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NOS ACTIONS Education au Développement Durable Agenda 21 scolaires Etapes

Etapes

L’Agenda 21 scolaire, comment ça marche ?

Qu’est-ce-qu’un Agenda 21 ? Le terme désigne à la fois le projet de l’établissement pour le développement durable et les plans d’actions successifs qui vont le concrétiser.

 

La démarche consiste dans un premier temps à identifier les enjeux de développement durable de l’établissement (environnement, santé, cohésion sociale, citoyenneté,…) et à fixer les grands axes de progrès à investir dans les années à venir (5 ans, 10 ans, 15 ans…). C’est ce qu’on appelle le projet Agenda 21. Inscrit dans le projet d’établissement, il constitue la base de tout plan d’actions à venir. Bien entendu, il pourra, au fur et à mesure de la mise en œuvre des plans d’actions et de l’évolution de l’établissement, être ajusté ou renforcé dans ses objectifs.

La phase suivante consiste à définir un premier plan d’actions Agenda 21 sur une période définie (une, deux années, au maximum trois années scolaires). Ce plan va apporter des réponses opérationnelles aux axes de progrès préalablement définis. Il s’agit, plan après plan, d’atteindre progressivement ces objectifs.

Rappelons une fois de plus que l’Agenda 21 est une démarche volontaire, qui répond aux besoins et aux aspirations de l’établissement et de toutes les forces vives qui le composent. Cette méthodologie offre des repères pour l’action, propose des conseils pour optimiser les résultats et éviter les écueils, met en lumière des retours d’expériences et des témoignages d’acteurs et d’établissements déjà engagés. Elle ne prétend pas fournir une norme, une méthode prête à appliquer, ce qui serait contraire à l’esprit de responsabilité et de créativité de l’Agenda 21 scolaire.

Plan du siteMentions légales

Mobiliser les financements

Des partenaires et programmes peuvent accompagner financièrement l’Agenda 21 scolaire, soit dans le cadre du projet global, soit pour des actions ponctuelles. Si la mise en œuvre de l’Agenda 21 a un coût, elle permet aussi rapidement des économies (consommations d’eau, d’électricité, de chauffage, de papier…).

Le programme « Envie d’Agir » regroupe les dispositifs de soutien proposés par le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative aux jeunes de 11 à 30 ans. Il met à leur disposition des aides méthodologiques et financières, sur dossier volontaire ou concours :

– Le Fonds départemental d’aide à l’initiative des jeunes (FDAIJ) est une aide au premier projet collectif ou individuel qui revêt un caractère d’utilité sociale ou d’intérêt général. Cette aide, d’un montant maximal de 800 euros, est accordée par une commission départementale.

– Le Concours de l’Engagement récompense le porteur d’un premier projet collectif ou individuel précédemment primé par le FDAIJ, concourrant dans les thématiques suivantes : citoyenneté, environnement, solidarité internationale, animation locale, solidarité de proximité et Europe.

– Le Défi Jeunes s’adresse aux jeunes de 18 à 30 ans. Il soutient un projet structuré, abouti et marquant dans le parcours d’un jeune. www.enviedagir.fr

Constituer un comité de pilotage

L’Agenda 21 est conduit par un comité de pilotage qui coordonne la démarche, l’anime avec les acteurs et partenaires et prépare les décisions à soumettre au Conseil d’établissement.

Il est idéalement présidé par le chef d’établissement et peut réunir selon la taille de l’établissement de 10 à 20 représentants de la communauté (cf. chapitre 2 « Les acteurs »). Il pourra s’enrichir de nouveaux membres, au fur et à mesure de l’avancée de l’Agenda 21 et des besoins de représentativité des acteurs de la démarche.

Le comité de pilotage sera animé par un « pilote » ou un « groupe pilote » (enseignant, documentaliste, parent d’élève) qui coordonnera les actions et veillera à l’avancement des différentes étapes. Il sera en particulier chargé d’organiser et d’animer les réunions de suivi.

