Préparer le carnet photographique

19 02 2011

Suite à l’exposition Reza qui a eu lieu au Parc de la Villette,  nous avons abordé une séquence « Portraits photographiques et écriture ». Quelques clichés pour aider les élèves  construire leur Carnet PhOtOgraphique, le travail de fin de séquence. Pour plus d’informations, c’est par Là…




Coupeurs de mots…

14 10 2010

Aujourd’hui, voilà que les élèves se sont mis à

cOuper

des

mots,

inspirés par le roman de Schlädlich.

Munis de ciseaux,

de magazines,

ils sont partis en quête de noms,

qu’ils ont ensuite classés,

et d’adjectifs, qu’ils vont bientôt accorder.

Extrêmement investis par leur travail et la mission qui leur était confiée,


ils ont constitué une base de données à partir de la quelle ils ont pu mettre en pratique une réflexion sur la nature des mots.

Et ont éprouvé

qu’on pouvait apprendre

et s’amuser…



Le ciel bleu qui crachait de l’eau regardait le vieil homme…

13 10 2010

Un petit conte cosmique qui exploite l’univers poétique des cadavres exquis. La première phrase était imposée: les élèves devaient choisir parmi les créations de cadavres exquis composés en classe.  Pour le sujet, reportez-vous à la page « Jeux de langage ».

A cette époque-là, le ciel bleu qui crachait de l’eau regardait le vieil homme en dessinant dans la cave. Ce magnifique ciel bleu visitait tous les pays en déposant sur son passage de l’eau froide et noire.

Mais un matin, un objet orange et rouge arriva d’une hauteur que même le ciel bleu ne pouvait atteindre et à une vitesse supérieure à l’eau qu’il déposait tout au long de son voyage.

Ce jour-là, le ciel s’embrasa. Il ne déposa plus de l’eau mais une pluie de flammes qui détruisait tout sur son passage. Les torrents de flammes brûlaient les forêts et toute verdure. La foudre s’abattit sur tous les pays. L’océan se déchaîna et emporta tous les bateaux qui auraient le malheur de se trouver sur son territoire. Tout était détruit, brûlé, inondé, tout sauf une petite zone, plus précisément une île verte où la mer était calme et la verdure était présente. Étrangement, le ciel embrasé ne put savoir pourquoi cette île avait survécu aux éléments déchaînés, ni pourquoi il y avait une maison en plein milieu de cette île. Mais cette maison n’était pas comme toutes les autres qu’il avait pu apercevoir ou rencontrer, il y avait une cave, une cave où se trouvait une table avec des feuilles vierges. Le ciel eut alors un flash, comme s’il avait déjà vu cette maison avant que la catastrophe l’emporte dans une confusion et oubli quasi total.

A ce moment-là de confusion, un homme sortit de la maison. Cet homme était vieux, il avait une canne et paraissait étrange. Il eut à cet instant une étrange action ; le vieil homme sourit au ciel rouge. Le ciel ne comprenait pas cette réaction et il avait envie de tout détruire mais il n’y arrivait pas. Il se souvint, tout à coup, de l’époque où il était en train de dessiner tout en regardant le vieil homme, il se souvint de cette merveilleuse époque où il était heureux.

C’est alors que le ciel se calma, il devint bleu, il ne crachait plus des flammes mais il illuminait cette île avec sa lumière qui réchauffait et rendait heureux ce vieil homme. Il put alors vivre en paix tout en dessinant dans la cave, en regardant le vieil homme mais cette fois-ci, il crachait de la lumière douce et chaleureuse.

Vincent Kou



Parler de soi, parler sur soi : « Mosaïques de l’être »

23 03 2010

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Voici le travail d’écriture à rendre pour le 11 mai au plus tard pour clore la séquence sur l’autobiographie

Carnet intitulé « Mosaïques de l’être« 

A vos plumes, vos pinceaux, vos claviers, vos pensées, vos souvenirs…

A vos lettres, en mosaïque,

Pour une petite entrée dans la littérature.

Bienvenue!


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Mosaïques de l’être : synopsis du carnet à rendre

Mosaïques annexe : les textes complémentaires



De la Terre, écrire…

22 01 2010

Un travail d’écriture, donné en 4ème, pour clore une séquence sur la lettre.

Quand Clémentine s’adresse à Amallia,  elle nous livre ce petit texte .

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Paris, France,

Le 11 janvier 2010

Chère Amallia,

Notre planète, la Terre, la belle et fragile Terre, la     planète bleue va très mal, et nous aussi, d’ailleurs. Comme je te le disais, les humains la tuent à petit feu, ils exterminent les animaux, la polluent et l’exploitent… Cela me rend folle !

Imagine un peu ta jolie planète brusquement réduite à un ciel gris de nuages toxiques et à des troncs d’arbres calcinés ! Nous polluons bien trop la Terre ! Si je t’écris ceci, c’est parce que tu es la seule à pouvoir m’aider. J’ai besoin de toi, nous avons besoin de toi ! Sais-tu que chaque jour, une forêt de la taille d’un état des USA disparaît ? Il faut arrêter ce massacre, Amallia !

