Mar 11 2011

Epigraphe

Publié par Mona dans Association littéraire, Epigraphe, Relier      

Je ne suis rien.

Je ne serai jamais rien.

Je ne puis vouloir être rien.

Cela dit, je porte en moi tous les rêves du monde.

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Fernando Pessoa

Couverture de Cécile


Mar 10 2011

Abécédaire – 1ère partie

Publié par Erwann dans Abécédaire, Relier      

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Eldorado – Abécédaire


Argent : il s’agit d’un des thèmes principaux du livre , l’argent que les immigrés doivent économiser et payer pour passer en occident, l’argent que la femme du Vittoria a payé pour son enfant , l’argent qui manque souvent, l’argent qui pousse à des extrémités violentes (Soleiman), ….

Boubakar : ami de Soleiman, est un personnage touchant, boiteux, qui encourage Soleiman, le guide, l’aide financièrement et mentalement. Il possède une grande expérience, du fait de ses sept années d’errance vers l’Europe. Il a aussi une grande faculté d’abnégation, n’hésitant pas à faire passer Soleiman avant lui.

Combat : le livre entier est un combat, combat de Soleiman pour émigrer, combat de Piracci pour trouver ce qu’il est vraiment, combat pour survivre. Il peut s’agir de combats au sens propre (Soleiman, qui se bat avec des passeurs, des gardes,…) ou au sens figuré (Piracci, qui combat ce qu’il a été pendant des années ou Jamal, qui combat la maladie).

Dégoût : le dégoût de soi-même est une notion très présente dans le roman, que ce soit Soleiman après qu’il ait attaqué le marchand ou Piracci lorsqu’il hésite à libérer l’immigré, ils se remettent profondément en question, et changent de façon radicale , afin de ne plus sentir ce dégout profond pour ses actions (  » les hommes ne sont beaux que des décisions qu’ils prennent » , pensée d’Angelo.

Eldorado : On peut s’attendre à ce choix, il s’agit du titre du roman. Mais ce n’est pas que ça. Il s’agit aussi d’un but, pour tous les personnages du roman: atteindre un endroit, ou tout simplement partir, constitue un accomplissement pour eux, dans leur quête du bonheur. Il est atteint pour certains ou reste un rêve absolu pour d’autres. On finit par se demander, à la fin du roman, où se situe notre Eldorado personnel et si on l’atteindra un jour.

Frontière : c’est un terme récurrent, évidemment. Que ce soit Ceuta ou Lampedusa, elles constituent un défi pour les immigrés, qui mettent tout en œuvre pour les franchir, souvent au risque de leur vie. Néanmoins, ce que l’on retient, c’est la joie de Boubakar et Soleiman lorsqu’ils réussissent à franchir la frontière espagnole.

Ghardaïa : ville carrefour entre le sud et le nord de l’Algérie, elle est le point de rencontre entre Soleiman et Piracci. Cette rencontre rend espoir à Soleiman, qui est persuadé d’avoir vu une ombre de Massambalo, et à Piracci, qui veut devenir une ombre de Massambalo pour encourager les immigrés vers l’Europe. C’est une transformation radicale des deux protagonistes, qui amène Soleiman à son but et Piracci à la mort.

Insatisfaction : c’est le cadeau de la femme du Vittoria au commandant Piracci selon Angelo. C’est une pensée profonde et très juste, car c’est à partir de cette rencontre que Piracci commence à se poser des questions sur lui-même et sur la vie qu’il mène.

Jamal : c’est le frère de Soleiman. Il n’est pas un personnage récurrent mais c’est un des plus touchants du roman. Il n’émigre pas avec son frère car il est atteint par le Sida. Il laisse son frère partir, afin d’éviter qu’il voie son état empirer avec la maladie.   Soleiman, lui, voyait son frère comme le seul à pouvoir partager son expérience passée et a eu beaucoup de mal à accepter cette séparation.

Lenteur : le roman dégage une impression de lenteur, de réflexion posée et profonde. On peut le même le considérer comme un livre philosophique plutôt que comme un roman. Ainsi, Piracci met 3 chapitres pour se décider à quitter sa vie, après une longue réflexion. La seule partie centrée sur l’action du roman est la scène de la charge de Ceuta, et encore, cette scène comporte des éléments de réflexion, dus à la lenteur du roman. Celle-ci est bénéfique, elle permet de se mettre à la place des personnages et de réfléchir sur leur condition.