Plusieurs missions incombent au comité de pilotage :

– définir le calendrier de la démarche et déterminer le temps qui y sera affecté

– définir les cadres d’intervention pédagogiques et réaliser les démarches nécessaires auprès du Rectorat

– organiser la concertation avec les jeunes et les autres acteurs de l’établissement, pour le diagnostic, la définition des axes de progrès, l’élaboration et l’évaluation des plans d’action…

– organiser des groupes de travail et les coordonner avec leurs pilotes respectifs

– identifier et mobiliser les partenaires nécessaires, qui vont appuyer la démarche et les plans d’action

– préparer les décisions à soumettre au Conseil d’établissement

– coordonner la rédaction des documents supports de la démarche : questionnaires, synthèse du diagnostic, Agenda 21, plans d’actions, communiqués de presse…

Le comité de pilotage s’assure que les principes et les enjeux de l’Agenda 21 scolaire sont pris en compte : transparence, transversalité, concertation, évaluation…

Il soumet ses propositions au Conseil d’établissement, instance qui va valider les décisions à adopter dans le cadre de la démarche, en particulier concernant les investissements humains et financiers. C’est le Conseil d’établissement qui va permettre de conduire des changements significatifs dans l’établissement.

La composition du Comité de pilotage est communiquée à l’ensemble des acteurs de l’établissement et intégrée aux documents de communication externe (vers la collectivité, le quartier, la presse, les autres établissements…).

 

Dynamiser les initiatives existantes

L’une des difficultés exprimées par les pilotes des Agenda 21, les enseignants en particulier, est de libérer du temps pour animer la démarche. Ce temps est essentiel pour informer, mobiliser, écouter, rendre compte… Identifier les cadres offerts par l’institution scolaire pour animer des conduites de projets est donc indispensable au succès de la démarche, à son ancrage dans le temps. Ces cadres sont nombreux.

Certaines Académies comme Dijon, Lille, Poitiers, Strasbourg soutiennent les Agenda 21 scolaires dans les établissements. L’Académie de Rouen a accordé 25 heures HSE (heure supplémentaire année) à chaque coordonnateur (proviseurs, professeurs) pour l’année 2005-2006 sans distinction de statut (public-privé) et de niveau.

En proposant une vision globale et transversale, l’Agenda 21 scolaire permet en effet d’intégrer et de renforcer les dispositifs pédagogiques à l’œuvre dans l’établissement. Il offre ainsi du sens et de la cohérence à l’ensemble de ces initiatives et propose d’aller plus loin avec la définition de plans d’actions concertés et évalués.

On peut citer la recommandation portée conjointement par les ministères chargés de l’éducation et de la jeunesse de développer l’éducation au développement et à la solidarité internationale (note de service du 19 mai 2004). L’objectif est de faire comprendre les grands déséquilibres mondiaux et de permettre la réflexion sur les moyens d’y remédier. Cette orientation prend toute sa place au sein d’un Agenda 21.

Au collège, au lycée, le comité d’éducation à la santé et la citoyenneté (CESC) mobilise les élèves et l’ensemble des membres de la communauté scolaire pour prévenir les conduites à risques : violence, conduites suicidaires, usage abusif d’alcool, de tabac ou de médicaments… (Textes de référence : BO n°28 du 09/07/1998 : Prévention des conduites à risque et comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté). Ses diagnostics, objectifs, et actions seront pris en compte dans la démarche.

 

 

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NOS ACTIONS Education au Développement Durable Agenda 21 scolaires Etapes Réaliser le diagnostic partage

Réaliser le diagnostic partage

 

Le rôle essentiel du diagnostic est de mettre en évidence les axes de progrès à investir afin, à l’étape suivante, de concevoir le projet d’Agenda 21.

Il s’agit avant de s’engager dans un Agenda 21 d’être informé sur la réalité de l’établissement, sur ses impacts environnementaux et sociaux, sur ses points forts et ses points faibles, sur les dispositifs déjà mis en place et leur efficacité… Ces informations doivent être partagées par tous les acteurs de l’Agenda 21 : élèves, enseignants, fournisseurs, parents d’élèves, qui seront ainsi en capacité de prendre position sur les axes de progrès à investir, individuellement et collectivement.

Ce diagnostic s’appuiera sur les questions suivantes :

ð De quel patrimoine écologique, culturel, social, économique, technique… disposons-nous ? quels sont nos impacts sur ce patrimoine, sur la commune, sur la planète ? Les actions à l’œuvre actuellement sont-elles efficaces, suffisantes ?

Sont concernés les bâtiments, les équipements, les approvisionnements, les consommations, les déplacements, mais aussi les cultures représentées au sein de l’établissement, les cadres pédagogiques et actions citoyennes déjà à l’œuvre, les coopérations engagées avec les collectivités, les associations…

ð Quels sont nos atouts et nos faiblesses ? Que doit-on renforcer, corriger, supprimer ?

ð Sur quelles capacités culturelles, humaines, techniques, financières pouvons nous nous appuyer pour engager le projet ?