Tu connais la Terre, son incroyable biodiversité… Cette biodiversité unique est en péril ! Les Hommes tuent les animaux pour manger, parce qu’ils ont soi-disant décimé les cultures ou simplement pour s’amuser. C’est proprement scandaleux ! J’aime la Terre, je pense que si nous lui faisons trop de mal, c’est sur nous que cela retombera.

Pendant ton voyage, tu as vu nos grandes forêts, tu as aussi vu les Hommes les massacrer ! Notre planète, la Terre, se meurt. Tous les jours, des coupeurs d’arbres appelés « bûcherons » abattent une forêt de la taille du Kansas pour pouvoir nourrir plus d’humains encore. Que faire pour que cela cesse ? Il existe des organisations pour protéger la planète mais elles ne font rien ! Notre Terre est malade ! Elle appelle à l’aide mais personne ne veut l’écouter.

Tu aimes la fragile Terre, je le sais… C’est la plus grande richesse de l’univers, si nous continuons à la tuer, celle-ci disparaîtra et les tiens ne viendront jamais plus voir les majestueux condors, les adorables lièvres et ils ne pourront plus admirer la puissance des baleines.

Au secours Amallia ! Je t’appelle, mais la Terre aussi ! Si puissante qu’elle soit en apparence, elle est aussi fragile qu’une goutte de rosée sur un fil d’araignée…

J’espère que tu comprendras, je n’ai jamais appris ta langue, ne m’en veux pas, c’est trop difficile pour moi. Donne-donc le « khanamo » (on dit « bonjour » dans ma langue) à toute ta famille, et en particulier à ta petite soeur, Navania, je crois. Dis-lui que la Terre est malade, dis-le à tout le monde. J’espère que tu m’entendras.

Amitiés (pssalora ?)

Ta terrienne préférée : Clémentine Rojat

Et puis quand Eugénie s’adresse à Mounia …Rz_51

Chère Mounia,

Comment vas-tu ? Ton invasion de chiens-cochons s’est-elle arrêtée ? Je l’espère sincèrement. Je prendrai le portail de téléportation pour te rendre visite mardi prochain, à 15 h 39. Ici, tout va mal, et cela ne fait qu’empirer. La terre gémit sous le poids des guerres et des famines.

Tiens, pas plus tard qu’hier, un attentat a eu lieu à Hong Kong. Un terroriste indien a fait exploser un hôtel particulier. Le bilan des dégâts est de 328 morts et 2048 blessés.La guerre qui sévit entre l’Inde et la Chine est chaque jour un peu plus forte et meurtrière.

Quant aux pays en paix, ils ne sont pas tous aussi purs et calmes qu’ils n’y paraissent. Prenons la France, par exemple. Dans cette région du monde, l’écologie est au plus bas. Chaque jour, des millions de tonnes de déchets sont ramassés, puis incinérés. En brûlant, ils dégagent des gaz toxiques pour la planète et nocifs pour la santé. Cela me devient insupportable. J’ai l’impression de vivre dans une porcherie ! Trop peu de pays font des efforts écologiques suffisants. Je suis surmontée, révoltée, indignée. La terre crie, hurle de désespoir. Elle appelle au secours.

D’après de nombreux scientifiques réputés, d’ici quelques dizaines d’années, les océans auront envahi certains continents. Des îles comme Hawaï n’existeront plus, et seront submergées. Tous les humains mourront progressivement, à petit feu, et les rats prendront le contrôle du monde. Je suis si triste et inquiète, mon amie, à l’heure où je t’écris. La terre n’est plus qu’un vaste champ de ruines, noyé sous les cendres de la cupidité humaine.

Si tu souhaites (et je l’espère du plus profond de mon coeur !) nous venir en aide, rassemble tes amis, collègues, relations et voisins le plus rapidement possible. Venez nous aider, nous avons besoin de vous. J’attends ta réponse très impatiemment.

Avec toute l’amitié que je suis capable d’offrir en ces temps de crise,

Eugénie, ton amie terrienne




Carnet poétique

5 10 2009

Petit carnet poétique à rendre pour clore la séquence des Exquis cadavres Grammaticaux.

En avant première pour les curieux et les habitués.

C’est par  ICI le Carnet Poétique

A rendre pour bientôt



Filons la carte

9 02 2009

Un petit travail d’écriture en utilisant la carte mentale pour ensuite accéder au poétique…

Comment?

On demande aux élèves de choisir deux éléments à décrire (un animé, un non animé). Pour chacun des éléments, les élèves effectuent une carte mentale descriptive. Ils associent, explorent, rebondissent, en bref, créent un univers autour de l’idée, la notion, le personnage, l’objet qui  a retenu leur attention.

Puis, ils mélangent les cartes mentales : les attributs de l’une et de l’autre se trouvent mélangés dans un petit texte descriptif ou narratif. Les métaphores se filent, les personnifications surgissent.

Nous entrons alors dans l’univers de la poésie : du loufoque, de l’absurde, du sensuel, de l’onirique, du décalé, du comique..

Le tableau ? « Beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie! »
hommage à Lautréamont, 1979. Hélion

Voici quelques petits délices à croquer sans modération..

