Mar 11 2011

Epigraphe

Publié par Mona dans Association littéraire, Epigraphe, Relier      

Je ne suis rien.

Je ne serai jamais rien.

Je ne puis vouloir être rien.

Cela dit, je porte en moi tous les rêves du monde.

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Fernando Pessoa

Couverture de Cécile


Mar 1 2011

Epigraphe

Publié par Camille dans Créer, Epigraphe      

«  A l’origine des découvertes

il y a toujours

un Eldorado,

une route des Indes,

une pierre philosophale,

une question trop grande,

un mythe

dont seuls des illuminés osent parler sans sourire. »


Dans l’Encyclopaedia , Universalis, Conquête de l’espace. /Citation de Rolant Omnes /Source : Citation Eldorado – 2citations sur Eldorado -Dicocitation-Citation

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Je trouvais que cette citation correspondait bien au livre et qu’elle aurait pu être placée au début ou à la fin de ce dernier. En effet, cette seule phrase représente à elle seule le sujet principal du livre. Autrement dit,  la conquête de l’Eldorado, « endroit magique » que les clandestins cherchent à atteindre en prenant cette route vers l’Europe.

Cet Eldorado qui est en réalité une légende.


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Source de L’image


Feb 26 2011

Florilège

Publié par Thibault dans Florilège, Sélectionner      


J’ai décidé de retenir 5 citations du roman qui m’ont paru très intéressantes et véridiques. Les deux premières que j’ai trouvées particulièrement justes se situent page 57 :

« Nous rêvons que ceux qui nous entourent devinent nos désirs, que ce ne soit même pas la peine de les exprimer »

puis,

« Nous demandons mille choses que nous ne voulons pas mais qu’il nous faut, de façon urgente et vaine, pour remplir je ne sais quel vide. »

Une troisième, peut être la plus jolie, car elle est courte, nette et précise, page 131 :

« Les hommes ne sont beaux que des décisions qu’ils prennent. »

J’ai choisi une autre, plus dramatique qui correspond bien aux évènements du livre, page 72 :

« Les hommes véritablement épuisés, ceux qui ont vu mourir leur voisin ou qui se battent contre la faim, ne crient pas. »

Enfin, une citation qui montre bien que la mer peut parfois être très violente, page 66 :

« Les hommes, sur le dos bombé de la mer, ne sont rien. »


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Feb 25 2011

Fulguration – Angelo

Publié par Léna P. dans Fulguration, Sélectionner      

« Elle le voulait. De tout son être. Combien de fois dans ta vie as-tu vraiment demandé quelque chose à quelqu’un ? Nous n’osons plus. Nous espérons. Nous rêvons que ceux qui nous entourent devinent nos désirs, que ce ne soit même pas la peine de les exprimer. Nous nous taisons. Par pudeur. Par crainte. Par habitude. Ou nous demandons mille chose que nous ne voulons pas mais qu’il nous faut, de façon urgente et vaine, pour remplir je ne sais quel vide. Combien de fois as-tu vraiment demandé à quelqu’un ce que tu voulais ? »

Si j’ai choisi ce passage , énoncé par Angelo, c’est parce que je trouve qu’il est vrai. Dans ce monde, nous n’osons pas avouer nos désirs et nous ne demandons que des choses inutiles . Et je trouve que ce roman, nous le fait comprendre, il représente comme une vérité, enfin dite. Au fil des pages, on nous fait comprendre ce qui est réellement important dans une vie.

(Image : La volonté est dans le regard)


Feb 22 2011

Épigraphe

Publié par lucie dans Association littéraire, Epigraphe, Relier      

« Un jour tout sera bien, voilà notre espérance : Tout est bien aujourd’hui, voilà l’illusion. »

Voltaire,  extrait de « Poème sur le désastre de Lisbonne ».

Laurent Gaudé, construit son livre Eldorado autour de deux personnages totalement opposés. L’un jeune Soudanais qui quitte son pays et sa vie pour fuir la misère et aller en Europe trouver un monde meilleur, l’autre commandant d’une frégate dont le métier est de protéger l’Europe en parcourant les côtes de la Sicile à la recherche des barques remplie d’émigrés.

Le jeune soudanais, Soleiman, vit dans la misère avec son frère, Jamal. Soleiman rêve souvent de l’Europe. L’Europe est synonyme de richesse et de vie meilleure. Il se décide alors à quitter son pays et sa vie, et entreprendre le terrible voyage. Pour lui, un jour tout sera bien, il en est convaincu. C’est cet espoir qui le fait tenir dans toutes les épreuves horribles qu’il va vivre.

