LE BREVET BLANC

Sa seuleénonciation nous plonge dans un gouffre d’inquiétude. Il nous apparaît comme une épreuve insurmontable.

Je vous parle bien sur du terrifiant et  inévitable BREVET!!

Les deux et trois Avril, les troisièmes du collège ont passé le brevet blanc d’histoire, de français et de mathématiques. Cet examen était une mise en situation pour les épreuves écrites du vrai brevet, qui aura lieu les 25 et 26 juin 2015.

Les élèves ayant des difficultés particulières, ou dyslexiques ont pu bénéficier d’aménagements spécifiques comme l’utilisation d’un ordinateur.  Ils passaient l’épreuve au CDI, et ont disposé de plus de temps que les autres élèves.

Pour vous aider dans vos révisions du vrai brevet, je vous propose ce site qui permet facilement de revoir ses anciennes leçons d’histoire et faire des exercices :

http://colleges.ac-rouen.fr/dunant-evreux/SPIP/html/revision-brevet/

N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez vous aussi passé le brevet blanc et si vous avez une anecdote à nous raconter!

Le voyage dans le temps

Bonjour ! Pour cet article, nous allons parler du voyage dans le temps, des paradoxes temporels etc… des sujets ma foi assez casse-gueule.
Commençons par le voyage dans le temps : D’après les scientifiques, un des moyens les plus logiques de voyager dans le temps serait d’atteindre la vitesse de la lumière. En atteignant environ 80% de la vitesse de la lumière, nous pourrions donc faire cet extraordinaire voyage. Le calcul et tout le reste est extrêmement complexe, c’est donc pour cela que je vais vous faire un résumé: lorsqu’on voyage pendant 6 ans (pour nous), à 80% de la vitesse de la lumière, il se sera passé 10 ans sur Terre. Pour que cela vous semble logique, retenez juste ce qu’a dit Einstein et qui a été confirmé : Le temps dilate l’espace.
Maintenant que je commence à vous perdre, examinons quelque chose de plus simple : Les paradoxes temporels. En voici quelques uns.
Le paradoxe du grand-père, aussi appelé par moi même, le paradoxe du Psychopathe sociopathe : imaginez que vous retournez dans le passé (ce qui est impossible, on le verra plus tard), pour aller tuer votre grand-père lorsqu’il était très jeune. Dans ce cas là, il n’a pas pu faire votre père qui, à son tour, n’a pas pu vous faire. Mais alors, s’il ne vous a pas fait, comment avez vous pu le tuer ?
Le paradoxe de Hamlet, communément appelé par moi même, le paradoxe de l’idiot fini : Maintenant, vous retournez dans le passé pour donner à Shakespeare, Hamlet (une œuvre qu’il a composé lui même, plus tard). Il va trouver cette œuvre géniale et va donc la rendre célèbre. Vous retournez dans votre époque et Hamlet existe. Un problème apparait cependant : Qui a écrit Hamlet ?
Et c’est là que certaines explications apparaissent ! Donc, maintenant, imaginez que lorsque vous voyagez dans le temps, vous allez dans une seconde dimension. Dans ce cas là, vous donnez Hamlet à un autre Shakespeare que celui de votre dimension et tout cela semble logique.
Mais comme je l’ai dit plus tôt, on ne peut pas voyager dans le passé :
Attention, je parle bien du passé d’avant, pas celui qu’on peut voir en regardant les étoiles. Le voyage dans le temps consiste à inverser le temps de la matière. Un processus a été créé en quelque sorte, le CPT :
– On transforme la matière en anti-matière et l’anti-matière en matière.
– On met ce qui était à gauche, à droite et ce qui était à droite, à gauche.
– Pour finir, je vais simplifier. Par exemple, si de l’eau tombe de haut en bas, on va de même l’inverser. L’eau va couler de bas en haut.
Voici donc comment inverser le temps ! Cependant, ce processus n’a encore jamais été reproduit avec succès.

29 vérités que vous ne savez pas sur le corps humain

J’ai lu un article très intéressant à ce sujet (lien et vidéo) dans lequel j’ai appris de nombreuses choses sûrement utiles à la culture générale. Mis a part le n°29 que j’ai appris de ma sœur, j’ai pris les informations telles quelles, pratiquement, à partir du n°23, j’ai rédigé les explications des informations tirées de la vidéo.

1. Nos muscles oculaires sont les plus actifs de la journée

Nous n’en avons pas conscience, mais nos yeux sont véritablement survoltés. Pour vous donner une idée, les muscles qui s’occupent de la « mise au point » de notre vision peuvent bouger jusqu’à 100.000 fois par jour.

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2. Nos yeux sont bien plus sensibles qu’on le croit !

On entend souvent dire que les aigles et autres rapaces possèdent une vision ahurissante. Mais nous oublions souvent que notre vision n’a absolument rien à leur envier ! Les scientifiques estiment que si la Terre était plate, nous pourrions observer une bougie à 48km de notre position. Imaginez toutes les possibilités…

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3. Un clignement d’œil dure un dixième de seconde…

Mais savez-vous combien de temps nos yeux sont fermés tout en étant réveillés ? Certains scientifiques, après quelques calculs, se sont rendu compte que nous passions 10% de notre temps avec les yeux fermés.

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4. Notre nez possède sa propre zone mémoire

Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi vous vous souveniez d’une odeur particulière ? Et bien cela viens des récepteurs de votre nez qui peuvent stocker dans votre cerveau jusqu’à 50.000 senteurs différentes. Et certains œnologues (ceux qui étudient et connaissent bien le vin) arriveraient à en mémoriser quelques centaines de plus suite à l’usage intensif de leur sens olfactif.

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5. Voilà qui devrait vous faire comprendre pourquoi certains joueurs de foot crachent sur le terrain.

