Préparer le carnet photographique

19 02 2011

Suite à l’exposition Reza qui a eu lieu au Parc de la Villette,  nous avons abordé une séquence « Portraits photographiques et écriture ». Quelques clichés pour aider les élèves  construire leur Carnet PhOtOgraphique, le travail de fin de séquence. Pour plus d’informations, c’est par Là…




Coupeurs de mots…

14 10 2010

Aujourd’hui, voilà que les élèves se sont mis à

cOuper

des

mots,

inspirés par le roman de Schlädlich.

Munis de ciseaux,

de magazines,

ils sont partis en quête de noms,

qu’ils ont ensuite classés,

et d’adjectifs, qu’ils vont bientôt accorder.

Extrêmement investis par leur travail et la mission qui leur était confiée,


ils ont constitué une base de données à partir de la quelle ils ont pu mettre en pratique une réflexion sur la nature des mots.

Et ont éprouvé

qu’on pouvait apprendre

et s’amuser…



Voir(e) battre le coeur dans la phrase..

30 09 2009

La phrase vibre, palpite, et comme un grand corps qui s’articule, le coeur concentre les efforts, permet la respiration.

Le coeur donc, ce coeur sans lequel la phrase ne peut vivre.coeur_0351

La phrase comme ensemble complexe, comme tout qui se tient.

Le corps – carte à lire.

C’est le schéma de la phrase simple en carte mentale, ainsi que la travaillent les élèves. C’est tout de suite une visualisation globale, synthétique, structurée et structurante, symbolique  de la phrase.

Certains élèves, perdus dans la suite des mots, entre virgules et points, retrouvent ainsi des blocs de sens.

Voici ici les deux cours qui leur permettent de commencer le travail.

Le cours initial puis La méthode

diapo-11

Les curieux peuvent visiter la séquence Exquis cadavres grammaticaux..



Matière à pensée (2)

21 09 2009

 » Qui est mécontent des autres est toujours mécontent de soi »

lecteur1Alain



Matière à pensée (1)

13 09 2009

lecteur« Ce n’est pas celui qui donne le premier coup qui crée la bagarre, mais celui qui réplique »

Chrétien de Troyes



Matière à pensée, un mini-atelier philo?

13 09 2009

imagesMatière à pensée, c’est comme un « Quoi de neuf? » qui ouvre la semaine, qui accueille les élèves en initiant leur réflexion, et, espérons-le, suscitera au fil du temps un intérêt croissant..

Mode d’emploi? 

* Choisissez un feutre, une craie, un vidéoprojecteur, un tableau 🙂

* Ecrivez une phrase qui vous semble « intéressante » cueillie au gré des lectures, des recherches, des vagabondages

* Laissez les élèves entrer et copier cette proposition sur une feuille (toujours la même)

* Ouvrir le débat  (entre 5 et dix minutes).

Le rôle du professeur est ici uniquement de distibuer la parole. On demande aux élèves de ne jamais s’interrompre et d’intervenir dans l’ordre où ils ont levé les doigts.

Intérêt pédagogique :

* Laisser les élèves échanger entre eux, débattre, argumenter, écouter, découvrir d’autres points de vue, d’autres univers

* Apprendre aux élèves à contenir une idée – et si elle a « disparu » le temps d’un tour de parole, s’entraîner  à la reconvoquer- , être patient, respecter la parole d’autrui…..

A ce propos d’ailleurs, une charte des droits des élèves, CHARTE,  trouvée dans le très intéressant numéro deindex_1 …



Filons la carte

9 02 2009

Un petit travail d’écriture en utilisant la carte mentale pour ensuite accéder au poétique…

Comment?

On demande aux élèves de choisir deux éléments à décrire (un animé, un non animé). Pour chacun des éléments, les élèves effectuent une carte mentale descriptive. Ils associent, explorent, rebondissent, en bref, créent un univers autour de l’idée, la notion, le personnage, l’objet qui  a retenu leur attention.

Puis, ils mélangent les cartes mentales : les attributs de l’une et de l’autre se trouvent mélangés dans un petit texte descriptif ou narratif. Les métaphores se filent, les personnifications surgissent.

