Teaching english with games

30 05 2012

Dernier billet de la journée, avec une info que je dois cette fois à Luis (mon équipe de « veilleurs » s’élargit sans cesse…). Voyez le site de Shelley Vernon, Teaching english with games (en anglais, faut-il vraiment le préciser?).

Site très commercial selon un style anglo-saxon, mais avec des idées et des ressources intéressantes. Il me semble que la réflexion théorique n’est pas très présente; par contre, la dimension pratique est très développée. Si je me procure ces ouvrages bientôt, je vous en dirai des nouvelles.




5000 artistes, 100000 tableaux

13 05 2012

Une aubaine pour la classe, ce Musée virtuel, avec des milliers d’images de milliers d’artistes classés par ordre alphabétique (nom du tableau, en anglais, ou  nom de l’artiste)… De quoi animer des heures et des heures de travail autour de jeux avec des images… Reste qu’il n’est pas indispensable d’avoir tant d’oeuvres ainsi réunies pour préparer une séquence intéressante.

Des idées? Vous en trouverez par exemple dans le billet que j’a consacré il y a un an au dossier pédagogique sur l’art proposé par LWP.

Vous pouvez lire aussi, sur papier:

  • BLANC, Nathalie.- « L’Enfant, les images et la langue » (p. 148-156), CALAQUE, Élizabeth.- L’Enseignement précoce du français langue étrangère. Bilan et perspectives.- Grenoble : Laboratoire de Linguistique et Didactique des Langues Étrangères et Maternelles / Université Stendhal Grenoble 3, 1997.- 171 p.
  • CÉLESTIN-URBAIN, Hervé et al.- « Images en jeux. Jeux communicatifs et grammaticaux à partir de matrices d’images », Le Français dans le monde nº 191.- fév.-mars 1985, p. 32-36.
  • FAURET, Catherine.- « Cartes à jouer », Le Français dans le monde nº 288.- avril 1997, p. 61-64.
  • VEVER, Daniel.- « Pile et face. Avec du papier, des images, de la colle… et des ciseaux », le Français dans le monde nº 243.- août-sept. 1991, p. 57-61.

Et finalement, quelques idées d’activités en vrac:

Bingo narratif

Avec des planches illustrant des éléments susceptibles d’être mentionnés dans le récit. Sur le principe du bingo, les participants essayent de remplir leur planche en indiquant les éléments de leur planche qui ont déjà été évoqués. Pour ne pas se répéter ni oublier d’éléments, il est utile que l’animateur ait un jeu de cartes correspondant aux images du jeu et s’en inspire pour improviser son histoire.

Commentaire étoilé

Individuellement ou par équipes. À partir d’une ou plusieurs images (photocopiées en 3-4 exemplaires et reproduites sur transparent). Chaque participant ou équipe reçoit une photocopie et un transparent vierge. Il faut produire en un temps donné (à ajuster en fonction du niveau des élèves et des objectifs visés) le maximum d’énoncés commentant l’image, puis les écrire sur son transparent. Ces énoncés doivent obéir à une contrainte imposée (à ajuster aussi). Chaque énoncé pertinent et correct vaut 1 point. Prévoir une correction en grand groupe.

Image mystérieuse

Deviner l’image tirée au sort en posant des questions auxquelles l’animateur ne peut répondre que par « oui » ou « non ».

Kaleidos

Trouver le plus grand nombre possible de mots illustrés sur l’image et commençant par la lettre indiquée.

Observe bien

Avec des planches illustrées. Par équipes. 2 minutes pour observer, puis 20 questions du genre « combien de… », « quel objet est… », « voit-on… ? ». Questions lues à voix haute, réponse par équipes et par écrit, puis vérification collective. De 16 à 20 bonnes réponses, « Bravo, vous êtes de très bons observateurs ! » ; de 10 à 15, « C’est bien, mais vous pouvez mieux faire » ; de 0 à 10, « Vous devez encore vous entraîner ».

Vous n’êtes pas dans votre assiette

CO associée à une vérification visuelle. Le professeur décrit à voix haute une image, en introduisant volontairement des invraisemblances. Dès qu’il y a erreur, les élèves doivent le signaler : le premier à le faire gagne un point.