Massambalo : On peut le considérer comme un des personnages principaux du roman. Il s’agit du dieu des immigrés, celui qui observe par les yeux de ses ombres. Soleiman croit rencontrer une de ses ombres à Ghardaïa en la personne de Piracci. Il lui donne le collier de Jamal, afin que son périple soit protégé par le dieu. Cela redonne confiance à Soleiman et confie un but à Piracci, en tant que « protecteur » des immigrés. Ce personnage, dont on ne sait pas si il est une invention de l’auteur ou un vrai mythe, est un élément-clé, qui donne sa saveur au roman, donnant encore plus de réflexion au lecteur.

Nuit: les scènes principales du roman ont lieu la nuit : le sauvetage des immigrés par la frégate, la charge de Ceuta, la mort de Piracci, … Cela a un rapport avec le thème principal du sujet: l’immigration. En effet, pour immigrer, les clandestins doivent absolument être discrets et donc opérer de nuit. Cela implique le lecteur encore plus dans le roman.

O dyssée : le voyage des deux personnages principaux se rapporte à une odyssée. En effet, le « voyage sans retour », rempli de péripéties, de rencontres, d’expériences, fait penser à une odyssée. Comme l’Odyssée originale d’Homère, cette histoire se déroule autour de la mer Méditerranée.

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Mar 9 2011

Nouvelle couverture

Publié par Pauline dans Couverture, Créer      

J’ai décidé de faire la couverture du livre selon ma vision. J’ai dessiné une barque en bois, avec une croix et pour le décor un mélange entre ciel et mer.

Si j’ai choisi la barque c’est parce qu’elle représente les émigrés, piégés et laissés à l’abandon dans les barques. Mais si j’ai choisi une barque c’est également par rapport à Salvatore qui lors de son départ avait choisi une barque en bois.

Puis j’ai représenté une croix dans cette barque, elle représente d’une part les émigrés morts piégés dans ces barques et laissés pour pâturage à la mer, d’autre part elle fait référence à un passage du livre (p.111) « Le cimetière Eldorado» c’est ainsi qu’un inconnu qui vient parler à Salvatore nomme le cimetière des émigrés retrouvés morts sur les rives de Lampedusa, au début cela choquait alors on leur faisait de petites cérémonies et on les enterrait, puis ils en venaient toujours plus et le cimetière fut plein, alors on demanda à l’état de s’en charger. Les émigrés pensaient qu’arrivés en Europe ce serait l’Eldorado, ils le désirent de tout leur être jusqu’à ce que l’embarcation se renverse ou qu’ils se fassent prendre. Enfin la croix peut aussi représenter pour le commandant Piracci, l’adieu à son ancienne vie, un nouveau départ vers de nouveaux horizons.

Le fond est particulièrement bleu pour représenter la mer et le ciel, pour faire un contraste entre la vie toujours incertaine et dangereuse des émigrants avec la vie calme et posée de Salvatore, du moins au début du roman.