ð Comment se positionnent les acteurs de l’établissement par rapport au projet d’Agenda 21 ? Quels sont les axes perçus comme prioritaires ? Quelles sont les envies, les attentes ?

 

Dans la pratique, il s’agit de recueillir deux types de données :

ð Dans un premier temps, des données quantitatives et qualitatives issues d’investigations menées par l’ensemble des acteurs de l’établissement, pour constituer un état des lieux de l’impact de l’établissement et permettre à chacun de comprendre son environnement.

ð Dans un deuxième temps, après diffusion d’une synthèse de l’état des lieux, une consultation des acteurs de l’établissement à la fois sur les enjeux prioritaires et sur le projet Agenda 21 : qu’en attend-on ? quels axes sont mobilisateurs ? qu’est-on prêt à faire ?

 

L’état des lieux

Qui participe ?

Les acteurs concernés sont variés : élèves, enseignants, parents, intendant ou gestionnaire, personnels techniques et d’encadrement, responsables de la collecte des déchets, de la restauration scolaire, des transports scolaires, infirmière, surveillants, CPE, documentalistes, fournisseurs, services de la collectivité (urbanisme, environnement, transport, aide sociale…).

Il est indispensable, pour éviter les pertes de temps, de mobiliser les compétences adéquates. Pour prendre l’exemple des consommations d’eau, les élèves pourront faire un bilan des pratiques, mais pour transmettre les consommations annuelles ou diagnostiquer l’état des canalisations, c’est le personnel technique de la collectivité ou de l’entreprise chargée de la gestion de l’eau qui sera sollicité.

L’intendant et le personnel technique de l’établissement (restauration, entretien des locaux et des équipements) sont évidemment des personnes ressources. Ils travailleront en étroite coordination avec les services techniques, éducation et Agenda 21 (ou développement durable) de la collectivité. Celle-ci peut en effet prendre en charge une bonne partie de la fourniture des données, en particulier dans le cadre de sa politique de transports en commun ou de gestion durable des bâtiments publics, de maîtrise des consommations d’eau et d’énergie. On peut aussi s’appuyer sur la Direction régionale de l’environnement (DIREN) ou sur les délégations régionales de l’ADEME, qui proposent des outils diagnostiques sur l’énergie et l’environnement. Ces organismes peuvent aussi, à la demande du chef d’établissement ou du Conseil d’établissement, financer un bureau d’études pour réaliser le diagnostic technique ou en concevoir une synthèse, pour diffusion à tous les acteurs de l’établissement.

Attention à éviter « l’usine à gaz » ! Le diagnostic est une étape essentielle pour les phases d’information, de réflexion et d’échanges, qui vont constituer les bases des actions futures. Elle est aussi la première des étapes dans la démarche et doit aiguiser l’appétit et non décourager les équipes, enseignants ou élèves, avec une accumulation de recherche de données plus ou moins digestes et utiles. L’objectif est bien de partager les informations essentielles et les perceptions sur l’établissement, et non de constituer un dossier statistique.

Que diagnostiquer ?

ð Le Comité 21, au sein de son programme Agenda 21 scolaires, propose 12 axes d’intervention, en fonction de leur pertinence au sein d’un établissement scolaire et de leur lisibilité par tous :

 

– alimentation

– eau

– énergie

– déchets

– santé et qualité de vie

– biodiversité

– déplacements

– bâtiment et équipements

– diversité culturelle

– solidarité au sein de l’établissement

– coopération locale

– coopération international

 

On peut bien sûr exprimer ces axes différemment, en particulier en fonction de l’âge des jeunes.

ð On peut par exemple, à l’échelle du lycée ou de l’université, décliner à l’établissement les objectifs de la stratégie européenne de développement durable :

  • promouvoir les modes de consommation et de production responsables
  • lutter contre les changements climatiques
  • améliorer la gestion et éviter la surexploitation des ressources naturelles
  • promouvoir une santé de qualité sans discriminations
  • favoriser l’inclusion sociale en tenant compte de la solidarité entre les générations
  • promouvoir activement le développement durable à travers le monde

ð Voici encore une proposition de formulation des enjeux, qui concernent tout citoyen et toute organisation. Bien entendu, on ne pourra apporter des réponses que dans la durée, avec des plans d’actions renforcés d’année en année.

