chanson pourrait bien coller avec ce passage.

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Feb 16 2011

Episode (à suivre)

Publié par Eloïse dans Episode, Sélectionner      

Quand la mer se déchaîne…



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elon moi, la scène qui semble la plus intéressante, touchante et marquante est celle où Salvatore Piracci se trouve sur le pont du bateau lors de la tempête. La mer étant agitée, il est fouetté par le vent et les écumes d’eau. Parti à la recherche de clandestins abandonnés en mer sur des barques, il est parvenu à ne trouver que deux barques sur les cinq. Salvatore Piracci comprend que son équipage et lui n’en retrouverons plus, et que ces clandestins, qui cherchaient à passer la frontière pour un monde meilleur, vont mourir en mer. J’ai choisi cette scène car c’est elle qui m’a le plus émue et l’écriture est recherchée et remarquable.

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La suite est dans un autre article.


Feb 16 2011

Le collier de perles vertes raconte sa vie

Publié par Audrey dans Créer, Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?      

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Le collier de perles vertes

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Collier de perles vertes

Je suis éparpillé sur la route, chacune de mes perles vertes séparées l’une de l’autre, elles scintillent, je suis en train de m’éteindre. Je me souviens :

Jamal me portait à son cou depuis toujours. Je me rappelle ce jour où il m’offrit à son frère. Je me rappelle que cette nuit là, Jamal avait marché toute la nuit pendant des heures pour enfin s’arrêter face à Soleiman, son frère à qui il me donna. Je m’étonnais de cette séparation mais je me disais que c’était pour une bonne cause, car Jamal partait définitivement. S’il me donnait à son frère, c’était sûrement pour lui transmettre sa force, son amour, pour qu’il ne l’oublie pas. Alors la vie reprenait son cours, au cou de Soleiman.

Soleiman et moi sommes restés pendant deux jours dans une camionnette avec des semblables afin de se rendre en Europe. Mais un jour, le camion avait été arrêté pour ne plus jamais redémarrer. Je me souviens que les hommes de la camionnette avaient frappé et pris la montre et l’argent de Soleiman. Il ne lui restait plus que moi car à leur yeux je n’avais aucune valeur. A son réveil, Soleiman était seul sur une plage avec un homme, nommé Boubakar, qui lui aussi avait résisté aux coups. Puis j’ai le vague souvenir que Soleiman, très en colère, est parti avec cet homme et qu’ils ont marché longtemps, très longtemps. Ensuite, nous sommes remonté dans un second camion, Soleiman avait peur. Peur de ne pas arriver à destination, peur de rompre la promesse qu’il a faite à Jamal. Après deux jours, lorsque le camion s’était arrêté, Soleiman a fait une chose très surprenante. Il est sorti du camion, s’est précipité sur un homme l’a ensuite frappé, l’a volé pour ensuite s’enfuir avec tout ce qu’il avait pris. Je sentais qu’il avait plus peur que jamais. Puis le camion a continué de rouler, et s’est arrêter. A partir de ce moment là, à partir du moment même où Soleiman est descendu et s’est éloigné en marchant, tout a changé. Je le sentais bouleversé, perdu dans ses pensées. Quand tout à coup, arrivé sur un marché, il s’approchait d’un homme assis puis avait murmuré << Massambalo >>, trois fois de suite. Dés lors que l’homme avait acquiescé, je sentis de l’espoir et du bonheur, ce que je n’avais jamais sentis ni sur Soleiman, ni sur Jamal. Puis Soleiman me tira délicatement de son cou pour me déposer sur celui de l’homme, qui répondait au nom de Massambalo. Je m’étonnais pour la seconde fois de cette séparation, mais une fois de plus, j’avais le sentiment d’être plus utile. Quelques instants plus tard, je sentis une main, des doigts, fins et longs se poser sur mes perles vertes. Je ne me doutais pas que ce serait la dernière fois.

Les instants qui suivirent, furent les derniers, ils sont très vagues. Je me souviens que Massambalo marchait, pendant quelques minutes. Puis il y a eu un choc. Nous sommes tous les deux tombés, brisés sur la route.

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Feb 16 2011

Analyse – Titre 1

Publié par iroiseldorado dans Réflexions      


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I- L’OMBRE DE CATANE

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FONCTION RÉFÉRENTIELLE

= la femme du Vittoria qui suit Salvatore comme son ombre.

Il se sent observé comme si une ombre était derrière lui.


FONCTION SYMBOLIQUE

Symbolise la femme qui n’a plus de raisons de vivre, qui est détruite par son passé

– Aussi ombre de la culpabilité qui poursuit Salvatore

– Renvoie à Salvatore lui-même : il se pose des questions, il arpente les rues de Catane sans but . Salvatore n’est déjà plus que l’ombre de lui-même, est amené à disparaître. Annonce le dernier chapitre.

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Le Duomo de Catane (Sicile)

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(Analyses collectées sur TBI Février 2011)


Feb 16 2011

Question

Publié par Samuel dans Questions à Laurent Gaudé      

Est ce que la légende du Massambalo existe vraiment ?

L’avez vous insérée dans votre roman pour donner un effet de réel ?

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Feb 16 2011

Nouvelle couverture

Publié par Hadrien dans Couverture, Créer      

La couverture choisie ne me semble pas paraitre la plus appropriée, je pense que les Vapeurs matinales à Mortefontaine de Jean-Baptiste Corot pourrait correspondre davantage. En effet, cette couverture représente mieux l’ambiance du roman. Et l’illustration est mieux réalisée que la couverture choisie par les éditions « J’ai Lu ». Par exemple, le jaune est plus sombre ce qui rend les éléments moins faciles à cerner. Le roman est flou, inquiétant parfois, ce tableau inquiète par ses couleurs d’automne et son vide. Dans Eldorado, il y a aussi la joie de Soleiman en désaccord avec Piracci et d’autres éléments de la vie de Soleiman (la maladie de son frère). Voilà pourquoi j’ai choisi de mettre le nom de l’auteur et celui du roman en rose, cela provoque un contraste. Ainsi, je pense que ma couverte conviendrait mieux.

Jean-Baptiste Corot:

Jean-Baptiste Corot a peint ce tableau entre 1860 et 1870, à la fin de sa carrière de peintre. Cette période de souvenirs est expliqué par la maturité atteinte de Jean-Baptiste Corot, notamment caractérisé par le fait qu’il soit élu officier de la légion d’honneur. Je n’ai rien trouvé via internet sur ce tableau, j’ai connu cette peinture grâce à Stevenson. Ce tableau à été choisi pour illustrer le roman « En canoë sur les rivières du nord », que je n’ai pas lu mais que j’ai chez moi.

Mortefontaine:

Mortefontaine est une ville dans l’Oise, Joseph Bonaparte acheta ce domaine en 1789. On y signa, en 1800, le traité d’amitié entre la France et les États-Unis d’Amérique dit Traité de Mortefontaine et on y célébra les mariages de Caroline et Pauline Bonaparte. Jean-Baptiste Corot a peint un autre tableau sur Mortefontaine, Souvenir de Mortefontaine. Cette peinture est, par contre, plus connu. Elle se trouve au Louvre depuis 1889, c’est un tableau plus coloré que le précédent.

Souvenir de Mortefontaine (1864).