Mar 8 2011

Un voyage initiatique 8

Publié par Mona dans Réflexions      

________On peut dire de Eldorado que c’est un roman retraçant un voyage initiatique. En effet, on remarque que, tout au long du roman, les personnages « grandissent » et évoluent dans leur compréhension du sens de la vie. Tout d’abord, Salvatore Piracci, homme adulte, qui pensait ne plus rien avoir à apprendre de la vie, réalise après sa rencontre avec la femme du Vittoria, avec l’homme qui lui demande de le cacher, puis avec l’inconnu du cimetière, que sa vie est en fait bien insignifiante. C’est en partie pour cela qu’il quitte Catane pour se rendre en Afrique, seul dans sa barque, face à la mer. Plus tard, sa rencontre avec la Reine d’Al-Zuwarah lui fait prendre conscience de l’atrocité de cette femme, et il s’enfuit. A la fin, on découvre que sa rencontre avec Soleiman a aussi changé son esprit, car il décide de redonner espoir aux gens en se faisant passer pour l’ombre d’un dieu. De plus, Soleiman, quant à lui, change déjà lors de la séparation d’avec son frère, car il se retrouve seul face à toutes ces complications. Il change à nouveau en rencontrant Boubakar car cet homme est source d’espoir, et lui permet non seulement de continuer, de se battre, mais aussi et surtout de retrouver une sorte de frère. Plus tard, sa rencontre avec Salvatore Piracci lui redonne confiance, car il pense avoir été protégé par le dieu Massambalo. De plus, Soleiman lui offre son collier, ce qui montre qu’il accepte de se détacher un peu de son frère Jamal, tout en continuant de penser très fort à lui. On peut donc dire que l’appellation « voyage initiatique » convient à Eldorado car, tout au long du récit, entre épreuves et rencontres, les hommes changent et découvrent la vie. Une nouvelle vie pour les deux, bien que leur âge soit différent ; contrairement à Salvatore Piracci, Soleiman reste optimiste et sait qu’il a encore beaucoup de choses à vivre.

Photo personnelle


Mar 7 2011

Le collier de perles raconte sa vie 3/3

Publié par Elisa dans Créer, Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?      

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Troisième épisode d’une vie

Je me trouvais à son cou, je lui rappelais le sourire de son fils, je lui donnais de la force d’y croire. Je suis le témoin d’aventures, de rêves, de déceptions et de réussites. De combien de vies aurais-je été le gardien ? Combien d’hommes ont retrouvé de l’espoir à mon toucher ? J’ai ressenti leurs doutes et leur courage. Ce serait certainement stupide pour moi de jouer la carte de la modestie, car je sais que j’ai sauvé des destins perdus, que j’ai guidé des corps vides au but final. Je sais également que c’est uniquement parce que Massambalo m’a transmis sa force, son obstination à faire le bonheur des autres. Il a puisé en lui ses dernières ressources et m’a confié ses dernières paroles. Comme s’il parlait à son fils, car il ne l’a jamais revu. Il est mort Massambalo. Seul. Sale. Pauvre. Piteux. Mais heureux, tellement heureux.

L’homme a qui il avait tout donné le prit pour un dieu, un esprit ou du moins un être spirituel… Magique serait le mot approprié. Partout où il passait, où il allait, les gens qu’ils rencontraient, partout il leur parla de Massambalo, le dieu des voyageurs, le protecteurs des immigrés. Partout, il répandit la confiance dans le cœur des désespérés. Ce dont je ne vous ai guère informé, c’est que j’ai continué ma route, car mon possesseur m’a légué et a supplié que chaque homme voyant un autre dans la souffrance m’accroche au cou de son prochain. Ainsi, j’ai voyagé autour de la souffrance des hommes, pour faire leur bien.

Alors voilà, toutes les belles choses ont une fin, et je suis heureux et fier que la mienne se termine ainsi, car je ne suis qu’un collier de perles, certes, mais la légende de Massambolo, elle, restera pour longtemps dans le cœur des rêveurs d’occident.

Je ne suis qu’un collier. Je ne suis qu’un collier sans valeur selon vous. Mais la valeur du bonheur est inestimable, et j’ai pu le distribuer autour de moi, et cela n’a pas de prix.

