Les termes empruntés au monde animal

19 08 2011

Mon amie Nuria vient de partager avec moi un petit texte amusant, où sont utilisées à foison les expressions idiomatiques liées au monde animal.

Pour revoir le vocabulaire des animaux, comparer les expressions en langue française ou en langue maternelle, travailler sur le rôle des expressions idiomatiques, pratiquer la paraphrase… ce sera parfait. Je vous propose ici deux versions à trous: la version avancée, ayant pour seuls indices la liste des animaux à replacer; la version intermédiaire, où le nombre de lettres est indiqué… Puis la version complète, bien sûr.

Version avancée

(Voyez plus bas la liste d’animaux)

Que vous soyez fier comme un ________, fort comme un ________,  têtu comme une ________, malin comme un ________, chaud ________ou fine ________, vous êtes tous, un jour ou l’autre, devenu ________pour une ________aux yeux de ________.

Vous arrivez frais comme un ________à votre premier rendez-vous et là, pas un ________ ! Vous faites le pied de ________, vous demandant si cette ________vous a réellement posé un ________. Le type qui vous a obtenu ce rancard, avec lequel vous êtes copain comme ________, vous l’a certifié :

« Cette ________a du ________, une vraie ________ ! » C’est sûr, vous serez un ________mort d’amour. Mais tout de même, elle vous traite comme un ________.  Vous êtes prêt à gueuler comme un ________, mais non, elle arrive.

Bon, dix minutes de retard, il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un ________. Sauf que la fameuse ________, avec sa crinière de ________, est en fait plate comme une ________, myope comme une ________, elle souffle comme un ________et rit comme une ________.

Vous restez muet comme une ________.  Elle essaie bien de vous tirer les ________du nez, mais vous sautez du ________à l’________ et finissez par noyer le ________. Vous avez le ________, envie de verser des larmes de ________. Vous finissez par vous inventer une fièvre de ________qui vous permet de filer comme un ________. Vous avez beau être doux comme un ________, faut tout de même pas vous prendre pour un ________!

Version intermédiaire

(Voyez plus bas la liste d’animaux)

Que vous soyez fier comme un _ _ _, fort comme un _ _ _ _ ,  têtu comme une  _ _ _ _, malin comme un  _ _ _ _ _, chaud  _ _ _ _ _ou fine  _ _ _ _ _ _, vous êtes tous, un jour ou l’autre, devenu  _ _ _ _ _ _pour une  _ _ _ _ _ _aux yeux de  _ _ _ _ _.

Vous arrivez frais comme un  _ _ _ _ _ _à votre premier rendez-vous et là, pas un  _ _ _ _ ! Vous faites le pied de  _ _ _ _, vous demandant si cette  _ _ _ _ _ _ _vous a réellement posé un  _ _ _ _ _. Le type qui vous a obtenu ce rancard, avec lequel vous êtes copain comme  _ _ _ _ _ _, vous l’a certifié :

« Cette  _ _ _ _ _a du  _ _ _ _ _, une vraie  _ _ _ _ _ _ _ _ ! » C’est sûr, vous serez un  _ _ _ _ _ _ _mort d’amour. Mais tout de même, elle vous traite comme un  _ _ _ _ _.  Vous êtes prêt à gueuler comme un  _ _ _ _ _ _, mais non, elle arrive.

Bon, dix minutes de retard, il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un  _ _ _ _ _ _. Sauf que la fameuse  _ _ _ _ _ _, avec sa crinière de  _ _ _ _, est en fait plate comme une  _ _ _ _ _ _ _, myope comme une  _ _ _ _ _, elle souffle comme un  _ _ _ _ _ _et rit comme une  _ _ _ _ _ _ _.

Vous restez muet comme une  _ _ _ _ _.  Elle essaie bien de vous tirer les  _ _ _ _du nez, mais vous sautez du  _ _ _ à l’_ _ _ et finissez par noyer le  _ _ _ _ _ _ _. Vous avez le  _ _ _ _ _ _ _, envie de verser des larmes de  _ _ _ _ _ _ _ _ _. Vous finissez par vous inventer une fièvre de  _ _ _ _ _ _qui vous permet de filer comme un  _ _ _ _ _ _. Vous avez beau être doux comme un  _ _ _ _ _ _, faut tout de même pas vous prendre pour un  _ _ _ _ _ _ !!

