Jeux et voyages

5 12 2013

Le bulletin Thot cursus de la semaine est consacré aux voyages. L’occasion de découvrir plusieurs ressources intéressantes en lien avec les langues et /ou le jeu. Sélection dans la sélection:

La SNCF a donc développé le site Voyageur responsable, une plateforme pour apprendre à devenir des touristes éthiques.

Des scénarios pédagogiques en géographie avec l’utilisation des TICE

Scénario pédagogique ludique visant la compréhension écrite et l’expression orale, la connaissance de la culture et de la civilisation marocaines.

La trousse Voyage à la découverte du continent africain.

Ma préférence personnelle va à ces deux dernières ressources, qui permettent de découvrir la richesse francophone et se positionnent d’emblée sur le terrain pédagogique, mais si j’ai cité aussi les deux premières c’est qu’elles me semblent offrir des pistes intéressantes d’exploitation en classe…

 




Paris en jeux

26 10 2013

Ce n’est pas parce que l’on visite une expo sur le jeu vidéo que l’on ne pense plus à d’autres types de jeu… À la librairie de la Cité des sciences et de l’industrie, j’ai feuilleté divers ouvrages qui m’ont semblé intéressants pour parler de Paris à une classe d’enfants. On pourrait les lire, les faire lire, faire fabriquer des cartes et les jeux qui vont avec, faire fabriquer le livre équivalent  pour la ville où se trouvent les apprenants…

D’abord, un livre-jeu :  Paris y es-tu, dès 4 ans, sur le principe des livres « Où est Charlie ? ». Avantage : comme c’est un livre qui donne la priorité aux images, on pourrait facilement tranposer celles-ci sur videoprojecteur et chercher ensemble, en grand groupe,  le petit chien Potchi, tout en commentant les lieux « visités ».

Livre jeu Paris y es tu

Paris en s’amusant est un titre qui propose quant à lui un parcours à travers les âges de la capitale à travers des mots croisés, des coloriages, des quiz, un labyrinthe, des jeux des sept différences, etc.

Paris en samusant

Si vous voulez un jeu prêt à l’usage, voyez Le jeu de l’oie des monuments de Paris, qui combine un joli plateau de jeu et un livret avec des explications. Un peu allergique moi-même aux jeux de l’oie, trop galvaudés pédagogiquement, je n’ai pas cédé à la tentation. Mais vous n’êtes pas obligé(e-s) de partager mes réticences !

Jeu de loie monuments de Paris

J’ai pour ma part craqué et acheté Il était une fois Paris, qui retrace les grandes lignes de l’histoire de la capitale. Joliment illustré, il permettrait de fabriquer avec des enfants de 8 à 12 ans des frises chronologiques (façon le jeu Timeline), de comparer ce qui est raconté à ce qui se passait ailleurs à la même époque, etc.

Il etait une fois Paris

Vous trouverez ces ouvrages en librairie (dont les librairies en ligne…).

Pour découvrir d’autres livres pour découvrir Paris, et même de recommandations de librairies, consultez l’article de Violaine Ballivy dans La Presse, daté de mars 2012 mais toujours d’actualité.

Et petit bonus : ClimWay Paris, un jeu sérieux sur la ville de Paris, jeu dont vous pourrez lire un compte rendu ici.




Les adjectifs les plus courants

26 10 2013

Grâce à Laura je découvre un nuage de mots proposé par Le français et vous (https://www.facebook.com/lefrancaisetvous)

 

Adjectifs courants

Il s’agirait des adjectifs les plus courants en langue française… Allez savoir si c’est statistiquement vrai, le fait est que la liste est intéressante et la présentation sympa, et que cela se prête à des jeux. Par exemple: être le premier à trouver cinq adjectifs… positifs, correspondant à un état d’esprit, “transparents” (c’est-à-dire très proches de la L2), invariables au féminin, etc. Ou encore, tirer un adjectif au hasard (on aura préparé des petits papiers), le faire deviner (en le mimant ou en le dessinant) au reste de la classe qui a sous les yeux le nuage de mots.




Les 30 plats préférés des Français

8 10 2013

Encore un corpus intéressant à exploiter… Les 30 plats préférés des Français, nous dit-on. Allez savoir si c’est statistiquement vrai, mais cela ouvre l’appétit, permet de travailler la description, l’explication, les conseils, l’expression des goûts et des préférences, l’interculturel et j’en passe.

Quelques idées en vrac:

* Classer les recettes selon différents critères: celles que l’on connaît, celles que l’on aime, celles que l’on voudrait goûter, celles que l’on ne goûterait jamais, celles qui semblent faciles à réaliser, celles dont un équivalent existe dans la culture maternelle, celles que l’on choisirait pour un repas pour le groupe, celles dont on connaît les ingrédients, celles qui sont d’origine non française…

* Donner une liste des courses (obtenue à partir de la recette) et faire deviner quel est le plat correspondant.

* Donner la liste des ingrédients avec un ou deux intrus et faire identifier ces derniers.

* Reconstituer une recette dans le désordre.

