Mar 1 2011

Question

Publié par elodieg1eldorado dans Questions à Laurent Gaudé      

 Votre personnage du commandant Piracci n’a pas l’air d’être sensible au sort des personnes qu’il sauve d’une mort certaine,il ne se pose pas de questions sur son métier et sur la vie des clandestins. Pourtant son métier est en rapport avec eux, pourquoi a-t-il eu besoin d’une telle prise de conscience avec cette femme, pour se rendre compte qu’il n’est pas en accord avec son métier ?

Source :http://www.radiologie-bagnols-sur-ceze.com/upload/point-d-interrogation.jpg


Mar 1 2011

Analyse – Symétries

Publié par iroiseldorado dans Réflexions      

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La structure pyramidale du roman

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CHAPITRE 1 : L’ombre de Catane

CHAPITRE 13 : L’ombre de Massambalo

« Au début, Salvatore croise une ombre, et à la fin il en devient une. » (Julie A)

« Pour le chapitre 1, l’ombre de Catane, c’est la femme du Vittoria, celle qui ne s’est pas intégrée, l’émigrante. Et pour le dernier chapitre, l’ombre de Massambalo, c’est Salvatore, qui lui aussi est allé vers son Eldorado. Il est rejeté ou moins bien intégré qu’autrefois. On peut donc voir une inversion des rôles. Salvatore se retrouve à la place de la femme. » (Kilian)

« L’ombre de Catane se réfère à la femme du Vittoria : c’est grâce à elle que Salvatore est déterminé à partir de Catane. L’ombre de Massambalo se réfère à Salvatore : c’est grâce à lui que Soleiman a eu le courage d’aller jusqu’à Ceuta ; de plus, Massambalo est le dieu des immigrés. En quelque sorte, la femme a transmis son courage à Salvatore qui lui-même l’a transmis à Soleiman. Chacun a aidé un autre. » (Florence)

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Mar 1 2011

Réécritures croisées

Publié par Lucas dans Créer, Réécritures croisées      

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Tout serait dur et éprouvant, mais je ne tremblais pas. Le froid m’entourait déjà. L’humidité rendait ma peau collante mais j’avais le sentiment de vivre. La mer était vaste. Je disparaissais dans le monde. J’allais être, à mon tour, une des ces silhouettes qui n’ont ni nom ni d’histoire, dont personne ne sait rien – ni d’où elles viennent ni ce qui les anime. J’allais me fondre dans la vaste foule de ceux qui marchent, avec rage, vers d’autres terres. Ailleurs. Toujours ailleurs. Je pensais à ces heures d’efforts qui m’attendaient, à ces combats qu’il faudrait mener pour atteindre ce que je voulais. J’étais en route. Et j’avais décidé d’aller jusqu’au bout. Je n’étais personne. Je me sentais heureux. Comme il était doux de n’être rien. Rien d’autres qu’un homme de plus, un pauvre homme de plus sur la route de l’Eldorado.

Ce paragraphe est un passage du roman centré sur Salvatore Piracci mais écrit comme s’il était centré sur Soleiman. Dans ce cas là, on ressent plus ce que Piracci vit mais je ne pense pas que ça soit ce que l’auteur recherchait car il aurait très bien pu écrire tout le roman à la première personne. En effet, je pense qu’il a donc choisi cette forme d’écrire pour une tout autre raison, peut-être pour que nous, lecteurs, prenions du recul sur le commandant, qu’on voit sa situation avec un autre point de vue. C’est comme si on était au dessus de lui et non dans la barque. Ainsi, pour qu’on se projète à nous même le chemin que Piracci était en train de prendre, son futur, son destin. Tout ce qui lui attendait à venir. J’aime beaucoup ce passage. Finalement, c’est un très bon choix pour l’auteur que d’avoir employé cette forme d’écriture.


Algérie,  Ghardaia

Soleiman est décidé et sa voix ne tremble pas. Boubakar le sent. Il doit se demander par quel miracle l’homme défait qu’il était lorsqu’il l’a quitté quelques heures plus tôt lui est revenu décidé et plein d’une étrange force. Il ne lui dit rien de sa rencontre au marché. Il lui rirait au nez et lui dirait que tout cela n’est que foutaises et superstitions. Pourtant Soleiman sait que c’est vrai. Il sait qui il a rencontré. Son œil l’a enveloppé avec bienveillance et il se sent maintenant la force de mordre et de courir. Celle de résister à l’usure et au désespoir. Plus rien ne viendra à bout de lui. Il peut bien crever sur le bord de la route, il crèverait en chemin. Parce qu’il veut aller jusqu’au bout. Obstinément.