Un poisson-chat utile à la vie, beau sur une peinture habillée de tissu en bretelle faite avec du plastique de bouteille.
Thibault Dhorne

Creative Commons License photo credit: ?bEbOAu bout  du monde ! Il goûta à ma peau et je partis à la découverte d’un pays inconnu. Un pays de sourire et de plaisir.
Il me regarda dans les yeux et je partis dans les océans de l’oubli, du déroutant et du sans fin.
Il mangea ma peau et je partis dans le tourbillon de l’amnésie, là où le mal de tête est éternel.
Il me prit par la taille, au niveau de l’équateur, et mon esprit vogua dans un autre monde, un monde qui n’était pas le mien. Le monde du déséquilibre, du changement, et de l’instabilité.
Après lui, la fatigue s’empara de moi. Je penchai légèrement vers le côté droit ou gauche, selon l’angle. Je sentais l’intérieur de ma tête inondée et que ma vie s’enfuyait par les trous que ses dents avaient creusés, et lorsque je me couchais, avais l’impression que l’Amérique, l’Europe, l’Australie, l’Asie et l’Antarctique me renversaient.
Magdlene Delattre

Un tracteur traversait la mer d’un pas décidé, tout en restant très discret. Il n’était pas très beau, ne parlait pas et faisait ce qu’il avait à faire. Son siège marron virait au rose pâle à cause de l’eau salée. Lorsqu’il avait faim, il mangeait un ou deux pêcheurs qui avaient commis l’erreur de se pencher un peu trop près du bord.
Ce tracteur ne savait pas vraiment où aller, à vrai dire, il ne faisait que suivre ses antennes.
Rita Doligez

Voici un singe  qui aime bien entendre la musique des tic tac qui résonnent dans sa tête (il aime bien les bonbons aussi). Il est rouge, plastique, pas comme des pommes. De l’extérieur, il est plutôt d’une couleur synthétique. Il a des flèches pour lui indiquer des directions qui lui indiquent un chemin, il le suit et se repère dans le temps, dans l’espace, dans l’infini, perdu dans ses créations, ses heures qui chantent tic tac à tout bout de champ.
Lukas Tamayo



Autoportraits d’image

1 02 2009

Compte-rendu de séance d’atelier d’écriture : les élèves à partir de l’autoportrait de Bacon, devaient faire parler le personnages : monologue, autoportrait, récit de vie, la consigne exigeait seulement l’emploi du Je.

Je suis un homme, enfin …enfin presque, car non pas par l’image de ce que vous pouvez voir, mais par celle que vous ne pouvez pas.
Je suis au delà de ce masque, un homme, un corps, une personne, un sentiment, une âme, qui vous regarde.
Vous ne me regardez pas, vous faites abstraction de celui que je peux être, car je suis différent de vous autres.
Je me considère donc, et excusez ma prétention, un homme chanceux. La vie m’a offert une chance. Celle de pouvoir regarder par delà mes yeux, les vôtres, et qui plus est sans que vous puissiez voir au-delà des miens.
Je peux alors tout penser, regarder et même annoncer, sans que vous le sachiez, l’écoutiez ou le voyiez. Car malencontreusement, l’injuste ne vous a pas donné le don de voir et de percevoir au travers d’un masque.

Laura Pierret

Je suis triste et dépourvue.
Malade et angoissé.
Vidé de l’âme, vidé du cœur. Je cherche juste mes erreurs.
Regrets passés qu’on a attaqués.
On m’a détruit, on m’a puni.
Puni d’envie, puni de vie.
Mes lèvres tombantes sont juste preuve de mon absence.
Un jour, on m’a dit : « Oublie-toi, oublie-nous, oublie tout ».
Alors je l’ai fait, je me suis effacé, absentée.
J’ai souvent voulu  y renoncer mais par orgueil, je n’ai pas cédé.
On m’a tué et rejeté. Je ne suis qu’une poussière rejeté, dans le voie lactée.
Je suis fuyant, je parle en oubliant.
J’ai été payé pour oublier, mon métier est l’oublier .

Magdelène Delattre

Quand je me regarde dans une glace, je vois plus loin que ce que les gens peuvent voir.
Je vois mes traits s’étirer.
Et la collision entre passé, futur et présent.
Et cela explique mon aspect.
Qui démontre bien plus de choses que ma bouche  peut démontrer.


Lukas Tamayo

Bonjour,
Je m’appelle Bernard. J’ai 52 ans. J’ai 2 enfants, je suis divorcé et je paye une pension alimentaire à mon ex épouse. Je souffre beaucoup de mon divorce ; je me suis rendu compte que j’ai fait souffrir tous les membres de ma famille, en particulier mes enfants avec  qui j’étais très proche. Et c’est pour cela que j’ai décidé de quitter la France pour m’installer aux Etats Unis, je fuis mon mal être. Il y a des années, quand j’étais adolescent, j’ai connu le grand amour et je la regrette vraiment. Elle s’appelait Amélie, elle était si douce, si drôle, si attentionnée et malgré toutes les critiques qui pesaient sur moi, elle m’aimait. Nous sommes restés 7 ans ensemble puis elle est retournée en Pologne, son pays d’origine pour revoir ses grands-parents. J’en ai beaucoup souffert, ça m’a pris 7 ans pour m’en remettre. Mais maintenant, j’ai perdu le goût de croire au grand amour et cela me dévisage de jour en jour. Mon temps est compté.

