Histoires vraies de la Méditerranée

7 10 2013

Voici une mine d’histoires… vraies! à exploiter sans modération en classe de FLE.

Il s’agit d’histoires courtes écrites ou orales (maximum 5 pages, souvent beaucoup moins, ou 10 minutes, souvent beaucoup moins), déposées par les habitants des treize pays qui bordent la Méditerranée. Il y a beaucoup d’histoires en français. Elles sont le plus souvent touchantes, parfois drôles, parfois tragiques, parfois insolites. Écrites par des « non-professionnels », elles sont presque toujours écrites ou dites dans une langue simple. Elles peuvent donner lieu à des activités de compréhension mais, surtout, elles peuvent déclencher des activités de production (un mini-projet d’histoires vraies dans la classe).

Pour en savoir plus sur cette initiative, très sympa, consultez sur le site la description du projethttp://www.mp2013.fr/histoiresvraies/quest-ce-quune-histoire-vraie/

On peut accéder à la liste complète des histoires ou choisir un parcours thématique.

Pourquoi ne pas organiser des équipes, qui découvriront 5 à 7 histoires puis choisiront celle qu’ils souhaitent partager avec leurs camarades (petite synthèse orale et/ou écrite, illustrée, mise en scène, continuée, transformée…). Puis faire écrire à chacun sa propre histoire vraie (ou soi disant vraie)…




L’odorat, ce grand absent

8 09 2013

Vous ne trouvez pas qu’il y a parfois de grands absents, en classe de langue, et que l’odorat et les expériences olfactives en font partie? Les odeurs, bien sûr, sont là (ah, ces souvenirs olfactifs à savourer, oublier, cacher ou revivre!), mais on en parle peu et on ne les exploite guère. Alors, pour aborder la question (parler ou ne pas parler, là est la question?), pourquoi ne pas se laisser entraîner le lien en lien en partant des textes d’un blogue tenu par Céline Ellena, un parfumeur de métier, qui écrit avec minutie et style des Chroniques olfactives (séjour dans une chambre d’hôtel, ouverture de sachets de bonbons, voyage en métro…). Une mine pour l’interculturel, aussi. Et de quoi mettre en place une approche actionnelle, en faisant apporter en classe de quoi  sentir, flairer, humer… de quoi décrire, raconter argumenter et j’en passe…




Ne ratez pas la web-série « Des jeux en classe de FLE »

12 04 2013

Merci à Thomas L de m’avoir fait découvrir Des jeux en classe de FLE, « une web-série consacrée aux usages pédagogiques de jeux de société en classe de FLE« , et réalisée par l’Institut français de Pologne, en partenariat avec les Zexperts de Varsovie et France Horizons, entreprises montées par des professeurs de FLE indépendants.

Le premier épisode consacré à est consacré à Speech, « le jeu qui se la raconte »…

Le tout est accompagné d’une courte interview des 3 créateurs de la série.

De quoi s’agit-il? Sur la base du princpipe de Tric Trac, le webzine des jeux de société, les porteurs de ce projet ont filmé une courte capsule (6’13 minutes), au cours de laquelle ils présentent le jeu Speech de manière très complète et motivante:

  • mise en jeu,
  • présentation générale,
  • présentation des variantes déjà prévues,
  • présentation d’autres suggestions pédagogiques spécifiquement conçues pour la classe de FLE,
  • récapitulatif.

Bref, une démostration très complète d’un jeu, depuis une perspective spécifiquement FLE, par des profs en exercice! Ils m’ont donné envie de les inviter chez moi, pour qu’ils réalisent des capsules à propos de tous les jeux que je ne vous ai pas encore présentés, hihi.

Mes deux « critiques » n’en sont pas vraiment: d’une part, je leur suggérerais un titre plus court et accrocheur que « Des jeux en classe de FLE »; d’autre part, même si le second épisode est prévu en fonction des réponses obtenues, c’est encore un peu tôt pour parler d’une « série ». Maintenant qu’il nous l’ont promis à travers le nom choisi, il leur faudra tenir parole! Je m’engage quant à moi  à vous prévenir dès que j’aurai d’autres nouvelles de cet excellent projet, réalisé de manière simple mais efficace.

PS1 Tel que vous le lirez dans le commentaire, il s’agit bien d’une série, et cinq épisodes ont été tournés à ce jour. Nous attendons les quatre prochains épisodes (et les suivants!) avec impatience.





Paris vs New York: exploitation pédagogique

17 10 2012

Il y a quelques semaines déjà, je vous signalais un document vidéo intéressant pour travailler la dimension interculturelle (voir ici le billet du 19 septembre 2012).

Lors des ateliers en Colombie, nous avons joué à « Le dernier sera le premier » (pour une description détaillée du jeu, voyez mon livre Le jeu en classe de langue, Paris, CLE International, 2008). En bref, il s’agit pour les équipes de joueurs d’être la dernière à dire quelque chose de pertinent par rapport au document de départ. Ici, le clip vidéo « Paris vs New York ».