* Faire dresser le palmarès des plats préférés dans la classe et le comparer à celui-ci.

* Faire décrire son plat préféré parmi ceux du corpus pour que les autres le devinent…

Au début, vous devrez visionner une vidéo publicitaire de 30 secondes; après, vous aurez un diaporama des plats, avec les liens vers la recette à chaque fois…

Voici les 30 plats:

PlatsPreferes01

 

PlatsPreferes02

PlatsPreferes03

PlatsPreferes04

PlatsPreferes05

PlatsPreferes06

 

http://cuisine.journaldesfemmes.com/gastronomie/les-30-plats-preferees-des-francais/




Histoires vraies de la Méditerranée

7 10 2013

Voici une mine d’histoires… vraies! à exploiter sans modération en classe de FLE.

Il s’agit d’histoires courtes écrites ou orales (maximum 5 pages, souvent beaucoup moins, ou 10 minutes, souvent beaucoup moins), déposées par les habitants des treize pays qui bordent la Méditerranée. Il y a beaucoup d’histoires en français. Elles sont le plus souvent touchantes, parfois drôles, parfois tragiques, parfois insolites. Écrites par des « non-professionnels », elles sont presque toujours écrites ou dites dans une langue simple. Elles peuvent donner lieu à des activités de compréhension mais, surtout, elles peuvent déclencher des activités de production (un mini-projet d’histoires vraies dans la classe).

Pour en savoir plus sur cette initiative, très sympa, consultez sur le site la description du projethttp://www.mp2013.fr/histoiresvraies/quest-ce-quune-histoire-vraie/

On peut accéder à la liste complète des histoires ou choisir un parcours thématique.

Pourquoi ne pas organiser des équipes, qui découvriront 5 à 7 histoires puis choisiront celle qu’ils souhaitent partager avec leurs camarades (petite synthèse orale et/ou écrite, illustrée, mise en scène, continuée, transformée…). Puis faire écrire à chacun sa propre histoire vraie (ou soi disant vraie)…




À propos de Québec: si tu connais ça…

20 09 2013

Toujours à propos de Québec, je cherchais une image pour illustrer le prochain billet puis je suis tombée sur plusieurs listes assez drôles qui sont d’excellents corpus à découvrir en classe pour travailler l’interculturel. Lecture, explication, discussion, puis élaboration de la liste locale, voilà la démarche la plus évidente… plus d’autres jeux avec des corpus, dont je vous ai promis la liste (et je tiendrai parole un de ces jours, pas la semaine des quatre jeudis mais presque, hoho)

Petite sélection d’une dizaine de phrases (pour voir plusieurs versions de la liste, beaucoup plus longues, suivez le lien: http://pvtistes.net/forum/cafe/15683-si-tu-connais-ca-tu-vis-au-quebec.html)

Tu vis au Québec si…

  • tu as déjà porté un manteau d’hiver et des shorts en même temps.!
  • tu mesures les distances en heures.
  • tu es capable de conduire à 80km dans une tempête de neige sans broncher.
  • tu connais les 4 saisons : Presque l’Hiver, l’Hiver, Encore l’esti d’Hiver et les Travaux Routiers.
  • tu trouves une température de moins 6 degrés Celsius juste un peu frisquet.
  • tu entends quelqu’un commencer une phrase en français et la finir en anglais.
  • tu installes des lumières de sécurité sur ton garage et ta maison mais tu laisses les deux dévérouillés en tout temps.
  • tu mets «lâ lâ » à chaque fin de phrase.
  • tu dis « la bus, la job et je m’en vâ ».
  • tu vas à la pharmacie pour acheter des timbres et des gâteaux.



L’odorat, ce grand absent

8 09 2013

Vous ne trouvez pas qu’il y a parfois de grands absents, en classe de langue, et que l’odorat et les expériences olfactives en font partie? Les odeurs, bien sûr, sont là (ah, ces souvenirs olfactifs à savourer, oublier, cacher ou revivre!), mais on en parle peu et on ne les exploite guère. Alors, pour aborder la question (parler ou ne pas parler, là est la question?), pourquoi ne pas se laisser entraîner le lien en lien en partant des textes d’un blogue tenu par Céline Ellena, un parfumeur de métier, qui écrit avec minutie et style des Chroniques olfactives (séjour dans une chambre d’hôtel, ouverture de sachets de bonbons, voyage en métro…). Une mine pour l’interculturel, aussi. Et de quoi mettre en place une approche actionnelle, en faisant apporter en classe de quoi  sentir, flairer, humer… de quoi décrire, raconter argumenter et j’en passe…




Faire un break

8 09 2013

Vous l’aurez compris, j’ai emprunté plusieurs numéro de Ça m’intéresse à la biblothèque. Et il y a vraiment beaucoup d’idées à exploiter pour la classe de langue…

Par exemple, le nº 378 (août 2012), consacre un dossier au besoin de faire une pause dans la vie (un break, en parfait franglais). Voici donc un corpus tiré de la revue, que vous saurez utiliser en classe (je vous promets pour les semaines à venir un récapitulatif d’idées de jeu autour des corpus divers, notamment des jeux de cartes mais pas seulement).

