Mar 5 2011

Déclaration de vol

Publié par pierre dans Créer, Documents      

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Je soussigné Ahmed né le 03  mars 1960 à Zelfana et demeurant dans une ferme à côté d’un champ, à côté de Zelfana, m’être fait voler au moins 1900 dinards moi j’vous dis et encore je suis loin d’la réalité, à Ghardaïa par un satané voyageur à qui j’ai parlé tout au long du trajet sur le car. Au début je pensais qu’il était sympa mais en vrai c’est un voyageur louche, Gardez le à l’oeil ! Conseil d’ami.

source image


Mar 2 2011

Déclaration de vol

Publié par Léa K. dans Créer, Documents      


Déclaration de vol

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(passage où Soleiman vole de l’argent

à Ahmed un marchand de Zelfen)


Ahmed Zadou

14 rue des Pillones, Zelfena

tel: /

Commissariat de police

35 avenue Mortiers

15428, Zelfena

Zelfena, le 9 janvier 2011.



Objet : déclaration de perte / vol.

Madame, Monsieur,

Je sousigné Zadou Ahmed, né le 28 mars 1970 à Ghardaïa, de nationalité Algérienne, domicilé 14 rue des Pillones, vous informe que tout mon argent m’a été volé le 8 janvier 2011.

En effet, j’étais sur la route pour rentrer chez moi, sur ces camions qui servent de navettes. Nous nous étions arrêtés pour faire le plein et se dégourdir les jambes. Je me suis éloigné pour trouver un coin tranquille pour me soulager. Quand j’ai entendu des pas derrière moi, je me suis retourné et une connaissance de la navette m’a frappé et volé. Je pourrai vous en faire un portrait robot.

Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.


Feb 24 2011

Itinéraires

Publié par Elsa dans Géographie, Informer      

Voici les itinéraires des deux personnages

Voici les photos du trajet de Piracci

Sources : Catane, Lampedusa, Ghardaia, Lampedusa

Voici les photos du trajet de Soleiman


Sources : Port – Soudan, Al Zuwarah, Ouargla, Ouargla, Ghardaia, Oujda


Feb 23 2011

Analyse – Titre 8

Publié par iroiseldorado dans Réflexions      

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VIII – Je me perdrai

à Ghardaïa

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FONCTION RÉFÉRENTIELLE

Soleiman lorsque le bus s’arrête à Ouargla attaque Ahmed le marchand : il se sent alors plus détruit que ne l’est son frère par la maladie p.149, il se perd dans la foule.

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FONCTION SYMBOLIQUE

Par cette transgression, Soleiman franchit ici une nouvelle frontière morale = il s’éloigne du droit chemin, il  s’écarte de ses valeurs, il se perd moralement  en commettant son agression. Mais à Ghardaïa il rencontre aussi Salvatore à qui il offre le collier de perles vertes = du vol à l’offrande.

? descente avant la rédemption, chute qui précède le salut

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Ghardaïa

(Analyses collectées sur TBI Février 2011)


Feb 9 2011

Question à Laurent Gaudé

Publié par Cécile dans Questions à Laurent Gaudé      

Collier pierre verte

Pourquoi avoir fait se rencontrer les deux héros, l’un à l’aube d’une nouvelle vie et l’autre, au terme de la sienne. Que représente l’échange du collier vert ?

Source image : *


Feb 7 2011

Journal intime de Soleiman

Publié par lucie dans Créer, Journal intime      

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Le jour où j’ai rencontré Massambalo

Lundi 13 juin 2006

Cela fait déjà plusieurs jours que je regarde la route défiler. Je suis installé sur le toit d’un camion aux côtés de Boubakar et de dizaines d’autres hommes d’origines différentes. Certains sont commerçants, d’autres sont comme nous : à la recherche de terres meilleures. Nous voyageons vers Gardhaïa. C’est Boubakar qui a payé mon voyage et maintenant nous n’avons plus d’argent. La faim me tenaille le ventre. Je pense qu’il va falloir s’arrêter pour trouver du travail et que nous allons mettre des mois avant d’arriver jusqu’à la mer. Boubakar m’a tout expliqué : Gardhaïa n’est qu’une étape, de là nous irons à Oudja, au Maroc. Et le Maroc me paraît tellement loin…

