Mar 9 2011

Le poème de Massambalo

Publié par Adèle dans Créer, Le poème de Massambalo      


Qu’il s’appelle Hamassala, El-Rasthu ou Massambalo,

C’est le même espoir pour tous les émigrés.

Ils recherchent leur Eldorado,

Pour enfin connaître la paix.


Caché quelque part en Afrique,

On ne l’a jamais vu.

Soutenu par des ombres héroïques,

Il est reconnu.


Massambalo, le rêve de nombreux hommes,

Dont la vie est misérable,

Et le sort est morne,

Au caractère vulnérable.


Du Sénégal au Zaïre,

De l’Algérie au Bénin,

Les esprits vont parvenir,

A défier le destin.


Redonner un peu de courage et de chaleur,

Tel est le rôle de ces ombres.

Un simple regard venant du cœur,

Réchauffe leurs yeux sombres.


Massambalo, le dieu de la clarté,

Un rêve lointain pour certains,

Pour d’autres, un souvenir précieux.


Tous en quête d’un avenir heureux,

Dont ils ne sont pas loin.

Massambalo, le dieu des émigrés.


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Mar 7 2011

Le collier de perles raconte sa vie 3/3

Publié par Elisa dans Créer, Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?      

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Troisième épisode d’une vie

Je me trouvais à son cou, je lui rappelais le sourire de son fils, je lui donnais de la force d’y croire. Je suis le témoin d’aventures, de rêves, de déceptions et de réussites. De combien de vies aurais-je été le gardien ? Combien d’hommes ont retrouvé de l’espoir à mon toucher ? J’ai ressenti leurs doutes et leur courage. Ce serait certainement stupide pour moi de jouer la carte de la modestie, car je sais que j’ai sauvé des destins perdus, que j’ai guidé des corps vides au but final. Je sais également que c’est uniquement parce que Massambalo m’a transmis sa force, son obstination à faire le bonheur des autres. Il a puisé en lui ses dernières ressources et m’a confié ses dernières paroles. Comme s’il parlait à son fils, car il ne l’a jamais revu. Il est mort Massambalo. Seul. Sale. Pauvre. Piteux. Mais heureux, tellement heureux.

L’homme a qui il avait tout donné le prit pour un dieu, un esprit ou du moins un être spirituel… Magique serait le mot approprié. Partout où il passait, où il allait, les gens qu’ils rencontraient, partout il leur parla de Massambalo, le dieu des voyageurs, le protecteurs des immigrés. Partout, il répandit la confiance dans le cœur des désespérés. Ce dont je ne vous ai guère informé, c’est que j’ai continué ma route, car mon possesseur m’a légué et a supplié que chaque homme voyant un autre dans la souffrance m’accroche au cou de son prochain. Ainsi, j’ai voyagé autour de la souffrance des hommes, pour faire leur bien.

Alors voilà, toutes les belles choses ont une fin, et je suis heureux et fier que la mienne se termine ainsi, car je ne suis qu’un collier de perles, certes, mais la légende de Massambolo, elle, restera pour longtemps dans le cœur des rêveurs d’occident.

Je ne suis qu’un collier. Je ne suis qu’un collier sans valeur selon vous. Mais la valeur du bonheur est inestimable, et j’ai pu le distribuer autour de moi, et cela n’a pas de prix.

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Mar 7 2011

Le collier de perles raconte sa vie 2/3

Publié par Elisa dans Créer, Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?      

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Deuxième épisode d’une vie

Massambalo était un homme assez âgé déjà, mais il était rempli d’une jeunesse inépuisable, d’une volonté puissante à réussir ce qu’il entreprenait. C’était un homme bon, qui dégageait le respect et la sagesse. Durant une longue période de sa vie, lui aussi avait eu des rêves de voyages, des rêves d’autres horizons, des rêves européens. Lui aussi avait souhaité une vie meilleure, une vie plus simple, ou du moins, moins difficile. Il avait souhaité une terre neuve et riche pour son fils, pour qu’il réussisse là où lui avait échoué. Longtemps, Massambalo avait parcouru des kilomètres de sols arides, passé des frontières, emprunté des chemins abrupts, traversé les mers, survécu aux échecs, surmonté la faim, la soif, le manque et l’envie, en quête de jours meilleurs.