  • la prise en compte des dérèglements climatiques dans nos modes de consommationet de vie quotidienne, en particulier pour les achats, l’énergie, les transports et l’habitat
  • la maîtrise des consommations énergétiques et le renforcement de l’approvisionnement en énergies renouvelables, avec la montée en flèche de la demande et la raréfaction des ressources énergétiques fossiles (pétrole en particulier)
  • la préservation de la santé, avec l’amélioration des pratiques alimentaires, le recours à une alimentation, des substances et matériaux non toxiques, la prévention des pollutions atmosphériques
  • la protection des ressources en eau, qui se raréfient et sont dégradées par les rejets domestiques, agricoles, industriels polluants
  • la réduction de la production de déchets et leur valorisation, le recours à des éco-produits, moins consommateurs de matières et d’énergie et produisant peu de déchets et d’emballages
  • la réhabilitation de la biodiversité et du lien avec la nature
  • la découverte et la défense de la diversité des cultures et des modes de vie
  • la solidarité envers les plus fragiles, ici et dans le monde
  • l’exercice de la citoyenneté, aux niveaux local, national et planétaire

ð Autre exemple, applicable par les lycées ou les campus universitaires : le Comité 21, dans le cadre de son 10e anniversaire, s’est fixé à échéance 10 ans (2005-2015) 5 engagements qui concernent l’ensemble de ses adhérents : entreprises, collectivités, associations, établissements publics, organismes de recherche et d’éducation, organisations internationales… :

  • promouvoir les modes de production et de consommation responsables et réduire les émissions de CO2
  • protéger la biodiversité et promouvoir le tourisme durable et solidaire
  • lutter contre les toutes les formes d’exclusion et de discrimination
  • soutenir les filières de l’environnement et l’économie solidaire
  • renforcer la solidarité internationale et contribuer aux Objectifs du Millénaire.

Le diagnostic du vécu et des attentes

L’état des lieux donnera lieu à une synthèse (faits et chiffres) diffusée à l’ensemble des acteurs de l’établissement, pour entamer la deuxième phase du diagnostic : la perception et le positionnement des acteurs.

L’Agenda doit en effet répondre aux aspirations de chacun, tout en amenant la communauté à s’engager dans une démarche collective.

Cette partie du diagnostic vise deux objectifs :

– amener les acteurs de l’établissement à réfléchir et à s’exprimer sur leur perception de l’établissement, sur les enjeux prioritaires à investir, sur leurs attentes quant à l’Agenda 21 et ses traductions dans l’établissement.

– évaluer les capacités de mobilisation des acteurs, susciter les engagements volontaires au sein de groupes de travail, identifier les axes porteurs d’initiatives individuelles et collectives.

Sur la base du diagnostic et de la consultation des acteurs, sera rédigée une synthèse de l’état des lieux et des attentes, document de référence diffusé à l’ensemble des acteurs.

Plan du siteMentions légales

Grâce au diagnostic du site et de la consultation des acteurs, le comité de pilotage dispose des informations nécessaires pour animer la concertation, indispensable pour choisir les axes à investir. Il veillera à donner une dimension concrète à cette concertation – elle doit aboutir à la rédaction de l’Agenda 21 – et à en définir précisément les règles – pour éviter les frustrations et les pertes de temps.

Cette 4e étape va conduire à l’élaboration de l’Agenda 21 scolaire. En prenant appui sur la synthèse du diagnostic de l’établissement et la consultation des acteurs, il s’agit de choisir les axes de progrès à investir à moyen terme et de rédiger l’Agenda 21. Ce texte constituera le document de référence pour tous les acteurs et partenaires de l’Agenda 21 et la base des plans d’actions à venir.

Choisir des axes de progrès, c’est identifier les enjeux prioritaires de développement durable et définir des objectifs opérationnels et pédagogiques pour faire vivre l’Agenda 21 au sein de l’établissement.

Quels objectifs se fixer ?

Nous avons proposé dans le diagnostic quatre exemples de formulation d’enjeux pouvant nourrir l’Agenda 21 scolaire. Mais il revient à chaque établissement d’identifier et de hiérarchiser les enjeux en fonction de ses caractéristiques propres : taille de l’établissement, caractéristiques sociales et culturelles, implantation urbaine ou rurale, proximité ou non d’espaces naturels, bâtiments neufs ou vétustes, réhabilitation ou construction en cours pouvant faire l’objet d’un fil conducteur…

C’est encore à l’établissement de formuler ces enjeux en fonction du niveau scolaire des jeunes, de la culture de l’établissement, des attentes mises en évidence par la consultation. On emploiera des termes différents entre l’école et le lycée, entre un site péri-urbain et un site littoral… Les objectifs peuvent être exprimés sous forme de valeurs : « promouvoir une consommation responsable» ou sous forme opérationnelle « préférer les produits équitables et moins consommer de ressources et d’énergie»…

Il faut veiller à prendre en compte l’articulation entre l’environnement, le social, l’économie, la culture… et à rendre visible ces composantes dans l’Agenda 21. Un plan de tri des déchets, s’il est très utile au sein d’un plan d’actions, ne peut à lui seul être appelé Agenda 21.