Après un seul visionnement, on demande aux participants d’évoquer les oppositions illustrées mais aussi éventuellement leurs explications.

Par la suite, après le jeu, on les invite à trouver des équivalences France-X (X étant le pays où se déroule le cours) à partir de catégories identiques ou différentes.

Pour vous faciliter le travail, voici la liste des oppositions illustrées dans le clip :

 

  1. Expresso/Americano
  2. Baguette/Bagel
  3. Orientation (enchevêtrée)/Location (carrée)
  4. Métro/Subway
  5. Macaron/Cupcake
  6. Depardieu/De Niro
  7. Samedi soir (vin)/Saturday night (bière)
  8. Quasimodo (Notre-Dame)/King Kong (Empire State Building)
  9. Croque-monsieur/Hot dog
  10. Porte-bonheur/Sh*it
  11. Novembre (grisaille)/November (ciel bleu)
  12. Hiver (à peine enneigé)(Winter (très neigeux)
  13. Attendez (piéton)/Don’t walk (main)
  14. Traversez/Walk
  15. C’est magnifique (regards vers le sol)/Wow, look ! (regard vers le ciel)
  16. Aznavour/Sinatra
  17. Mona Lisa/Les Demoiselles
  18. Pyramide (du Louvre)/Cube (Apple)
  19. Godard/Woody
  20. Jean-Paul (rayures bleues)/Ralph (rayures rouges)
  21. Roland-Garros/US Opne
  22. Parc des Princes/Giants Stadium
  23. Conversation /Dialogue (plus animé)
  24. Pourboire (radin)/Tip (génereux)
  25. CDG/JFK



Paris vs New York: comparer les cultures

19 09 2012

Et je découvre sur le compte Facebook de Francparler (salut, les copains!) une vidéo très sympathique, sans paroles, où l’on compare Paris et New York. Ça s’appelle justement Paris vs New York… 

Pour l’exploiter en classe, deux idées me viennent: soit visionner JUSTE UN CÔTÉ DE L’ÉCRAN et faire retrouver le contenu de l’autre (ou encore, pour les bricoleurs, imprimer les écrans, découper en deux, montrer une moitié…); soit faire retrouver les catégories puis faire fabriquer la version locale. Pour Paris vs Mexico cela donnerait par exemple… expresso vs café de olla, baguette vs bolillo ou telera… À vous de trouver la suite à l’aide des apprenants (et d’associer l’activité aux objectifs qui vous conviennent)!




Des souvenirs de formation… et de belles idées de jeu pour la classe

31 05 2012

Catherine Hardy, dont le blogue Histoires de jouer a déjà été cité ici, vient de consacrer un billet à ses souvenirs de formatrice FLE. Elle y égrène cinq idées de jeu très simples, sans matériel particulier, qui étaient cependant très efficaces (j’y crois pleinement: c’est souvent les jeux les plus simples qui fonctionnent le mieux, car le prof n’est pas enclin à faire une confiance aveugle à un support pédagogique mais est encouragé à créer une authentique dynamique de jeu).

Si les rébus ou l’interprétation loufoques de sigles sont des idées efficaces mais assez connues (si vous n’avez jamais essayé, vous devriez…), le portrait-robot est déjà moins classique et le tu/vous ou la collection d’exceptions sont des jeux que je n’avais jamais rencontrés, d’une simplicité fascinante et que j’ai envie de tester très vite (oh, dommage, c’est bientôt les vacances, ha ha!)…

PS1 Un plus: toutes les idées conviennent à tous les niveaux de langue et à beaucoup de langues. Car il faut savoir que le tu/vous, ça ne marche pas en anglais (par contre, c’est très utile pour des apprenants anglophones qui ont justement du mal avec une distinction qu’ils ne connaissent pas), et les sigles, ça ne marche pas en chinois.

🙂

PS2  Je tiens à préciser que pour moi, jeu de formation ne rime pas nécessairement avec jeu de société: les jeux de plateau font partie d’une panoplie bien plus large, dont les jeux sans matériel comme ceux proposés par Catherine et qui marchent parfois bien mieux!




Qui est-ce? avec des Lego

24 03 2012

Mario me fait découvrir cette énigme sympathique qui pourrait être utile dès le niveau A1:  on  présente les séries de personnages une par une et on demande aux apprenants organisés par équipes de 3 à 4 de découvrir l’identité des personnages représentés. Lorsqu’une équipe pense avoir trouvé la réponse, elle la justifie à l’oral: « Ce sont les Simpson. Il y a Homer, le père; il est petit et blond, il porte un jean et un t-shirt; la suivante, c’est Marge, la femme d’Homer, qui a les cheveux bleus; elle porte une robe verte; ensuite, il a a leurs trois enfants, Bart, Lisa et la petite  Maggie… » Avec des apprenants un peu créatifs, apportez les Lego: au groupe de découvrir les personnages proposés par les uns et les autres…

PS Ce qui serait vraiment génial, ce serait que vous preniez le temps de fabriquer les personnages avec de vrais Lego: succès assurè, même auprès d’un public adulte!

