Feb 26 2011

Florilège

Publié par Thibault dans Florilège, Sélectionner      


J’ai décidé de retenir 5 citations du roman qui m’ont paru très intéressantes et véridiques. Les deux premières que j’ai trouvées particulièrement justes se situent page 57 :

« Nous rêvons que ceux qui nous entourent devinent nos désirs, que ce ne soit même pas la peine de les exprimer »

puis,

« Nous demandons mille choses que nous ne voulons pas mais qu’il nous faut, de façon urgente et vaine, pour remplir je ne sais quel vide. »

Une troisième, peut être la plus jolie, car elle est courte, nette et précise, page 131 :

« Les hommes ne sont beaux que des décisions qu’ils prennent. »

J’ai choisi une autre, plus dramatique qui correspond bien aux évènements du livre, page 72 :

« Les hommes véritablement épuisés, ceux qui ont vu mourir leur voisin ou qui se battent contre la faim, ne crient pas. »

Enfin, une citation qui montre bien que la mer peut parfois être très violente, page 66 :

« Les hommes, sur le dos bombé de la mer, ne sont rien. »


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Feb 20 2011

Florilège

Publié par Manon F. dans Florilège, Sélectionner      

« A Catane en ce jour, les pavés des ruelles du quartier sentaient la poiscaille. Sur les étals serrés du marché, des centaines de poissons morts faisaient briller le soleil de midi. Des seaux, à terre, recueillaient les entrailles de la mer que les hommes vidaient d’un geste sec. Les thons et les espadons étaient exposés comme des trophées précieux. »

« Combien de fois dans ta vie as-tu demandé quelque chose à quelqu’un ? Nous n’osons plus. Nous espérons. Nous rêvons que ceux qui nous entourent devinent nos désirs, que ce ne soit même pas la peine de les exprimer. Nous nous taisons. Par pudeur. Par crainte. Par habitude. Ou nous demandons mille choses que nous ne voulons pas, mais qu’il nous faut, de façon urgente et vaine, pour remplir je ne sais quel vide. »

« Les hommes ne sont beaux que des décisions qu’ils prennent. »

« L’herbe sera grasse, dit-il, et les arbres chargés de fruits. De l’or coulera au fond des ruisseaux, et des carrières de diamants à ciel ouvert réverbéreront les rayons du soleil. Les forêts frémiront de gibier et les lacs seront poissonneux. Tout sera doux là-bas. Et la vie passera comme une caresse. L’Eldorado, commandant. Ils l’avaient au fond des yeux. Ils l’ont voulu jusqu’à ce que leur embarcation se retourne. En cela, ils ont été plus riches que vous et moi. Nous avons le fond de l’oeil sec, nous autres. Et nos vies sont lentes. »

« L’Eldorado. Il sut, à cet instant, que ce nom lointain allait régner sur chacune de ses nuits. »

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Feb 15 2011

Florilège

Publié par Colette dans Florilège, Sélectionner      

5 citations du roman que j’ai appréciées :

« Je ne suis qu’une ombre. Juste une ombre qui laisse derrière elle un petit filet de poussière. »

« Je pense à toi. Je ne t’oublie pas, Jamal. Je vis pour toi. »

« Tout va enfin pouvoir commencer. »

« Le monde est trop grand pour mes pieds mais je poursuivrai. »

« Il était en route. Et il avait décidé d’aller jusqu’au bout. Il n’était plus personne. Il se sentait heureux. Comme il était doux de n’être plus rien. Rien d’autre qu’un homme de plus […] »



Feb 9 2011

Sélection – Personnification

Publié par killian dans Image, Sélectionner      

J’ai particulièrement aimé la métaphore ligne 16 de la page 23, je cite :

« Et la nuit, au dehors, se pencha pour les écouter. »

Je pense que cette figure de rhétorique qui est une personnification, est très intéressante, car replacée dans son contexte la phrase s’intègre parfaitement au reste du texte et en plus elle est très bien réussie, on imagine vraiment que la nuit est en train de les écouter discuter. Quand j’ai lu le texte cela ma vraiment fait sourire. Et elle reste dans ma tête, et j’espère que vous aussi vous l’avez appréciée…

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Feb 4 2011

Florilège

Publié par Clémence dans Florilège, Sélectionner      

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Le roman en 5 citations

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  • « Nous ne sommes pas passés parce que Dieu l’a voulu mais parce que nous avons gardé un œil l’un sur l’autre.»


