Babylonia: Des articles et des fiches pédagogiques sur le jeu, des supports ludiques…

6 06 2014

Connaissez-vous Babylonia, « la revue suisse pour pour l’enseignement et l’apprentissage des langues »? J’avoue pour ma part que je ne connaissais pas cette publication plurilingue, et c’est bien dommage! Il y a des articles de qualité sur des sujets très variés, en français, allemand, italien, romanche, anglais… La revue a consacré en 2003 un numéro aux jeux didactiques dans l’enseignement des L2, très intéressant.

Les articles ne sont pas consultables gratuitement en ligne pour les non-abonnés, mais on peut consulter les sommaires et commander un article ou un numéro entier, en version papier ou en version numérique, à un prix relativement raisonnable. Ou encore s’abonner!

Les encarts didactiques, eux, sont accessibles gratuitement, et plusieurs d’entre eux concernent les jeux > http://babylonia.ch/fr/ressources-didactiques/encarts-didactiques/

La revue propose aussi à la vente des jeux de cartes et autres supports ludiques > http://babylonia.ch/fr/didattica/jeux-didactiques/

On trouvera également de très nombreuses quêtes en ligne ou webquests, clés en main > http://babylonia.ch/fr/ressources-didactiques/webquest/

Si, comme moi, vous êtes particulièrement intéressé(e) par le jeu, vous pouvez consulter les archives thématiques  > http://babylonia.ch/fr/archives-thematiques/

Je vous facilite le travail: cliquez sur le lien suivant pour avoir la liste de tous les items liés de près ou de loin au jeu dans Babylonia > http://babylonia.ch/fileadmin/user_upload/documents/FICHES_PDF/12_spiel.pdf

 




HistoQuizz, un outil potentiel pour la classe de langue

7 04 2014

Voilà une application désormais gratuite qui pourrait intéresser les profs de FLE, même si elle s’adresse en principe aux profs d’histoire. Dans HistoQuizz, comme le nom l’indique, il s’agit de répondre à des questions d’histoire universelle. Graphisme rigolo mais contenu rigoureux (du moins d’après les critiques parues sur Ludovia), pourquoi ne pas organiser un tournoi en classe avant ou après un travail sur l’expression du récit?

Pour plus de détails, lisez les deux chroniques parues dans Ludovia:

http://www.ludovia.com/2014/03/histoquizz-desormais-gratuit-pour-iphone-ipad/

http://www.ludovia.com/2013/09/lapplication-histoquizz-ipad-fait-entree-les-salles-classe/




Histoires vraies de la Méditerranée

7 10 2013

Voici une mine d’histoires… vraies! à exploiter sans modération en classe de FLE.

Il s’agit d’histoires courtes écrites ou orales (maximum 5 pages, souvent beaucoup moins, ou 10 minutes, souvent beaucoup moins), déposées par les habitants des treize pays qui bordent la Méditerranée. Il y a beaucoup d’histoires en français. Elles sont le plus souvent touchantes, parfois drôles, parfois tragiques, parfois insolites. Écrites par des « non-professionnels », elles sont presque toujours écrites ou dites dans une langue simple. Elles peuvent donner lieu à des activités de compréhension mais, surtout, elles peuvent déclencher des activités de production (un mini-projet d’histoires vraies dans la classe).

Pour en savoir plus sur cette initiative, très sympa, consultez sur le site la description du projethttp://www.mp2013.fr/histoiresvraies/quest-ce-quune-histoire-vraie/

On peut accéder à la liste complète des histoires ou choisir un parcours thématique.

Pourquoi ne pas organiser des équipes, qui découvriront 5 à 7 histoires puis choisiront celle qu’ils souhaitent partager avec leurs camarades (petite synthèse orale et/ou écrite, illustrée, mise en scène, continuée, transformée…). Puis faire écrire à chacun sa propre histoire vraie (ou soi disant vraie)…




LesZexperts s’offrent un nouveau site

30 09 2013

Je vous parlais en avril dernier du travail réalisé autour du jeu en classe de FLE par LesZexperts. Leur talent a payé, leur travail se poursuit, et ils s’offrent désormais un nouveau site (nouvelle adresse, nouvelle présentation, contenus enrichis…). Allez donc pendre avec eux la crémaillère ludique et virtuelle…