Celui-ci est un passage du roman centré sur Soleiman mais écrit comme s’il était centré sur Salvatore Piracci. Pour ce paragraphe, je préfère la version de l’auteur car on est plus ancré dans le personnage, Soleiman. Ici, c’est plus un constat de ce qu’il est en train de se passer, on ressent beaucoup moins la conviction de Soleiman, le ressenti de ce qu’il se dit. Par exemple, sa détermination ne ressort pas autant que dans le roman. Malgré tout, c’est très intéressant d’avoir essayé et de faire la comparaison, de voir les différences que l’on peut observer avec le changement. Pour finir, l’utilisation de cette structure du roman, spéciale mais très bien approprié, est tout à fait en accord avec l’histoire.


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Mar 1 2011

Géographie – Parcours de Soleiman

Publié par Julien B dans Géographie, Informer      

Départ de Port-Soudan

vers la frontière libyenne de Soleiman et son frère Jamal.



Photo de Port-Soudan

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Après que Jamal ait révélé à Soleiman sa maladie, celui-ci part sans son frère en voiture depuis la frontière jusqu’à Al-Zuwarah, où il est déposé dans un appartement avec d’autres Africains.

Deux jours plus tard, des passeurs emmènent dans une camionnette le groupe de Soleiman. La destination initiale de la camionnette était le port, où les émigrants devaient prendre le bateau pour passer en Europe. Mais ceux-ci sont trompés par les passeurs qui les dépouillent. Soleiman se retrouve seul dans une petite crique avec un homme boiteux prénommé Boubakar.


Photo d’une petite crique

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Soleiman reprend la route en direction de Ghardaïa, en compagnie de son nouvel ami Boubakar. Ils voyagent vers leur destination sur le toit d’un camion. C’est Boubakar qui a payé les deux places à bord. Lors d’un arrêt à Ouargla, Soleiman agresse un marchand algérien et lui vole son argent. Il divise la somme en deux, donne une moitié à Boubakar et garde l’autre moitié. Cet argent leur servira pour la suite du voyage.


Photo de Ghardaïa

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Après que Boubakar a trouvé un camion pour arriver à Oujda, Soleiman et lui, accompagnés par d’autres émigrants, établissent un camp dans une forêt, à 100 mètres de la frontière espagnole (Ceuta). Le groupe d’environ 500 hommes, tapi sdans l’ombre de la forêt, prend d’assaut la frontière, en pleine nuit, ceux-ci étant seulement munis d’échelles, afin de passer la frontière. Certains sont repoussés par les policiers espagnols et marocains, mais Soleiman et Boubakar ont réussi à passer le mur. Ils sont à Ceuta. Enfin, Soleiman peut passer en Europe.

Photo de la frontière de Ceuta

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Mar 1 2011

Un voyage initiatique 1

Publié par Margaux dans Réflexions      

vvvvvvvvvvvvvL’appellation de voyage initiatique convient effectivement bien au roman Eldorado. En effet, nous pouvons dire que le récit est basé sur le cheminement des deux personnages principaux : Salvatore et Soleiman. C’est en faisant des rencontres et en découvrant le monde qu’ils grandissent dans leur compréhension de la vie : ils deviennent tous deux de nouveaux hommes. Soleiman et Salvatore ont également tous deux rencontré une personne qui a eu un impact important dans leur vie, et qui va changer leur destin : Salvatore rencontre la femme du Vittoria qui va le bouleverser profondément, la souffrance et la volonté de cette femme vont le pousser à quitter sa ville, son métier dont il ne veut plus, et sa vie. Il va alors partir découvrir le monde et changer complètement de point de vue puisqu’il finit par devenir un homme Massambalo, et redonne l’espoir, la force et le courage aux hommes qui partent pour l’Europe. Salvatore a ainsi grandi et meurt en paix, il a trouvé un réconfort  dans son voyage. C’est le cas également pour Soleiman, qui est en route pour l’Eldorado : le rêve de l’Europe. Il rencontrera Boubakar et grâce à lui son destin sera changé. Il va trouver en Boubakar un deuxième frère et avec la force de cette relation, il pourra passer la Frontière de Ceuta et réussir à accomplir son rêve : lui aussi ressortira différent de cette aventure, sa vie est dorénavant changée pour toujours. C’est pourquoi je peux dire que le récit est effectivement basé sur le parcours des personnages qui, à la fin, ressortent grandis et différents : on peut donc affirmer qu’Eldorado est bien un voyage initiatique.

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Mar 1 2011

Epigraphe

Publié par Camille dans Créer, Epigraphe      

«  A l’origine des découvertes

il y a toujours

un Eldorado,

une route des Indes,

une pierre philosophale,

une question trop grande,

un mythe

dont seuls des illuminés osent parler sans sourire. »


Dans l’Encyclopaedia , Universalis, Conquête de l’espace. /Citation de Rolant Omnes /Source : Citation Eldorado – 2citations sur Eldorado -Dicocitation-Citation

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Je trouvais que cette citation correspondait bien au livre et qu’elle aurait pu être placée au début ou à la fin de ce dernier. En effet, cette seule phrase représente à elle seule le sujet principal du livre. Autrement dit,  la conquête de l’Eldorado, « endroit magique » que les clandestins cherchent à atteindre en prenant cette route vers l’Europe.