On s’est tous demandé pourquoi les joueurs de foot crachaient à tout bout de champs, perdant méchamment en capital charisme. Mais quand on sait que nous générons, dans notre vie, plus de 23000 Litres de salives (soit de quoi remplir 2 piscines olympiques), on relativise un peu…

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6. Et le muscle le plus puissant du corps humain est…

Le muscle Masseter ! Enfin, le plus fort par rapport à sa taille puisqu’il peut générer une force de 25kg au niveau des incisives et 90,7kg au niveau des molaires ! Et c’est d’ailleurs ce muscle qui est le premier à se fatiguer lors de la mastication.

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7. Les globules rouges ne sont pas aussi lent qu’on peut le penser

La plupart du temps, on pense que nos globules rouges se baladent tranquillement dans notre corps, faisant leur bonhomme de chemin dans notre corps, à la façon des images crées pour les séries comme Dr. House. Mais ces petites cellules sont extrêmement rapides, puisqu’elles mettent plus ou moins 20 secondes à parcourir notre corps.

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8. Nous ne sommes pas si humain que ça finalement…

En effet, il se trouve que 90% de nos cellules ne sont pas humaines à l’origine, mais proviennent majoritairement des champignons et des bactéries.

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9. Un adulte moyen est composé de 7 quadrillions d’atomes.

Cela fait 7,000,000,000,000,000,000,000,000,000 d’atomes dans notre petit corps… Et dire que tout ça tient grâce à la physique quantique… C’est pas beau ça !?

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10. Notre nombril nous réserve quelques petites surprises…

En effet, il s’avère que nous possédons une colonie de centaines de bactéries dans notre nombril. Elles génèrent un écosystème équivalent à celui d’une forêt tropicale (en proportion hein, on ne parle pas d’avoir une forêt tropicale dans le nombril…)

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11. Nos muscles sont bien plus puissants qu’on le pense.

Vous allez être surpris (ou pas) mais nos muscles ne fonctionnent pratiquement jamais à 100%. La raison ? Une limite mise en place pour empêcher nos tendons et nos muscles de se blesser. Sachez cependant que les poussées d’adrénaline permettent d’ôter temporairement cette limite, ce qui explique pourquoi certaines personnes arrivent à soulever des voitures.

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12. Notre œil peut discerner un très grand nombre d’informations.

Il peut notamment distinguer jusqu’à 10 millions de couleurs différentes et peut observer plus d’informations différentes qu’un télescope.

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13. Nous sommes les meilleurs coureurs longue distance de la planète.

Nous sommes tellement bons dans cet exercice que nous avions l’habitude de courir après nos proies jusqu’à ce qu’elles tombent d’épuisement.

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14. Nous sommes des lucioles qui s’ignorent.

Non, nous ne sommes pas capables de voler, mais notre corps émet de la lumière grâce à la radioactivité ! Bon, à une intensité 1000 fois plus faible que la lumière perçue par nos yeux, mais quand même !

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15. Les bébés ont, en moyenne, 60 os de plus que les adultes

Cela vient du fait que nous naissons avec 350 os mous. Ces os se fusionneront au fur et à mesure de notre croissance, d’où cette différence. Après si vous avez une vertèbre de plus ou de moins, rassurez-vous, c’est normal.

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16. Etre amoureux vous donne le sentiment d’être invincible

Cela provient du fait que l’amour relâche les mêmes neurotransmetteurs (petite molécule chimique qui transmet les informations d’un neurone à l’autre) et les mêmes hormones que les amphétamines (famille de substances qui stimulent le psychisme et l’organisme). Quand on vous dit que l’amour est une drogue…

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17. Et si je vous disais que nous partageons notre ADN avec un fruit ?

Et oui ! Nous avons en commun 50% de notre ADN avec les bananes ! Surprenant n’est-ce pas ?

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18. Notre cerveau est une centrale électrique.

Et pour cause ! En utilisant uniquement la puissance électrique de notre cerveau, nous pouvons allumer une ampoule… Eurêka !

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19. Notre cerveau serait le plus puissant des ordinateur

Pour vous donner une idée, si notre cerveau était un ordinateur, il pourrait traiter 38 000 billions d’opérations à la seconde. Le super-calculateur le plus puissant, BlueGene, peut actuellement en traiter 0,002%. Bon calcul.

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20. Notre corps crée chaque seconde 25 millions de nouvelles cellules.

Pour faire simple, nous créons toutes les 13 secondes plus de cellules que la population des Etats-Unis (environ 318,9 millions).

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21. Notre cerveau peut lire jusqu’à 1000 mots par minutes

Et dire que certains préfèrent écouter leurs livres…

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22. Nous n’avons rien à envier aux serpents, sachez-le.

Vous vous plaignez des serpents et de leur mue ? Sachez que nous perdons 18kg de peau dans notre vie. Alors, toujours convaincus que les serpents sont avantagés ?

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23. Vos cheveux sont-ils fragiles ?

Pas besoin d’utiliser du shampoing Schwarzkopf, car un cheveu peut supporter jusqu’à 3kg.

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24. Le cœur d’une femme bat plus vite que celui d’un homme

Et celui d’un enfant bat plus vite que celui d’un adulte.

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25. Tout les nouveaux-nés ont les yeux bleus

Chez les nouveaux-nés caucasiens (à la peau blanche), les pigments de l’iris qui colore les yeux ne sont pas encore activés, ils le sont après environ 6 mois, c’est pourquoi leurs yeux sont clairs. Les pigments des Asiatiques et des Africains sont moins paresseux, c’est pourquoi leurs yeux sont bruns dès la naissance, presque noirs.

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26. Les gauchers sont à 70% des hommes

D’ailleurs, cette particularité est héréditaire, et si la mère est gauchère, les chances de l’être également sont multipliées par deux. Rien ne sert de forcer son enfant à écrire avec sa main droite s’il est gaucher !