Nous entrons alors dans l’univers de la poésie : du loufoque, de l’absurde, du sensuel, de l’onirique, du décalé, du comique..

Le tableau ? « Beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie! »
hommage à Lautréamont, 1979. Hélion

Voici quelques petits délices à croquer sans modération..

Un poisson-chat utile à la vie, beau sur une peinture habillée de tissu en bretelle faite avec du plastique de bouteille.
Thibault Dhorne

Creative Commons License photo credit: ?bEbOAu bout  du monde ! Il goûta à ma peau et je partis à la découverte d’un pays inconnu. Un pays de sourire et de plaisir.
Il me regarda dans les yeux et je partis dans les océans de l’oubli, du déroutant et du sans fin.
Il mangea ma peau et je partis dans le tourbillon de l’amnésie, là où le mal de tête est éternel.
Il me prit par la taille, au niveau de l’équateur, et mon esprit vogua dans un autre monde, un monde qui n’était pas le mien. Le monde du déséquilibre, du changement, et de l’instabilité.
Après lui, la fatigue s’empara de moi. Je penchai légèrement vers le côté droit ou gauche, selon l’angle. Je sentais l’intérieur de ma tête inondée et que ma vie s’enfuyait par les trous que ses dents avaient creusés, et lorsque je me couchais, avais l’impression que l’Amérique, l’Europe, l’Australie, l’Asie et l’Antarctique me renversaient.
Magdlene Delattre

Un tracteur traversait la mer d’un pas décidé, tout en restant très discret. Il n’était pas très beau, ne parlait pas et faisait ce qu’il avait à faire. Son siège marron virait au rose pâle à cause de l’eau salée. Lorsqu’il avait faim, il mangeait un ou deux pêcheurs qui avaient commis l’erreur de se pencher un peu trop près du bord.
Ce tracteur ne savait pas vraiment où aller, à vrai dire, il ne faisait que suivre ses antennes.
Rita Doligez

Voici un singe  qui aime bien entendre la musique des tic tac qui résonnent dans sa tête (il aime bien les bonbons aussi). Il est rouge, plastique, pas comme des pommes. De l’extérieur, il est plutôt d’une couleur synthétique. Il a des flèches pour lui indiquer des directions qui lui indiquent un chemin, il le suit et se repère dans le temps, dans l’espace, dans l’infini, perdu dans ses créations, ses heures qui chantent tic tac à tout bout de champ.
Lukas Tamayo



Simplifions la grammaire : bullons!

3 02 2009

Parce que les élèves mélangent toujours nature et fonction

Parce que les mots CC COD COI COS Sujet Epithète se recouvrent et s’entrechoquent

Parce que l’Oubli passe et repasse aux coins des cours, des pages et des cerveaux

Nous avons cherché un peu de bulles pour aérer cet agrégat bien confus. Et des arbres aussi, des arbres verts, rouges ou bleus. Avec leurs forêts de bulles.

Comment?

En utilisant le principe de la carte mentale.

(un lien vers un article précédent?)

Les élèves ont cherché les outils, les astuces pour s’y repérer, pour (re)construire des bases pour certains bien lointaines, dans l’espoir d’entrer ensuite dans complexité des nervures.

Ils ont décomposé la phrase simple en bulles.

N’en ont gardé que la substance.

Ont cherché la logique inscrite dans la structure plus que le déroulement de la phrase.

Ont changé les bulles, suivi les bulles, associé les bulles.

C’est difficile au début, un peu compliqué, un peu déroutant.

Et puis les logiques se dessinent.

Et puis ils distinguent les mots qui articulent la phrase (les « périphériques »), qui introduisent les mots dans le discours, de ceux qui donnent sens au discours ( les « créateurs de bulles« ). De manière intuitive.

Et puis nous suivons l’intuition. Ils enlèvent les bulles, remettent les bulles et observent, et trouvent le centre. Et suivent les fils…

Un exemple?


Voilà le résultat de leurs recherches. Un petit CLIC vers le cours qu’ils ont construit à partir de leurs observations.