Dans le bus, un Algérien me parle, il me raconte sa vie : j’apprends qu’il s’appelle Ahmed et qu’il est là pour ses affaires. Sa journée s’est bien passée, il est content. Il me semble heureux. Au bout d’un moment, le bus s’arrête à Ouargla. Nous avons quinze minutes de pause, pas une de plus. Le bus ne nous attendra pas. Je décide quand même de descendre, et c’est en marchant entre les petites échoppes d’Ouargla que j’aperçois Ahmed devant moi. Je ne sais pas encore pourquoi mais je décide de le suivre. Je me souviens de ce qu’il m’a dit : tous s’est bien passé pour lui aujourd’hui, cela signifie qu’il a de l’argent. Je le vois s’arrêter. Je marche alors précipitamment vers lui, il entend mes pas et se retourne. Je le frappe violemment au visage et il s’effondre. Je le fouille et lui prend tous son argent. Je retourne au bus, près de Boubakar, j’ai peur de voir surgir l’homme que j’ai volé. Alors, quand le bus redémarre et s’éloigne de la ville je suis soulagé. Je montre a Boubakar la liasse de billets. Je lui donne la moitié de l’argent. Cela me paraît normal. Il ne dit rien mais a l’air surpris. Je suis très fier de moi, avec cet argent nous allons gagner des semaines d’usure, voir des mois. Boubakar fini par comprendre comment j’ai eu cet argent. Je croise alors son regard et je vois dans ses yeux une étrange tristesse. Comme s’il était triste de voir ce que je devenais. A présent, j’ai honte de moi, un malaise m’envahit. J’ai tout pris à cet homme qui travail pour nourrir sa famille. Je l’imagine rentrer chez lui honteux, en pleurant devant sa femme et ses enfants. Que penserait mon frère de moi aujourd’hui ? Je suis laid. Je me dégoûte. Je ne suis plus rien.

Nous arrivons enfin à Gardhaïa à cinq heure. Avec l’argent que nous avons, nous pouvons aller directement à Oujda. C’est Boubakar qui s’occupe de trouver un bus. Moi, pendant ce temps, je m’éloigne dans la ville. Je ne pense pas où je vais, je vais me perdre à Gardhaïa, je vais perdre Boubakar. Le soir tombe doucement, j’atteins enfin une petite place. Je pense à mon frère, je pense à ma vie complètement brisée. Je n’ai plus aucun espoir, plus aucun courage. C’est alors que je l’aperçois, là, immobile, juste devant moi. Je l’observe longuement pour être certains que je ne me trompe pas. Non, c’est bien lui, j’en suis sûr. Alors je m’approche, et nos regards se croisent. Je décide de lui offrir ce que j’ai de plus précieux : mon collier. Le collier que mon frère m’avait donné, le seul souvenir que j’ai de lui, je le donne à cet homme. Maintenant, je me sens à nouveau plein de force. Je n’ai plus peur de rien. Je n’hésiterai plus. Alors, je me remet en chemin, je vais retrouver Boubakar mais je ne lui parlerai pas de ma rencontre, pour lui ce ne sont que foutaise et superstition. Mais moi je sais qui j’ai vu. Et plus rien ne viendra à bout de moi. Je veux aller jusqu’au bout. Je suis déterminé. La rencontre avec l’ombre de Massambalo m’a redonné de l’espoir et du courage pour mon voyage.


Feb 6 2011

Journal intime de Soleiman

Publié par Manon Rol. dans Créer, Journal intime      

Samedi 21 juin ; 21h

Je suis dans le bateau. Je ressens tout à coup le besoin d’écrire. Le besoin de voir cela noir sur blanc. Peut-être parce que je n’arrive pas encore à y croire.

Je l’ai vu. Il était là, sur cette place bondée. De loin, je l’ai vu, il était seul. Assis par terre, il ne faisait rien. Il regardait la foule, sans la voir ; la foule passait, sans le voir. Il semblait rongé de solitude mais une sorte de pureté émanait de lui. Un souffle d’espoir m’a alors enveloppé et des questions m’ont assailli : Serait-ce possible ? Cet homme blanc ne serait-il pas un chaste symbole de la réussite en cet endroit rêvé, celui que l’on aimait à appeler  » L’Eldorado  »? Le doute et l’hésitation m’ont longuement tiraillé jusqu’au moment où, je ne sais pourquoi, ses yeux se sont posés sur moi. L’innocence et la détermination bleue de ses yeux m’ont fait frissonner. De tout mon corps. Alors, dans ma tête, tout s’est passé très vite. Cette histoire, que l’on m’avait racontée la veille, et de laquelle je ne savais pas vraiment quoi penser, m’avait l’air bien véridique tout à coup. Massambalo. Son nom résonnait dans mon esprit, me battait dans les tempes. Je me demandait si ce solitaire mystérieux pouvait être une de ses ‘ombres’. Mais à quoi bon attendre? Qu’avais-je à perdre? Donc je me suis lancé. Silencieusement, je me suis approché de lui. Peu à peu, je me rappelle avoir senti une odeur forte d’essence. C’était très étrange. Mais j’ai continué. Arrivé devant lui, je ne savais plus vraiment ce que je devais faire. J’ai donc décidé de m’asseoir à ses cotés. Et là, une boule dans la gorge et la peur au ventre, je lui ai demandé : Massambalo ? Un étrange silence s’est alors installé. J’attendais sa réponse, impatient. Il m’a regardé, le visage vide de toute expression, tel une ombre. Mon cœur battait à toute vitesse. A ce moment là, l’espoir était présent plus que jamais, mais l’homme, pourrai-je même dire l’ombre, ne répondait rien. Je me risquais alors à poser de nouveau ma question : Massambalo ? Il m’a regardé, de ses yeux réfléchis et semblait se poser un milliers de questions. Puis, lentement, il s’en est retourné à son observation du vide, au delà de la foule. Une grande déception m’a ainsi touché au plus profond, et je demeurait silencieux, empli d’un désespoir hargneux. J’allais juste me lever et retourner au camp , mais avant de partir, je me suis tourné vers l’homme blanc, et lui est demandé une dernière fois, sans y croire réellement : Massambalo ? Et là, lentement, il a acquiescé. D’un simple hochement de tête, un bonheur miraculeux m’est tombé dessus, et une chaleur intense a réchauffé ma poitrine, plus vive encore que le soleil de mon pays. Comme le voulait la tradition, je lui ai offert mon collier de perles vertes, et suis reparti plus heureux que jamais.