L’odorat, ce grand absent

8 09 2013

Vous ne trouvez pas qu’il y a parfois de grands absents, en classe de langue, et que l’odorat et les expériences olfactives en font partie? Les odeurs, bien sûr, sont là (ah, ces souvenirs olfactifs à savourer, oublier, cacher ou revivre!), mais on en parle peu et on ne les exploite guère. Alors, pour aborder la question (parler ou ne pas parler, là est la question?), pourquoi ne pas se laisser entraîner le lien en lien en partant des textes d’un blogue tenu par Céline Ellena, un parfumeur de métier, qui écrit avec minutie et style des Chroniques olfactives (séjour dans une chambre d’hôtel, ouverture de sachets de bonbons, voyage en métro…). Une mine pour l’interculturel, aussi. Et de quoi mettre en place une approche actionnelle, en faisant apporter en classe de quoi  sentir, flairer, humer… de quoi décrire, raconter argumenter et j’en passe…




Trois excellentes suggestions de Michèle

8 09 2013

La veille de Michèle continue de porter de beaux fruits (merci!).

Voici les trois liens qu’elle a dénichés, tous très utiles pour la classe de FLE dès les premiers niveaux:

 

 




Faire un break

8 09 2013

Vous l’aurez compris, j’ai emprunté plusieurs numéro de Ça m’intéresse à la biblothèque. Et il y a vraiment beaucoup d’idées à exploiter pour la classe de langue…

Par exemple, le nº 378 (août 2012), consacre un dossier au besoin de faire une pause dans la vie (un break, en parfait franglais). Voici donc un corpus tiré de la revue, que vous saurez utiliser en classe (je vous promets pour les semaines à venir un récapitulatif d’idées de jeu autour des corpus divers, notamment des jeux de cartes mais pas seulement).

Pour faire un break, donc, il est possible de…

  • Déconnecter de l’actualité (au moins de temps en temps).
  • Ne rien faire (mais vraiment rien, c’est plus dur qu’on ne le pense).
  • Entamer un jeûne (avec précaution).
  • Couper Internet el le téléphone (au moins un jour par semaine).
  • S’offrir une année sabbatique (pour avoir le temps de réaliser ses rêves).
  • Arrêter l’alcool.
  • Essayer la sieste (moins de 30 minutes, tous les jours ou presque).
  • Rejouer à l’homme primitif (pour être confronté à des situations extrêmes et retrouver son instinct de survie).
  • Écrire son journal (pour faire un bilan des événements qui nous ont marqué et des émotions qu’ils ont provoquées en nous).
  • Faire un break amoureux (s’éloigner et se construire individuellement pour mieux se retrouver).
  • Pratiquer trois minutes de respiration (en pleine conscience).
  • Trouver sa tasse de thé (autrement dit, identifier sa passion, et la pratiquer, même à petites doses).
  • Faire une retraite spirituelle ou s’accorder un week-end chez soi avec un programme précis de lecture et réflexion , pour faire le point sur sa vie, se retirer du tumulte du monde).
  • Prendre une dose de vitamine G (où G=green; soit reprendre contact avec la nature).
  • Trouver le hobby qui vous convient (développer sa créativité, se créer une soupape contre le stress…).
  • Dire merci (et identifier les raisons de la gratitude que nous ressentons).
  • Se coucher par terre une fois par jour (cette position peu commune permet de rompre avec le modèle neurologique habituel, de se poser, de se re-poser…).
  • Changer de sport (varier, en s’adaptant à la saison).
  • Travailler à temps partiel (pour réorganiser ses priorités).
  • Modifier son itinéraire (ppour solliciter la zone antérieur du cerveau, celle du mode adaptatif).
  • Parler à de nouvelles personnes (pour sortir de sa zone de confort et développer ses capacités d’adaptation).
  • Prendre rendez-vous avec soi-même (pour se remettre en question).
  • Déménager (pour éviter trop de prévisibilité).
  • Rompre avec la ville (pour retrouver la juste valeur des choses).
  • Rencontrer d’autres cultures (pour relativiser).
  • Prendre des vacances (en donnant la priorité au repos).
  • Changer de travail (mais un changement aussi radical ne s’improvise pas).
  • Marcher au vert (pour rester plus ouvert au monde qui nous entoure).
  • Partir seul (pour faire un bilan, identifier ses envies).

Pour retrouver la version intégrale de l’article, avec le commentaire détaillé de chaque item,  il vous faudra lire la revue.

Idées d’expoitation en vrac: identifier dans la liste les stratégies que chacun a déjà testées, identifier celles qu’on n’utiliserait jamais et dire pourquoi, compléter la liste, argumenter en faveur de telle ou telle stratégie, mimer une stratégie pour que le groupe la reconnaisse, raconter une anecdote liée aux breaks que l’on s’est accordés dans la vie.