Un  premier cours de bulles . Il y en aura d’autres, tant que les bulles leur permettront de respirer.



Photolangage ou comment l’image fait parler

24 01 2009

Compte-rendu d’une petite expérience pédagogique autour de l’image et du langage, mais dont l’objectif s’organise autour de différents enjeux : l’image comme support de la parole, la réflexion autour d’un mot, les représentations qui lui sont associées, l’imaginaire auquel il renvoie, l’exploration d’une thématique.

En amont :

Demander aux élèves d’apporter une image, illustration ou photo (ou tout support graphique) en rapport avec le thème traité. La séquence de 4ème s’intitule « Portraits d’aventuriers ». Les élèves devaient donc apporter une image qui leur évoquait le mot

« Aventure »

(*/*) Le photolangage :

Chaque élève, à tour de rôle, doit présenter sa photo à la classe. Il dispose d’une minute environ.

La consigne, pour cet exercice était double  :

– Première partie : description de l’image le plus précisément possible (sans la montrer aux autres)

– Deuxième partie : justification du choix (l’image est montrée)

Intérêt et objectif :

Découvrir la fonction figurative de la description et les outils utilisés pour la construire (mots, éléments, organisation)

Initiation au travail sur l’argumentation autour d’une parole non plus limitée à une phrase mais dans la construction d’un discours (même s’il faut parfois le relancer tant la difficulté des élèves est parfois grande à développer un propos, même oral).

Découverte de la multiplicité des imaginaires et des points de vue puisque chaque image représente le même mot.

Poursuivre :

A partir de ces paroles d’élèves, on peut fournir un compte-rendu qui sera l’un des outils de l’expression écrite.


La très étonnante photo de Raphaël a d’ailleurs été choisie pour illustrer la page Portraits d’aventuriers



Une carte mentale pour l’expansion du nom

18 01 2009

Un petit coup de pouce graphique pour les visuels, qui aiment les lignes, les courbes, les couleurs et les bulles…

Rappel du code couleur : la classe grammaticale toujours en vert la fonction toujours en rouge...

Cette carte heuristique a été réalisée à l’aide du logiciel libre Free Mind, à télécharger ICI

Un petit tutoriel vidéo pour vous aider à démarrer, mais c’est en anglais. 🙁

Pour les plus courageux donc …. ou ceux qui veulent réviser leur anglais … ou ceux qui suivent le curseur … ou ceux qui mélangent infos audio et vidéo.

Et puis vous pouvez également essayer, rater, recommencer …… en bref, explorer.

Image de prévisualisation YouTube


Des p’tits papiers (2)

16 11 2008

folded front (f)view

Creative Commons License photo credit: tschörda

Un contrôle de conjugaison interactif? Pourquoi pas?

* Choisissez un temps, un mode,  à réviser, à connaître et fixez une date

* Le jour dit, distribuez à chacun des p’tits papiers

* Demandez à chacun des élèves d’écrire deux verbes à conjuguer (vous pouvez rajouter des consignes : 1 verbes du 1er groupe et un verbe du 2ème groupe par exemple ou les laisser complètement libres)

* Récupérer les p’tits papiers

* Redistribuez les p’tits papiers

Il y a autant de contrôles que d’élèves.

Intérêt

* il est difficile de copier, l’oeil peut glisser, mais le pourcentage qu’il rencontre la réponse attendue est faible. Du coup, la tentation est moins grande.

*les élèves se sentent impliqués dans le travail.


Pour les impliquer davantage…

… et, du même coup, les faire réviser, vous pouvez leur proposer de corriger chacun une copie avec leur cours sous les yeux.

Quant à la probabilité d’une erreur de correction, elle est toujours possible, mais elle ne saurait passer inaperçue pour celui qui récupère la copie.

Découvrez Regine!



Des p’tits philosophes (1)

24 10 2008

Petit compte-rendu de l’un des premiers ateliers philosophie (en 4ème)

Après avoir discuté autour de l’allégorie de caverne :

une petite vidéo à ne pas manquer, juste comme ça, en passant, pour se souvenir de Platon, pour rêver ou sourire, pour jouer à démêler le vrai du faux….