Diénaba Dia

 

Je m’appelle Jacque de la Gare. Je suis à l’hôpital et je vais vous expliquer pourquoi. Une journée comme les autres, je me lève à 6h45 pour aller travailler, sans faire de bruit pour ne pas réveiller ma femme et mes 3 enfants. A 17 heures, je quitte mon travail. Je me dirige vers la banque pour essayer d’avoir un peu d’argent. A 17h20, un groupe de braqueurs rentre dans la banque. un des braqueurs frappe un des otages. Je ne dis rien. Un second frappe violemment une petite fille au visage. je m’interpose et l’homme cagoulé me frappe plusieurs fois au visage ; je perds conscience. Quelques heures plus tard, réveil dans un lit d’hôpital. Je suis défiguré par la violence des coups du braqueur. Voilà pourquoi je suis à l’hôpital.

Valentin Degas

 



Tu vas commencer…

6 11 2008

Un texte d’élève, suite à un travail d’écriture que j’avais donné

Tu vas commencer le roman du docteur Murray. Coupe-toi de toute civilisation. Ferme la porte de ta chambre à clé pour ne pas être dérangé. Tu es maintenant seul au monde. Allume une petite lumière pour ne pas rester dans l’obscurité.
Arrête la musique, arrête aussi tes mouvements qui ne servent à rien, qui te fatiguent plus qu’autre chose.
Oui, tu as raison, va éteindre tout objet technologique qui pourrait faire des grésillements, comme ton ordinateur.
Il te reste quelques petites choses : va demander à tes frères et soeurs d’arrêter de se disputer et aux parents de baisser le volume de la télévision. C’est bon, retourne dans ta chambre.
Installe-toi sur ton lit, prends la position la plus confortable possible, c’est bon tu es installé.
Maintenant, concentre-toi sur le récit, fais abstraction de tous tes sens. Tu n’entends plus que ta voix qui dicte l’ouvrage, et plus rien d’autre.

Hippolyte Genaud

Et à cette occasion, le désir pour moi de vous présenter une oeuvre ….

Fahrenheit 451 (la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume) de  Ray Bradbury

aborde des questions

suscite la réflexion

provoque des frissons

pose un regard critique sur notre société et  ses dérives

Une histoire de lecture, de censure, de télévision. Mais rassurez-vous, c’est de la Science Fiction!

Elle a été adaptée au cinéma par François Truffaut.

Voici un extrait du film :

http://www.dailymotion.com/video/x49vdb

En espérant que ceci vous donnera envie d’aller voir plus loin… A feuilleter sans modération ^.^



Finissez vos phrases!!

7 10 2008
Voici un court texte de Jean Tardieu, d’une grande richesse pédagogique : une proposition d’écriture?
1 – Lecture du texte : les élèves identifient assez vite le principe d’écriture du texte
2 – Composition de la classe en groupe de deux : les groupes complètent ce qui manque
3- Lecture à voix haute ou mise en scène de la saynète
Des surprises en perspective 😉

PERSONNAGES

MONSIEUR A, quelconque. Ni vieux, ni jeune.
MADAME B, même genre.

Monsieur A et Madame B, personnages quelconques, mais pleins d’élan (comme s’ils étaient toujours sur le point de dire quelque chose d’explicite) se rencontrent dans une rue quelconque, devant la terrasse d’un café.

[…]

MONSIEUR A, sur le ton de l’intimité.
Chère ! Si vous saviez comme, depuis longtemps !

MADAME B, touchée.
Vraiment ? Serait-ce depuis que ?

MONSIEUR A, étonné.
Oui ! Justement ! Depuis que ! Mais comment pouviez-vous ?

MADAME B, tendrement.
Oh ! Vous savez ! Je devine que. Surtout quand.

MONSIEUR A, pressant.
Quand quoi ?

MADAME B, péremptoire.
Quand quoi , Eh bien, mais : quand quand.

MONSIEUR A, jouant l’incrédule, mais satisfait.
Est-ce possible ?

MADAME B
Lorsque vous me mieux, vous saurez que je toujours là.

MONSIEUR A
Je vous crois, chère ! … (Après une hésitation, dans un grand élan.) Je vous crois, parce que je vous!

MADAME B, jouant l’incrédule.
Oh ! Vous allez me faire ? Vous êtes un grand ! …

MONSIEUR A, laissant libre cours à ses sentiments.
Non ! Non ! C’est vrai ! Je ne puis plus me ! Il y a trop longtemps que ! Ah ! si vous saviez ! C’est comme si je ! C’est comme si toujours je ! Enfin, aujourd’hui, voici que, que vous, que moi, que nous!

MADAME B, émue.
Ne pas si fort ! Grand, Grand ! On pourrait nous !

MONSIEUR A
Tant pis pour ! Je veux que chacun, je veux que tous ! Tout le monde, oui !

MADAME B, engageante, avec un doux reproche.
Mais non, pas tout le monde : seulement nous deux !

[…]

Jean TARDIEU, Finissez vos phrases ! ou Une heureuse rencontre, comédie associée à d’autres pièces dans La comédie du langage, 1978.

Quelques exemples?

