Brevet/Français : Le texte autobiographique

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I Définition

L’étymologie grecque permet de définir le genre (autos = soi-même, bios = vie, graphein = écriture  (écriture de sa propre vie)). L’autobiographie est le récit que fait un auteur de sa propre vie.

II Caractéristiques

Importance du « Je »

– L’auteur, le narrateur et le personnage principal sont la même personne.
Le point de vue est interne (donc subjectif): c’est l’auteur qui raconte ses souvenirs, ce que lui a vécu.
– Le récit est donc fait à la première personne.
Deux « je » coexistent : celui du moment de l’événement raconté, de l’enfance, d’hier et celui du moment de l’écriture, d’aujourd’hui.
– L’autobiographie a un double destinataire : soi-même et le lecteur.

Mémoire et sincérité

– Tout ce qui est raconté est présenté comme vrai. L’auteur s’efforce d’être sincère. Mais les années qui ont passé entre le moment où les événements ont eu lieu et le moment où l’auteur les raconte font que les souvenirs peuvent être déformés ou incomplets.
– Tout n’est pas raconté : l’auteur fait une sélection parmi ses souvenirs. Cette sélection a un sens par rapport à l’image qu’il veut donner de lui-même, à son projet autobiographique.

Le rapport au passé

– Le texte fait alterner récit et analyse. L’auteur reconstitue son passé, il le reconstruit. Il analyse aussi ce qu’il a été : selon les cas, au moment de l’écriture, l’auteur peut s’identifier au « je » d’autrefois en revivant les émotions d’alors ou au contraire, il peut prendre du recul en ayant une vision critique sur ce souvenir.

Jeu des temps

Les deux systèmes de temps peuvent être utilisés :
le temps de l’écriture est ancré dans la situation d’énonciation : l’auteur utilise le système du présent (temps de base : le présent d’énonciation) pour faire des commentaires.
le temps du souvenir (passé) est plus ou moins éloigné de la situation d’énonciation : quand l’auteur veut marquer que le souvenir est lointain, quand il veut prendre ses distances, il utilise les temps du passé (passé simple); quand il veut au contraire garder une impression de proximité, il utilise les temps ancrés dans la situation d’énonciation (passé composé)

III Les sous-genres et les genres proches

Sous-genres
– Les mémoires : l’auteur sélectionne dans sa vie les événements liés à l’Histoire dont il a été témoin ou acteur. Il y a peu de place pour sa vie personnelle. L’auteur donne sa vision personnelle de l’Histoire.
– Le journal intime : texte écrit jour après jour, secret, sans projet de publication. Le seul destinataire est l’auteur lui-même. L’auteur raconte avec sincérité les événements de sa vie, les analyse à chaud et donne ses impressions.

Genres proches
– La biographie : récit de la vie d’une personne célèbre fait à la 3ème personne et rédigé par un auteur autre que cette personne. L’auteur fait des recherches sérieuses, se documente, vérifie les éléments. Dans une biographie romancée, l’auteur privilégie le sensationnel plutôt que la vérité.
– Les lettres : les échanges de lettres permettent aussi de reconstituer la vie de quelqu’un.

IV Les intentions de l’autobiographe (mais pourquoi ce besoin de raconter ses souvenirs?)

Laisser une trace de sa vie et lutter contre l’écoulement du temps et l’oubli : l’auteur est le sujet de son livre.
Donner de la cohérence à sa vie en l’écrivant et en lui donnant la forme d’un récit. On peut écrire pour se justifier. Ou écrire pour analyser sa propre évolution, pour mieux se connaître en analysant qui on a été et ce qu’on a fait.
– L’auteur veut témoigner de son expérience : celle-ci est assez importante pour apprendre quelque chose aux autres hommes. Il peut vouloir informer ou dénoncer.

V Les fausses autobiographies (attention au mensonge!)

– Certains récit présentés comme des autobiographies sont en fait des fictions. Tout ou presque y est inventé. Ainsi, on peut trouver de faux journaux intimes, de faux souvenirs, de fausses lettres.
– Il peut aussi arriver que l’auteur s’inspire de sa vie pour en faire une fiction. Certaines choses sont vraies, d’autres sont transformées, d’autres sont inventées.

Quand un récit est écrit à la première personne, il faut toujours se demander s’il s’agit d’un récit autobiographique (vrai, ou présenté ainsi par l’auteur) ou bien d’une fiction (d’un récit inventé). Si le récit est autobiographique, il faut s’interroger sur les raisons pour lesquelles l’auteur raconte sa vie.

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Méthodologie Brevet : Comment faire des fiches de révision ?

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I- Faire des fiches de révision :

Avant tout, il faut faire des fiches de révision. Mais, que mettre sur celles-ci ? Comment s’y prendre ?

a- Le matériel :

Tu trouveras dans le commerce des fiches cartonnées de petit format, à petits carreaux, idéales pour faire tes fiches. Prends le matériel nécessaire pour les rédiger : stylos de couleur, règle, crayon à papier etc

b- Le contenu de la fiche de révision :

Prends ton cahier de cours, et, pour chaque leçon, retiens ce qui est le plus important à connaître ou à retenir. C’est ce que tu écriras sur ta fiche de révision.