Faire parler les chats

9 04 2012

Et je découvre gràce à Patricia le site humoristique Faireset, avec plein de clips vidéos dont les protagonistes sont des  chats « qui parlent ». Certains des clips sont très drôles… Pourquoi ne pas en montrer quelques-uns à vos élèves puis les inviter à imaginer et enregistrer les dialogues correspondants? Certains ados se reconnaîtront aisément, par exemple, dans « L’autorité parentale »

Proposition d’activité: sélectionnez trois vidéos de chats parlants, faites-les visionner en travaillant la compréhension des situations de communication (quel est le lien entre les chats, de quoi ils parlent, pour quoi faire, comment est utilisé le langage corporel, etc.). Enlevez ensuite le son et proposez aux apprenants de travailler avec le clip de leur choix, en inventant un nouveau dialogue. Donnez leur du temps ensuite pour vérifier la synchronie entre les images et le nouveau dialogue. Si vos moyens techniques le permettent, enregistrez les nouvelles versions. Si non, il suffit de visionner la vidéo sans le son tandis que chaque équipe lit sa version. On peut voter ensuite pour déterminer quelle a été la version la plus drôle, la plus originale, la plus vraisemblable, etc.

 




Vidi: un jeu d’association lexicale

8 04 2012

Je continue le rangement de mon bureau et passe donc au compte rendu d’un nouveau jeu: Vidi, édité par University Games. Je vous invite à en lire la critique rédigée par Freourslc sur La taverne du jeu. Je partage sa conclusion: « Vidi est un petit jeu sans prétention qui remplit bien ses objectifs. Malgré quelques défauts quant au matériel, vous vous trouverez en présence d’un assez bon jeu d’ambiance, servi par une mécanique efficace, que vous pourrez transporter partout avec vous, afin de vous amuser entre amis… A réserver cependant aux amateurs de jeux de mots. » Ladite mécanique est la suivante (toujours d’après Freourslc):

« l’un des joueurs lance les 12 dés, dont chaque face présente une image différente. La suite dépend du mode de jeu choisi. […] Dans le mode rapide, les 12 dés illustrés sont lancés. Les joueurs choisissent ensuite des paires de dés aussi rapidement qu’ils le peuvent, annonçant un mot composé, inspiré des deux images figurant sur ces dés. Par exemple, si l’un des dés représente une plage, et un autre un seau, on pourra former les combinaisons seau de plage, seau d’eau, seau de sable, et ainsi de suite. Lorsque les 12 dés ont tous été pris, les joueurs marquent autant de points qu’ils ont formé de mots. Dans le mode lent, les dés ne sont pas retirés du jeu. Au lieu de cela, chaque joueur inscrit sur une liste autant de mots composés qu’il parvient à en imaginer en un temps limité par l’écoulement du sable dans le sablier. Pour chaque mot composé unique (c’est-à-dire que personne d’autre n’a écrit), le joueur marque un point. »

vidi_02.JPG

Jeu assez pointu de collocations, je dirais qu’il peut être utilisé en classe de langue à partir d’un niveau B1, voire B2. Comme le chroniqueur de La taverne du jeu, je trouve dommage qu’il faille commencer par coller les étiquettes sur les dés: cela manque de robustesse lors d’une manipulation collective. Je pense aussi que la boîte est jolie mais trop grande (12 x 19,5 x 5 cm) alors que les 12 dés tiennent dans 3 x 3 x 4,5 cm. Bref, je dirais que le principe du jeu est sympathique, mais que ce n’est pas un jeu que j’inclurais dans un « Top 100 » des jeux pour la classe de langue, d’autant plus que les dés sont petits et rendent donc difficile un jeu en grand groupe. Autant choisir un corpus d’une centaine d’images à imprimer en format A4, à partir par exemple des liens suggérés ailleurs sur ce blogue (Educol ou le Dictionnaire visuel, entre autres).




Ludopáticos

6 04 2012

Pour clore la série de billets, j’ajoute une mention au site Ludopáticos, en espagnol, qui offre la possibilité de suivre l’actualité des jeux de société grâce à LudoMundos (à travers Google, Twitter et Facebook).

Sur leur compte Facebook, par exemple, l’une des entrées d’aujourd’hui est consacrée à un site permettant de créer ses propres cartes de jeu (Artscow). À découvrir!




Onirim

6 04 2012

Je termine ma liste de comptes rendus de la journée par Onirim, un jeu au graphisme très séduisant mais qui se démarque des précédents par sa règle, bien plus élaborée. Voici comment on le présente sur le site de l’éditeur, Filosofia.