A présent je me sens plus fort que quiconque. Protégé par le dieu des immigrés, je suis sûr que j’y arriverai. Et sûr que Jamal vivra. J’ai hâte de, demain, reprendre mon voyage, et je n’oublierai jamais cet homme, celui qui m’a aidé. Plus tard, je me promets de montrer ce journal à mes enfants, pour que perdure la mémoire de l’ombre de Massambalo


Feb 4 2011

Fulguration – La rencontre

Publié par Josef D. dans Fulguration, Sélectionner      


« – Massambalo ? Le jeune homme venait de poser sa question pour la troisième fois. Il sembla alors à Salvatore Piracci qu’il n’était parti de Sicile que pour cette instant. Sans le savoir, c’est vers cela qu’il était allé. Lentement, sans dire mots, il acquiesça de la tête. Le visage du jeune homme s’illumina d’une lumière qu’il n’aurait jamais crue possible chez un être humain, puis il enleva lentement un petit collier de perles vertes qu’il avait autour du cou et le lui tendit, avec déférence, comme on tend un présent à un souverain que l’on craint d’offenser. »

J’ai trouvé ce passage de l’histoire particulièrement marquant, car pour moi, c’était le moment que j’attendais le plus au cours de ma lecture : cette rencontre entre Salvatore Piracci et Soleiman, ainsi que les événements qui entourent l’échange. J’ai également trouvé très émouvant ce moment, car tout d’abord, je ne m’attendais pas à ce que tout ça se passe de cette manière. Le fait que les deux personnages que nous avons suivis depuis le début se rencontrent si peu de temps, un si court instant, renforce l’intensité de la rencontre. Au cours de ce passage, on peut aussi voir à quel point la détermination d’un émigré peut être forte, forte au point de donner le seul objet précieux en sa possession, le seul souvenir matériel de son frère, et ceci pour avoir plus de chance de réussir, d’arriver jusqu’à son rêve…

source de l’image


Feb 3 2011

Parcours de Soleiman

Publié par Axelle Bel. dans Géographie, Informer      

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Soleiman est un jeune soudanais qui veut quitter son pays avec son frère, Jamal, pour vivre en Europe.

Ils partent du Soudan, leur pays d’ origine. On ne sait pas de quelle ville exactement mais Jamal évoque Port-Soudan (1). Ils franchissent la frontière de la Lybie par les collines de rocailles (2) mais à cet endroit Jamal annonce à Soleiman qu’ il est malade et qu’ il ne pourra pas l’ accompagner plus loin.

Soleiman doit continuer seul en direction de Al-zuwarah (3) qui se trouve sur la côte lybienne. Une fois là -bas, il est censé aller prendre le bateau et rejoindre l’ Europe par la Sicile. Il quitte Al-zuwarah dans un camion qui comporte une vingtaine de passagers mais une heure après être parti les passeurs les abandonnent.

