Le ciel bleu qui crachait de l’eau regardait le vieil homme…

13 10 2010

Un petit conte cosmique qui exploite l’univers poétique des cadavres exquis. La première phrase était imposée: les élèves devaient choisir parmi les créations de cadavres exquis composés en classe.  Pour le sujet, reportez-vous à la page « Jeux de langage ».

A cette époque-là, le ciel bleu qui crachait de l’eau regardait le vieil homme en dessinant dans la cave. Ce magnifique ciel bleu visitait tous les pays en déposant sur son passage de l’eau froide et noire.

Mais un matin, un objet orange et rouge arriva d’une hauteur que même le ciel bleu ne pouvait atteindre et à une vitesse supérieure à l’eau qu’il déposait tout au long de son voyage.

Ce jour-là, le ciel s’embrasa. Il ne déposa plus de l’eau mais une pluie de flammes qui détruisait tout sur son passage. Les torrents de flammes brûlaient les forêts et toute verdure. La foudre s’abattit sur tous les pays. L’océan se déchaîna et emporta tous les bateaux qui auraient le malheur de se trouver sur son territoire. Tout était détruit, brûlé, inondé, tout sauf une petite zone, plus précisément une île verte où la mer était calme et la verdure était présente. Étrangement, le ciel embrasé ne put savoir pourquoi cette île avait survécu aux éléments déchaînés, ni pourquoi il y avait une maison en plein milieu de cette île. Mais cette maison n’était pas comme toutes les autres qu’il avait pu apercevoir ou rencontrer, il y avait une cave, une cave où se trouvait une table avec des feuilles vierges. Le ciel eut alors un flash, comme s’il avait déjà vu cette maison avant que la catastrophe l’emporte dans une confusion et oubli quasi total.

A ce moment-là de confusion, un homme sortit de la maison. Cet homme était vieux, il avait une canne et paraissait étrange. Il eut à cet instant une étrange action ; le vieil homme sourit au ciel rouge. Le ciel ne comprenait pas cette réaction et il avait envie de tout détruire mais il n’y arrivait pas. Il se souvint, tout à coup, de l’époque où il était en train de dessiner tout en regardant le vieil homme, il se souvint de cette merveilleuse époque où il était heureux.

C’est alors que le ciel se calma, il devint bleu, il ne crachait plus des flammes mais il illuminait cette île avec sa lumière qui réchauffait et rendait heureux ce vieil homme. Il put alors vivre en paix tout en dessinant dans la cave, en regardant le vieil homme mais cette fois-ci, il crachait de la lumière douce et chaleureuse.

Vincent Kou


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