Les élèves ont réfléchi autour d’un objet, qu’ils avaient choisi un miroir de poche


Voici les questions que cet objet a suscitées.

La FIAC 2008 au Grand Palais - Paris
Creative Commons License photo credit: y.caradec

Pourquoi notre image nous déplaît ?

Qu’est-ce que la glace du miroir ?

Est-ce la vérité qu’on voit à travers le miroir ?

Avons-nous besoin de nous voir dans la glace ?

Notre reflet est-il superficiel ?

Peut-on se fier à l’apparence ?

Est-ce que ce qu’il y a à l’intérieur est différent de ce qu’il y a à l’extérieur ?

Est-ce que le nous-même se reflète à l’extérieur ?

Pourquoi le miroir doit-il être beau ?

Qu’est-ce que ça nous fait quand ça nous plaît ?

Pourquoi a-t-on des cheveux ?

Pourquoi se sent-on obligé de se mettre en valeur ?

Pourquoi veut-on se manifester en tant que nous-même et vouloir ressembler aux autres ?

Pourquoi y a-t-il différentes langues ?

Pourquoi on est tel qu’on est ?


Quelques pistes? Si vous avez envie de vous y pencher de plus près :

C’est en ce moment, bientôt un colloque : c’est ici

Les sites?

les p’tits philosophes en herbe

Ou encore La Philosophie et les enfants

Mais également celui de Michel Tozzi

Les ouvrages? Quelques noms?

Débattre à partir des mythes (photo ci-dessous), Tozzi

Ou encore quelques dernières nouveautés « internes » (photo ci-contre), à consulter

ou bien autour de Matthew Lipman et ses romans philosophiques (photo ci-dessous)



Finissez vos phrases!!

7 10 2008
Voici un court texte de Jean Tardieu, d’une grande richesse pédagogique : une proposition d’écriture?
1 – Lecture du texte : les élèves identifient assez vite le principe d’écriture du texte
2 – Composition de la classe en groupe de deux : les groupes complètent ce qui manque
3- Lecture à voix haute ou mise en scène de la saynète
Des surprises en perspective 😉

PERSONNAGES

MONSIEUR A, quelconque. Ni vieux, ni jeune.
MADAME B, même genre.

Monsieur A et Madame B, personnages quelconques, mais pleins d’élan (comme s’ils étaient toujours sur le point de dire quelque chose d’explicite) se rencontrent dans une rue quelconque, devant la terrasse d’un café.

[…]

MONSIEUR A, sur le ton de l’intimité.
Chère ! Si vous saviez comme, depuis longtemps !

MADAME B, touchée.
Vraiment ? Serait-ce depuis que ?

MONSIEUR A, étonné.
Oui ! Justement ! Depuis que ! Mais comment pouviez-vous ?

MADAME B, tendrement.
Oh ! Vous savez ! Je devine que. Surtout quand.

MONSIEUR A, pressant.
Quand quoi ?

MADAME B, péremptoire.
Quand quoi , Eh bien, mais : quand quand.

MONSIEUR A, jouant l’incrédule, mais satisfait.
Est-ce possible ?

MADAME B
Lorsque vous me mieux, vous saurez que je toujours là.

MONSIEUR A
Je vous crois, chère ! … (Après une hésitation, dans un grand élan.) Je vous crois, parce que je vous!

MADAME B, jouant l’incrédule.
Oh ! Vous allez me faire ? Vous êtes un grand ! …

MONSIEUR A, laissant libre cours à ses sentiments.
Non ! Non ! C’est vrai ! Je ne puis plus me ! Il y a trop longtemps que ! Ah ! si vous saviez ! C’est comme si je ! C’est comme si toujours je ! Enfin, aujourd’hui, voici que, que vous, que moi, que nous!

MADAME B, émue.
Ne pas si fort ! Grand, Grand ! On pourrait nous !

MONSIEUR A
Tant pis pour ! Je veux que chacun, je veux que tous ! Tout le monde, oui !