A : sur le ton de l’intimité – Chère amie ! Si vous saviez comme j’oublie tout, depuis longtemps !
B : touchée – Vraiment ? Serait-ce depuis que votre poisson s’est noyé ?
A : étonné – Oui ! Justement ! Depuis que sa mort est survenue ! Mais comment pouviez-vous savoir ?
B : tendrement – Oh ! Vous savez ! Je devine que vous devez être bien malheureux ! Surtout quand une personne aussi importante que cela s’en va du lourd fléau de la mort.
A : pressant – Quand quoi ?
B : péremptoire – Quand quoi ? Eh bien mais : quand quand quelqu’un nous est enlevé.
A : jouant l’incrédule, mais satisfait – Est-ce possible ?
B : Lorsque vous me comprendrez mieux, vous saurez que je ne perds jamais raison, elle est toujours là.
A : Je vous crois, chère amie ! ( Après une hésitation, dans un grand élan ) Je vous crois parce que je vous comprends !
B : jouant l’incrédule – Oh ! Vous allez me faire donner un torticolis ! Vous être un grand monsieur !
A : laissant libre cours à ses sentiments – Non ! Non ! C’est vrai ! Je ne puis plus me rapetisser ! Il y a trop longtemps qu’on me le reproche ! Ah ! Si vous saviez ! C’est comme si je ressemblais à … Hagrid ! C’est comme si toujours je venais d’un autre monde ! Enfin, aujourd’hui, voici que, que vous me comprenez, que moi je vous comprends, que nous nous comprenons !
B : émue – Ne riez pas si fort ! Grand, grand monsieur ! On pourrait nous voir rire !
A : Tant pis pour … ! Je veux que chacun, je veux que tous sachent qu’être grand ne me pose plus de problèmes ! Tout le monde oui !
B : engageante, avec un doux reproche – Mais non, pas tout le monde : seulement nous deux !

Thelma et Clarisse


A : sur le ton de l’intimité – Chère ! Si vous saviez comme j’ai envie de vous, depuis longtemps !
B : touchéeVraiment ? Serait-ce depuis que nous avons dansés l’autre soir ?
A : étonné – Oui ! Justement ! Depuis que l’autre soir nous avons dansés! Mais comment pouviez-vous le savoir ?
B : tendrementOh ! Vous savez ! Je devine que ça ne peut être que ça ! Surtout quand vous me touchiez de cette façon.
A : pressant – Quand quoi ?
B : péremptoire – Quand quoi ? Eh bien mais : quand quand vous m’enlaciez, je me sentais tellement bien dans vos bras.
A : jouant l’incrédule, mais satisfait – Est-ce possible ?
B : Lorsque vous me connaitrez mieux, vous saurez que je suis toujours là, à attendre vos câlins, prête à tout.

A : Je vous crois, chère! (Après une hésitation, dans un grand élan) Je vous crois parce que je vous aime !
B : jouant l’incrédule – Oh ! Vous allez me faire rougir ! Vous être un grand charmeur !
A : laissant libre cours à ses sentiments – Non ! Non ! C’est vrai ! Je ne puis plus me retenir ! Il y a trop longtemps que je vous aime ! Ah ! Si vous saviez ! C’est comme si je rêvais ! C’est comme si toujours je n’attendais que vous ! Enfin, aujourd’hui, voici que, que vous, que moi, que nous nous aimons !
B : émue – Ne criez pas si fort ! Grand, grand amour ! On pourrait nous entendre !
A : Tant pis pour ça ! Je veux que chacun, je veux que tous! Que tout le monde oui le sache oui !
B : engageante, avec un doux reproche – Mais non, pas tout le monde : seulement nous deux !

Et à présent, un autre Tardieu, et d’autres
enfants

Et le texte, très court, est à lire ICI sur ce lien



Je saigne des cailloux…..

5 07 2008


Creative Commons License photo credit: Neil Hunt

Je saigne des cailloux parce que la lune est rouge.
Autrefois la lune était blanche, mais un jour de la peinture rouge lui tomba dessus. Certains habitants de la lune, les cailloux, réussirent à s’enfuir avant le déluge. Ils cherchaient désespérément une terre d’asile. Je les accueillis dans mes veines et depuis ce temps je saigne des cailloux.
Lionel

Je saigne des cailloux parce que la lune est rouge.
Je saigne des cailloux parce les nuages pleurent.
Je saigne des cailloux parce les étoiles s’envolent.
Je saigne des cailloux parce ta neige est bleue.
Aurélie

Au bout du jour et de la nuit. La Lune s’élève, le Soleil me délaisse. Ma vie s’assoupit, elle dort. Mais elle rêve. Ne me laisseras-tu jamais de repos ? Les remords me pèsent, la Haine m’accable. Les nuages de mes Yeux jamais ne versent gouttes. Alors que le Sablier du Corps s’écoule vite mais lentement. Au clair du lampadaire, Arès pour compagnie. Au clair du Sang, drapeau révolutionnaire en main. Au clair de la Vengeance, je leur lancerai les Pierres de la Honte et de l’Amertume. Je les ouvrirai, et toute leur Vie, leurs Plaies béantes aux Yeux du Monde. Je m’écroulerai, sous le Pommier. La douleur de ceux-là ne m’ont changée en rien. Le bien que j’attendais n’est jamais arrivé. Et jamais je n’aurais la Fierté de ces Autres que j’espérais autant. Orage dans les Nuages. Mon premier souffle me quitte laissant place à un autre. Je saigne des Cailloux parce que la Lune est rouge.
Clarisse