Attention !
Cette fiche ne doit pas être un résumé de tout votre cours, ni être trop longue. Il s’agit juste de prendre les informations essentielles pour vous faciliter les révisions et mieux retenir les choses importantes comme : des formules de mathématiques, des théorèmes, des définitions en français, des dates en histoire…

II- Pour mieux retenir son cours / Recommandations :

L’idéal serait de faire une fiche de révision de chaque cours, chaque semaine, pendant l’année scolaire.

a- Lire son cours en faisant bien attention à ce qu’on lit.

b- Ne retenir que les informations essentielles pour faire sa fiche (celai aide beaucoup à retenir ses cours).

c- Ne jamais s’y prendre au dernier moment pour réviser (pour ne pas être stressé et ne pas avoir trop de travail d’un seul coup).

d- Selon le nombre de fiches de révision faites, et selon la date des examens, réviser entre 2 à 5 fiches par jour.

(Il ne faut pas forcément TOUT apprendre par coeur. Si l’on fait bien attention à ce qu’on lit et que l’on comprend, cela permet déjà de retenir beaucoup de choses)

e- Demander à une personne de son entourage de vous poser des questions sur les fiches révisées.

f- Relire vos fiches le soir juste avant de vous coucher, et une fois le lendemain matin.

BON COURAGE ET BONNE RÉUSSITE !

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Brevet/Français : Bien écrire, bien rédiger une rédaction

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1. Lire et relire la consigne : ce conseil tout bête peut vous éviter le hors-sujet et donc une note en dessous de la moyenne ! Il vaut mieux perdre 5 minutes à relire le sujet.

2. Faire un brouillon : organisez vos idées sur un brouillon, faites un plan. Parfois, la consigne donne des indices sur l’organisation du plan.

3. Introduction : il faut toujours faire une introduction. Celle-ci ne doit-être ni trop longue ni trop courte.

Argumentation : si le sujet est une argumentation, l’introduction doit donner une idée de votre plan.

Récit : si vous devez rédiger un récit, l’introduction présente l’histoire, plante le décor.

Portrait, description : pour un portrait, comme pour une description, l’introduction présente ce que vous allez décrire.

4. Conclusion : elle est également indispensable. Elle achève un récit, elle résume vos idées dans le cas d’une argumentation. Cependant, elle peut aussi servir d’ouverture vers un sujet proche, et prendre la forme d’une question…

5. Développement : le développement est le plus gros du travail.

Pour bien réussir, il y a quelques règles à savoir :

Alinéas : on commence toujours un nouveau paragraphe par un alinéa, c’est-à-dire par un écart, un espace entre la marge et le premier mot du paragraphe.

Sauter une ligne : lorsque que l’on change totalement de sujet ou d’idée, on saute une ligne pour écrire le nouveau paragraphe.

Connecteurs : lorsque l’on passe d’un paragraphe à un autre, il ne faut pas oublier que ce qu’on écrit n’est pas une suite de paragraphes sans liens mais un texte entier. On écrit un ensemble de paragraphes qui sont liés les uns aux autres, même s’ils ont des sujets différents.

Pour lier les paragraphes et les idées, on utilise donc des connecteurs, c’est-à-dire des mots de liaison ou de transition. Ces connecteurs peuvent servir à comparer des éléments, à ajouter un élément, à justifier quelque chose, à expliquer un argument ou une situation, à conclure, à introduire, à illustrer…

Exemples de connecteurs : et, de plus, d’ailleurs, d’une part, d’autre part, aussi, donc, alors, non seulement… mais encore, en réalité, parce que, car, puisque, étant donné que, en effet, premièrement, deuxièmement, d’abord, avant tout, afin que, pour que, grâce à, sans doute, par exemple, ensuite, après….

Arguments : lorsque vous argumentez, essayez d’organiser votre texte de façon à donner les arguments les plus convaincants en dernier. Commencez par le moins important pour terminer par celui qui vous semble le plus percutant.

Temps : regardez-bien les temps des verbes que vous avez employés. Est-ce qu’ils sont correctement utilisés? (sinon, révisez la valeur des temps).

Style : faites attention au style, aux registres de langue lorsque vous écrivez! Si vous écrivez de façon soutenue, n’employez pas juste après des expressions familières et vice versa. De même, faites attention à ne pas écrire comme vous parlez : on a tendance, par exemple, à dire « je sais pas » mais on doit écrire « je ne sais pas ».

6. Lire et relire : maintenant que vous avez bien suivi ces conseils et rédigé votre travail, relisez-le attentivement. Faites comme si vous lisiez le texte de quelqu’un d’autre, dans un journal ou un roman; si vous trouvez que c’est intéressant et surtout agréable à lire, vous pouvez déjà être fier de vous!

7. Orthographe : si le devoir que vous faites est à faire à la maison, profitez des outils autour de vous tels que le dictionnaire, Internet ou même vos parents ou amis. Si le devoir est à faire en classe, regardez surtout vos accords (sujet accordé avec le verbe, adjectif accordé avec le nom, accord avec les auxiliaires être et avoir…) et le temps des verbes. En effet, si vous écrivez mal un mot, c’est que vous ne le connaissez peut-être pas vraiment et vous êtes excusables, par contre les règles d’accords sont toujours les mêmes et vous n’avez donc pas d’excuse.

8. Bon courage!

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