Pour faire un break, donc, il est possible de…

  • Déconnecter de l’actualité (au moins de temps en temps).
  • Ne rien faire (mais vraiment rien, c’est plus dur qu’on ne le pense).
  • Entamer un jeûne (avec précaution).
  • Couper Internet el le téléphone (au moins un jour par semaine).
  • S’offrir une année sabbatique (pour avoir le temps de réaliser ses rêves).
  • Arrêter l’alcool.
  • Essayer la sieste (moins de 30 minutes, tous les jours ou presque).
  • Rejouer à l’homme primitif (pour être confronté à des situations extrêmes et retrouver son instinct de survie).
  • Écrire son journal (pour faire un bilan des événements qui nous ont marqué et des émotions qu’ils ont provoquées en nous).
  • Faire un break amoureux (s’éloigner et se construire individuellement pour mieux se retrouver).
  • Pratiquer trois minutes de respiration (en pleine conscience).
  • Trouver sa tasse de thé (autrement dit, identifier sa passion, et la pratiquer, même à petites doses).
  • Faire une retraite spirituelle ou s’accorder un week-end chez soi avec un programme précis de lecture et réflexion , pour faire le point sur sa vie, se retirer du tumulte du monde).
  • Prendre une dose de vitamine G (où G=green; soit reprendre contact avec la nature).
  • Trouver le hobby qui vous convient (développer sa créativité, se créer une soupape contre le stress…).
  • Dire merci (et identifier les raisons de la gratitude que nous ressentons).
  • Se coucher par terre une fois par jour (cette position peu commune permet de rompre avec le modèle neurologique habituel, de se poser, de se re-poser…).
  • Changer de sport (varier, en s’adaptant à la saison).
  • Travailler à temps partiel (pour réorganiser ses priorités).
  • Modifier son itinéraire (ppour solliciter la zone antérieur du cerveau, celle du mode adaptatif).
  • Parler à de nouvelles personnes (pour sortir de sa zone de confort et développer ses capacités d’adaptation).
  • Prendre rendez-vous avec soi-même (pour se remettre en question).
  • Déménager (pour éviter trop de prévisibilité).
  • Rompre avec la ville (pour retrouver la juste valeur des choses).
  • Rencontrer d’autres cultures (pour relativiser).
  • Prendre des vacances (en donnant la priorité au repos).
  • Changer de travail (mais un changement aussi radical ne s’improvise pas).
  • Marcher au vert (pour rester plus ouvert au monde qui nous entoure).
  • Partir seul (pour faire un bilan, identifier ses envies).

Pour retrouver la version intégrale de l’article, avec le commentaire détaillé de chaque item,  il vous faudra lire la revue.

Idées d’expoitation en vrac: identifier dans la liste les stratégies que chacun a déjà testées, identifier celles qu’on n’utiliserait jamais et dire pourquoi, compléter la liste, argumenter en faveur de telle ou telle stratégie, mimer une stratégie pour que le groupe la reconnaisse, raconter une anecdote liée aux breaks que l’on s’est accordés dans la vie.




Un texte fascinant et inquiétant

2 09 2013

pour mettre en place un travail autour des stratégies de lecture, ou un débat, ou une révision des temps du récit, selon diverses dynamiques de jeu ou avec une procédure plus classique…

Le cerveau humain commandé à distance

Des idées d’exploitation pédagogique? Partagez-les avec nous grâce à la fonction « Commentaires »…




Une image, des activités

1 06 2013

Je découvre sur Facebook et grâce à Ro* une image sympa, qui reprend les silhouettes plus ou moins célèbres de treize villes.

https://m.facebook.com/photo.php?fbid=542084349160009&id=224132780955169&set=a.224265794275201.49217.224132780955169&__user=787537297

J’espère que cette image vous inspire autant qu’elle le fait pour moi…

Je pense qu’il serait possible, par exemple, de l’utiliser lors de la sensibilisation à propos de plein de sujets: les apprenants reconnaissent-ils la ville (évidemment, il faudrait effacer les noms)? dans quel pays se trouve cette ville? quelle est la nationalité des gens de ce pays? quels gens célèbres de cette nationalité connaissent-ils? les apprenants ont-il voyagé ou aimeraient-ils voyager dans ces villes? pourquoi? quels sont les monuments qui permettent de reconnaître la ville? quels événements mémorables les apprenants associent-ils à ces villes? quelles sont les villes qui manquent? quels monuments faudrait-il inclure dans la silhouette des villes manquantes? une ville vaut-elle par les monuments et autres bâtiments célèbres qu’elle héberge? les apprenants pourraient-ils réaliser une affiche à propos de leur ville à partir de la silhouette correspondante? ou encore: les participants sont-ils capables de faire deviner l’un des monuments illustrés sans recourir à la langue mais uniquement au langage corporel? et si on préparait un diaporama avec des objets emblématiques de notre ville, de notre pays, de notre langue, de…?

Bref, de quoi parler et surtout s’exprimer pendant des heures, en visant les objectifs les plus divers…