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27. Il est impossible d’éternuer les yeux ouverts

Une légende dit que les yeux se ferment pour éviter de sortir de leur orbite sous l’effet de la pression. En réalité, ce réflexe n’a pas de but connu. Il existe probablement parce que les nerfs qui commandent le nez et les yeux sont étroitement liés.

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28. Le bout de nos doigts est capable de repousser

Le secret se cache sous l’ongle, car comme les cheveux, ce sont les seules parties de notre corps qui continuent de s’accroître encore à l’âge adulte. Il existe une « usine » qui se met à fournir des cellules supplémentaires au bout du doigt. Malheureusement, il n’y a vraiment que le petit bout du doigt qui repousse…

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29. L’homme européen est un croisement.

Il est effectivement un « mélange » d’Homo sapiens et de Neandertal. 4% de notre ADN est néandertalien d’après une récente expérience, mais seulement l’homme européen.

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Comme quoi, on en apprend vraiment tous les jours.

Solar Impulse 2

Faire un tour du monde avec un avion qui n’utilise pas une goutte de carburant mais qui vole grâce à l’énergie solaire. Voilà le défi que  les Suisses Bertrand Piccard et André Borschberg ont relevé. Et après douze années de recherche et de travail pour mettre au point Solar Impulse 2, leur avion solaire s’est enfin envolé le 9 Mars, et a accompli sa première étape du tour du monde le jour même, après un peu plus de treize heures de vol. Reliant Abou Dhabi (Emirats arabes unis), à Mascate (Oman), il a parcouru 400km.

Mardi, il s’est envolé de nouveau en direction de l’Inde, et a parcouru 1 465 km en un peu moins de 16 heure.

Après un second arrêt en Inde, à Bénarès,  la Birmanie sera sa destination suivante, avant la plus longue étape du trajet: cinq jours consécutifs de vol pour rallier Nankin en Chine, à l’archipel d’Hawaï, au-dessus du Pacifique. Ensuite, l’avion survolera les États-Unis avec notamment une étape à New-York, puis traversera l’Atlantique avec un arrêt prévu soit en Europe du Sud, soit en Afrique du Nord, avant le retour à Abou Dhabi. Le voyage entier (escales comprises) dura entre trois et cinq mois selon les conditions météo.

Au total, l’appareil parcourra 35.000 kilomètres en survolant deux océans

Tragique accident d’hélico

Le lundi 9 mars, lors du tournage de la nouvelle émission « Dropped », en Argentine, un tragique accident entre deux hélicoptères a décimé dix personnes dans lesquelles se trouvaient  trois personnalités françaises bien connus dans le milieu sportif :

La navigatrice Florence Arthaud, qui avait 57 ans, la nageuse Camille Muffat, âgée de 25 ans, et le boxeur Alexis Vastine, âgée de 28 ans. Leur mort sont une immense tristesse et un grand choc et pour le monde du sport en deuil.

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Les deux appareils affrétés pour transporter les concurrents et les cameramen volaient l’un au-dessous de l’autre, peu après avoir décollé. Soudainement, à seulement une centaine de mètres d’altitude, celui qui se trouve le plus bas vient heurter l’autre. En quelques secondes, les deux engins s’écrasent et prennent feu.Le choc entre les deux engins n’a épargné personne.

Cinq membres français de l’équipe de l’émission ont également péri  :  Lucie Mei-Dalby une journaliste, Volodia Guinard le chef de projet, Laurent Sbasnik et Brice Guilbert des cameramen et Edouard Gilles. Les deux pilotes argentins n’ont pas survécu non plus.

 

 

 

 

 

Le concept de l’émission « Dropped », est d’embarquer les concurrents  en hélicoptère, les yeux bandés, et de les « lâcher » en pleine nature (désert, jungle, montagnes…) où ils doivent survivre, sans nourriture, ni carte, ni boussole, et atteindre un lieu précis.

Les corps des victimes furent rapatriés en France. Et toute l’équipe de l’émission a pu quitter l’Argentine et revenir à Paris samedi 14 mars, cinq jours après l’accident.

Suite à la nouvelle de ce terrible drame, de nombreux rassemblements ont eu lieu pour soutenir les familles endeuillées des victimes , et se souvenir de ces personnes défuntes. Notamment à Nice, la ville natale de Camille Muffat.

 

 

 

 

 

 

 

 

Une enquête a été ouverte pour déterminer la cause de cet accident. Serait-ce une erreur de la part de l’un des deux pilotes?

A partir de la vidéo d’un témoin qui se trouvait sur le lieu de l’accident,  cette thèse semble la plus probable et est la plus envisagée par les experts en aéronautique argentins. Pourtant, selon les médias étrangers, les deux pilotes étaient expérimentés et n’en étaient pas à leur premier vol. « C’était pour lui un vol de routine » affirme la femme d’une pilote.

Aucune certitude pour le moment, l’enquête est toujours en cours. Ce tragique accident est le plus grand drame de l’histoire de la téléréalité.

Tout ne peut pas basculer

Ce matin, je me réveillai dans un grand lit, rose, qui sentait bon, couvert de magnifiques fleurs. Il y avait largement la place pour trois personnes, mais il n’y avait que moi, comme d’habitude. Ce lit était positionné dans une chambre, une gigantesque chambre, qui contenait tout ce dont j’avais besoin, et même bien plus. S’ajoutaient dans cette grande pièce un lit immense, une grande salle de bain, deux placards bien trop spacieux pour la totalité de mes vêtements, entourés d’une vingtaine de portraits. Il me semblait que ces portraits représentaient mes ancêtres, mais je n’en avais jamais eu la confirmation.