Je saigne des cailloux parce que la lune est rouge. Et comme ce Phénomène de la « lune rouge » n’arrive qu’une fois par millénaire, cela déclenche dans notre organisme une solidification du sang et ça ressemble à des petits cailloux on dit « je saigne des cailloux »
Antonin

Je saigne des cailloux parce que la lune est rouge , les étoiles filent et mes yeux vont de bleu en bleu tandis que les tiens de larmes sont secs. Mon cœur me lance , ma mémoire s’encombre , ton sourire pleure et ton visage est dans l’ombre pourtant l’arc-en-ciel n’arrête pas son dégradé et chaque couleur est un supplice. Les tournesols ventent et la nuit de réglisse est comme un drap au touché de tes doigts .
Flavia.S

Comme chaque soir entre 20H60 et 20H61 , je sors dehors. Sous mes pas , les cailloux de l’allée crissent , le vent souffle et les arbres feuilloient. Les étoiles me regardent , elles sont bleues , vertes , jaunes , roses et brillent les dents des stars. Je regarde la lune rouge et comme chaque soir le temps s’arrête . Pendant cette minute où je suis la seule à vivre , je hurle , je me jette par terre et roule sur les cailloux , je me blesse et je lèche mes plaies comme un animal. Je n’ai plus conscience de mon être et ça tourbillonne dans ma tête. Je saigne des cailloux parce que la lune est rouge.
Thelma.S



– C’est impossible! – C’est pourtant vrai!

20 06 2008

– C’est impossible !
– C’est pourtant vrai !

– Mais c’est impossible !
– Mais c’est pourtant vrai !- Mais t’es sûr ?
– Mais oui, puisque je te le dis !
– C’est de la folie !
– Je sais, c’est incroyable…
– Je ne comprends pas…
– Moi non plus …
– Tu es sur que l’Humain est l’assassin ?Moi qui croyais toutes ces légendes racontées par les autres…
– C’est la réalité qu’on a en face.L’Humain se nourrit de notre innocence, de nos rêves.
– C’est impossible…

– C’est pourtant vrai…

Sué

– C’est impossible !
– C’est pourtant vrai !

C’est ainsi que s’est terminé le dialogue entre la raison et le rêve. La solution de cette énigme est qu’il n’y en a pas. Quoi que l’on fasse, que l’on dise, il y aura toujours des exceptions pour tout. Le tout et le rien, l’impossible et le possible ne tiennent que sur un léger fil qui menace à chaque minute de se briser. L’impossible n’est rien et le rien est un tout qui lui aussi peut devenir un rien.
– Que serait le bonheur sans le malheur ?
– Que serait le tout sans le rien ?
Ces questions, pas beaucoup de personnes ne se les posent pourtant elles sont intéressantes. Le monde donnerait-il de la valeur au bonheur s’il n’avait pas connu le malheur ? Si la vie était entièrement faite de tout alors elle ne serait que monotonie et cela est possible pour tous les opposés, enfin , peut-être qu’il y a encore une exception. Sur ce point la raison et le rêve étaient dans le doute. Mais au fait … que serait le concret sans le doute ?

Flavia


_ C’est Impossible !

_ C’est pourtant vrai ! Madame Rodart a tué son Chat, une Souris encore dans la Bouche. Souris qu’elle s’empressa de tuer aussi. Elle le posa dans son Jardin, derrière la Cabane à Bois. Elle s’en alla dans son Salon, regarder ‘Questions pour un Champion’ Mais, prise de Remords, elle ressortit pour voir le Corps du Défunt Nestor. Mais Catastrophe ! Turlututu Chapeau Pointu, le cher petit chat a disparu !

Quelques Années plus tard, nous retrouvons Mme Rodart. Elle avait dans sa Maison, quelques dizaines de Petits Chatons. L’un d’Eux mourra dès la Naissance. Elle alla donc, avec aisance, au Cimetière pour Animaux du Coin. Elle choisit pour Emplacement, celui à Côté du Chien Médor. Mais quelle fut donc sa Surprise quand elle vit quel était son Voisin Ce n’était autre que le Chat Nestor. & au dessus de la Sépulture, une Petite Sculpture à l’effigie de sa belle Figure. & en guise d’Epitaphe : ‘Sans Soucis, Mme Rodart ! Apprenez chère Maîtresse, que pour fleurir ma Tombe des Plantes de la Honte & du Désespoir, il n’est jamais trop tard !’

_ Non, vraiment, pas possible !

Clarisse C. 3e2

Et puis aussi une petite vidéo : étonnement, poésie, féerie, drôlerie… un peu d’impossible dans les yeux? (un petit clic sur la ligne verte)

http://www.dailymotion.com/video/xk9jm




Quand Ranger et S’amuser se rencontrent (2)

9 06 2008

Décidément, les élèves nous surprendront toujours!!

Par Alicia B.

