Les châteaux forts : le chevalier

Et non, cette série n’est pas terminée !  Aujourd’hui vous allez découvrir (ou pas) les chevaliers, ces braves combattants qui défendent les châteaux.

 

La formation du chevalier

    A ses sept ans, le fils du seigneur est confié à un chevalier ami de sa famille, ce dernier deviendra son parrain. Le jeune page sert et assiste son parrain dans pratiquement toutes ses tâches quotidiennes; il l’aide même à s’habiller ! Le page s’occupe également du cheval de son maître: il le brosse, lui donne à manger, le soigne…

      A côté des tous ces travaux « ingrats », il doit également s’entraîner pour devenir, plus tard, chevalier. Il pratique la lutte, il développe son sens de l’équilibre, il lance des sacs de terre afin de se muscler, et enfin, il s’entraîne à manier des armes en bois comme le javelot, la lance et l’épée. Le page accompagne également son maître à la chasse. La femme de ce dernier s’occupe aussi de l’éducation du page.

      Après sept années de durs labeurs, le page a 14 ans : il devient écuyer de son parrain (certaines versions disent que le page devient l’écuyer d’un autre chevalier, mais j’ai choisi celle-ci). L’écuyer accompagne son parrain partout, même à la guerre, point sur lequel je reviendrai après. Son entraînement s’intensifie: il s’entraîne désormais avec une épée en fer, il s’entraîne à des exercices comme la quintaine, un mât tournant sur lequel est attachée une barre horizontale. Lorsque le garçon, monté à cheval, tape dans l’écu fixé à une extrémité de la barre, le mât tourne et projette un sac de terre vers ce dernier.

     Revenons sur la guerre: lorsque son maître part à la bataille, l’écuyer le surveille et vient porter secours à son maître si celui-ci en a besoin. Après une bataille, il doit nettoyer les armes de son parrain, réparer sa cotte de maille -un travail bien difficile !- et soigner son cheval si besoin.

     L’écuyer dispose aussi de temps de loisirs durant lesquels il peut faire des jeux de société, de la musique, des sports d’équipe,…

L’adoubement

L’écuyer a 18 ans. Il a terminé sa formation et va être élevé au rang de chevalier lors d’une cérémonie très importante, l’adoubement. La veille, les prêtres coupent les cheveux de l’écuyer et lui donnent un bain afin de le purifier. Puis, il confesse ses fautes dans la chapelle du château.

Après une nuit de prière, arrive enfin le jour de la cérémonie. La famille de l’écuyer assiste à l’adoubement, qui est présidé par le seigneur du château. Le prêtre bénit l’épée de l’écuyer qui doit ensuite la brandir trois fois le plus haut possible. Ensuite, il reçoit la collée: un coup sur la nuque ou sur l’épaule droite. Il prête serment sur la Bible et devant tout le monde d’être vertueux, de mettre son épée au service de Dieu et de son roi et de défendre les plus faibles. Puis il reçoit son équipement dont l’écu, qui porte les couleurs du chevalier.

L’équipement du chevalier

     Bien sûr, ils ont beau être braves, il leur faut quand même des armes pour combattre ! En voici quelques-unes.

 

Source : Vikidia; L’imagerie des chevaliers éditions fleurus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les armes offensives:

L’épée: connue de tout le monde, c’est une lame en acier à double tranchant attachée à un manche composé d’une poignée, d’une garde (au-dessus de la poignée) et d’un pommeau (au-dessous de la poignée). D’une conception lourde et robuste, elle peut percer ou abimer l’armure d’un adversaire.

La lance: composée d’un longue hampe de bois dur (comme le frêne), elle est longue et, grâce à son fer fixé à l’extrémité de la hampe, elle permettait à un chevalier à la charge d’embrocher facilement un adversaire.

Les éperons: ces petites piques fixées aux talons du chevalier permettaient de stimuler le destrier.

Le destrier: Eh oui, le cheval aussi est une arme ! Bon je ne vais pas vous décrire son apparence ni sa conception, mais quand même son utilité. Il peut piétiner des adversaires, lancer des ruades,…

Le chevalier possède plusieurs chevaux:  le destrier pour le combat et le palefroi pour la marche et la parade.

Les armes défensives:

Le heaume (ou casque): Composé d’acier (comme la majorité de l’équipement du chevalier) et rembourré il sert à protéger la tête du chevalier. Il existe différentes sortes de heaumes: certains protègent entièrement la tête, d’autres non…

La cotte de maille: c’est une sorte de tee-shirt en fer composé de boucles de métal assemblées entres-elles. Quand je vous disais que c’était difficile de la réparer !

Le haubert: plus connu sous le nom d’armure, il est composé de plusieurs pièces d’acier que le chevalier enfile avant d’aller combattre, aidé de son écuyer. Très lourd, il protège tout le corps du chevalier.

L’écu (bouclier): c’est une plaque de bois parfois renforcée de bandes de métal. Il porte les couleurs du chevalier. Il sert à protéger le chevalier des coups d’épée, de lance, des flèches…

La vie du chevalier

Le chevalier est au service de son seigneur. Il vit avec sa famille dans son château mais il doit obéissance à son roi, à son suzerain (à qui il doit la fidélité) et à Dieu (et donc à ses représentants). Les chevaliers aiment participer à des tournois et à des joutes, dans lesquels ils prouvent leur valeur.

Un tournoi opposent plusieurs chevaliers à cheval qui peuvent utiliser toutes leurs armes pour combattre.

Une joute opposent deux chevaliers: séparés par une barrière, ils s’élancent sur leur cheval et tentent de faire tomber leur adversaire à l’aide leur longue lance.

 

     Lors de ces affrontements, le vainqueur reçoit honneurs et fortunes, notamment l’armure de son adversaire dans le cas des joutes.

Parfois, les chevaliers sont appelés à partir en croisade ou en guerre. Alors, ils quittent leur famille, au risque de ne jamais revenir…

Source : Vikidia; L’imagerie des chevaliers éditions fleurus

 

Simon Chielens

 

 

 

 

 

 

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