Toute sa vie, le commandant Piracci va adorer son métier, et penser qu’il sauve des milliers de clandestins. Il ne voit pas vraiment le côté noir de son rôle. Le fait de détruire les espoirs de milliers de gens après les avoir sauvés d’une mort certaine ne le décourage pas. Pour lui, ce qu’il fait est bien, il protège son pays. Puis, un jour, il va se rendre compte du vrai rôle qu’il occupe, de la conséquence de ses sauvetages sur la vie de ces clandestins. L’illusion va se briser. Avant, il pensait que tout était bien, maintenant, son métier le dégoute. Il va donc se remettre en question, abandonner son métier, et même sa vie.

Ainsi, cette citation peut être séparée en deux parties. La première « un jour tout sera bien, voilà notre espérance » s’adresse à Soleiman, jeune émigré rempli d’espoir. Et l’autre partie « tout est bien aujourd’hui, voilà l’illusion » évoque la vie du Commandant Piracci, surtout au début du roman. C’est pourquoi la citation de Voltaire s’adapte très bien à ce récit.

source image

source citation


Feb 18 2011

Epigraphe

Publié par Florence dans Créer, Epigraphe      

ÉPIGRAPHE

Eldorado

Eldorado

« En quittant ton pays,

Iroiseldorado-Iroiseldorado-Iroiseldorado-Iroiseldorado-Iroiseldorado-Iroiseldorado-

détourne les yeux de la

Iroiseldorado-Iroiseldorado-Iroiseldorado-Iroiseldorado-Iroiseldorado-Iroiseldorado-

frontière. »

ELDORADO-ELDORADO-ELDORADO-ELDORADO-ELDORADO-ELDORADO-ELDORADO-ELDORADO

[ Pythagore ]

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Source Image


Feb 5 2011

Epigraphe

Publié par Julie A. dans Epigraphe, Relier      

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« Immigrant.

Individu mal informé qui pense

qu’un pays est meilleur

qu’un autre. »


( D' Ambrose Bierce, Extrait du dictionnaire du Diable )

Source citation ; Source photo


Feb 4 2011

Florilège

Publié par Clémence dans Florilège, Sélectionner      

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Le roman en 5 citations

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  • « Nous ne sommes pas passés parce que Dieu l’a voulu mais parce que nous avons gardé un œil l’un sur l’autre.»


  • « Je me suis rempli de lui pour ne jamais oublier le visage qu’il a à cet instant »


  • « Le monde est trop grand pour mes pieds mais je poursuivrai »


  • « Comment fait-on pour obtenir ce qu’on l’on veut lorsque l’on n’a rien ? »


  • « Il y avait en elle une beauté solide et dure, la beauté de ceux qui ont décidé de leur route et qui s’y tiennent »

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Jan 30 2011

Florilège

Publié par Morgane J. dans Florilège, Sélectionner      

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S’il fallait retenir 5 citations du roman…


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« Le commandant chassa ces pensées de son esprit. L’important n’était pas l’identité des coupables mais ce désir puissant qu’elle avait de frapper à son tour. Il pressentait que rien ne la ferait changer d’avis mais il voulut essayer encore. » (Page 36)

« Nous sommes deux. Et je comprends que tu es comme moi. Tu as besoin de me savoir sur tes pas. Tu as besoin de ma voix pour ne pas défaillir. » (Page 51)

« Ils restèrent longtemps silencieux. Absorbés par l’écoute de cette étrange musique qui berçait la mer, oublieux de leur mission, de l’urgence du sauvetage. » (Page 71)

« La douleur me faisait monter le cœur dans la poitrine. Je pensai qu’une minute plus tôt, j’étais heureux et la terre me semblait vaste. Maintenant l’air me manquait et je voulais déchirer les pierres de rage. » (Page 85)

« A l’instant où ils le firent, il eut le temps de croiser le regard de l’interprète. Un long regard noir et douloureux qui disait sa rancune. » (Page 102)

Source d’image


Jan 26 2011

Epigraphe

Publié par Fiona dans Epigraphe, Relier      

« La vie est une aventure audacieuse,

ou elle n’est rien. »

Hélen Keller.