Un mardi matin, au début d’une page, Ranger rencontra S’amuser. Le premier était las et fatigué, le deuxième pétillait de bonne humeur. Attiré par tant de joie, Ranger lui adressa alors la parole :

– Bonjour… Vous m’avez l’air bien guilleret dites moi ! Qu’est-ce qui vous met donc de si bonne humeur en ce mardi matin ? Auriez-vous par hasard aperçu un joli groupe nominal ? Un mot dont vous ignorez l’existence ?

S’amuser lui sourit puis répliqua :

– Enchanté Ranger ! Moi ? Et bien je suis toujours comme ça, c’est dans ma nature ! Je me dois d’être souriant, amusant et joyeux. Je m’amuse de l’escalier dans le lac, je m’amuse de boucles de chaussures en safari, je ris de taxis roses en Mars ! Et vous, que faites-vous donc pour paraître en si mauvais état ?

– Oh, et bien moi je range ma chambre, je range des étagères ou des tables. Je ne rencontre que des COD… La routine,quoi.

– Hum, c’est embêtant en effet. Il vous faudrait plus vous amuser de vache à sel ! Ou pourquoi donc ne pas rire de jambes en poudre sur les bords du bois joli ?!

Mais S’amuser voyait bien que cela ennuyait Ranger plus qu’autre chose. Alors elle eut une idée:

– Et si nous nous mariions ? Comme cela, « ranger » rimera toujours avec « s’amuser » pour l’éternité ! Ranger sa chambre deviendra une partie de rigolade et tout le monde serait heureux.

– C’est une excellente idée ! Ajouta Ranger, ému de voir que S’amuser lui accordait autant d’importance. C’est alors ainsi que les deux verbes se marièrent et eurent plus tard de magnifiques petits verbes plus .




Quand Ranger et S’amuser se rencontrent (1)

9 06 2008

Une petite histoire, dans un imaginaire symbolique, pour clore une séquence sur les Cadavres Exquis Grammaticaux :

Deux vies différentes

par Sarah Benali

C’est l’histoire de deux verbes complètement différents qui se rencontrent un jour, au détour d’une rue. Ranger mène une vie normale, monotone tandis que S’amuser, lui, a une vie pleine de surprises… C’est ainsi qu’ils se rencontrent :
– Bonjour ! Vous semblez bien triste. Puis-je vous aidez ? Tiens, je vous porte les sacs.
– Oh merci ! Qu’est-ce que la vie est difficile ! Eh oui, je suis un verbe au foyer toujours en train de RANGER ; ça fait plaisir de voir un verbe si radieux quand on sait que la vie, c’est de la folie !
– Oh ne m’en parlez pas ! La folie c’est chaque jour avec moi. Si vous saviez ; je croque la vie à pleines dents comme on dit.
– Bien sûr, donnez-en une part de votre folie car la vie n’est pas aussi radieuse que ça.
– Si vous voulez… Hier par exemple je me suis amusé à boire la mer méditerranée. Dieu sait combien elle est salée ! Je suis S’amuser et vous ?
– Moi, c’est Ranger et je ne fais que ça !! Ranger les commodes, les vêtements, la vaisselle ; ma vie est un enfer ! Et quand vous me dites que… Vous vous êtes vraiment amusé à boire la mer méditerranée ? Quelle folie ! Vous êtes sérieux ?
– Evidemment ! D’ailleurs il y a une semaine de ça, je me suis amusé à parfumer un arbre de vanille. Comme il sent bon maintenant ! Si vous saviez…
– Je ne sais que ranger. Il y a pas très longtemps de ça, je rangeais des chaussures, elles sentaient si mauvais ! On a été obligé de me conduire à l’hôpital et vous savez quoi ? Je n’ai pas pu m’empêcher de ranger les chemises des infirmières. Mon dieu ce que ranger est un passion cruelle !
– Oui quand on sait que tout petit, je m’amusais à taper les chemises de ma mère car celles-ci faisaient exprès de se salir. J’en rigole encore !
– Je vois ça…Maintenant entrez que je vous montre comment ma maison est si bien RANGEE !
– Ouah ! Elle est d’une propreté !- Tenez ! Asseyez-vous le temps que je range mes sacs de course.- Je m’amuserais bien à croquer une partie de cette maison.
– Oh ! Mais je vois que vous avez faim ! Je vous prépare un petit quelque chose. Pendant ce temps-là, occupez-vous à ranger mes courses s’il vous plaît.
– Il me vient une idée…Si on échangeait les rôles ne serait-ce qu’un court instant…
– Excellente idée ! Il me tarde de m’amuser comme vous.
– Oui et moi j’aimerais devenir plus ordonné : Ranger les commodes me changerait de mes activités fulgurantes. »
C’est ce qu’ils firent mais ils se lassèrent vite. Alors chacun reprit sa place et savoura chaque instant de sa vie.