Pour retouver les images une par une , allez sur La boîte verte.

Besoin d’aide? Voici les réponses, d’après moi… Mais ne les lisez qu’après avoir fait l’effort de trouver par vous-même!

NE

 

TRI

CHEZ

 

PAS

 

1. La famille Simpson.

2. Les tortues Ninja (Raphael, Leonardo, Michelangelo, Donatello).

3. Les personnages de South Park (Eric Cartman, Kyle Broflovski, Stanley March, dit Stan, Kenneth McCormick, dit Kenny).

4. Les Schtroumpfs (le grand Schtroumpf, la Schtroumpfette).

5. Astérix, Idéfix et Obélix.

6. Ernest et Bart (personnages de 1, rue Sésame).

7.  Donald Duck et ses neveux  Riri, Fifi et Loulou.

8. Les frères Dalton et Lucky Luke.

 




C’est mimi, c’est mignon, c’est Minimagem

6 11 2011

Merci au CCC-IFAL de nous faire découvrir les sites les plus variés. Cette fois-ci, c’est Minimagem, un site bilingue (français-portugais) destiné aux enfants de 4 à 10 ans, superbement illustré, et dont plusieurs activités peuvent être exploitées en classe de langue. Il y a peu de matériel, mais il est de grande qualité.

J’ai bien aimé par exemple la section « Détails », dont est issue l’image suivante…

Il y a des jeux de contraires, des jeux de détails, des jeux pour compter des objets, des jeux sur la nature, des devinettes, de mots d’enfant, un atelier pop-up et des BD…

Vous allez aimer la section « cadeaux », avec 2 jeux-cadeaux à imprimer, dont un jeu de cartes des métiers et « Drôles de bêtes« , sur le même principe que le jeu « Qui est-ce? ». La règle du jeu est comprise…

 




Space Invader ou l’art dans la rue

6 10 2011

Lecteurs assidus, vous connaissez mon penchant pour le travail sur l’art, auquel j’ai consacré déjà  plusieurs billets. Grâce au CCC-IFAL, je découvre un intéressant article sur Space Invader, « artiste contemporain français le plus populaire sur le Net en 2011 ».

Plusieurs exploitations pédagogiques sont possibles, ludiques ou non.

Pour commencer, travail de réception de l’écrit à partir du niveau A2, avec des questions simples: quelle est la nationalité de l’artiste, quel âge a-t-il, depuis combien de temps pratique-t-il le street art à travers le monde, en quelle année a-t-il demarré le projet,  où a-t-il étudié, quel type de matériau utilise-t-il, où a-t-il posé son 1000e space invader, pourquoi ne répond-il plus à chaque courriel…? Puis travail d’interaction orale et de production écrite par petits groupes pour imaginer l’identité de cet artiste qui cache son nom: d’où vient-il, pourquoi se cache-t-il, comment est-il, a-t-il un autre métier dans la « vraie vie »? Peu importe ici la véracité de l’info, il ne s’agit pas de deviner juste mais de créer librement. Finalement, production orale: chaque équipe présente « son » Space invader, interrogée par un panel de « journalistes » (le reste du groupe). Puis, éventuellement, on vote pour déterminer quelles sont les trois identités plébiscitées par les apprenants.

Il est possible aussi de commencer par l’interaction orale en grand groupe, en discutant autour des concepts d’art et de street art. Tous les lieux de production et d’exhibition de l’art se valent-ils? Qui légitime l’appartenance ou non d’une oeuvre, d’un artiste au domaine de l’art? qu’est-ce que l’art, finalement? Sujet apparemment assez pointu mais pouvant être facilement calibré en fonction du public, de préférence à l’aide de documents déclencheurs (photos d’oeuvres canoniques, d’oeuvres contemporaines appartenant ou non au street art). Vous trouverez pas mal d’idées d’artistes et d’oeuvres sur le site Délire de l’art dont est issu l’article sur Space Invader.

Possibilité également de faire un travail interdisciplinaire avec le prof d’arts plastiques (ou tout seul, comme un grand :-)): découverte de l’oeuvre de Space Invader, puis pastiches et explorations autour de la mosaïque du XXIe siècle…

Et vous, quelles autres idées nous donnez-vous?




Radiographie des sacs à main

26 09 2011

Dans un précédent billet, je vous avais déjà parlé du travail de Jean-Claude Kaufmann. Puis, en lisant le plus récent FDLM, je tombe sur le nouvel ouvrage de mon sociologue préféré (car ses livres se lisent comme des romans): Le Sac, chez J.C. Lattès.

Le sac par Kaufmann

À n’en pas douter, un sujet à exploiter dans une classe où prédominent les filles: que trimballe chacune dans son sac? quelle relation entretient-elle à cet objet personnel?

Soit vous lisez le livre t en tirez des idées d’activités, soit vous commencez par lire les chroniques du livre, par les partager avec la classe, puis vous en profitez pour lancer le débat…

Voici quelques comptes rendus du livre: