Mar 7 2011

La rencontre

Publié par elodieg1eldorado dans Chanson, Créer      

La Rencontre

Toi femme de Libye,

qui ne connais pas d’autre pays.

Tu rêves de libertés,

mais tu es dans la clandestinité.

Dans ce bateau,

ta vie a défilé.

L’Eldorado

tu le connais qu’assez.

(Refrain)

Des rêves brisés,

des gens déterminés.

Des questions se posent,

des choix s’imposent

De l’Algérie à la Libye,

le citoyen devient clandestin :

tu perds ton identité

pour une durée indéterminée.

Tu as quitté ta famille,

pour vivre une nouvelle vie.

Est-ce le prix à payer

pour cette grande traversée ?

(Refrain)

Des rêves brisés,

des gens déterminés.

Des questions se posent,

des choix s’imposent.

Tu ne t’es pas posé de questions,

jusqu’à sa soudaine apparition.

Et ce regard échangé

tu ne l’oublieras jamais.

Destiné à voguer sur les flots

pour protéger l’Eldorado.

Ta vie va bientôt changer

car tu l’auras décidé.

(Refrain)

Des rêves brisés,

des gens déterminés.

Des questions se posent,

des choix s’imposent.

Des destins se sont croisés.

Des histoires parallèles

Le voyage peut continuer ,

pour espérer une fin plus belle.

(Refrain) x2

Des rêves brisés,

des gens déterminés.

Des questions se posent,

des choix s’imposent.


Mar 7 2011

Le collier de perles raconte sa vie 3/3

Publié par Elisa dans Créer, Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?      

bbbb

Troisième épisode d’une vie

Je me trouvais à son cou, je lui rappelais le sourire de son fils, je lui donnais de la force d’y croire. Je suis le témoin d’aventures, de rêves, de déceptions et de réussites. De combien de vies aurais-je été le gardien ? Combien d’hommes ont retrouvé de l’espoir à mon toucher ? J’ai ressenti leurs doutes et leur courage. Ce serait certainement stupide pour moi de jouer la carte de la modestie, car je sais que j’ai sauvé des destins perdus, que j’ai guidé des corps vides au but final. Je sais également que c’est uniquement parce que Massambalo m’a transmis sa force, son obstination à faire le bonheur des autres. Il a puisé en lui ses dernières ressources et m’a confié ses dernières paroles. Comme s’il parlait à son fils, car il ne l’a jamais revu. Il est mort Massambalo. Seul. Sale. Pauvre. Piteux. Mais heureux, tellement heureux.

L’homme a qui il avait tout donné le prit pour un dieu, un esprit ou du moins un être spirituel… Magique serait le mot approprié. Partout où il passait, où il allait, les gens qu’ils rencontraient, partout il leur parla de Massambalo, le dieu des voyageurs, le protecteurs des immigrés. Partout, il répandit la confiance dans le cœur des désespérés. Ce dont je ne vous ai guère informé, c’est que j’ai continué ma route, car mon possesseur m’a légué et a supplié que chaque homme voyant un autre dans la souffrance m’accroche au cou de son prochain. Ainsi, j’ai voyagé autour de la souffrance des hommes, pour faire leur bien.

Alors voilà, toutes les belles choses ont une fin, et je suis heureux et fier que la mienne se termine ainsi, car je ne suis qu’un collier de perles, certes, mais la légende de Massambolo, elle, restera pour longtemps dans le cœur des rêveurs d’occident.

Je ne suis qu’un collier. Je ne suis qu’un collier sans valeur selon vous. Mais la valeur du bonheur est inestimable, et j’ai pu le distribuer autour de moi, et cela n’a pas de prix.

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Mar 7 2011

Le collier de perles raconte sa vie 2/3

Publié par Elisa dans Créer, Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?      

