Abécédaire – 1ère partie

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Eldorado – Abécédaire


Argent : il s’agit d’un des thèmes principaux du livre , l’argent que les immigrés doivent économiser et payer pour passer en occident, l’argent que la femme du Vittoria a payé pour son enfant , l’argent qui manque souvent, l’argent qui pousse à des extrémités violentes (Soleiman), ….

Boubakar : ami de Soleiman, est un personnage touchant, boiteux, qui encourage Soleiman, le guide, l’aide financièrement et mentalement. Il possède une grande expérience, du fait de ses sept années d’errance vers l’Europe. Il a aussi une grande faculté d’abnégation, n’hésitant pas à faire passer Soleiman avant lui.

Combat : le livre entier est un combat, combat de Soleiman pour émigrer, combat de Piracci pour trouver ce qu’il est vraiment, combat pour survivre. Il peut s’agir de combats au sens propre (Soleiman, qui se bat avec des passeurs, des gardes,…) ou au sens figuré (Piracci, qui combat ce qu’il a été pendant des années ou Jamal, qui combat la maladie).

Dégoût : le dégoût de soi-même est une notion très présente dans le roman, que ce soit Soleiman après qu’il ait attaqué le marchand ou Piracci lorsqu’il hésite à libérer l’immigré, ils se remettent profondément en question, et changent de façon radicale , afin de ne plus sentir ce dégout profond pour ses actions (  » les hommes ne sont beaux que des décisions qu’ils prennent » , pensée d’Angelo.

Eldorado : On peut s’attendre à ce choix, il s’agit du titre du roman. Mais ce n’est pas que ça. Il s’agit aussi d’un but, pour tous les personnages du roman: atteindre un endroit, ou tout simplement partir, constitue un accomplissement pour eux, dans leur quête du bonheur. Il est atteint pour certains ou reste un rêve absolu pour d’autres. On finit par se demander, à la fin du roman, où se situe notre Eldorado personnel et si on l’atteindra un jour.

Frontière : c’est un terme récurrent, évidemment. Que ce soit Ceuta ou Lampedusa, elles constituent un défi pour les immigrés, qui mettent tout en œuvre pour les franchir, souvent au risque de leur vie. Néanmoins, ce que l’on retient, c’est la joie de Boubakar et Soleiman lorsqu’ils réussissent à franchir la frontière espagnole.

Ghardaïa : ville carrefour entre le sud et le nord de l’Algérie, elle est le point de rencontre entre Soleiman et Piracci. Cette rencontre rend espoir à Soleiman, qui est persuadé d’avoir vu une ombre de Massambalo, et à Piracci, qui veut devenir une ombre de Massambalo pour encourager les immigrés vers l’Europe. C’est une transformation radicale des deux protagonistes, qui amène Soleiman à son but et Piracci à la mort.

Insatisfaction : c’est le cadeau de la femme du Vittoria au commandant Piracci selon Angelo. C’est une pensée profonde et très juste, car c’est à partir de cette rencontre que Piracci commence à se poser des questions sur lui-même et sur la vie qu’il mène.

Jamal : c’est le frère de Soleiman. Il n’est pas un personnage récurrent mais c’est un des plus touchants du roman. Il n’émigre pas avec son frère car il est atteint par le Sida. Il laisse son frère partir, afin d’éviter qu’il voie son état empirer avec la maladie.   Soleiman, lui, voyait son frère comme le seul à pouvoir partager son expérience passée et a eu beaucoup de mal à accepter cette séparation.

Lenteur : le roman dégage une impression de lenteur, de réflexion posée et profonde. On peut le même le considérer comme un livre philosophique plutôt que comme un roman. Ainsi, Piracci met 3 chapitres pour se décider à quitter sa vie, après une longue réflexion. La seule partie centrée sur l’action du roman est la scène de la charge de Ceuta, et encore, cette scène comporte des éléments de réflexion, dus à la lenteur du roman. Celle-ci est bénéfique, elle permet de se mettre à la place des personnages et de réfléchir sur leur condition.

Massambalo : On peut le considérer comme un des personnages principaux du roman. Il s’agit du dieu des immigrés, celui qui observe par les yeux de ses ombres. Soleiman croit rencontrer une de ses ombres à Ghardaïa en la personne de Piracci. Il lui donne le collier de Jamal, afin que son périple soit protégé par le dieu. Cela redonne confiance à Soleiman et confie un but à Piracci, en tant que « protecteur » des immigrés. Ce personnage, dont on ne sait pas si il est une invention de l’auteur ou un vrai mythe, est un élément-clé, qui donne sa saveur au roman, donnant encore plus de réflexion au lecteur.

Nuit: les scènes principales du roman ont lieu la nuit : le sauvetage des immigrés par la frégate, la charge de Ceuta, la mort de Piracci, … Cela a un rapport avec le thème principal du sujet: l’immigration. En effet, pour immigrer, les clandestins doivent absolument être discrets et donc opérer de nuit. Cela implique le lecteur encore plus dans le roman.

O dyssée : le voyage des deux personnages principaux se rapporte à une odyssée. En effet, le « voyage sans retour », rempli de péripéties, de rencontres, d’expériences, fait penser à une odyssée. Comme l’Odyssée originale d’Homère, cette histoire se déroule autour de la mer Méditerranée.

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