Comme toujours, à la même heure, la porte s’ouvrit. Un homme relativement âgé se tint là, il n’entrait que sur ma permission. Un plateau dans la main, il s’avança suite à mon geste du doigt, sur lequel j’avais préalablement étalé mon vernis favori. Il me signala que c’était un grand jour, il ajouta également quelques mots qui me firent frissonner : le fait que je ne serai plus princesse, mais la reine de tout le royaume. C’était, et depuis ma jeunesse, mon plus grand rêve, le jour où tout le monde obéirait à sa grande reine, le jour de mon mariage, le jour où enfin je passerai à l’âge adulte. C’était excitant, mais également effrayant.

Une fois la porte fermée, je m’assis sur mon lit à côté de mon déjeuner. Rien ne me faisait envie. Pourtant, tout ce qui était posé là, toutes ces petites attentions, je les aimais, préparées par le cuisinier qualifié de mon père. Je savais que ce dernier avait de moins en moins de temps, avec ses occupations de roi et la préparation de ce grand jour, mais cela m’importait peu, c’était tout de même mon père. Je commençais à dévisager ces petites choses, à les observer.

Des pancakes, recouverts de sirop d’érable, si délicieux, entourés de cinq petites framboises, placées minutieusement, saupoudrées de sucre glace, dansaient sur l’assiette ornée d’or et d’argent. Juste au-dessus, une petite tasse immobile, avec une magnifique fleur peinte et une hanse dorée, était remplie. Remplie d’un thé, somptueux, toujours la même recette, au goût citronné, acide et doux, et avec arrière-goût orangé. Depuis toujours, il restait mon préféré. Et un papier.

Un papier ? Celui-ci était un nouveau venu sur le plateau d’argent, pour cette journée si spéciale. Je le dépliai, et le lus attentivement. Il y figurait une liste. Il m’était conseillé de me coiffer, d’enfiler ma robe et d’y ajouter des accessoires. Comment résister à cette si belle écriture ? Oui, cette écriture manuscrite, créée par cette main légèrement fripée, mais remplie d’assurance, cette main qui, durant mon enfance, m’avait consolée maintes fois, cette main dont je connaissais chaque trait, cette main qui avait été en harmonie avec celle de ma mère jadis, cette main à laquelle je tenais tant. Car c’était la seule en qui j’avais confiance, la seule qui me restait.

Je relevai mes cheveux blondis par le soleil avec ma pince fétiche, me donnant un air chic et raffiné. Les bouclettes me tombaient sur le côté du visage. Puis j’enfilai ma robe offerte par ma mère avant qu’elle ne s’envole loin à mes dix ans. Cette robe, je l’aimais tellement. Comme j’avais attendu ce jour ! Celui où mon rêve se réaliserait, et il était enfin là ! Cette robe portait du bleu, avec un énorme nœud sur le devant au niveau de la poitrine, couvert de blanc. C’était à la mode. Quand j’avais sept ans, je voulais devenir créatrice de mode, pour que tout le monde me respecte. Puis, mon père m’avait annoncé que je ne pourrai fuir mon destin de reine. Cela m’avait tellement déçue ! Puis j’avais réfléchis, et j’avais trouvé la chose en question passionnante !

Après tout, qui ne souhaitait pas devenir reine d’un puissant royaume ? Dès le lendemain, il aurait été mien, alors je l’aurais chéri de tout mon cœur, et l’aurais fait prospérer pour qu’il devienne bien plus grand et bien plus puissant. Je souhaitais par-dessus tout prendre modèle sur ma mère, que je n’avais presque pas connue, pour être aussi belle et intelligente qu’elle ne l’était. Un bruit me fit sursauter et aussitôt je sortis de mes songes.

C’était une fiole de parfum qui était tombée. Elle venait de se briser en mille morceaux. Une domestique arriva aussitôt. Je lui dis qu’elle n’était pas obligée de se donner cette peine. Elle parut étonnée, puis me lança un regard de gratitude. Ce jour-là, tous mes domestiques étaient en congé. Lorsque je ramassai la bouteille et la posai sur la commode, j’aperçus une photo de mon père et moi. C’était un jour merveilleux, celui de mes douze ans, lorsque j’appris à monter sur le dos d’un équidé.

En voyant ce portrait de famille, je me rendis compte d’une chose effrayante, je ne connaissais toujours pas mon mari. Serait-il séduisant, intelligent, romantique, ou bienveillant ? Plus jeune, j’aimais me faire une idée du prince idéal. Mais à cet instant, celui qui allait devenir roi grâce à ma main ne devait respecter que peu de critères. S’il pouvait me trouver attirante, aimable et s’il pouvait gouverner le royaume avec bonté et générosité tout en m’écoutant, il serait parfait.

La grande porte décorée s’ouvrit. Le gentleman que je connaissais déjà si bien entra, sans mon signal. Il m’entoura d’une veste blanche, assez banale, assez simple, assez commune. « Vous serez bien mieux », me dit-il. Il me parut étrange, mais je le suivis tout de même. Je supposais qu’il m’emmenait à la fête où je réaliserais enfin mon plus grand souhait, et que cette petite veste était pour réchauffer mes épaules nues. Mais au lieu de ça, nous atterrîmes dans une minuscule salle, sans aucun meuble, sans aucune couleur, sans aucune fenêtre. Et la porte fut fermée à double tour.

Sur le badge de ma veste, que le vieil homme m’avait offerte, il était écrit d’une magnifique écriture bleutée : « Interne 623, Centre hospitalier Sainte-Anne ».

Le voyage en Italie : Turin.

IMG_20141209_135427Le voyage dura quatre jours, du mardi 9 décembre au vendredi 12 décembre. Les italiens des classes de 3°2 et de 3°4 ont profité de ce voyage à Turin, capitale du Piémont, pour approfondir la maîtrise de la langue. Nous avons été logés à  »l’Euro Motel », dans la ville de Nichelino, à environ 9 kilomètres de Turin.