 

Voici la liste des animaux à utiliser pour remplir les trous

  1. agneau
  2. âne
  3. baleine
  4. bécasse
  5. biche
  6. bœuf  
  7. bourdon
  8. caille
  9. canard
  10. carpe
  11. chat
  12. cheval
  13. chèvre
  14. chien (2 fois)
  15. cochon
  16. coq (2 fois)
  17. crapaud
  18. crocodile
  19. gardon
  20. grue
  21. lapin (2 fois)
  22. lièvre
  23. limande
  24. lion
  25. mouche
  26. mule
  27. panthère
  28. phoque
  29. pigeon
  30. poisson
  31. poule
  32. putois
  33. singe
  34. souris
  35. taupe
  36. vers

Et voici le texte original

Que vous soyez fier comme un coq, fort comme un bœuf, têtu comme une mule, malin comme un singe, chaud lapin ou fine mouche, vous êtes tous, un jour ou l’autre, devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche.

Vous arrivez frais comme un gardon à votre premier rendez-vous et là, pas un chat ! Vous faites le pied de grue, vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin. Le type qui vous a obtenu ce rancard, avec lequel vous êtes copain comme cochon, vous l’a certifié :
« Cette poule a du chien, une vraie panthère ! » C’est sûr, vous serez un crapaud mort d’amour. Mais tout de même, elle vous traite comme un chien. Vous êtes prêt à gueuler comme un putois, mais non, elle arrive.
Bon, dix minutes de retard, il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Sauf que la fameuse souris, avec sa crinière de lion, est en fait plate comme une limande, myope comme une taupe, elle souffle comme un phoque et rit comme une baleine.
Vous restez muet comme une carpe. Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez, mais vous sautez du coq à l’âne et finissez par noyer le poisson. Vous avez le bourdon, envie de verser des larmes de crocodile. Vous finissez par vous inventer une fièvre de cheval qui vous permet de filer comme un lièvre. Vous avez beau être doux comme un agneau, faut tout de même pas vous prendre pour un pigeon !




Nouvelles publications sur le blog

1 08 2011

Ces jours-ci, j’ai eu l’occasion de remettre à jour mes publications, en y ajoutant non seulement des articles récents mais surtout des articles que j’avais omis la première fois, je ne sais pas pourquoi. Plusieurs de ces textes pourraient vous intéresser, je vous invite donc à jeter un coup d’oeil à l’onglet Mes publications.

Parmi les « nouveautés »:




Rally à Versailles ou ailleurs

21 07 2011

Début juillet, je vous parlais d’une adaptation possible du jeu Stare… En lisant le plus récent FDLM, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à une autre adaptation possible. Il s’agit de faire un rally virtuel à partir de sites qui offrent la possibilité de visiter en lignes des lieux prestigieux (Versailles, le Louvre, le musée du quai Branly…).

Comment s’y prendre? Commencez par effectuer vous-même la visite, en prenant note des éléments qui seront utilisés dans le rally, choisis en fonction de votre public et de vos objectifs (les questions ne seront pas les mêmes pour des enfants, des ados, de futurs architectes, des étudiants en histoire de l’art, etc.). Élaborez ensuite une série d’une dizaine de questions (on peut en profiter pour travailler les adverbes et les pronoms interrogatifs, la description [et donc les adjectifs, les formes, les couleurs, les nombres], la localisation dans l’espace…). Retracez le trajet nécessaire pour répondre à toutes les questions, en le chronométrant.  Multipliez ce temps par trois à cinq afin de définir le délai imparti aux jouers (vous, vous savez où aller, eux, ils devront tâtonner davantage).

Pour jouer, expliquez le but du jeu (être les premiers à trouver toutes les bonnes réponses), soumettez ensuite les questions aux joueurs organisés par équipes, puis soyez prêt(e) à dépanner les participants peu férus de technologie…

N’oubliez pas d’être très précis dans la consigne, pour éviter les impasses et donc la démotivation (circonscrivez bien les salles à visiter, évitez les questions trop pointues ou acceptant trop de réponses, etc.). Par ailleurs, il est probablement utile de faire faire une visite virtuelle d’une autre salle que celle ou se déroule votre rally, histoire que vos joueurs prennent en main l’outil (et profitent au passage de la visite…).




Féminisme et tâches ménagères

20 07 2011

J’ai eu récemment un échange sur Facebook avec un ancien étudiant qui avait posté une blague très mysogyne. Je déplorais qu’il puisse tenir ce discours, il arguait que c’était juste une blague et ajoutait qu’il était contre tous les extrémismes, féminisme et machisme y compris. Le féminisme serait donc le pendant du machisme? Dans cette logique, l’abolitionnisme serait juste une position tout aussi condamnable que l’esclavagisme, et les antiracistes seraient aussi égarés que les antisémites… Sans nier qu’il puisse y avoir des féministes extrémistes, il me semble important en tant que femme de rappeler que défendre les droits de femmes c’est avant tout défendre les droits de la moitié de l’humanité et, avec elle, un idéal de justice utile à toute l’humanité.