Je trouve cette citation adaptée car dans le roman, les personnages doivent mener une vie audacieuse (notamment Soleiman) ou sinon ils n’auront rien et ne pourront survivre.

source image


Jan 20 2011

Florilège

Publié par Yann dans Florilège, Sélectionner      

S’il fallait retenir 5 citations …

« Tant que nous serons deux, la longue traîne de notre vie passée flottera dans notre dos. » Page 52

« Je me suis trompé. Aucune frontière n’est facile à franchir. » Page 91

« Je n’ai qu’une hâte : que le bateau quitte l’Afrique et que mes mains se mettent à travailler. » Page 116

« Mais je me pose cette question : si je réussis à passer, qui sera l’homme de l’autre côté ? Et est-ce que je le reconnaîtrai ? » Page 181

« Et les émigrants continueront à se presser aux portes de l’Europe, toujours plus pauvres, toujours plus affamés. Les matraques seront toujours plus dures mais la course des damnés toujours plus rapide. Je suis passé. » Page 207

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Jan 17 2011

Florilège

Publié par Eléanor dans Florilège, Sélectionner      

“ A l’origine des découvertes,

il y a toujours un eldorado,

une route des Indes,

une pierre philosophale,

une question trop grande,

un mythe

dont seuls des illuminés

osent parler sans sourire. „

Roland Omnès.

S’il fallait retenir 5 citations du roman ….


«  Parce qu’elle le voulait, répondit simplement le vieux buraliste. Et comme Salvatore Piracci restait interdit, il ajouta : Elle le voulait. De tout son être. Combien de fois dans ta vie, Salvatore, as-tu vraiment demandé quelque chose à quelqu’un ? Nous n’osons plus. Nous espérons. Nous rêvons que ceux qui nous entourent devinent nos désirs, que ce ne soit même pas la peine de les exprimer. Nous nous taisons. Par pudeur. Par crainte. Par habitude. Ou nous demandons mille choses que nous ne voulons pas mais qu’il nous faut, de façon urgente et vaine, pour remplir je ne sais quel vide. Combien de fois as-tu vraiment demandé à quelqu’un ce que tu voulais ? » Chap. 3, Tempêtes, p.57

« Il a raison. Je pourrais. Qu’est ce qui m’en empêcherai ? Ce ne serait même pas difficile. Je l’enfermerais ici. Personne ne vient jamais dans ma cabine. Puis il disparaitrait. Je pourrais. Faire basculer sa vie. Il l’a bien mérité. Il a échappé à la tempête. Tant d’autres sont morts ce soir. Qu’il en passe au moins un. Je pourrais. Oui. Mais alors pourquoi est-ce que je ne le fais pas ? » Chap. 5, Le cimetière de Lampedusa, p.100

« L’herbe sera grasse, dit-il, et les arbres chargés de fruits. De l’or coulera au fond des ruisseaux, et des carrières de diamants à ciel ouvert réverbéreront les rayons du soleil. Les forêts frémiront de gibier et les lacs seront poissonneux. Tout sera doux là-bas. Et la vie passera comme une caresse. L’eldorado, commandant. Ils l’avaient au fond des yeux. Ils l’ont voulu jusqu’à ce que leur embarcation se retourne. En cela, ils ont été plus riches que vous et moi. Nous avons le fond de l’oeil sec, nous autres. Et nos vies sont lentes. » Chap. 5, Le cimetière de Lampedusa, p.110

« Je voudrais demander à Boubakar ce que nous ferons si, une fois passés de l’autre côté, nous nous apercevons que nous sommes devenus laids. Boubakar veut que je coure et je courrai. Et s’il m’appelle, s’il me supplie, je ne me retournerais pas. Je n’entendrai même pas ses cris. Je vais me fermer aux visages qui m’entourent. Je vais me concentrer sur mon corps. Le souffle. L’endurance. Je serai fort. C’est l’heure de l’être. Une fois pour toutes. Mais je me pose cette question : si je réussis à passer, qui sera l’homme de l’autre côté ? Et est-ce que je le reconnaîtrai ? » Chap. 10, L’assaut, p.181

« Nous avons traversé la sauvagerie et si j’avais couru comme une bête, si je n’avais plus regardé ceux qui m’entouraient, je me serais perdu. Je serais passé bien sûr, parce que je suis rapide. Ma jambe, même, serait peut-être encore intacte. Mais je serais damné. Soleiman serait devenu une bête laide qui piétine ses frères. C’est pour cela, sûrement, que je suis allé chercher Boubakar et que je l’ai aidé. Pas pour le sauver lui mais pour me sauver moi. » Chap. 12, Frères d’enfer, p. 206