Nous sommes partis le Mardi matin, devant le collège, avec Mr Roméo et Mr Condat. Arrivés vers 13h, nous nous sommes assis sur le monument aux morts du « Giardini Reali » – littéralement, jardins réalistes – pour manger.

IMG_20141209_135444Ensuite, nous avons marché jusqu’à la Mole Antonelliana, qui mesure 167,5 mètres de haut. Il y a quatre étages : l’Archéologie du Cinéma, les techniques les plus anciennes et les plus impressionnantes pour filmer ou prendre des photos ; la Salle du Temple, entourée d’espaces d’expositions sur l’histoire du cinéma ; la Machine du Cinéma, les différentes phases de l’industrie du cinéma ; et la Galerie des Affiches, où sont exposées les affiches de cinéma, les auteurs et acteurs les plus importants.

Mole_Antonelliana_2Il y a également un ascenseur panoramique, en verre, à l’intérieur duquel on aperçoit la totalité du musée. Celui-ci nous emmène sur la terrasse panoramique de la Mole Antonelliana, à partir de laquelle la vue sur Turin est magnifique.

Si cela vous intéresse, vous pouvez escalader la Coupole, comme l’incroyable Jenny Lavarda. Quand le soleil se couche, on peut voir la fameuse suite de Fibonacci éclairée.

la fontaine des douze moisLe Mercredi matin, nous nous sommes promenés dans le parco del Valentino – littéralement, le parc de Valentin – dans lequel nous avons pu voir la fontaine des douze mois – la fontana dei dodici mesi – , une statue représentant un mois ; une reproduction typique d’un bourg médiéval – il borgo medievale – qui a été présenté à l’exposition nationale et y a gagné le premier prix ; un jardin botanique – l’orto botanico – et une université – università – dans laquelle nous avions juste le droit de prendre quelques photos.

le bourg medieval interieur

le bourg medieval exterieur

PTDC0043La même matinée, nous avons visité le musée de La Stampa – littéralement, la presse. Petit cours ! La Stampa est le troisième journal quotidien le plus lu d’Italie. Vittorio Bersezio en était le premier directeur, et cette entreprise est née en 1867. Au début nommé Gazzetta piemontese – journal piémontais, il le changea ensuite pour La Stampa, car ce titre était trop en rapport avec la région. C’était, pendant un moment, un journal anti-fascisme (1941 – 1943), il fut donc censuré, puis ré-ouvert.

Après avoir déjeuné lorsPTDC0066 d’un quartier libre dans une rue marchande, nous nous sommes dirigés vers le musée égyptien – il Museo Egizio –, mais, malheureusement, celui-ci était en cours de travaux, ne laissant que la moitié de sa collection à regarder.

PTDC0061Ce musée, qui est le deuxième plus grand d’Europe, présen
te une exposition sur l’Egypte. Deux véritables momies sont exposées, l’une encore dans ses bandes, et l’autres sans, avec des chats qui avaient été momifiés dans son tombeau. Le pharaon Toutânkhamon était l’une d’entre elles, son cercueil y était également, il était dans le plus petit, qui était dans un plus grand. PTDC0080Le premier but des pyramides en Egypte, c’était de servir de tombeau pour les
grands pharaons. Les Egyptiens étant très croyants, ils mettaient dans ces tombeaux toutes sortes d’objets pouvant leur servir dans « la vie après la mort », par exemple, des chercheurs ont trouvé des chats momifiés et un bon nombre de bijoux.

la Venaria Reale la galerieLe jeudi matin, nous sommes allés visiter le Palais Royal – la Veneria del Palazzo Reale –. Il date du XVIIe siècle environ, soit à peu près en même temps que Versailles, duquel il s’est beaucoup inspiré. Par exemple pour la forme, le palais de Versailles est en forme de U, mais en raison d’un manque d’argent, la Venaria n’a pu faire qu’une forme de L. Elle s’est également inspiré de la célèbre galerie des glaces : elle ne comporte aucun lustres, mais de nombreuses fenêtres sur deux étages. Sa construction dura environ 40 ans, et elle servait de salle des fêtes à louer, mais sa première fonction était de relier la chambre du roi à celle du prince.

Le Palais comporte environ 20 cuisines, et chacune d’entre elles possède sa propre catégorie. Le mot Venaria vient de « veneri » qui signifie l’art de la chasse. Partout dans le palais, des sculptures décoratives rappellent Diane, la déesse de la chasse.

Le Vendredi unnamed-1matin, Mr Roméo avait prévu de nous donner un quartier libre dans les boutiques, mais une manifestation ayant lieu, nous nous sommes rabattus sur une Basilique. Elle se trouve en hauteur, avec un paysage splendide. La Savoie devait se défendre contre la France quand elle n’était pas encore rattachée, et cette Basilique fut construite pour honorer une bataille gagnée. Elle se nomme la Basilique Superga.

LE VIRUS EBOLA

Ebola_virus_(2)Qu’est-ce que le virus EBOLA ?
Le virus Ebola appartient à la famille des folivirus*. Les scientifiques l’ont repéré en 1976 au Soudan et dans une région voisine du Zaïre (au Congo). Le virus Ebola est une maladie mortelle qui se transmet par des liquides corporels (le sang , la sueur , la salive…). Il est très différent des autres maladies (grippe , gastro , rhume …).
Il provoque aussi des fièvres très sévères. Le virus Ebola agit en toutes saisons sur toutes les personnes.

D’où vient-il ?
Le foyer du virus Ebola est les chauves souris.

Comment attraper et transmettre le virus ?
Les chauve-souris le transmettent aux autres animaux comme les singes, les oiseaux. Il peut être transmis aux hommes s’ils mangent ces animaux . Dans les bus on peut aussi l’attraper en touchant les barres pour se tenir. On peut attraper le virus Ebola par les relations sexuelles, la salive, les matière fécales, le sang et les vomissures. Les transmission se font seulement par des contacts directs.