Mais un jour, il croisa dans ses périples un homme dont l’ambition dépassait tout, que la rage de réussir hantait, que la force de parvenir à ses rêves dévorait. Cet homme, jeune et fort, fut contraint d’abandonner, faute de moyens pour payer le trajet en car jusqu’à l’étape suivante. Pris de compassion par son désir fou et sa honte de l’échec, il lui céda tout. Tout. Tout, vraiment tout. Jusqu’à la dernière pièce. Jusqu’au dernier sourire. Il ne lui restait rien, rien que lui et son fils, qui attendait le retour glorieux de son père, loin de se douter qu’il se trouvait seul et abandonné au milieu de rien.

Mais ce père était comblé. Auparavant, il se privait pour sa survie, pour arriver à son but, pour parvenir à ses fins. Mais il marchait avec lassitude et sans conviction, sans la rage et le désir de cet homme. Il n’aimait plus rien. Plus la couleur du sable, plus l’odeur du voyage, plus le parfum de l’avenir, plus la chaleur du soleil couchant, plus la beauté des hommes, plus la mélodie du vent. Plus rien. Mais à la vue du visage rayonnant de celui qu’il venait de rencontrer, de celui qu’il venait de sauver, de celui qu’il venait de combler, il se rendit compte que son réel bonheur se trouvait là. C’était la clé de ses questions sans réponses, de ses doutes. Le visage de cet homme. Son bonheur. Oui, il allait changer des vies, changer des visages sales et fermés en visages radieux et confiants.

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Mar 7 2011

Le collier de perles vertes raconte sa vie 1/3

Publié par Elisa dans Créer, Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?      

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Premier épisode d’une vie

Le collier de perles vertes

Et voilà. C’est la fin de mon parcours. C’est la fin de ma vie. Que reste-t-il de moi sinon des débris de perles éparpillées ça et là sur cette route inconnue ? Il ne reste rien, non, il ne reste rien de mon histoire. Ceux qui me trouveront près de cet homme dont ils ne sauront rien, que feront-ils de moi ? La réponse est tellement évidente qu’il est inutile de se la poser. Je n’ai aucune valeur. Du moins, c’est ce que des hommes ont décrété à ma vue. Aucune valeur. S’il savait … Ceux là ne savent rien des choses de la vie. De la vraie vie. Celle faite d’amour et de plaisir, de bonheur et d’espoir, de courage et de force, de désir et de souffrance. Rien. L’argent, qu’est ce que c’est ? Est-ce ça, une valeur ? J’ai apporté bien plus que ce que vous ne pouvez imaginer à tous ceux qui m’ont porté contre leur cœur, à tous ceux qui ont cru en ma force. Ma valeur est inestimable.

Vous pouvez émettre des hypothèses sur mon origine, mais jamais vous ne pourrez deviner d’où je viens, combien de terres j’ai traversées, combien de corps j’ai aidé à lutter.. Tout a commencé entre les mains d’un enfant, entre ses touts petits doigts fragiles et maladroits qui tentaient d’enfiler ses plus belles perles de façon harmonieuse sur un petit cordon de cuir. Il était fier de posséder ce trésor, à ses yeux inestimable. Dans sa tribu, rares étaient ceux qui avaient la chance d’avoir un aussi beau collier. Quant il le tendit à son père, un sourire rida ses pommettes maigres et ses yeux fades devinrent alors beaucoup plus lumineux et se remplirent d’admiration et de gratitude. Massambalo n’avait que ce fils, son unique bien, sa seule joie, sa plus grande fierté. C’est lui qui lui donna la force d’accomplir tout ce qu’il réalisa, et c’est dans ce regard que mon histoire commence.

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Mar 3 2011

Un nouveau titre

Publié par Lea K-C dans Appellation, Créer      

Je propose comme autre titre pour ce livre

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Massambalo

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Massambalo est dans le livre, le dieu des émigrés.

Il veille sur eux à travers des esprits qui voyagent à travers le continent.

C’est au voyageur de deviner son identité, et de demander si la personne est bien massambalo, si oui, il peut lui laisser un cadeau, que l’ombre de Massambalo conserve, pour que le voyage se passe bien, que le dieu veille sur vous. C’est la destinée de Salvatore d’être une des ombres de Massambalo. La personne que tout le monde souhaite rencontrer, qui est censée donner une chance de continuer son voyage sans malheur.