  • « Je me suis rempli de lui pour ne jamais oublier le visage qu’il a à cet instant »


  • « Le monde est trop grand pour mes pieds mais je poursuivrai »


  • « Comment fait-on pour obtenir ce qu’on l’on veut lorsque l’on n’a rien ? »


  • « Il y avait en elle une beauté solide et dure, la beauté de ceux qui ont décidé de leur route et qui s’y tiennent »

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Jan 30 2011

Florilège

Publié par Morgane J. dans Florilège, Sélectionner      

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S’il fallait retenir 5 citations du roman…


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« Le commandant chassa ces pensées de son esprit. L’important n’était pas l’identité des coupables mais ce désir puissant qu’elle avait de frapper à son tour. Il pressentait que rien ne la ferait changer d’avis mais il voulut essayer encore. » (Page 36)

« Nous sommes deux. Et je comprends que tu es comme moi. Tu as besoin de me savoir sur tes pas. Tu as besoin de ma voix pour ne pas défaillir. » (Page 51)

« Ils restèrent longtemps silencieux. Absorbés par l’écoute de cette étrange musique qui berçait la mer, oublieux de leur mission, de l’urgence du sauvetage. » (Page 71)

« La douleur me faisait monter le cœur dans la poitrine. Je pensai qu’une minute plus tôt, j’étais heureux et la terre me semblait vaste. Maintenant l’air me manquait et je voulais déchirer les pierres de rage. » (Page 85)

« A l’instant où ils le firent, il eut le temps de croiser le regard de l’interprète. Un long regard noir et douloureux qui disait sa rancune. » (Page 102)

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Jan 27 2011

Florilège

Publié par Marie F dans Florilège, Sélectionner      

–  C’est ce qu’il voulait. Que je n’aie pas le temps de regarder une dernière fois les amis, d’imaginer quels derniers mots je pourrais leur dire pour qu’ils comprennent ma douleur de les quitter. Que je n’aie pas le temps de flancher. »

–  «  Tu vois, Angelo, reprit le commandant, quand je repense à cette rencontre avec la femme du Vittoria, je ne peux m’empêcher de me dire que je lui ai donné mon arme mais que je ne sais pas ce qu’elle m’a donné en échange.

Le vieux Sicilien prit son temps avant de répondre puis il murmura :

L’insatisfaction. »

– L’Eldorado, commandant. Ils l’avaient au fond des yeux. Ils l’ont voulu jusqu’à ce que leur embarcation se retourne. En cela, ils ont été plus riches que vous et moi. Nous avons le fond de l’œil sec, nous autres. Et nos vies sont lentes. »

– « Le camion roule. Je sens une force sourde qui monte en moi. Jusqu’à présent je n’avais fait que suivre mon frère, maintenant je pars pour le sauver. Je ne dormirai plus la nuit. Je me nourrirai de rien. Je serai dur à la tâche et infatigable comme une machine. On pourra m’appeler « esclave », je n’en aurai cure. La fatigue pourra me ronger les traits ; je n’en aurai cure. J’ai hâte. »

–  Je serai fort. C’est l’heure de l’être. Une fois pour toutes. Mais je me pose cette question : si je réussis à passer, qui sera l’homme de l’autre côté ? Est-ce que je le reconnaîtrai ?

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Jan 25 2011

Florilège

Publié par Marion Dir. dans Florilège, Sélectionner      

« Je l’ai eue à l’instant même où ils ont jeté le corps de mon fils à l’eau.»

« Tant que nous serons deux, tout sera bien.»

« Je pensais qu’une minute plus tôt, j’étais heureux et la terre me semblait vaste. Maintenant l’air me manquait et je voulais déchirer les pierres de rage.»

« Aucune frontière n’est facile à franchir. Il faut forcément abandonner quelque chose derrière soi .»

