Lettre au commandant Piracci

12 Mars.

Cher  commandant,

Je voulais vous faire part de ce qui s’est passé car je m’en doute, vous aimeriez le savoir. Tout d’abord j’ai parvenu à réaliser ma tache. Mais cela ne s’est pas passé comme je l’aurais voulu mais ne vous inquiétez pas je n’ai rien, enfin je n’ai plus rien. Pour commencer, je suis arrivée à un bon port comme prévu, mon voyage s’était bien passé. J’avais l’arme sur moi, pas encore mise en évidence, j’attendais le moment précis pour la sortir et la pointer droit vers Hussein Marouk. Après être arrivée donc, je me suis trouvée un emplacement pas cher, avec le peu d’argent que je possédais je ne pouvais pas me payer le luxe. Après avoir déposé mes affaires, je suis tout de suite partie à la recherche, j’ai fait les ports pour pouvoir le trouver, j’ai demandé aux marins s’ils connaissaient un certain Hussein Marouk et quand je l’ai enfin retrouvé, je l’ai donc suivi, pour connaître ses habitudes, là ou il allait boire un café, s’il avait une compagne ou des enfants. Je n’ai rien trouvé de cela, juste son café préféré. J’avais cette envie de le ridiculiser sur place, comme il nous avait ridiculisés nous, moi et mon enfant. Alors quand je me suis assise à côté de sa table, je n’ai pas cessé un instant de le fixer, j’étais nerveuse mais je ressentais une telle haine que je sortis l’arme, la cacha isous mon manteau et tirai, sans savoir ce que je faisais. Complètement inconsciente. Troublée. Mais au final très soulagée, je savais qu’il ne m’arriverait rien d’autre à présent, et, que ma vengeance avait été à la hauteur de sa bêtise.

En vous remerciant très sincèrement de votre aide depuis le tout début. Je vous en suis vraiment reconnaissante. Je pense à vous.

La fille du  Vittoria


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