Grâce à Michèle F, je découvre le site de la maison d’édition Chronique sociale, dont j’ai déjà quelques bons ouvrages dans la bibliothèque.
Michèle m’envoie le lien vers les jeux pédagogiques, certains d’entre me semblent particulièrement intéressants pour la classe de langue, qu’il s’agisse de les acheter ou de s’en inspirer pour créer ses propres supports. Tel est le cas du jeu Motus, « Un jeu de communication basé sur la confection de messages, à partir d’un stock de 280 dessins. Un support d’animation, un moyen de favoriser l’expression orale et écrite. »

En voici la description donnée par l’éditeur:
Motus est un jeu de communication basé sur la confection de messages, à partir d’un stock de 280 dessins. Le thème proposé au groupe est amorcé par une phrase. La question de départ sur laquelle chacun est invité à s’exprimer sera, par exemple : « Pour vous, l’entreprise, c’est quoi ? », « Pour vous un travail, c’est quoi ? », « Pour vous l’amitié, c’est quoi ? »…
A tour de rôle, chaque joueur « émet » (exprime) son message sur le thème choisi, au moyen de dessins. Cette phase du jeu se déroule « sans paroles ».
Les dessins sont susceptibles d’être « lus » (interprétés) par les autres joueurs dans des sens différents. Ils deviennent ainsi le support pour une projection des points de vue de tous les membres du groupe. Le groupe dispose ainsi d’un inventaire des points de vue de ses membres au sujet du thème choisi.
Les points de vues ou les « représentations » révélés par le jeu Motus peuvent être classés en trois rubriques : les faits, les jugements, les sentiments.
Les points de vue ainsi classés, se fait ensuite une synthèse selon deux axes, afin de :
– dégager les tendances générales du groupe
– situer les points de vue personnels de chacun par rapport à des tendances dominantes.
Au terme de la démarche, le groupe a donc sous les yeux :
– une série de jugements et de sentiments
– une série de propositions décrivant, selon les participants, la réalité du sujet (les faits).
Motus trouve sa place dans une stratégie globale de formation.
Ce jeu, que je ne connais pas encore, peut sans aucun doute trouver sa place dans un cours de langue, soit en tant qu’activité brise-glace à tous le niveaux (les dessins facilitant la prise en main de l’activité), soit avec des objectifs linguistiques et langagiers plus précis (récit, argumentation, description; planification de l’écrit, réflexion métacognitive, exploration de l’interculturel…). À découvrir!