Ne ratez pas la web-série « Des jeux en classe de FLE »

12 04 2013

Merci à Thomas L de m’avoir fait découvrir Des jeux en classe de FLE, « une web-série consacrée aux usages pédagogiques de jeux de société en classe de FLE« , et réalisée par l’Institut français de Pologne, en partenariat avec les Zexperts de Varsovie et France Horizons, entreprises montées par des professeurs de FLE indépendants.

Le premier épisode consacré à est consacré à Speech, « le jeu qui se la raconte »…

Le tout est accompagné d’une courte interview des 3 créateurs de la série.

De quoi s’agit-il? Sur la base du princpipe de Tric Trac, le webzine des jeux de société, les porteurs de ce projet ont filmé une courte capsule (6’13 minutes), au cours de laquelle ils présentent le jeu Speech de manière très complète et motivante:

  • mise en jeu,
  • présentation générale,
  • présentation des variantes déjà prévues,
  • présentation d’autres suggestions pédagogiques spécifiquement conçues pour la classe de FLE,
  • récapitulatif.

Bref, une démostration très complète d’un jeu, depuis une perspective spécifiquement FLE, par des profs en exercice! Ils m’ont donné envie de les inviter chez moi, pour qu’ils réalisent des capsules à propos de tous les jeux que je ne vous ai pas encore présentés, hihi.

Mes deux « critiques » n’en sont pas vraiment: d’une part, je leur suggérerais un titre plus court et accrocheur que « Des jeux en classe de FLE »; d’autre part, même si le second épisode est prévu en fonction des réponses obtenues, c’est encore un peu tôt pour parler d’une « série ». Maintenant qu’il nous l’ont promis à travers le nom choisi, il leur faudra tenir parole! Je m’engage quant à moi  à vous prévenir dès que j’aurai d’autres nouvelles de cet excellent projet, réalisé de manière simple mais efficace.

PS1 Tel que vous le lirez dans le commentaire, il s’agit bien d’une série, et cinq épisodes ont été tournés à ce jour. Nous attendons les quatre prochains épisodes (et les suivants!) avec impatience.





Je n’ai jamais…

20 08 2012

Hier, soirée en famille. Ma nièce adolescente nous raconte quelques unes de ses soirées et évoque les jeux pour boire, que je ne connaissais pas, ha ha, honte à moi. Elle me parle du jeu « Yo nunca », en español, dont j’ai vite fait de découvrir qu’il existe aussi, bien entendu, en français.

Hors de question de soûler les apprenants mais, l’alcool peut facilement être remplacé par une dizaine de cailloux par participant. À chaque fois que le joueur a fait ce que l’autre déclare ne jamais avoir fait, il dépose un de ses cailloux sur une pile au centre de la salle ou de la table. Les trois premiers joueurs à perdre tous leurs cailloux ont un gage (ou, au contraire, sont déclarés gagnants car plus audacieux que les autres, et c’est la classe qui fait le gage!).

On peut utiliser l’amorce « je n’ai jamais » mais aussi, pour respecter le registre de l’interaction entre amis, accepter « j’ai jamais ».

Pour une description complète du jeu, cliquez ici.

Il existe même une version en ligne, sur Nnnever, mais les phrases portent sur des sujets parfois assez délicats et en plus sont truffées de fautes d’orthographe voire de vocabulaire ou de grammaire…

Sur le site  Commentfaiton explorez aussi…

Si vous cherchez d’autres idées, il y a sans doute d’autres jeux à boire qui peuvent être adaptés… Je ne vous conseillerai pas ici des sites pour buveurs, mais vous les trouverez vous-même facilement, avec les listes de jeux à la clé…




L’art contemporain sudafricain s’invite en salle de classe

5 08 2012

On ne se refait pas. Les plus fidèles de mes lecteurs savent combien j’apprécie l’art en général et l’art contemporain en particulier. Lors de mon passage par la ville du Cap, j’ai visité la galerie nationale d’art sudafricaine, qui présente en ce moment une courte mais superbe expo sur les liens ambivalents homme/animal.

Parmi les pièces maîtresses, une sculpture saisissante de Jane Alexander, Butcher boys. Trois personnages mi-homme, mi-bovidés, assis côte à côte sur un banc. L’un semble rêvasser, l’autre regarde attentivement en tournant la tête vers la gauche, le troisième tout en tension s’apprête probablement à fuir. Il suffit de rester là quelques instants et déjà toute une histoire se laisse imaginer et, pourquoi pas, conter.

À vous de poursuivre votre recherche d’oeuvres d’art susceptibles d’eveiller l’imagination et d’encourager la prise de parole…