« Pour toi seul qui aurais pu boire l’océan et dois rentrer, piteusement, dans ta niche pour y mourir. »

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Jan 20 2011

Florilège

Publié par Yann dans Florilège, Sélectionner      

S’il fallait retenir 5 citations …

« Tant que nous serons deux, la longue traîne de notre vie passée flottera dans notre dos. » Page 52

« Je me suis trompé. Aucune frontière n’est facile à franchir. » Page 91

« Je n’ai qu’une hâte : que le bateau quitte l’Afrique et que mes mains se mettent à travailler. » Page 116

« Mais je me pose cette question : si je réussis à passer, qui sera l’homme de l’autre côté ? Et est-ce que je le reconnaîtrai ? » Page 181

« Et les émigrants continueront à se presser aux portes de l’Europe, toujours plus pauvres, toujours plus affamés. Les matraques seront toujours plus dures mais la course des damnés toujours plus rapide. Je suis passé. » Page 207

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Jan 17 2011

Florilège

Publié par Eléanor dans Florilège, Sélectionner      

“ A l’origine des découvertes,

il y a toujours un eldorado,

une route des Indes,

une pierre philosophale,

une question trop grande,

un mythe

dont seuls des illuminés

osent parler sans sourire. „

Roland Omnès.

S’il fallait retenir 5 citations du roman ….


«  Parce qu’elle le voulait, répondit simplement le vieux buraliste. Et comme Salvatore Piracci restait interdit, il ajouta : Elle le voulait. De tout son être. Combien de fois dans ta vie, Salvatore, as-tu vraiment demandé quelque chose à quelqu’un ? Nous n’osons plus. Nous espérons. Nous rêvons que ceux qui nous entourent devinent nos désirs, que ce ne soit même pas la peine de les exprimer. Nous nous taisons. Par pudeur. Par crainte. Par habitude. Ou nous demandons mille choses que nous ne voulons pas mais qu’il nous faut, de façon urgente et vaine, pour remplir je ne sais quel vide. Combien de fois as-tu vraiment demandé à quelqu’un ce que tu voulais ? » Chap. 3, Tempêtes, p.57

« Il a raison. Je pourrais. Qu’est ce qui m’en empêcherai ? Ce ne serait même pas difficile. Je l’enfermerais ici. Personne ne vient jamais dans ma cabine. Puis il disparaitrait. Je pourrais. Faire basculer sa vie. Il l’a bien mérité. Il a échappé à la tempête. Tant d’autres sont morts ce soir. Qu’il en passe au moins un. Je pourrais. Oui. Mais alors pourquoi est-ce que je ne le fais pas ? » Chap. 5, Le cimetière de Lampedusa, p.100

« L’herbe sera grasse, dit-il, et les arbres chargés de fruits. De l’or coulera au fond des ruisseaux, et des carrières de diamants à ciel ouvert réverbéreront les rayons du soleil. Les forêts frémiront de gibier et les lacs seront poissonneux. Tout sera doux là-bas. Et la vie passera comme une caresse. L’eldorado, commandant. Ils l’avaient au fond des yeux. Ils l’ont voulu jusqu’à ce que leur embarcation se retourne. En cela, ils ont été plus riches que vous et moi. Nous avons le fond de l’oeil sec, nous autres. Et nos vies sont lentes. » Chap. 5, Le cimetière de Lampedusa, p.110

« Je voudrais demander à Boubakar ce que nous ferons si, une fois passés de l’autre côté, nous nous apercevons que nous sommes devenus laids. Boubakar veut que je coure et je courrai. Et s’il m’appelle, s’il me supplie, je ne me retournerais pas. Je n’entendrai même pas ses cris. Je vais me fermer aux visages qui m’entourent. Je vais me concentrer sur mon corps. Le souffle. L’endurance. Je serai fort. C’est l’heure de l’être. Une fois pour toutes. Mais je me pose cette question : si je réussis à passer, qui sera l’homme de l’autre côté ? Et est-ce que je le reconnaîtrai ? » Chap. 10, L’assaut, p.181

« Nous avons traversé la sauvagerie et si j’avais couru comme une bête, si je n’avais plus regardé ceux qui m’entouraient, je me serais perdu. Je serais passé bien sûr, parce que je suis rapide. Ma jambe, même, serait peut-être encore intacte. Mais je serais damné. Soleiman serait devenu une bête laide qui piétine ses frères. C’est pour cela, sûrement, que je suis allé chercher Boubakar et que je l’ai aidé. Pas pour le sauver lui mais pour me sauver moi. » Chap. 12, Frères d’enfer, p. 206