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Deuxième épisode d’une vie

Massambalo était un homme assez âgé déjà, mais il était rempli d’une jeunesse inépuisable, d’une volonté puissante à réussir ce qu’il entreprenait. C’était un homme bon, qui dégageait le respect et la sagesse. Durant une longue période de sa vie, lui aussi avait eu des rêves de voyages, des rêves d’autres horizons, des rêves européens. Lui aussi avait souhaité une vie meilleure, une vie plus simple, ou du moins, moins difficile. Il avait souhaité une terre neuve et riche pour son fils, pour qu’il réussisse là où lui avait échoué. Longtemps, Massambalo avait parcouru des kilomètres de sols arides, passé des frontières, emprunté des chemins abrupts, traversé les mers, survécu aux échecs, surmonté la faim, la soif, le manque et l’envie, en quête de jours meilleurs.

Mais un jour, il croisa dans ses périples un homme dont l’ambition dépassait tout, que la rage de réussir hantait, que la force de parvenir à ses rêves dévorait. Cet homme, jeune et fort, fut contraint d’abandonner, faute de moyens pour payer le trajet en car jusqu’à l’étape suivante. Pris de compassion par son désir fou et sa honte de l’échec, il lui céda tout. Tout. Tout, vraiment tout. Jusqu’à la dernière pièce. Jusqu’au dernier sourire. Il ne lui restait rien, rien que lui et son fils, qui attendait le retour glorieux de son père, loin de se douter qu’il se trouvait seul et abandonné au milieu de rien.

Mais ce père était comblé. Auparavant, il se privait pour sa survie, pour arriver à son but, pour parvenir à ses fins. Mais il marchait avec lassitude et sans conviction, sans la rage et le désir de cet homme. Il n’aimait plus rien. Plus la couleur du sable, plus l’odeur du voyage, plus le parfum de l’avenir, plus la chaleur du soleil couchant, plus la beauté des hommes, plus la mélodie du vent. Plus rien. Mais à la vue du visage rayonnant de celui qu’il venait de rencontrer, de celui qu’il venait de sauver, de celui qu’il venait de combler, il se rendit compte que son réel bonheur se trouvait là. C’était la clé de ses questions sans réponses, de ses doutes. Le visage de cet homme. Son bonheur. Oui, il allait changer des vies, changer des visages sales et fermés en visages radieux et confiants.

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Mar 7 2011

Le collier de perles vertes raconte sa vie 1/3

Publié par Elisa dans Créer, Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?      

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Premier épisode d’une vie

Le collier de perles vertes

Et voilà. C’est la fin de mon parcours. C’est la fin de ma vie. Que reste-t-il de moi sinon des débris de perles éparpillées ça et là sur cette route inconnue ? Il ne reste rien, non, il ne reste rien de mon histoire. Ceux qui me trouveront près de cet homme dont ils ne sauront rien, que feront-ils de moi ? La réponse est tellement évidente qu’il est inutile de se la poser. Je n’ai aucune valeur. Du moins, c’est ce que des hommes ont décrété à ma vue. Aucune valeur. S’il savait … Ceux là ne savent rien des choses de la vie. De la vraie vie. Celle faite d’amour et de plaisir, de bonheur et d’espoir, de courage et de force, de désir et de souffrance. Rien. L’argent, qu’est ce que c’est ? Est-ce ça, une valeur ? J’ai apporté bien plus que ce que vous ne pouvez imaginer à tous ceux qui m’ont porté contre leur cœur, à tous ceux qui ont cru en ma force. Ma valeur est inestimable.

Vous pouvez émettre des hypothèses sur mon origine, mais jamais vous ne pourrez deviner d’où je viens, combien de terres j’ai traversées, combien de corps j’ai aidé à lutter.. Tout a commencé entre les mains d’un enfant, entre ses touts petits doigts fragiles et maladroits qui tentaient d’enfiler ses plus belles perles de façon harmonieuse sur un petit cordon de cuir. Il était fier de posséder ce trésor, à ses yeux inestimable. Dans sa tribu, rares étaient ceux qui avaient la chance d’avoir un aussi beau collier. Quant il le tendit à son père, un sourire rida ses pommettes maigres et ses yeux fades devinrent alors beaucoup plus lumineux et se remplirent d’admiration et de gratitude. Massambalo n’avait que ce fils, son unique bien, sa seule joie, sa plus grande fierté. C’est lui qui lui donna la force d’accomplir tout ce qu’il réalisa, et c’est dans ce regard que mon histoire commence.