Il faut également éviter le « catalogue de bonnes intentions » qui amoindrirait la portée de l’engagement. Ce n’est pas le nombre d’enjeux qui compte, mais au contraire la concision et la clarté du projet que se donne l’établissement. On peut synthétiser en moins de 10 enjeux la direction prise par l’Agenda 21. Ce seront aux plans d’action de détailler les moyens mis en œuvre.

Qui choisit ?

Avant d’engager une concertation ouverte avec l’ensemble des acteurs et partenaires de l’établissement, nous recommandons au comité de pilotage trois phases de consultation préalables :

ð avec l’équipe enseignante sur les opportunités de cadres pédagogiques offerts par les propositions issues du diagnostic, les enseignants jouant un rôle moteur dans la conduite de la démarche ; ils pourront également préparer avec leurs élèves la réunion de concertation sur les choix à investir ;

ð avec l’intendant, le personnel technique, les services techniques de la collectivité pour déceler les changements impossibles à opérer à moyen terme et a contrario les opportunités d’actions concrètes à moyen et court terme, pour être en mesure de donner des réponses aux enjeux qui seront sélectionnés ;

ð avec le Conseil d’établissement pour validation des enjeux qui pourront être soumis à la concertation.

Ces phases préalables permettront d’engager une véritable concertation et d’éviter le rejet pur et simple de propositions exprimées au cours de la concertation pour des raisons techniques, financières ou de disponibilité….

Comment organiser la concertation ?

Peut alors être organisée la réunion de concertation avec l’ensemble des acteurs et partenaires de l’établissement : membres du conseil d‘établissement et du comité de pilotage, élèves et enseignants, parents d’élèves, délégués de classe, personnel, fournisseurs et partenaires… La réunion sera présidée par le chef d’établissement et animée par un membre du comité de pilotage ou un organisme spécialisé, tel que le CPIE ou Ecole & Nature (cf. chapitre 2).

Il est recommandé d’envoyer avec l’invitation un document de synthèse précisant l’objet et le déroulement minuté de la réunion pour permettre à chacun d’y jouer pleinement son rôle. Ce minutage donnera la priorité aux échanges et à l’expression des participants.

Le chef d’établissement introduira la réunion pour rappeler les étapes précédentes et résumer les enjeux soumis à la concertation. Il pourra être appuyé pour argumenter ces enjeux par de brèves interventions de membres du comité de pilotage : enseignant, élève, parent d’élève, représentant de la collectivité, de l’ADEME…

Quelques règles de « bonne conduite » du débat seront rappelées par l’animateur :

-le respect des temps de parole

-le respect de l’ordre du jour

-l’écoute réciproque

-la courtoisie des échanges, qui n’empêche en rien la concertation, mais facilite le débat et l’expression.

A l’issue de la réunion, une synthèse des remarques et propositions sera adressée à l’ensemble des participants et, quand il existe, diffusée sur le site Internet de l’établissement.

Comment rédiger et lancer l’Agenda 21

Le comité de pilotage sera chargé, sur la base des étapes franchies, des amendements et propositions exprimés au cours de la consultation, de rédiger un projet de texte Agenda 21, avant validation définitive par le Conseil d’établissement et lancement officiel.

La mise en page, l’illustration, la publication de ce texte pourront être confiées à un professeur de dessin et ses élèves ou à une classe à projet artistique et culturel, quand il existe. On peut aussi demander l’appui du service communication de la commune pour la création artistique ou l’impression du document. Une version Internet du document sera réalisée. Le document sera décliné sous forme d’une affiche Agenda 21 diffusée dans les classes ou dans le hall de l’établissement.

L’Agenda 21, préparé en concertation avec toutes les composantes de l‘établissement, fera l’objet d’un événement de lancement, qui en démontrera l’importance pour la vie de l’établissement et valorisera l’esprit d’initiative de ses acteurs.