MADAME B, engageante, avec un doux reproche.
Mais non, pas tout le monde : seulement nous deux !

[…]

Jean TARDIEU, Finissez vos phrases ! ou Une heureuse rencontre, comédie associée à d’autres pièces dans La comédie du langage, 1978.

Quelques exemples?

A : sur le ton de l’intimité – Chère amie ! Si vous saviez comme j’oublie tout, depuis longtemps !
B : touchée – Vraiment ? Serait-ce depuis que votre poisson s’est noyé ?
A : étonné – Oui ! Justement ! Depuis que sa mort est survenue ! Mais comment pouviez-vous savoir ?
B : tendrement – Oh ! Vous savez ! Je devine que vous devez être bien malheureux ! Surtout quand une personne aussi importante que cela s’en va du lourd fléau de la mort.
A : pressant – Quand quoi ?
B : péremptoire – Quand quoi ? Eh bien mais : quand quand quelqu’un nous est enlevé.
A : jouant l’incrédule, mais satisfait – Est-ce possible ?
B : Lorsque vous me comprendrez mieux, vous saurez que je ne perds jamais raison, elle est toujours là.
A : Je vous crois, chère amie ! ( Après une hésitation, dans un grand élan ) Je vous crois parce que je vous comprends !
B : jouant l’incrédule – Oh ! Vous allez me faire donner un torticolis ! Vous être un grand monsieur !
A : laissant libre cours à ses sentiments – Non ! Non ! C’est vrai ! Je ne puis plus me rapetisser ! Il y a trop longtemps qu’on me le reproche ! Ah ! Si vous saviez ! C’est comme si je ressemblais à … Hagrid ! C’est comme si toujours je venais d’un autre monde ! Enfin, aujourd’hui, voici que, que vous me comprenez, que moi je vous comprends, que nous nous comprenons !
B : émue – Ne riez pas si fort ! Grand, grand monsieur ! On pourrait nous voir rire !
A : Tant pis pour … ! Je veux que chacun, je veux que tous sachent qu’être grand ne me pose plus de problèmes ! Tout le monde oui !
B : engageante, avec un doux reproche – Mais non, pas tout le monde : seulement nous deux !

Thelma et Clarisse


A : sur le ton de l’intimité – Chère ! Si vous saviez comme j’ai envie de vous, depuis longtemps !
B : touchéeVraiment ? Serait-ce depuis que nous avons dansés l’autre soir ?
A : étonné – Oui ! Justement ! Depuis que l’autre soir nous avons dansés! Mais comment pouviez-vous le savoir ?
B : tendrementOh ! Vous savez ! Je devine que ça ne peut être que ça ! Surtout quand vous me touchiez de cette façon.
A : pressant – Quand quoi ?
B : péremptoire – Quand quoi ? Eh bien mais : quand quand vous m’enlaciez, je me sentais tellement bien dans vos bras.
A : jouant l’incrédule, mais satisfait – Est-ce possible ?
B : Lorsque vous me connaitrez mieux, vous saurez que je suis toujours là, à attendre vos câlins, prête à tout.

A : Je vous crois, chère! (Après une hésitation, dans un grand élan) Je vous crois parce que je vous aime !
B : jouant l’incrédule – Oh ! Vous allez me faire rougir ! Vous être un grand charmeur !
A : laissant libre cours à ses sentiments – Non ! Non ! C’est vrai ! Je ne puis plus me retenir ! Il y a trop longtemps que je vous aime ! Ah ! Si vous saviez ! C’est comme si je rêvais ! C’est comme si toujours je n’attendais que vous ! Enfin, aujourd’hui, voici que, que vous, que moi, que nous nous aimons !
B : émue – Ne criez pas si fort ! Grand, grand amour ! On pourrait nous entendre !
A : Tant pis pour ça ! Je veux que chacun, je veux que tous! Que tout le monde oui le sache oui !
B : engageante, avec un doux reproche – Mais non, pas tout le monde : seulement nous deux !