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Mar 7 2011

Un voyage initiatique 7

Publié par Stéphanie dans Réflexions      

,,,,,,,,,,,,,,,,,,, Le titre Eldorado correspond à ce roman car il s’agit d’un voyage initiatique. En effet, dans le cas de Piracci, on découvre un homme d’environ 40 ans, sans femme ni enfant, sans réel but: un homme qui a déjà vécu. Cependant, après une rencontre avec la femme du Vittoria, il devient un autre homme, un homme qui veut changer, qui veut vivre, un homme qui cherche un sens à sa vie, un but. Au fil du roman, Salvatore « revit » et « meurt » sans arrêts : Il rencontre l’homme de Lampedusa et décide de partir mais se fait arrêter à Al-Zuwarah ; puis il prend un car en partant vers sa liberté mais finit par s’en faire éjecter ; enfin il décide de mettre fin à sa vie mais est sauvé par des inconnus, il se retrouve ainsi à Gardahïa et donne de l’espoir à Soleiman pour son voyage. Salvatore a enfin trouvé un but : se faire passer pour une ombre de Massambalo, cependant il meurt peu après sur une autoroute, heureux d’avoir fait ce qu’il avait à faire. Quant à Soleiman, il a dû quitter son frère malade, a été abandonné au milieu de nulle part avec, pour seul compagnon, Boubakar le boiteux, il a dû voler, il a failli abandonner mais s’est relevé, il a dû faire la manche et, enfin, il a dû traverser les barbelés des frontières : un homme nouveau en est ressorti. Soleiman a survécu à toutes ces épreuves qui l’ont fait grandir, mûrir, et s’il a survécu, c’est grâce à ses croyances: sans « l’ombre de Massambalo » de Gardahïa, il se serait arrêté là-bas et aurait sûrement fini par mourir seul. On peut ainsi dire qu’il s’agit bel et bien d’un voyage initiatique, celui qui mène au bout de ses rêves, c’est-à dire celui qui vous permet de voir l’Eldorado.

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Mar 7 2011

Enonciation

Publié par iroiseldorado dans Réflexions      

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QUESTION

« Pourquoi avoir choisi de mettre en opposition les deux personnages principaux du roman ? Le fait d’utiliser le présent et la 1ère personne du singulier pour l’un et le passé et la 3ème personne du singulier pour l’autre est-il là pour accentuer cette opposition ?  » (Eléanor)

jj

PISTES DE REPONSES

« La principale particularité de l’énonciation est que pour l’histoire de Piracci, le roman est écrit à la 3ème personne (narrateur extérieur) et pour Soleiman, c’est à la 1ère personne.
Piracci laisse le désarroi gagner son corps, au fil du livre, il se laisse aller, la vie s’éloigne pour lui. Le lecteur l’observe, la 3ème personne semble la plus adaptée pour ce personnage.
Salvatore lui est plein de vie, il devient courageux, sûr de lui, grâce à ce voyage initiatique. Le lecteur a l’impression de vivre ce voyage avec lui, d’être dans son rôle, ce qui donne un côté vivant. «
(Chloé S)

« Le récit de Soleiman est écrit au présent et à la 1ère personne : cela nous montre sa rage sa jeunesse. Alors que le récit de Salvatore est écrit au passé et à la 3ème personne : on sent la fatigue, le désespoir. » (Romain)

« La 3ème personne du singulier est utilisée pour renforcer la solitude de Salvatore alors que Soleiman lui n’est pas seul » (Wendy)