Au cours de cet échange, mon interlocuteur plaidait en disant qu’il aidait à la maison et donnait le biberon du soir à son fils. Le langage nous met en évidence: un homme aide à la maison, une femme s’en occupe? Donner un biberon, c’est gagner la médaille de l’homme moderne? Participer à la maison, c’est donc une concession masculine… un droit… un devoir?

Or, comme le montre la brochure que je vous propose pour la classe, c’est souvent les femmes elles-mêmes qui véhiculent et perpétuent l’inégalité. Il s’agit d’une brochure faite de témoignages et de questions sur la relation que femmes et hommes entretiennent aux tâches ménagères. De quoi lancer le débat à partir d’un sujet quotidien mais parfois délicat…

Si vous préférez partir d’un document vidéo, ou vous souhaitez aborder plus longuement la question, je vous conseille vivement la conférence consacrée au couple par le sociologue Jean-Claude Kaufman, dont les ouvrages se lisent comme des romans (et c’est aussi un excellent conférencier). À propos de ménage, il a notamment écrit le savoureux La trame conjugale. Analyse du couple par son linge (Nathan, 1992).

\ »Le couple\ » sur Canal U

 




411 quiz à ce jour…

10 07 2011

…dont le plus joué est celui sur Blanche-Neige (plus difficile qu’il n’y paraît: vous souvenez-vous sans hésitation de la couleur du bonnet de chacun des nains?)

Allez y jouer et faire jouer sur Quiz Story, puis faites-en fabriquer d’autres…




Motus. Des images pour le dire

9 07 2011

Grâce à Michèle F, je découvre le site de la maison d’édition Chronique sociale, dont j’ai déjà quelques bons ouvrages dans la bibliothèque.

Michèle m’envoie le lien vers les jeux pédagogiques, certains d’entre me semblent particulièrement intéressants pour la classe de langue, qu’il s’agisse de les acheter ou de s’en inspirer pour créer ses propres supports. Tel est le cas du jeu Motus, « Un jeu de communication basé sur la confection de messages, à partir d’un stock de 280 dessins. Un support d’animation, un moyen de favoriser l’expression orale et écrite. »

En voici la description donnée par l’éditeur:

Motus est un jeu de communication basé sur la confection de messages, à partir d’un stock de 280 dessins. Le thème proposé au groupe est amorcé par une phrase. La question de départ sur laquelle chacun est invité à s’exprimer sera, par exemple : « Pour vous, l’entreprise, c’est quoi ? », « Pour vous un travail, c’est quoi ? », « Pour vous l’amitié, c’est quoi ? »…
A tour de rôle, chaque joueur « émet » (exprime) son message sur le thème choisi, au moyen de dessins. Cette phase du jeu se déroule « sans paroles ».
Les dessins sont susceptibles d’être « lus » (interprétés) par les autres joueurs dans des sens différents. Ils deviennent ainsi le support pour une projection des points de vue de tous les membres du groupe. Le groupe dispose ainsi d’un inventaire des points de vue de ses membres au sujet du thème choisi.
Les points de vues ou les « représentations » révélés par le jeu Motus peuvent être classés en trois rubriques : les faits, les jugements, les sentiments.
Les points de vue ainsi classés, se fait ensuite une synthèse selon deux axes, afin de :
– dégager les tendances générales du groupe
– situer les points de vue personnels de chacun par rapport à des tendances dominantes.
Au terme de la démarche, le groupe a donc sous les yeux :
– une série de jugements et de sentiments
– une série de propositions décrivant, selon les participants, la réalité du sujet (les faits).
Motus trouve sa place dans une stratégie globale de formation.
Ce jeu, que je ne connais pas encore, peut sans aucun doute trouver sa place dans un cours de langue, soit en tant qu’activité brise-glace à tous le niveaux (les dessins facilitant la prise en main de l’activité), soit avec des objectifs linguistiques et langagiers plus précis (récit, argumentation, description; planification de l’écrit, réflexion métacognitive, exploration de l’interculturel…). À découvrir!