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Mar 7 2011

Un voyage initiatique 7

Publié par Stéphanie dans Réflexions      

,,,,,,,,,,,,,,,,,,, Le titre Eldorado correspond à ce roman car il s’agit d’un voyage initiatique. En effet, dans le cas de Piracci, on découvre un homme d’environ 40 ans, sans femme ni enfant, sans réel but: un homme qui a déjà vécu. Cependant, après une rencontre avec la femme du Vittoria, il devient un autre homme, un homme qui veut changer, qui veut vivre, un homme qui cherche un sens à sa vie, un but. Au fil du roman, Salvatore « revit » et « meurt » sans arrêts : Il rencontre l’homme de Lampedusa et décide de partir mais se fait arrêter à Al-Zuwarah ; puis il prend un car en partant vers sa liberté mais finit par s’en faire éjecter ; enfin il décide de mettre fin à sa vie mais est sauvé par des inconnus, il se retrouve ainsi à Gardahïa et donne de l’espoir à Soleiman pour son voyage. Salvatore a enfin trouvé un but : se faire passer pour une ombre de Massambalo, cependant il meurt peu après sur une autoroute, heureux d’avoir fait ce qu’il avait à faire. Quant à Soleiman, il a dû quitter son frère malade, a été abandonné au milieu de nulle part avec, pour seul compagnon, Boubakar le boiteux, il a dû voler, il a failli abandonner mais s’est relevé, il a dû faire la manche et, enfin, il a dû traverser les barbelés des frontières : un homme nouveau en est ressorti. Soleiman a survécu à toutes ces épreuves qui l’ont fait grandir, mûrir, et s’il a survécu, c’est grâce à ses croyances: sans « l’ombre de Massambalo » de Gardahïa, il se serait arrêté là-bas et aurait sûrement fini par mourir seul. On peut ainsi dire qu’il s’agit bel et bien d’un voyage initiatique, celui qui mène au bout de ses rêves, c’est-à dire celui qui vous permet de voir l’Eldorado.

Source de l’image


Mar 6 2011

Association musicale

Publié par Louise dans Association musicale, Relier      

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Eldorado en musique


On peut facilement relier Eldorado à la musique, le choix est immense. En fait, en y regardant mieux, chaque passage a une chanson qui lui est destinée.

J’ai choisi trois chansons. Et trois passages. Pourquoi ? Simplement parce qu’ils s’accordent (à mon sens) très bien.

La première chanson s’appelle «I’m Not Down»,

http://www.dailymotion.com/video/x7m7up

et on la doit au groupe de rock anglais «The Clash». Elle figure sur leur troisième album, «London Calling», paru en 1979. Ce sont deux membres du groupe qui se sont chargés de l’écriture, Joe Strummer et Mick Jones.

Passons à la présentation : le morceau parle des combats que l’on peut avoir à mener dans sa vie, rendus plus difficiles encore par la pauvreté et l’exclusion. D’ailleurs, c’est clairement dit dans les paroles : les pauvres ont la vie dure, mais ils se relèvent toujours.

Par exemple :
«If it’s true a rich man leads a sad life I’ve been beat up, I’ve been thrown out
That’s what they say, from day to day But I’m not down,no I’m not down
Then what do the poor do with their lives? I’ve been shown up, but I grown up
On judgment day, with nothin’ to say? And I’m not down, no I’m not down (…)
»

«Si c’est vrai que les riches mènent une triste vie,
Et c’est bien ce qu’ils disent jour après jour
Alors, que font les pauvres de la leur?
Est-ce qu’ils doivent se taire en attendant l’heure du jugement?

(Voilà le refrain, primordial)

J’ai été frappé, j’ai été jeté
Dehors, mais je ne suis pas battu, non je ne suis pas battu
On m’a montré du doigt, mais j’ai continué
Et je ne suis pas battu, non je ne suis pas battu (…)
»

Le parallèle est plutôt simple à établir : cette chanson conviendrait au roman entier ! Mais elle est particulièrement adaptée, à mon avis, à un passage précis : le départ de Soleiman. Le moment où il se réveille sur la plage, dépouillé, violenté, abandonné, et où, avec l’appui de Boubakar, il décide de continuer malgré la douleur, la peur, la difficulté. Pourquoi? Parce qu’à ce moment-là, il mène un combat tout à fait similaire à celui décrit dans «I’m Not Down»…
En effet, on le voit bien p. 123: « (…) Peu importe. Que les lézards rient de nous. Le monde est trop grand pour mes pieds mais je poursuivrai.»
Comme dans la chanson, il mène une bataille, dure, mais il se relève toujours et continue. Il n’est «pas battu».

La deuxième chanson : «Just A Thought».

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Celle-ci date de 2006,est parue sur le premier album du duo américain Gnarls Barkley, et a été écrite par Brian Joseph Burton, Kevin Peek, Thomas Decarlo Callaway.

