Réécritures croisées

Passage du roman centré sur Salvatore

et réécrit centré sur Soleiman


« Tout est dur et éprouvant, mais je ne tremble pas. Le froid déjà m’entoure. L’humidité rend ma peau collante mais j’ai le sentiment de vivre. La mer est vaste. Je disparais dans le monde. Je vais être, à mon tour, une de ces silhouettes qui n’ont ni nom ni histoire, dont personne ne sait rien – ni d’où elles viennent ni ce qui les animent. Je vais me fondre dans la vaste foule de ceux qui marchent, vers d’autres terres. Ailleurs. Toujours ailleurs. Je pense à ces heures d’efforts qui m’attendent, à ces combats qu’il faudra mener pour atteindre ce que je veux. Je suis en route. Et j’ai décidé d’aller jusqu’au bout. Je ne suis plus personne. Je me sens heureux. Comme il était doux de n’être rien. Rien d’autre qu’un homme de plus, un pauvre homme de plus sur la route de l’Eldorado. »


« Moi, Salvatore, Commandant de frégate, je suis fatigué de la vie. »

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Passage du roman centré sur Soleiman

et réécrit centré sur Salvatore

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« Il était heureux. Aux côtés de son frère. Il quittait son pays. Ils marchaient sur les pierres chaudes comme des chèvres sauvages. Agiles et discrets. Il eut trouvé frustrant de passer la frontère en voiture. C’était mieu ainsi. Il préfèrait l’abandonner pas à pas. Il voulait sentir l’effort dans ses muscles. Il voulait éprouver ce départ, dans la fatigue. C’est lorsqu’ils furent arrivés au pied d’une colline que l’homme s’était retourné vers eux. Ils avaient marché plus d’une heure. Et il avait dit : « -Nous sommes en Lybie. » Il avait d’abord cru qu’il s’était moqué d’eux. Puis il avait vu à son visage que l’idée de cette plaisanterie n’aurait jamais pu lui venir. Alors il avait regardé tout autour de lui. Son frère avait eu la même incrédulité sur le visage. »

« Je suis Soleiman, la vie me l’a permis, j’ai choisi une route plutôt originale »


Liens et sources des images :

– Salvatore

– Soleiman


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