Les clichés sur les Français

29 06 2011

CLE International Mexique vient de poster sur Facebook un minifilm assez drôle de Cédric Villain sur les clichés relatifs aux Français. C’est sans doute l’occasion d’en reparler en classe. Pour des idées d’exploitation, on peut reprendre quelques pistes de la fiche que j’avais concoctée sur une chanson de Linda Lemay, qui portait aussi sur les stéréotypes… Soit dit en passant, je ne suis pas sûre que les apprenants d’aujourd’hui pensent systématiquement à la pétanque… Ce film dévoile des représentations sur des représentations; à vous de concevoir le dispositif permettant de les mettre en contraste avec les représentations de votre public.




Recicla tus prejuicios

23 06 2011

Spécial dédicace aux profs de FLE au Mexique. CLE International Mexique vient d’afficher sur son compte Facebook le lien vers le site du Français dans le monde, qui renvoie à son tour vers « Recicla tus prejuicios », la vidéo gagnante du concours auquel ont participé  de milliers d’élèves français (475 messages vidéo en lice). C’est la vidéo réalisée par la classe de seconde du lycée Lurçat de Martigues, dans l’académie d’Aix-Marseille.

Pourquoi ne pas proposer à vos élèves mexicains de visionner certains de ces clips vidéo, puis d’en préparer un sur la France ou un autre pays francophone (non, tous les Québécois ne prennent pas du sucre d’érable au petit déjeuner…)?




Jeu du dico avec le Dictionnaire des écoliers

18 06 2011

Je viens de découvrir sur Francparler le Dictionnaire des écoliers: un ouvrage lexicographique collectif dont l’originalité tient au fait d’avoir été  rédigé par des enfants des écoles maternelles et élémentaires (guidés par leurs maîtres) au cours de l’année scolaire 2010 – 2011. C’est un dico où, en sus des définitions et des exemples, on trouve des illustrations, des jeux et des poèmes.

Grâce à ce dico original et parfois attendrissant, on peut jouer tout bêtement au jeu… du dico (pour voir une autre règle du jeu, cliquez ici). Vous préférez jouer en ligne, seul devant votre ordi? (mais allez tout de même décourvir le dico des enfants) Alors visitez le site du Centre collégial de développement de matériel didactique et jouez au jeu du dictionnaire

À vous d’imaginer des variantes de jeu mettant à profit les images, les jeux et les poèmes conçus par les enfants. L’exploitation pédagogique la plus évidente consiste sans doute à faire étudier la manière dont ce dico ets fait pour inviter ensuite les apprenants à devenir eux aussi rédacteurs de leur propre dictionnaire. Et, pourquoi pas, d’un dictionnaire bilingue interculturel. Des enfants, ados ou adultes mexicains rédigeraient alors les entrées sur jícama, cempazúchil, amaranto




Mes nouvelles acquisitions : Croyez-le ou non

15 06 2011

Ripley’s croyez-le ou non est un jeu de connaissances et de bluff, où les joueurs doivent se prononcer sur la véracité des affirmations de l’adversaire afin de tâcher d’avancer sur le plateau. Je l’ai eu pour  seulement 2 CND chez Réno-Jouets.

Il existe dans ce jeu 4 types de cartes: de choix multiple, d’affirmation, de bluff et de déplacement. Le principe de base est de lire le contenu de la carte afin qu’un adversaire (parfois indiqué sur la carte, parfois librement choisi) essaye de deviner la vérité (en choisissant parmi les options, en disant si l’affirmation est vraie ou non, en tâchant de deviner lorsque l’autre bluffe, en décidant si le nombre de cases annoncé pour le déplacement est vrai).

Les plus: le jeu fait appel à des stratégies verbales et non verbales. Il fonctionne selon des mécanismes divers qui introduisent de la diversité. Jeu de connaissances, il peut néanmoins être joué par tous, dans la mesure où il s’agit moins de décider de l’authenticité d’un fait que de la véracité de l’énoncé souvent à partir d’indices non verbaux. Le corpus de cartes est très riche.

Les moins: la règle du jeu fait 22 pages (petites, mais 22 quand même), alors l’animateur ne doit pas se décourager d’avance même s’il doit la lire intégralement pour assurer une bonne prise en main. Certaines affirmations sont très datées (la moyenne d’âge de la population mondiale, par exemple, varie significativement d’une décennie sur l’autre). La présentation (dans les couleurs marrons) est peu attirante.

En classe, on peut jouer par équipes. On peut fabriquer ou  faire fabriquer les cartes à partir d’un thème précis (linguistique, langagier, interculturel, stratégique, etc.) et appliquer un système simplifié de jeu.

Le jeu me semble accessible dès la fin du niveau A1 à condition d’être correctement encadré.