Elle décrit la pensée d’un homme malheureux, délaissé, au bord du suicide, qui se questionne sur le monde, la violence, l’injustice.
Un petit extrait:

«All I want is your understanding  Tout ce que je veux c’est ta compréhension

As in the small act of affection           Comme un minuscule acte d’affection
« Why is this my life? »                       «Pourquoi cette vie est-elle la mienne?»
Is almost everybody’s question         C’est presque la question de tout le monde

And I’ve tried                                        Et j’ai essayé
Everything but suicide                      Tout, sauf le suicide
But it’s crossed my mind»               Mais on emprisonne mon esprit

Ce morceau convient parfaitement au moment où Salvatore, après avoir été laissé sur le bord de la route par le car, se verse de l’essence sur lui (sans pouvoir achever son geste).
En effet, dans ce passage, tout comme «l’homme malheureux» de la chanson, Salvatore est au bord du suicide, il souhaite mourir, car il ne parvient pas à être heureux, ne trouve plus le sens de sa vie. Il dit que son esprit est «sec».

La troisième chanson se nomme «LDN» (abréviation de «London»),

Image de prévisualisation YouTube

écrite, composée et interprétée par Lily Allen. Elle est publiée sur son premier album, «Alright, Still» sorti en 2007.

Le texte parle des mensonges de Londres, de toutes les illusions qu’elle peut véhiculer, en masquant la vérité.
La chanson est ironique puisque le rythme est joyeux et entraînant alors que les paroles sont amères. A chaque coin de rue on s’émerveille, mais en y regardant mieux, on se rend compte que tout est faux, et que le mal, et le vice et la misère sont déguisés.

« (…) Everything seems to look as it should (…) When you look with your eyes
But I wonder what goes on behind doors Everything seems nice
A fella looking dapper, but he’s sitting with a slapper But if you look twice
Then I see it’s a pimp and his crack whore» You can see it’s all lies
»

«(…) Tout semble en ordre
Mais je me demande ce qui se passe derrière ces portes fermées
Un type à l’air soigné, est pourtant assis aux côtés d’une femme vulgaire
Et puis je m’aperçois que c’est un proxénète et une de ses «filles»

(…) Quand tu admires avec tes yeux
Tout paraît gentil
Mais si tu y regardes à deux fois
Tu peux voir que tout n’est que mensonge
»

Cette chanson correspond bien au passage du car, lorsque Salvatore explique aux voyageurs la réalité de l’Europe, la désillusion, le manque de travail, tous les problèmes.
En effet, là aussi il cherche à briser les mensonges, et à ramener les autres à une réalité dure, et étonnamment éloignée de ce qu’ils s’imaginaient, quand leurs rêves leur exposaient une Europe sans difficultés…

Sources


Mar 6 2011

Un voyage initiatique 6

Publié par Adèle dans Réflexions      

William Turner

jjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjEldorado est un voyage initiatique. En effet, les personnages principaux vont tous deux être transformés par l’histoire, ils vont grandir, apprendre quelque chose. Par exemple, Soleiman apprendra au fur et à mesure qu’il faut toujours lutter, espérer, ne pas céder au désespoir et qu’on atteint toujours son rêve à force de courage. Boubakar, avec ses sept années d’acharnement, le lui prouvera. Quant à Piracci, il comprendra bien vite que la vie est injuste, cruelle et fade lorsqu’on n’a pas de rêves. Il apprendra que l’espoir est indispensable, ainsi que les rêves, que « les hommes ne sont beaux que par les décisions qu’ils prennent. » La femme du Vittoria sera responsable de ce grand chamboulement dans la vie de Piracci, elle l’aura éclairé. C’est pourquoi, par l’évolution des personnages, de leurs sentiments, de leur façon de voir la vie, Eldorado est un très émouvant voyage initiatique.


Mar 5 2011

Un nouveau titre

Publié par Léna F dans Appellation, Créer      

On peut penser que Sur la route du paradis est un titre adapté au roman de Laurent Gaudé qui lui, l’a nommé Eldorado. En effet, l’histoire traite de l’exil de deux hommes Soleiman et Salvatore Piracci. On les suit sur la route qui les mène à leur rêve, leur paradis personnel, malgré les embûches que posent les trafiquants d’âmes et qui font des immigrés leur commerce. Ainsi Piracci souhaite devenir un vrai humaniste. Déçu par son travail de garde-côte, il croyait sauver des vies en secourant des bateaux de clandestins mais réalise que de briser leurs rêves et renvoyer les immigrants dans leur pays est peut être plus cruel pour eux que la mort. Son métier ne lui plaît plus , rien ne le retient ; il décide alors de tout quitter et de partir vers la Libye.