Quels sont les moyens de protection ?
Il n’existe aucun vaccin ni traitement spécifique contre cette infection. Ils faut se laver les main à l’eau de javel pour éviter la transmission.

*FOLIVIRUS: Les filovirus sont une famille de virus à ARN à simple brin et polarité négative, les Filoviridae, dont les membres sont connus pour être les agents infectieux responsables de plusieurs fièvres hémorragiques comme : ?le Virus Marburg ?le Virus Ebola

Futur Passé

Avec un clin d’œil à la nouvelle de Raphaëlle : http://lewebpedagogique.com/journaldesbarattes/2015/01/27/2045/

C’était il y a une semaine, soit le 21 janvier de l’année 3045. Je me souviens, ma mère m’avait emmenée dans un musée d’Antiquités. C’était une visite libre. Nous nous promenions dans ces galeries incroyablement spacieuses. Nous observions d’étranges êtres vivants, des girafes, des éléphants, des chats, des chiens. Ont-ils vraiment existé ? Je crois qu’ils appelaient ça des « animaux ». Oui, c’est ça, des animaux.

Il y avait deux catégories, sauvages et domestiques. Les domestiques vivaient parmi nous autrefois, dans nos maisons. Aujourd’hui, vue la taille de notre espace vital, ils auraient du mal, surtout étant donné qu’ils ne sont plus là. Les sauvages, eux, vivaient dans la nature, enfin, autrefois, il y a longtemps. La nature, avec ces « plantes », ces trucs verts qui poussaient naturellement. Aujourd’hui, on essaie de les replanter, en vain, cela ne pousse pas, même pas un petit « brin d’herbe ». J’ai d’ailleurs eu la chance d’en admirer un dans ce fabuleux musée.

Nous avons également observé un tableau représentant une forêt. C’était si magique! Les feuilles étaient rouges, jaunes, oranges, vertes, ou absentes. Les arbres s’élevaient au-dessus de tout derrière eux, soit le lac, les maisons, les hommes. Si on regardait bien – ce que je ne me suis pas privée de faire – on pouvait apercevoir un écureuil sur une branche. De tous les animaux qui ont existé auparavant, celui-ci est mon préféré. Il est également le premier que j’avais vu en entrant dans la galerie des « animaux empaillés ».

De cette visite, ma mère se souvient surtout de la galerie « électronique ». Nous avons entre autres contemplé un ancien « téléphone ». Aujourd’hui, on n’a plus besoin de ce genre de choses ! On nous plante une puce électronique dans le bras, et on est joignable n’importe où, c’est bien plus pratique ! Mais nos ancêtres, eux, utilisaient des « téléphones portables ». Celui qui m’a énormément impressionnée, c’était celui nommé « I phone ». Je le trouvais très joli. Etais-je la seule ?

Durant cette journée, une galerie en particulier m’a frappée. C’était la galerie « archives ». Dans celle-ci, des lettres, des carnets de voyages, des documents et quelques morceaux de journaux s’empilaient derrière une gigantesque vitrine. Cette collection contenait, par exemple, un document, qui était glissé dans une bouteille. (clin d’œil !) En dessous de celui-ci, sur une plaquette, était écrit son résumé. Cela racontait l’histoire d’Ebola. Je me demande ce que c’est, mais ma mère a refusé de me laisser le lire, et même de me l’expliquer.

Mais, ce n’était pas le plus important. Un seul, entre tous, m’a fascinée. C’était un peu comme s’il m’appelait, comme si je devais le lire, j’y étais contrainte. Et c’est ce que je fis. Je m’approchai d’une enveloppe marquée d’une étoile à sept branches. Que pouvait signifier ce symbole? J’ouvris l’enveloppe délicatement, pour ne pas l’abîmer. L’opération dura un moment, mais au moins, elle était en bon état. Lorsque j’eus la feuille entre les mains, je me sentis tout de suite captivée par ce texte écrit avec une main habile, dont les mots avaient été longuement réfléchis et soignés.

« Journal de bord, Sylice, 2192

Quel jour sommes-nous ? Quelle heure est-il ? Je ne sais plus. J’arrive à peine à retenir mon nom, ou bien l’année. Celle-ci me semblait importante, alors je l’ai gravée sur le mur de pierre qui m’entoure, au cas-où ce petit bout de papier est retrouvé, bien plus tard, on ne sait jamais. Armé de mon couteau, quelques carottes et une veste de militaire, je lutte pour ma propre survie. Je suis seul, au fond d’une grotte, loin de tout. Je n’ai pas abandonné les miens, j’ai sauvé ma peau. De toute façon, en ce moment, c’est pareil pour tout le monde.

C’est la Troisième Guerre Mondiale.

Tout ça parce que la Lituanie se trouvait trop petite. Alors la Lettonie et l’Estonie se sont ramenées. Des pays se sont défendus, et ont demandé de l’aide aux alliés, puis aux alliés des alliés, et enfin au monde entier. C’est ainsi qu’elle débuta. N’importe quel homme trouvé est amené de force sur un terrain de bataille quelconque. Tu ne sais pas avec ni contre qui tu te bats. C’est ce qui est arrivé à mon frère. Sur le front, il y a des gamins qui se battent, entre douze et seize ans. Le reste est principalement composé d’adultes, encore heureux !

Tous les jours, les scientifiques se cassent le cul pour trouver de nouvelles armes, ou des nouvelles techniques d’utilisation pour les anciennes. Dernièrement, ils ont trouvé une façon répugnante de bombarder l’ennemi. Si je me souviens bien, ils prennent un oiseau, un pigeon voyageur ou bien une pie, sa race leur importe peu. Ils lui font manger une sorte de pâte jaunâtre, très appétissante, et l’emmènent sur le champ de bataille. Une fois tous les oiseaux envolés, les ennemis leur tirent dessus, réflexe logique. Donc, les volatiles tombent, et, une fois au sol, BOUM. Et voilà trois mètres carrés de soldats morts à cause d’un stupide volatile.