Je trouve que ce titre conviendrait  bien, car c’est cet être imaginaire qui relie Salvatore et Soleiman, c’est lui qui relie les deux récits, et c’est ce qui finalement fait le roman, c’est ce dont parle tout le roman implicitement. »


Mar 1 2011

Analyse – Symétries

Publié par iroiseldorado dans Réflexions      

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La structure pyramidale du roman

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CHAPITRE 1 : L’ombre de Catane

CHAPITRE 13 : L’ombre de Massambalo

« Au début, Salvatore croise une ombre, et à la fin il en devient une. » (Julie A)

« Pour le chapitre 1, l’ombre de Catane, c’est la femme du Vittoria, celle qui ne s’est pas intégrée, l’émigrante. Et pour le dernier chapitre, l’ombre de Massambalo, c’est Salvatore, qui lui aussi est allé vers son Eldorado. Il est rejeté ou moins bien intégré qu’autrefois. On peut donc voir une inversion des rôles. Salvatore se retrouve à la place de la femme. » (Kilian)

« L’ombre de Catane se réfère à la femme du Vittoria : c’est grâce à elle que Salvatore est déterminé à partir de Catane. L’ombre de Massambalo se réfère à Salvatore : c’est grâce à lui que Soleiman a eu le courage d’aller jusqu’à Ceuta ; de plus, Massambalo est le dieu des immigrés. En quelque sorte, la femme a transmis son courage à Salvatore qui lui-même l’a transmis à Soleiman. Chacun a aidé un autre. » (Florence)

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Feb 28 2011

Analyse – Titre 13

Publié par iroiseldorado dans Réflexions      

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XIII – L’ombre

de Massambalo

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FONCTION RÉFÉRENTIELLE

Salvatore est arrivé  à Ghardaïa : il répond à Soleiman qu’il est bien l’ombre de Massambalo et accepte son collier. Il décide de continuer son voyage, de disparaître complètement pour devenir l’ombre de Massambalo en allant de ville en ville de pays en pays : « il ne serait plus que l’ombre qui donne courage aux autres » p.216

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FONCTION SYMBOLIQUE

Fin du parcours de Salvatore qui meurt, dissous dans sa quête mais qui a donné un sens à sa vie puisqu’il a permis la réussite de Soleiman en lui transmettant l’espoir « la fièvre de l’eldorado » p.210.

Il va vers l’ombre, vers l’obscurité de la mort.

Mais en même temps il est devenu comme l’envoyé d’une divinité = il a pleinement accompli son destin.

Lui qui combattait l’immigration s’est mis au service des immigrés.

Il est devenu un passeur, dans le sens noble du terme, et il peut désormais mourir.

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Giacometti – L’homme qui marche (1961)

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(Analyses collectées sur TBI Février 2011)


Feb 26 2011

Le poème de Massambalo

Publié par Julie A. dans Créer, Le poème de Massambalo      


« Tu es leur dieu ,

celui qui veille sur eux.

Ces émigrants qui quittent leurs racines,

et s’en vont rêver d’une autre vie richissime.

Ils n’ont comme seuls bagages

que l’espoir et le courage.

La détermination pour arriver jusque devant ces frontières,

La force mentale pour passer par dessus ces barrières.

Par ta bonté,

tu envoies à travers les pays , ces ombres à ton reflet,

Ceux qui te reconnaitront, te prouveront leur admiration,

ceux-là te donneront divers objets,

qui seront leurs offrandes, à toi, leur dieu dévoué.

Mais n’ignore pas ceux qui ne te reconnaitront pas,

c’est juste qu’ils ont une image différente de toi.

Massambalo, Dieu des émigrés,

Veille sur eux pour qu’ils ne puissent rien leur arriver.

Fais les bons choix,

Pour que ceux qui veulent être sauvés le soient. « 

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Feb 24 2011

Le poème de Massambalo

Publié par Samuel dans Créer, Le poème de Massambalo      

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« Je suis le Dieu des voyageurs

Avancez donc sans crainte ni peur

Mes messagers vous guideront

Jusqu’au delà de l’horizon

Fatigué ou désespéré

Vous surmonterez les dangers

Car telle une ombre sur votre dos

Veillera le Massambalo »


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Feb 21 2011

Massambalo

Publié par Maria dans Créer, Le poème de Massambalo, Poème      

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Noir c’est leur couleur,

La guerre chez eux ce n’est pas une rumeur,

Mais existe-t-il une guerre rimant avec bonheur ?

L’Europe , c’est au fond de leur cœur.


Ils rêvent tous d’une vie meilleure,

Mais pour ça il faut aller ailleurs,

Un pas à franchir,

Pour voir réapparaître leurs sourires.