Quant à Soleiman, son ambition est d’atteindre l’Europe pour une vie meilleure et pour honorer son frère Jamal. De plus, c’est le récit d’un voyage de toute une vie entre l’Europe et l’Afrique, mélange de rencontres et d’histoires avec pour point commun : accéder au paradis. Cependant, atteindre le paradis reste un rêve. Tout le monde ne peut pas le réaliser, beaucoup échouent et restent sur la route. Il est donc juste de dire que Sur la route du paradis est un titre judicieux pour ce livre.


Mar 2 2011

Un voyage initiatique 2

Publié par Eloïse dans Réflexions      

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiLe roman Eldorado correspond bien à un roman initiatique car on suit bien la progression de chaque personnage tout au long du roman. Le récit est basé sur le cheminement de personnages qui peu à peu par des rencontres, par la découverte du monde, par des épreuves réussissent à murir et grandir moralement dans la compréhension du sens de la vie. En effet, chaque personnage est à la recherche de son Eldorado. On peut ainsi voir deux récits racontant tous deux, tout d’abord l’histoire de leur vie à la base, puis, au cours du roman tout ce qu’ils entreprennent afin de réussir leurs rêves. Aussi, Eldorado est un terme désignant la conquête de quelque chose de nouveau et correspond donc bien à l’histoire de Salvatore et Soleiman. Cette appellation apporte quelque chose de mystérieux qui n’est découvert qu’à la fin du livre : leur réussite ou leur défaite. Le récit initiatique est donc très présent. La chute du livre n’est découverte qu’à la fin, lorsque les personnages ont voyagé, fait des rencontres, découvert le monde, subi des épreuves pour réussir leur vie. Ainsi, on connaît le début de leur vie, leurs périples, leur mort et leur destin et c’est pourquoi on peut dire que le roman Eldorado suit bien le récit initiatique.

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Mar 1 2011

Epigraphe

Publié par Camille dans Créer, Epigraphe      

«  A l’origine des découvertes

il y a toujours

un Eldorado,

une route des Indes,

une pierre philosophale,

une question trop grande,

un mythe

dont seuls des illuminés osent parler sans sourire. »


Dans l’Encyclopaedia , Universalis, Conquête de l’espace. /Citation de Rolant Omnes /Source : Citation Eldorado – 2citations sur Eldorado -Dicocitation-Citation

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Je trouvais que cette citation correspondait bien au livre et qu’elle aurait pu être placée au début ou à la fin de ce dernier. En effet, cette seule phrase représente à elle seule le sujet principal du livre. Autrement dit,  la conquête de l’Eldorado, « endroit magique » que les clandestins cherchent à atteindre en prenant cette route vers l’Europe.

Cet Eldorado qui est en réalité une légende.


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Source de L’image


Feb 28 2011

Analyse – Titre 13

Publié par iroiseldorado dans Réflexions      

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XIII – L’ombre

de Massambalo

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FONCTION RÉFÉRENTIELLE

Salvatore est arrivé  à Ghardaïa : il répond à Soleiman qu’il est bien l’ombre de Massambalo et accepte son collier. Il décide de continuer son voyage, de disparaître complètement pour devenir l’ombre de Massambalo en allant de ville en ville de pays en pays : « il ne serait plus que l’ombre qui donne courage aux autres » p.216

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FONCTION SYMBOLIQUE

Fin du parcours de Salvatore qui meurt, dissous dans sa quête mais qui a donné un sens à sa vie puisqu’il a permis la réussite de Soleiman en lui transmettant l’espoir « la fièvre de l’eldorado » p.210.

Il va vers l’ombre, vers l’obscurité de la mort.

Mais en même temps il est devenu comme l’envoyé d’une divinité = il a pleinement accompli son destin.

Lui qui combattait l’immigration s’est mis au service des immigrés.

Il est devenu un passeur, dans le sens noble du terme, et il peut désormais mourir.

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Giacometti – L’homme qui marche (1961)

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(Analyses collectées sur TBI Février 2011)