Et à présent, un autre Tardieu, et d’autres
enfants

Et le texte, très court, est à lire ICI sur ce lien



Des p’tits papiers (2) qui deviennent les p’tits crayons

15 06 2008

crédit photo © taylorkoa22 198754727_bbb12f5ce6_m.jpg

Compte-rendu d’une expérience pédagogique :

2ème partie

 

 

 

* Distribuer à chacun des élèves une copie quelconque non corrigée

* Sur la copie, placer un encadré : Nom de l’élève assorti du Nom du correcteur
* Procéder à la lecture de la première question
* Demander à l’élève qui a proposé la question quelle réponse il envisage

PUIS

* Questionner les élèves : ont-ils des doutes quant à la réponse qu’ils ont sous les yeux? Est-elle juste ou fausse?

Et c’est ICI, devant le DOUTE que la classe s’anime : lorsque qu’un élève met en débat une réponse. Chacun alors, s’engage dans une démarche collective autour de l’ambiguïté : réflexion, argumentation, interrogation, discussion, argument, contre-argument, justification.Et les élèves apprennent, et le professeur apprend. .. un grand moment d’étonnement

Que se passe-t-il?

– intuitivement, les élèves repèrent les réponses mal formulées, qui ne veulent rien dire
– ils se rendent compte qu’un seul mot peut TOUT changer
– ils se rendent compte que le langage est matière à travail
– ils font preuve d’exigence
-ils se détachent de la peur et d’une timidité par rapport à leur écrit
– ils prennent conscience de la diversité des erreurs
– ils réalisent qu’il n’est pas si difficile de se corriger
– ils sont souvent plus sévères que le professeur quant à la qualité et la clarté des réponses
– ils découvrent les réactions d’incompréhension des autres élèves face à leur réponse lorsque celle-ci est soumise à la « lecture » de la classe- très vite, ils prennent de la distance et du recul par rapport à l’écrit : on parle, on discute autour des mots

– ils distinguent celui qui a lu, mais vite, celui qui n’a pas lu, celui qui a bien lu

Quels sont les points qui ont été soulignés?

– l’imprécision des formulations
– la grande présence de l’implicite

– la mauvaise ou trop rapide lecture de la question
– la mauvaise ou trop rapide lecture du livre



Quand Ranger et S’amuser se rencontrent (2)

9 06 2008

Décidément, les élèves nous surprendront toujours!!

Par Alicia B.

Un mardi matin, au début d’une page, Ranger rencontra S’amuser. Le premier était las et fatigué, le deuxième pétillait de bonne humeur. Attiré par tant de joie, Ranger lui adressa alors la parole :

– Bonjour… Vous m’avez l’air bien guilleret dites moi ! Qu’est-ce qui vous met donc de si bonne humeur en ce mardi matin ? Auriez-vous par hasard aperçu un joli groupe nominal ? Un mot dont vous ignorez l’existence ?

S’amuser lui sourit puis répliqua :

– Enchanté Ranger ! Moi ? Et bien je suis toujours comme ça, c’est dans ma nature ! Je me dois d’être souriant, amusant et joyeux. Je m’amuse de l’escalier dans le lac, je m’amuse de boucles de chaussures en safari, je ris de taxis roses en Mars ! Et vous, que faites-vous donc pour paraître en si mauvais état ?

– Oh, et bien moi je range ma chambre, je range des étagères ou des tables. Je ne rencontre que des COD… La routine,quoi.

– Hum, c’est embêtant en effet. Il vous faudrait plus vous amuser de vache à sel ! Ou pourquoi donc ne pas rire de jambes en poudre sur les bords du bois joli ?!

Mais S’amuser voyait bien que cela ennuyait Ranger plus qu’autre chose. Alors elle eut une idée:

– Et si nous nous mariions ? Comme cela, « ranger » rimera toujours avec « s’amuser » pour l’éternité ! Ranger sa chambre deviendra une partie de rigolade et tout le monde serait heureux.

– C’est une excellente idée ! Ajouta Ranger, ému de voir que S’amuser lui accordait autant d’importance. C’est alors ainsi que les deux verbes se marièrent et eurent plus tard de magnifiques petits verbes plus .