Bientôt, ils ne trouveront plus d’oiseaux, à force de les exterminer ainsi. D’ailleurs, ils ne trouveront plus aucun animal ! Des nouveaux tanks ont été construits, et ils détruisent tout, pour le « confort des soldats sur le terrain en temps de guerre ». Les animaux sont anéantis, les forêts sont rasées, les rochers sont éclatés, les eaux sont pompées et stockées dans des usines. La race humaine ne devrait pas survivre à cette guerre sanglante, question de principe. J’espère que l’homme futur aura des idées plus lumineuses que celles-ci ! »

Je m’attendais à une suite, mais je n’en vis aucune. Cette lettre ne peut pas se conclure ainsi, ni maintenant ! Et bien en effet, elle ne peut pas. Sylice ne s’était pas arrêté là. Je pense que le conservateur – ou bien un métier qui y ressemble – du musée m’a aperçue, déterminée à savoir la suite. Il a pointé du doigt ce petit bout noir, en hauteur dans la vitrine. Je me mis sur la pointe des pieds, espérant l’atteindre. C’est alors que, de sa grande main fripée mais pleine d’assurance, il m’offrit ceci, avec un immense sourire sur le visage.

Ce bout de feuille semblait différent. Il s’effritait dans mes doigts, plus foncé, plus petit. J’avais du mal à distinguer les écrits de cette personne, dont je ne connais toujours pas le sexe, mais, après réflexion, je crois que c’est un homme.

Je ne pouvais être plus heureuse. Avec l’envie mortelle de savoir la suite, je commençai à dévorer des yeux ce papier à la texture étrange.

« Journal de bord, Sylice, 2193

Ca doit faire environ une année entière que je me cache dans ce trou à rats. J’ai gravé le nombre de jours, avec mon couteau, sur les quatre cailloux qui m’entourent. Je ne sais pas si j’arrive encore à compter, mais je crois qu’il y a quelques sept cent traits. Si quelqu’un trouve ce papier avant ma caverne, je vais décrire son endroit, on ne sait jamais.

Elle se situe à quelques kilomètres vers l’Est d’un laboratoire qui cherche un remède aux zombis, qui n’existent toujours pas. A peut-être trente kilomètres au Sud, il y a un petit lac, mais je ne sais pas son nom. Je sais juste qu’entre l’eau et mon antre, il y a des arbres, de grands arbres, immenses, on dirait presque qu’ils touchent le ciel.

Cette description ne doit pas beaucoup servir, vu qu’ils sont en train de tout raser. Quand je dis ils, je parle bien entendu des hommes. Cette race d’être vivant a-t-elle fait une seule chose de bien pour notre planète ? Non. Elle a réduit les océans, organisé le réchauffement planétaire, percé la couche d’ozone qui nous permet de vivre, abattu plantes et animaux, qui n’ont rien demandé. Si les dieux nous avaient réellement créés, cela ferait un moment qu’ils nous auraient exclus de la stratosphère !

Journal de bord, Sylice, 2193

Trois semaines sont passées, je vis actuellement dans un désert. Plus aucun arbre, plus aucun étang, plus aucune trace de vie. Serais-je le seul survivant ? Quel triste paysage. J’aurais préféré mourir bravement à la guerre, plutôt que d’être obligé de voir cette réalité chaque matin. Je pense que la guerre devrait bientôt se terminer, il n’y a plus beaucoup d’hommes capables de se battre. Et de toute façon, on devrait se consacrer à faire renaître notre magnifique Terre, qui, pendant des années, s’est acharnée pour faire apparaître la vie.

Selon un espion engagé, il y a une réunion aujourd’hui. En ville, ils disent que nous sommes le 13 août, vrai ou faux, ça pourra toujours aider. Malheureusement, cet espion est mort il y a quelques minutes, je tiens tout de même à le remercier pour les informations précieuses qu’il m’a délivrées.

La réunion vient de se terminer, la paix a été signée, la guerre est finie ! C’était la plus courte de l’Histoire, mais également la plus ravageuse. Le trou dans la couche d’ozone s’est agrandi, plus personne n’ose mettre un pied dehors. Mis à part les ouvriers qui essaient en vain de faire pousser des arbres juste à côté de ma caverne depuis plusieurs jours. Néanmoins, cela ne fonctionne toujours pas. Il fait trop chaud, il n’y a plus d’eau, plus aucun nuage. On voit constamment un magnifique ciel bleu, qui ne convient pas du tout à la période que nous sommes en train de vivre.

Cette Troisième Guerre Mondiale a tué notre Mère a tous.

Journal de bord, Sylice, 2230

J’ai actuellement 60 ans et je viens de retrouver ce journal, chez moi, au fond d’un tiroir. A l’époque où j’ai noté les premiers jours, je devait avoir dans les 35 ans. Comme j’étais jeune ! Je vivais la pire époque de ma vie, la plus terrifiante, et la plus seule. Maintenant, j’habite dans une boîte.

La ville de Paris. Capitale de la France. C’est répugnant. Nous n’avons plus aucun animal, plus de viande. Nous n’avons plus aucun arbre, plus d’oxygène. Nous n’avons plus d’océans, plus d’eau. Il y a des laboratoires partout, ils nous font à manger chaque jour, on ne sait pas vraiment ce qu’ils mettent dedans, mais cela nous nourrit. Ils parviennent à nous créer de l’eau, et personne ne sait comment. L’oxygène, par contre, il n’existe plus. Dans nos boîtes – ce sont vraiment des boîtes, pour ne pas utiliser trop de place sur l’extérieur – ils nous injectent un gaz qui vous retourne l’estomac. Sa puanteur est abominable, mais cela nous maintient en vie. Tout le monde reste cloîtré chez soi, l’extérieur est pire qu’abominable. On a chaud, il n’y a aucune odeur de fleurs ou autre, aucun petit œil curieux. Le paysage est détruit.