Pour plus d’informations

Rédaction effectuée en classe.
SUJET : Un verbe + direct rencontre un jour un verbe + indirect.Le premier se plaint qu’il rencontre toujours les mêmes objets et que sa vie devient bien routinière et sans surprise. Le deuxième, au contraire, lui montre comment, par les cadavres exquis, il peut changer les choses et mettre un peu de piment dans la vie.
CONTRAINTES :
* J’ai bien fait attention à choisir un verbe + direct et un verbe + indirect. Vous pouvez leur donner un nom
* Le verbe + direct rencontre toujours les mêmes choses (mots) : ses expériences sont normales (les phrases sont sans surprise)
* Le verbe + indirect a une vie pleine de surprises : ses expériences sont bizarres (les phrases sont des cadavres exquis)
* Le devoir sera un dialogue (avec introduction et conclusion très courtes)
* La parole devra être distribuée de manière égale (10 lignes chacun environ)
* Ce dialogue devra intégrer des passages explicatifs



Ta peur me craint…

4 06 2008

Atelier d’écriture : Sujet donné à partir des cadavres exquis composés par les 4ème (voir séance du 30/05)

Ta peur me craint parce que mes ailes se brisent (Thomas / Alicia)

Contrainte : Cette citation devait composer la première ou la dernière phrase du travail d’écriture

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crédit photo © eggZzil

Ta peur me craint parce que mes ailes se brisent. Elle a peur que le côté démon prenne le dessus sur le côté ange.Ta peur me craint parce que je suis la peur, la mort, l’horreur.Et que, de la peur, la mort, l’horreur la peur en a très peur.

Lionel

Ta Vie m’ennuie parce que ses Yeux s’enfuient

Ses Jours m’appellent parce que mon Jouet se casse.

Réparer ses Erreurs pour recouvrir la Douleur,

Pour panser les Malheurs.

Lâcheté, Ignorance, Indifférence sont les Maîtres Mots.

Le Temps passera mais les Faits sont là.

Rien, Vide, Vent, Souffle & Torrent.

Ta Peur me craint, parce que mes Ailes se brisent.

Clarisse C.

Ta peur me craint parce que mes ailes se brisent. J’étais un ange aux grandes ailes blanches. Mais en plein vol, elles se sont évaporées et font partie de l’oubli.A ce moment-là, tu étais avec moi.Plus de place pour la peur. Car elle-même me craignait. La peur peut-elle avoir peur? Apparemment, oui.J’étais un ange aux grandes ailes blanches.Mais quand nous avons voulu toucher les nuages, elles ont disparu, c’était comme si elles n’avaient jamais été là.Ta peur n’a pas surgi. Car elle n’a rien compris. On aurait pu dire qu’elle me craignait.D’habitude, de mes ailes, je te protège. Mais aujourd’hui, c’est l’inverse.Ça y est, nous tombons. Quelle drôle de fin pour un ange. Enfin, sans toi, je n’en suis plus un.

Car je suis le tien.

Coraline M

Ce paysage qui m’envoûte où m’emmène le vent me fait ressentir des sensations inoubliables car la vie fait des choses dont on ne sait pas la cause. Ce personnage, au loin, me regarde avec des yeux décorateurs. Moi en haut, tout là-haut, avec des sentiments bizarres …. Puis en bas, sur le terre plein.A tes côtés ; ta peur me craint parce que mes ailes se brisent et mon cœur aussi.

Fatoumata K

Je vole de nuages en nuages, quand soudain la peur me vient, comme un mirage glissant le long de mon dos, j’entendis un craquement, je savais que c’était la fin de toutes choses, la triste fin d’un ange qui perdit ses ailes, c’est alors que je me dis d’une voix sombre :  » Ta peur me craint parce que mes ailes se brisent « 

Thomas B

Un rêve pendant la nuit. Un ange passe dans la bulle et me crie : « Les apparences sont souvent trompeuses. » Peu rassurée, je remonte ma couverture. Je cherche du regard les objets familiers perdus dans la pénombre de ma chambre. L’ange vole autour de moi et chante un refrain qu’il répète sans cesse. Petit à Petit son visage se transforme, son corps aussi et même sa voix. L’atmosphère est angoissante et la peur approche. Là , les ailes de l’ange se déchirent et il me murmure à l’oreille dans un râle :  » Ta peur me craint parce que mes ailes se brisent … »

Thelma. S

Ta peur me craint parce que mes ailes se brisent. Je n’ai pas su te reconnaître, ton sourire a changé , tes yeux se sont brouillés. J’ai peur de chacune de tes réactions et plus le temps passe, moins je te connais. Tu étais le seul vent qui savais m’envoler et tu es devenu le néant de ces jours d’été. Ton visage s’efface et je n’ai pas envie de le rattraper car dans mes souvenirs tes sourires étaient sincères , à présent c’est dans l’artifice que je me perds. Sur tes mélodies ma voix se baladait mais tu les a changées et je ne peux plus les accompagner. J’aimerais qu’encore tu me restes mais ce temps nous a changés, il nous a rattrapés.Je vois le ciel tournoyer , je ressens mon cœur chavirer , le sol n’attend que moi …Pardonne-moi de ne pas avoir su nous garder.

Flavia. S

Ta peur me craint parce que mes ailes se brisent.

Pourtant personne ne me craint, je suis si fragile.
Ta peur se cache mais elle est tellement grande que je la sens derrière mes pas.
Mes ailes se brisent à cause de toi et ta peur n’ose pas affronter mes sentiments.
Ta peur me suit silencieusement en regardant mes ailes s’enfuir comme ces mots.
Une peur inutile, un sentiment inutile, inutile, comme toi et moi.

Sué