Cet Eldorado qui est en réalité une légende.


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Source de L’image


Mar 1 2011

Actualités – L’immigration clandestine en Méditerranée

Publié par Elsa dans Actualités, Informer      

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L’histoire a été écrite en 2006, une période où les problèmes qu’engendre l’immigration clandestine sont de plus en plus difficiles à gérer. En effet,  étant donnée  la forte augmentation du nombre d’immigrés qui tentent le voyage, la police et les frontières ont du mal à réagir à ce fait. Pour l’arrêter, la garde des frontières de l’Europe devient très sévère. Leur but est d’arrêter les filières d’immigration clandestine et de neutraliser les passeurs.  Ils veulent également couper les routes migratoires de l’Afrique sub-saharienne. Les raisons de cette immigration sont la proximité géographique entre la richesse européenne et les pays de la Méditerranée. On remarque que cette immigration est perçue différemment dans les deux rives, au sud elle est une solution pour les problèmes économiques (surtout liés au chômage) pour les gouvernements et pour la population. Au Nord, la venue de clandestins dérange car elle est incontrôlée et crée beaucoup de problèmes surtout sécuritaires puisqu’elle est souvent liée aux réseaux criminels, aux mafias, à la drogue, et au terrorisme. Cependant, les immigrés apportent de la main d’œuvre, et agissent contre le vieillissement de la population en Europe. Ils amènent avec eux aussi des cultures différentes, ce qui crée une plus grande diversité des populations. Malgré cela, l’Europe se sent menacée par cette immigration, qui porte atteinte à sa sécurité et sa stabilité ; elle utilise des mesures policières pour lutter contre ce phénomène. Par exemple, le Maroc est par sa position géographique  un pays transit, par où traversent les migrants subsahariens, pour passer en Europe (comme on le voit dans Eldorado). Ce pays qui fait tout pour arrêter l’immigration (même s’il n’est pas la destination finale des voyageurs) refuse de jouer le rôle du gendarme pour l’UE. Finalement, même si l’immigration qui permet aux plus démunis d’améliorer leurs conditions de vie peut être vue comme un droit ou une action humaine, elle reste illégale à cause des nombreux inconvénients qui l’accompagnent.

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Mar 1 2011

Question à Laurent Gaudé

Publié par Théo dans Questions à Laurent Gaudé      

Pourquoi avoir choisi d’inclure une touche de mythologie et de surréalisme dans le roman (en évoquant les ombres de Massambalo et en écrivant la rencontre de Salvatore et Soleiman) alors que, jusqu’à ce passage, votre roman était d’un réalisme qui le rendait plus poignant selon moi?


Mar 1 2011

Journal intime de la femme du Vittoria

Publié par pierre dans Créer, Journal intime      

Après la rencontre avec le commandant Piracci je suis partie à l’aéroport de Catane pour arriver à Beyrouth. De là j’ai cherché cet homme, Hussein Marouk, pendant plusieurs semaines. Je me suis demandé si jamais je le retrouverai,s si je le tuerais, et ce qu’il m’arriverait si j’échouais ? Toutes ces questions hantaient mes nuits et ce pendant plusieurs jours sinon des semaines. Que vais je faire après ? je n’en savais rien, l’avenir me le dira. C’est alors que lorsque je marchais sur la place que je le vis. Seul, dans un café, j’attendais qu’il s’en aille je ne voulais pas tirer en plein public avec tant de monde autour. Au bout d’un long moment, pendant lequel il lisait un journal, Hussein Marouk se leva et marcha, je le suivis tout au long des rues de Beyrouth. Je tirai alors qu’il prenait ses clefs. Cet instant je m’en souviendrai pour le restant de mes jours. Je me demanderai à quel moment j’ai fait une erreur et la détonation du revolver quand le coup partit. La balle l’a atteint au ventre, je l’ai regardé s’écrouler a terre et je suis partie. Autour de moi j’ai vu des visages inquiets aux fenêtres et des hommes se tourner vers moi, j’ai voulu m’enfuir mais deux personnes m’ont retenue, je leur ai crié de me lâcher, de laisser là. C’est après un moment que j’ai compris qu’ils m’emmenaient au poste de police, de là j’ai essayé de défendre mon geste, de dire pourquoi j’ai fait ça. Mais cela n’a servi à rien je me suis retrouvé dans une cellule et après en prison.

C’est dans ce lieu que j’écris ces mots, que je repense à cet acte, que j’exprime mes émotions dans ce journal et que je pense que je finirai mes jours.



Mar 1 2011

Question pour Laurent Gaudé

Publié par Pauline dans Questions à Laurent Gaudé      

Ce livre, malgré son style simple, traite le problème délicat de l’émigration par deux points de vues divers, celui de Soleiman et de Salvatore, deux hommes totalement différents, par leur origine, leur pays.. Mais ils finissent finalement par se rejoindre, pourquoi avoir procédé ainsi ?

Pauline.