Les anciens, qui connaissent la véritable histoire de l’homme, n’osent la raconter, car eux-mêmes n’osent y croire, comment l’être humain que nous convoitons tous peut-il être si cruel ? Moi, je vais offrir ce calepin à un musée, n’importe lequel, et lui montrer ma grotte. Je veux que l’Humanité future sache à quel point l’être humain est effroyable. A cause de lui, les enfants ne pourront plus jamais courir dans l’herbe avec un sentiment de liberté. Ils ne pourront plus jamais découvrir le bonheur de caresser le poil tendre d’un animal. Ils ne sauront jamais la vérité.

Les autorités locales ont un projet qui sera prévu pour 2240. Je ne sais pas ce que c’est, mais je crois qu’ils veulent cacher ce paysage désolant. J’aimerais être projeté dans le futur, juste pour voir quelle est, encore, cette idée détestable.

Cher journal, c’est ainsi que se termine la trace de Sylice. J’espère que les générations futures auront l’audace de connaître les faits réels de la vie de l’Homme.

Sylice, 31 septembre 2230 »

Je remarquai une larme qui s’échappa de mon œil. Cela affola ma mère, qui me pris dans ses bras et me susurra des mots doux, pour me calmer. Me calmer ? Comment aurais-je pu après ce que je venais de lire ? Sylice a raison, il faut que les générations futures le sachent, il faut leur dire.

L’idée dont parlait Sylice à la fin de son journal de bord, je sais ce que c’est. Quand ma mère me libéra enfin, je me dirigeai vers l’une des fenêtres du musée. Je ne vis aucun arbre, aucun animal, ni même un petit coin de ciel. Le gouvernement a fait construire des sortes de tunnels, partout, je ne sais pas si c’est comme ça également ailleurs. Nous ne voyons plus le soleil, la neige, la pluie, plus rien de tout ceci n’existe.

Quand ma mère m’amène à l’école tous les matins, dans la voiture, quand je regarde par le double vitrage de la portière arrière, je ne vois que du noir,  partout. Les murs des tunnels sont noirs, tristes, sales. La seule fois où j’ai vu l’extérieur, c’était lors de l’anniversaire d’une amie.

Je me souviens. Nous avions roulé, sans suivre la carte et au final, nous nous étions perdus. Nous étions sortis du tunnel, et nous avions vu le ciel ! Il avait fait chaud, mais nous nous amusions tant ! Mes parents m’avaient fait croire que c’était un cinéma en quatre dimensions. Mais, maintenant j’en suis sûre, c’était la réalité.

Ce paysage triste. Je te comprend, Sylice.

Ce matin, ma mère me demanda ce que je voulais faire plus tard, et je pensai à ce musée d’Antiquités que j’avais visité la semaine dernière, et à l’inconnu qui me révéla tout. Je sais ce que je vais faire.

« Maman, plus tard, je veux devenir professeur d’histoire. » avais-je répondu.

Je ne sais pas si mon choix lui plut, mais je crus apercevoir un sourire au coin de ses lèvres.

LA MAGIE

1) Une brève histoire de la magie

La magie est vieille comme le monde. Des récits attestent que, dès 50 000 av. J.-C. , elle était  pratiquée par les hommes des cavernes, qui avaient découvert le moyen de tromper leurs semblables par la parole et leur agilité, sans doute dans le cadre de rites religieux.

Le premier témoignage écrit à propos d’un magicien se trouve dans un texte de l’Égypte ancienne  datant d’environ 2000 av J.-C., le  papyrus de Westcar. Il relate un exploit de Dedi de Dedsnefu, au cours duquel celui-ci trancha la tète d’un canard et d’un pélican avant de la leur restituer sans leur faire le moindre mal.
Au Moyen Age, il semble que la plupart des gens croyaient en la magie – toujours étroitement liée à la religion, on lui attribuait un pouvoir guérisseur. L’Église dénonçait toutefois ces pratiques et persécutait leurs auteurs; jusqu’au XVIIIème siècle, nombreux furent celles et ceux qui, accusés de sorcellerie, moururent sur le bûcher.
Les premiers Européens à gagner leur vie en présentant des tours de magie furent les jongleurs du Moyen Age, artistes ambulants, avaleurs de sabres, cracheurs de feu, chanteurs et danseurs, ils exécutaient déjà probablement le fameux jeu des gobelets devant qui voulait parier avec eux. Peu à peu, le répertoire de l’illusionnisme moderne s’enrichit de prestations d’artistes au cours de fêtes locales et, à partir du XIXè siècle, sur les scènes de music-hall.
Aujourd’hui, longue est la liste des noms d’artistes extraordinaires. Tous ont marqué de leur empreinte l’histoire de l’illusionnisme en proposant de nouveaux concepts et numéros, en introduisant des présentations originales, ils ont élaboré l’univers varié et fascinant que constitue la magie moderne.

2) Conseils pour les magiciens en herbe

  • Tout d’abord je conseille à tout magicien débutant ou non, de bien s’entraîner avant de présenter un tour quel qu’il soit.
  • Essayer de rendre le tour intéressant et captiver l’attention de votre auditoire (je n’ai aucun exemple à vous donner cela peut changer en fonction des personnes).
  • Ne jamais baisser les bras, c’est grâce a de l’entraînement que l’on devient plus fort et que l’on perfectionne ses tours : « Le succès est la capacité d’aller d’un échec à l’autre sans perdre d’enthousiasme »  Winston Churchill
  • Et maintenant le plus important, NE JAMAIS , ABSOLUMENT JAMAIS dévoiler un de vos tours.

Magicalement vôtre,

Porret Arthur.