Des milliers de kilomètres,

C’est ce qu’ils traversent.

Ils risquent leur vie

Pour espérer que celle-ci un jour soit embellie.


On me surnomme Massambalo,

Mais Dieu je trouve ça plus beau.

J’ai leurs vies entre mes mains,

S’ils croisent mon chemin.


Mes ombres : mes moitiés :

Plus besoin de ramer,

Ni de franchir les barbelés,

Avec cette souffrance inespérée.


Ils m’offrent un présent,

Et me voilà content.

Et grâce à leurs cadeaux,

Ils atteindront l’Eldorado.


Je veillerai sur eux,

Ils seront désormais deux.

Ils pourront avancer avec rage,

Le cœur gonflé de courage.

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lien de la photo


Feb 17 2011

Poème de Massambalo

Publié par Nicolas.G dans Créer, Le poème de Massambalo, Poème      

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Massambalo

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Toi, sillonnant le monde


Toi, caché sous les ombres


Veillant sur les voyageurs


A l’esprit pur et sans peur


Vous accorde sa bénédiction


En échange d’un simple don


Malgré les batailles multiples


Vous protégera durant votre périple

iiiiiii

Vers de nouveau horizons

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Feb 16 2011

Le collier de perles vertes raconte sa vie

Publié par Audrey dans Créer, Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?      

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Le collier de perles vertes

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Collier de perles vertes

Je suis éparpillé sur la route, chacune de mes perles vertes séparées l’une de l’autre, elles scintillent, je suis en train de m’éteindre. Je me souviens :

Jamal me portait à son cou depuis toujours. Je me rappelle ce jour où il m’offrit à son frère. Je me rappelle que cette nuit là, Jamal avait marché toute la nuit pendant des heures pour enfin s’arrêter face à Soleiman, son frère à qui il me donna. Je m’étonnais de cette séparation mais je me disais que c’était pour une bonne cause, car Jamal partait définitivement. S’il me donnait à son frère, c’était sûrement pour lui transmettre sa force, son amour, pour qu’il ne l’oublie pas. Alors la vie reprenait son cours, au cou de Soleiman.

Soleiman et moi sommes restés pendant deux jours dans une camionnette avec des semblables afin de se rendre en Europe. Mais un jour, le camion avait été arrêté pour ne plus jamais redémarrer. Je me souviens que les hommes de la camionnette avaient frappé et pris la montre et l’argent de Soleiman. Il ne lui restait plus que moi car à leur yeux je n’avais aucune valeur. A son réveil, Soleiman était seul sur une plage avec un homme, nommé Boubakar, qui lui aussi avait résisté aux coups. Puis j’ai le vague souvenir que Soleiman, très en colère, est parti avec cet homme et qu’ils ont marché longtemps, très longtemps. Ensuite, nous sommes remonté dans un second camion, Soleiman avait peur. Peur de ne pas arriver à destination, peur de rompre la promesse qu’il a faite à Jamal. Après deux jours, lorsque le camion s’était arrêté, Soleiman a fait une chose très surprenante. Il est sorti du camion, s’est précipité sur un homme l’a ensuite frappé, l’a volé pour ensuite s’enfuir avec tout ce qu’il avait pris. Je sentais qu’il avait plus peur que jamais. Puis le camion a continué de rouler, et s’est arrêter. A partir de ce moment là, à partir du moment même où Soleiman est descendu et s’est éloigné en marchant, tout a changé. Je le sentais bouleversé, perdu dans ses pensées. Quand tout à coup, arrivé sur un marché, il s’approchait d’un homme assis puis avait murmuré << Massambalo >>, trois fois de suite. Dés lors que l’homme avait acquiescé, je sentis de l’espoir et du bonheur, ce que je n’avais jamais sentis ni sur Soleiman, ni sur Jamal. Puis Soleiman me tira délicatement de son cou pour me déposer sur celui de l’homme, qui répondait au nom de Massambalo. Je m’étonnais pour la seconde fois de cette séparation, mais une fois de plus, j’avais le sentiment d’être plus utile. Quelques instants plus tard, je sentis une main, des doigts, fins et longs se poser sur mes perles vertes. Je ne me doutais pas que ce serait la dernière fois.

Les instants qui suivirent, furent les derniers, ils sont très vagues. Je me souviens que Massambalo marchait, pendant quelques minutes. Puis il y a eu un choc. Nous sommes tous les deux tombés, brisés sur la route.

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