Feb 18 2011

Epigraphe

Publié par Florence dans Créer, Epigraphe      

ÉPIGRAPHE

Eldorado

Eldorado

« En quittant ton pays,

Iroiseldorado-Iroiseldorado-Iroiseldorado-Iroiseldorado-Iroiseldorado-Iroiseldorado-

détourne les yeux de la

Iroiseldorado-Iroiseldorado-Iroiseldorado-Iroiseldorado-Iroiseldorado-Iroiseldorado-

frontière. »

ELDORADO-ELDORADO-ELDORADO-ELDORADO-ELDORADO-ELDORADO-ELDORADO-ELDORADO

[ Pythagore ]

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Feb 18 2011

Journal intime d’Ahmed

Publié par Margaux dans Journal intime      

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Journal intime d’Ahmed

marchand de  Zelfana

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13 Mars 2006.

Je retournais à Zelfana, rejoindre ma femme et mes deux enfants, Assouan et Bilma. Je leur avais promis cette période de bonheur et d’abondance quand je serais revenu. Je leur avais promis d’aller acheter des sucreries au miel sur la Place Dongola, car ils n’en ont jamais le droit. Ce jour là je terminais la fin de mon commerce de bétails. Il n’a lieu qu’une fois par an, alors oui, j’étais riche. Le travail a été pénible. J’ai sué sang et larmes pour vendre ces maudites bêtes, ramener quelque chose à la maison. Le commerce a été bon. J’étais heureux. Heureux à l’idée de retrouver ma famille qui m’attendait avec impatience, heureux de les faire vivre avec le peu que je gagne. Content et excité de la sensation des billets sous mes habits. J’avais fait mon boulot quoi, les heures ont été longues, la chaleur étouffante et les clients jamais assez nombreux. Mais j’y étais arrivé. Que Dieu me bénisse, j’avais réussi. Et là dans mes poches était tout l’argent pour l’année. Alors je n’ai pas réfléchi, je suis monté dans le premier camion venu. Je me suis installé dans cette vieille carcasse délabrée, surpeuplée d’hommes de tous pays. J’ai vu, oh oui, du premier coup d’oeil que certains venaient de loin, et avaient encore un long chemin à faire. Des vagabonds qui n’appartiennent à aucune terre et dont le rêve est de s’évader de la misère.

Ouargla, Arrêt. Parti me soulager, je bordais les rues à la recherche d’un bon coin. Quand un de ces hommes qui ont le visage emprunt de douleur m’a assommé, puis plus rien. Ce sale chien m’a tout volé ! Je n’ai plus que mes yeux pour pleurer. Je me suis retrouvé étalé sur la chaussée, le visage plein de sang. J’avais mal partout. Je me suis juré de le retrouver, de le frapper si fort qu’il perdrait la vie. L’écraser au sol, attendant qu’il implore mon pardon, lui montrer la haine dans mes yeux, la colère. Je ne l’ai jamais retrouvé. J’ai cherché ce foutu camion pendant des heures, souillé de mon sang, perdu dans Ouargla.

Que vais-je dire à ma femme ? Je vais rentrer les mains vides, les côtes endolories. J’ai honte. L’humiliation est telle que j’ai pensé plus d’une fois ne jamais revenir à Zelfana. Le monde n’a plus de règles, maintenant on vole les plus pauvres. Ces hommes là sont des monstres sans cœur qui ne méritent pas de vivre. Ils ne méritent rien. Alors je rentrerai à Zelfana, humilié par ma femme, deshonoré par mon village. Et les mois seront longs avant de regagner cette somme.Voilà donc qui je suis aujourd’hui, une pauvre paysan qui a subi l’injustice du monde.

Ecriture

ahmed

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Feb 18 2011

Nouvelle couverture

Publié par Cécile dans Couverture, Créer      

J‘ai choisi de construire un bateau en papier pour représenter la fragilité des embarcations de misère des émigrants.


Feb 18 2011

Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?

Publié par Stéphanie dans Créer, Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?      

Elle avait l’impression de se réveiller, comme si les flots l’avaient ballotée durant des jours et des jours. Mais non. Elle n’avait pas dormi. Elle ne se réveillait pas. Pas du tout. Pourtant tout, elle avait tout vécu. Elle avait entendu d’étranges cris, comme si on avait égorgé tous ceux qui la côtoyait, pourtant, encore une fois, ce n’était pas le cas, on peut juste dire qu’ils… Agonisaient? Oui, c’est sûrement cela. Elle avait aussi ressenti la douleur, la tristesse, le désespoir, puis la haine lui marcher dessus, ils l’écrasaient. Un poids bien trop lourd pour son petit corps. Peut-être pas si petit. Fragile sûrement. Oui, très fragile, comme si elle l’avait perdu au fur et à mesure qu’elle avançait, elle ne le sentait plus, il n’était plus là, du moins presque plus, il ne restait plus qu’un peu de son pauvre esprit, muet et aveugle. Puis elle les sentit, elle sentit ces coups, violents. A répétition. Plus ou moins forts. Des coups de douleur. Des coups de tristesse. Des coups de désespoir. Des coups de haine. Ils l’écrasaient, encore et encore. Elle les sentait, leurs pensées. Elle savait qu’elle n’était pas vivante. Elle savait qu’elle n’avait jamais vécu, elle ne sera jamais vivante. Jamais. Elle le savait. Aussi, elle savait que sa douleur n’importait à personne d’autre qu’à elle même, c’est la solitude qu’elle avait toujours connue, celle qu’elle connaîtrait toute sa vie, celle qui la tuerait. Mais ce n’est que plusieurs jours après qu’elle comprit qu’elle était désormais quasiment seule. Elle le sentait, c’est tout. Elle sentait comme des masses, des êtres, ou des âmes, peu importe, la quitter au fur et à mesure, elle allait finir seule. Comme toujours, bien sûr, mais encore plus seule. Et puis, ce fut la fin. Un certain Salvatore Piracci et son équipe arrivèrent, lui enlevèrent tous ceux qui avaient souffert avec elle, tous ceux qui agonisaient avec elle, en silence. Il lui prirent tout. Il lui arrachèrent les membres. Oui, ils la démembrèrent. Ce fut sûrement la première et dernière fois qu’elle put voir quelque chose, une sorte de lumière blanche, une lumière comme ces passagers en parlaient, celle qui vous annonce la fin. Et c’est seulement à ce moment-là qu’elle comprit, elle les avait toujours entendus, elle les avait toujours vus. Elle les avait vu mourir les uns après les autres, mais sans la moindre envie de le savoir. Sauf qu’aujourd’hui c’était son tour. Elle souffrait. Vittoria souffrait.

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Feb 18 2011

Analyse – Titre 3

Publié par iroiseldorado dans Réflexions      


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III- Tempêtes

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FONCTION RÉFÉRENTIELLE

= Tempête dans le navire ; plusieurs mois après la discussion avec la femme du Vittoria, Salvatore part à la recherche de 5 embarcations qui dérivent sur une mer déchainée

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FONCTION SYMBOLIQUE

= « Tempête sous un crâne » (Victor Hugo, Les Misérables) : tempête intérieure qui agite l’esprit de Salvatore. Il veut absolument sauver les hommes et il doit renoncer (3 barques perdues). Dilemme.

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(Analyses collectéess sur TBI Février 2011)


Feb 18 2011

Question

Publié par Samuel dans Questions à Laurent Gaudé      

Avez vous eu besoin d’aller en Afrique

chercher des éléments pour votre roman ?


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