« Vous pouvez vous promener à travers les chambres des rêves, tout en espérant que la chance vous dévoile les portes. Vous pouvez aussi vous attarder dans chaque type de pièce. Dans tous les cas, vous affronterez les cauchemars qui hantent les corridors du labyrinthe. Onirim est un jeu de cartes solitaire et coopératif : le ou les joueurs doivent vaincre le jeu et amasser les cartes Porte avant que la pioche ne s’écoule ! »

Trop difficile de vous l’expliquer ici: allez plutôt voir de quoi il retourne grâce à cette vidéo de deux minutes. Les billets qui lui sont consacrés sur la Toile sont généralement très favorables (consultez par exemple , le compte rendu d’Onirim sur Ludopáticos, en espagnol). Je n’en dirai pas plus car ce jeu présente deux inconvénients de taille pour la classe de langue: il doit se jouer seul ou à deux, qui plus est en silence! Alors, joueurs, découvrez Onirim, mais profs de langue à la recherche de jeux pour la classe, passez votre chemin. À moins que vous n’ayez des idées d’exploitation pédagogogique à partager?




Dixit

6 04 2012

Très beau jeu de plateau qui m’a séduite par la qualité du graphisme, Dixit est un jeu de Jean-Louis Roubira édité par Libellud. Il a obtenu entre autres   le prix 2010 Spiel des Jahres décerné par Kritikerpeis.

Le principe de jeu est original: le meneur (le conteur) énonce une phrase inspirée de l’une des 6 images disponibles; les autres participants doivent essayer d’identifier la carte correspondante, puis votent. Si tous les joueurs identifient la carte ou aucun d’entre eux ne réussit, tous les joueurs sauf le conteur gagnent deux points. Par contre, si seuls certains joueurs réussissent, le conteur et les joueurs ayant deviné remportent trois points. On remporte aussi des points si son image a été choisie…

Un niveau A2 devrait suffire…

J’ai joué une partie en famille, il y a quelques mois, et j’avour que je n’ai pas été enthousiasmée (c’est un avis personnel et d’autres pourraient me contredire à juste titre). Par contre, je continue de trouver que les images sont particulièrement belles et j’utiliserai sans doute ce corpus pour un jeu narratif lorsque l’occasion s’en présentera.




Les mots des maux

26 02 2012

Toujours sur le même principe que les deux billets précédents, à partir de la question: Et vous, quand vous vous sentez malade, que faites-vous ? Si vous cherchez une idée d’activité, lisez l’avant-dernier billet avant celui-ci…

Bon, vous l’aurez compris, il suffit de visiter le compte Facebook de Le français avec TV5MONDE pour y trouver ce type de matériel et plein d’autres ressourcves encore, à vous d’aller découvrir tout cela seuls comme des grands.




Votre ville préférée

26 02 2012

Sur le même principe que le billet précédent, voyez aussi « Si vous deviez étudier dans une ville étrangère quel serait votre choix et pourquoi ? « 

 




Votre moyen de transport préféré

26 02 2012

Je découvre grâce à Richard l’image suivante, parue sur le mur Facebook de Le français avec TV5 Monde suivie d’une simple question… « Le métro est certainement le moyen de transport le plus utilisé à Paris. Et vous ! Quel est celui que vous préférez ? » En un rien de temps, 74 commentaires venus des quatre coins du monde ont fusé… Pourquoi ne pas inviter vos étudiants à réagir aussi? Au Mexique, et plus précisément à Mexico, mes étudiants parleraient sans doute du Métrobus (bus à arrêts fixes sur voies confinées), les peseros (boîtes à sardines qui s’arrêtent n’importe où et font un peu n’importe quoi…), du « train léger », du covoiturage, du taxi, du « Pumabus » (bus interne sur le campus de l’UNAM), de l’ecobici (sur le même principe que le Vélib’ parisien)… Intéressant de comparer avec d’autres régions du monde. De quoi aborder l’interculturel dès les tout premiers niveaux.

Une possibilité de jeu? Tout simplement, organiser des équipes de trois apprenants, leur donner deux à cinq minutes (selon le niveau de langue) pour dresser la liste la plus longue possible de transports imaginables (dictionnaires acceptés). Ensuite, comparer la liste à celle ci-dessus: compter 1 point pour toute bonne réponse, 2 points par réponse non incluse sur l’image et jugée valable par la classe (même si une autre équipe l’a trouvée), 3 points par réponse correcte, jugée valable et que personne d’autre n’a trouvée. Puis éventuellement lancer des mini-sondages en parallèle  pour établir… le transport majoritairement préféré et détesté dans la classe, le transport majoritairement utilisé, le transport que personne n’a jamais utilisé, le transport que tout le monde aimerait utiliser un jour, etc. Puis, pour le splus avancés, enchaîner sur le débat des transports et l’écologie, etc…