Soleiman se retrouve dans une petite crique éloignée de tout village. Là, il rencontre un homme, Boubakar, qui lui explique que le passage par la Lybie devient de plus en plus difficile. Il lui dit qu’ il faut aller à Gardaïa, en Algérie, dans le but d’ atteindre ensuite le Maroc, pour enfin accéder à l’ Espagne. Il propose à Soleiman de partir avec lui. Soleiman accepte. Ils marchent en direction d’ un endroit où ils pourraient trouver un moyen d’ aller à Gardaïa. Boubakar y trouve un camion, et paye le trajet pour lui et Soleiman, il n’ a maintenant plus d’ argent. Ils sont une trentaine d’ homme dans ce camion. Un homme, Ahmed parle à Jamal. Il lui dit que c’ est un paysan qui rentre chez lui à Zelfana. Cet homme parait heureux, tout c’ était bien passé pour lui ce jour là. Soleiman comprend qu’ il a de l’ argent. Le chauffeur s’ arrête à Ouargla (4) pour faire le plein. Il annonce une quinzaine de minutes de pause. C’ est à ce moment là que Soleiman suit discrètement le paysan. Lorsqu’ ils n’ y a plus personne autour d’ eux Soleiman se met à frapper Ahmed jusqu’ à ce qu’ il ne puisse plus rien faire. Soleiman lui prend alors tout son argent et repart s’ assoir dans le camion. Une fois arrivé à Gardaïa (5), Boubakar trouve un camion qui emmènera les deux hommes à Oujda au Maroc. L’ argent du paysan a été suffisant.

Après Oujda (6), cela fait quelques mois que Soleiman et Boubakar se trouvent dans un camp d’ immigrés de plus de cinq-cents hommes, en pleine foret près de la frontière entre le Maroc et l’ Espagne. Il y a des hommes de diverses nationalités, et chacune a son chef. Ce sont eux qui prenent les décisions. Un jour lorsque Soleiman rentre au camp tout le monde est très agité. L’ armée marocaine va bientôt arriver pour bruler leur campement. Ils ont l’ habitude car cela avait déjà eu lieu plusieurs fois auparavant. Les chefs décident alors de tout tenter. Les cinq-cents clandestins allaient tous ensembles se ruer sur les barrières de Ceuta (7) avec des échelles. Ils feraient cela durant la nuit. A cinq-cents ils étaient certains que plusieurs d’ entre eux arriveraient à passer. Le soir arriva, après une longue bataille et beaucoup de souffrance Soleiman et Boubakar font parti des chanceux qui se trouvent alors sur le territoire Espagnol.

Source

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Feb 2 2011

Lieu – Le marché de Ghardaïa

Publié par Ophélie dans Géographie, Informer, Lieu      

Ghardaïa

Pays : Algérie
Wilaya : Ghardaïa
Population : 180 000 habitants
Densité : 600 hab/km²
Superficie : 300 km²

Ghardaïa Le marché aux tapis

« La vie d’un marché est toujours une agréable attraction pour l’observateur étranger intéressé par l’économie locale et la psychologie des habitants.

La place du marché de Ghardaïa est entourée d’arcades et de boutiques, c’est un lieu de rencontre fort animé jusque tard dans la soirée.

Au marché, on y vend toutes sorte d’objets, en particulier de superbe tapis dont la réputation dépasse largement les frontières de la vallée du M’Zab.

En s’élevant vers la vieille ville, en direction du minaret, par des ruelles en escaliers, on croise à mi-hauteur une rue circulaire, qui marquait jadis la limite de la cité. »

Imaginez,  Soleiman, Salvatore, perdus dans la foule qui grouille autour d’eux. Il est tard, le marché est animé. Et Soleiman, intimidé, découvre Salvatore Piracci, le regard perdu.  Massambalo ?

sources : texte ,image


Jan 15 2011

Association musicale – Peter Von Poehl

Publié par Romain dans Association musicale, Relier      

Mon premier choix de chanson est

The story of the impossible

de Peter Von Poehl

pour le passage où Soleiman est sur le toit d’un camion

qui est en route pour Ghardaïa.


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Comme le nom de la chanson l’indique, c’est une histoire de l’impossible. En effet, à ce moment, Soleiman sait que la route est encore très longue et qu’elle sera semée d’embûches pour rejoindre l’Europe, que c’est peut être un  « rêve impossible ». Dans la chanson, le chanteur parle d’un conte de fée fragile, un monde imaginaire qui n’éclorera peut-être jamais, et pourtant il est si proche de lui. Le monde imaginaire pourrait faire penser à l’Europe. Soleiman sait que ce conte de fée qui est de vivre en Europe pour lui est fragile, car tout peut s’effondrer à tout moment, peu de clandestins parviennent à atteindre leur objectif , c’est à dire : vivre en Europe. Il n’est pas sûr de voir ce monde dont il rêve d’y parvenir, c’est un monde qu’il s’est inventé, imaginé. Ce monde est séparé par un mur qui est la Ceuta, alors que l’Europe est à quelques mètres de lui; il sait que les efforts à produire sont encore immenses et peuvent être réduits à néant en quelques minutes. De plus, le rythme de la chanson au début pourrait faire penser au paysage qui se déroule devant les yeux de Soleiman, aux dunes de sables qu’il doit voir.


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