On renforcera l’impact de ce lancement, en organisant la signature de l’Agenda 21 par le Conseil d’établissement (qui représente les principaux acteurs de l’établissement), l’association de parents d’élèves, le maire de la commune, le président de la collectivité compétente, le conseil municipal des jeunes, les fournisseurs, les partenaires associés à la démarche… En signant l’Agenda 21, ces organismes s’engagent à soutenir la démarche et à créer, en complémentarité, les conditions de sa réussite.

Lors de cet événement, le chef d’établissement annoncera le lancement des travaux de réalisation du 1er plan d’actions et le prochain rendez-vous d’information, à l’occasion de la publication de ce plan, par exemple.

 

 

Maintenant que les objectifs de l’établissement sont définis et connus de tous, les acteurs de l’Agenda 21 vont maintenant construire un premier plan opérationnel, conçu en réponse à ces objectifs.

Il s’agit de :

– définir la durée du plan d’actions : une année scolaire, un plan triennal…

choisir les actions prioritaires à mettre en œuvre et mobiliser les partenaires utiles pour leur réalisation

– organiser les travaux (constitution des groupes de travail et identification des pilotes, calendrier des réunions du comité de pilotage, organisation des outils d’échanges et d’information)

– sélectionner des indicateurs d’objectifs et de résultats

– concevoir les fiches actions

– rédiger, diffuser le plan d’actions et mettre en œuvre le plan d’actions n° 1.

Attention !!! : Ce n’est pas la quantité des actions à réaliser qui prime, mais leur capacité à mobiliser les élèves et à donner des résultats positifs et visibles, durant la période imparti à ce 1er plan d’actions.

Même si le plan ne comporte qu’un petit nombre actions, on veillera, pour lui donner un caractère transversal et pluridisciplinaire, à prendre en compte les différentes composantes de l’Agenda 21 de l’établissement : environnement, solidarité, efficacité économique, diversité culturelle… Ces différentes composantes pourront d’ailleurs être réunies au sein d’une même action.

Chaque fiche action indiquera :

– l’objectif de l’action (issu du document de référence Agenda 21)

– le titre de l’action

– le descriptif et le calendrier de l’action, les résultats attendus

– le pilote (un membre du comité de pilotage, une classe…), les acteurs à associer (élèves, parents, personnel technique…), les partenaires à associer (animations par une association, appui technique par l’ADEME, mise à disposition de matériel par une entreprise…)

– le cadre ou les applications pédagogiques

– les indicateurs d’état (la situation actuelle), les indicateurs d’objectifs (les résultats attendus), et les indicateurs de suivi (les résultats obtenus)

– les coûts éventuels et leur financement.

Le 1er plan d’actions est ensuite diffusé à l’ensemble des acteurs et des partenaires de l’Agenda 21 scolaire, afin que tous puissent contribuer à sa mise en œuvre.

 

L’évaluation répond à l’objectif de transparence de la conduite de l’Agenda 21. Il s’agit d’informer tous les acteurs et partenaires des résultats acquis et de conduire une réflexion sur l’efficacité de la démarche, apportant ainsi les conditions d’une amélioration continue de l’action collective.

A l’issue du 1er plan d’actions, chacune des actions fera l’objet d’une évaluation, sur la base des indicateurs d’état, d’objectifs et de suivi retenus. Cette évaluation permettra de mesurer et valoriser les résultats obtenus par l’action collective et d’améliorer la conduite du 2e plan d’actions.

L’évaluation pourra porter, selon le bilan de l’opération, sur les questions suivantes :

·         Les indicateurs de mesure sont-ils pertinents pour évaluer l’action ? Les données sont-elles facilement disponibles ?

·         Les actions choisies sont-elles adaptées pour répondre aux objectifs de l’Agenda 21 ?

·         Les acteurs de l’établissement ont-ils été suffisamment mobilisés pour contribuer à la réussite de l’action ?

·         La répartition des tâches a-t-elle été clairement établie ?

·         ….

·         Evaluer ce 1er plan d’actions consiste aussi à recueillir l’avis de l’ensemble des acteurs de l’établissement sur la mise en œuvre de l’Agenda 21 :

·         Ont-ils éprouvé du plaisir et de l’intérêt à participer à l’Agenda 21 scolaire ?

·         La démarche a-t-elle permis de développer des nouvelles connaissances ? de nouveaux questionnements ?

·         A-t-elle suscité de nouveaux comportements à l’école et ailleurs ?

·         L’Agenda 21 scolaire a-t-il favorisé le développement de l’esprit critique, de l’initiative, de l’autonomie, de la coopération ?

Le comité de pilotage réalisera la synthèse de ces évaluations pour obtenir et transmettre un bilan de ce 1er plan d’actions.