Feb 25 2011

Fulguration – Angelo

Publié par Léna P. dans Fulguration, Sélectionner      

« Elle le voulait. De tout son être. Combien de fois dans ta vie as-tu vraiment demandé quelque chose à quelqu’un ? Nous n’osons plus. Nous espérons. Nous rêvons que ceux qui nous entourent devinent nos désirs, que ce ne soit même pas la peine de les exprimer. Nous nous taisons. Par pudeur. Par crainte. Par habitude. Ou nous demandons mille chose que nous ne voulons pas mais qu’il nous faut, de façon urgente et vaine, pour remplir je ne sais quel vide. Combien de fois as-tu vraiment demandé à quelqu’un ce que tu voulais ? »

Si j’ai choisi ce passage , énoncé par Angelo, c’est parce que je trouve qu’il est vrai. Dans ce monde, nous n’osons pas avouer nos désirs et nous ne demandons que des choses inutiles . Et je trouve que ce roman, nous le fait comprendre, il représente comme une vérité, enfin dite. Au fil des pages, on nous fait comprendre ce qui est réellement important dans une vie.

(Image : La volonté est dans le regard)


Feb 4 2011

Fulguration – La rencontre

Publié par Josef D. dans Fulguration, Sélectionner      


« – Massambalo ? Le jeune homme venait de poser sa question pour la troisième fois. Il sembla alors à Salvatore Piracci qu’il n’était parti de Sicile que pour cette instant. Sans le savoir, c’est vers cela qu’il était allé. Lentement, sans dire mots, il acquiesça de la tête. Le visage du jeune homme s’illumina d’une lumière qu’il n’aurait jamais crue possible chez un être humain, puis il enleva lentement un petit collier de perles vertes qu’il avait autour du cou et le lui tendit, avec déférence, comme on tend un présent à un souverain que l’on craint d’offenser. »

J’ai trouvé ce passage de l’histoire particulièrement marquant, car pour moi, c’était le moment que j’attendais le plus au cours de ma lecture : cette rencontre entre Salvatore Piracci et Soleiman, ainsi que les événements qui entourent l’échange. J’ai également trouvé très émouvant ce moment, car tout d’abord, je ne m’attendais pas à ce que tout ça se passe de cette manière. Le fait que les deux personnages que nous avons suivis depuis le début se rencontrent si peu de temps, un si court instant, renforce l’intensité de la rencontre. Au cours de ce passage, on peut aussi voir à quel point la détermination d’un émigré peut être forte, forte au point de donner le seul objet précieux en sa possession, le seul souvenir matériel de son frère, et ceci pour avoir plus de chance de réussir, d’arriver jusqu’à son rêve…

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