Brevet/Français : Les connecteurs logiques

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NATURE Conjonctions de coordination Adverbes et locutions adverbiales

Conjonction et locutions conjonctives de subordination

CAUSE car En effet
De fait
Parce que
du fait que
Étant donné que
puisque
sous prétexte que
Comme
CONSEQUENCE donc Aussi (+ reprise du sujet)
Alors
en conclusion
en conséquence
C’est pourquoi
Par conséquent
ainsi
Dès lors
d’où
De sorte que
si bien que
tellement que…
si…que…
de telle manière que…
HYPOTHESE En ce cas
Sinon
pour un peu…
Si
à condition que
à supposer que
pourvu que
au cas où
à moins que,…
BUT Dans ce but
à cette fin
Pour que
afin que…
OPPOSITION CONCESSION mais
or
Cependant
néanmoins
pourtant
par contre
du reste
d’ailleurs
au contraire
en revanche
toutefois
Bien sûr
Soit
Certes
Quoique
bien que
Il est vrai/certain que
même si
Nul doute que
encore que
Quand bien même
alors que
ADDITION EXEMPLE et
ni… ni…
d’abord
premièrement
d’entrée de jeu
en outre
D’une part…, d’autre part…
Puis
ensuite
de plus
Par ailleurs
Enfin
C’est-à-dire
Ainsi
Par exemple
Notamment
En effet
citons
ALTERNATIVE ou Soit…, soit…
Ou bien…, ou bien…
Soit que…, soit que…

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Brevet/Français : L’étude d’un texte poétique

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.   I Qu’est qu’un vers?

– Début du vers : il est marqué par une majuscule.
– Fin du vers : elle est marquée par un retour à la ligne ; le vers (contrairement à la phrase en prose) n’occupe pas forcément toute la ligne, et on peut donc trouver un espace blanc à la fin du vers.

Remarque : si le vers dépasse la ligne, alors la fin du vers ne s’aligne pas sur la marge de gauche dans la poésie classique (jusqu’au XIXème siècle), comme en prose, mais sur la marge de droite, après un crochet [

II Présentation du poème

1- Les groupes de vers qui composent un poème s’appellent des strophes.
Il n’y a pas d’alinéa (contrairement à la marque de début de paragraphe en prose).

2- On donne des noms aux strophes selon le nombre de vers qui les composent :

2 vers: un distique
3 vers: un tercet
4 vers: un quatrain
5 vers: un quintil
6 vers: un sizain

Un vers isolé est mis en relief.

3- Les vers sont composés de syllabes.

On nomme les vers selon le nombre de syllabes qui les composent :

8 syllabes : un octosyllabe (Elle a passé, la jeune fille)
10 syllabes : un décasyllabe (Maître Corbeau sur un arbre perché)
12 syllabes : un alexandrin (Oh! Combien de marins, combien de capitaines)

Pour compter correctement le nombre de syllabes, il faut observer certaines règles :
– le -e muet en fin de vers ne compte pas (il n’est d’ailleurs pas prononcé).
– le -e muet suivi d’un son vocalique (voyelle) ne compte pas.
– le -e muet suivi d’un son consonantique compte.

Ex. Décompte des -e : Par la Natur(e), -heureux comm(e) avec une femm(e) (Sensation de Rimbaud)

– le poète peut faire prononcer en deux sons ce qu’habituellement on ne prononce qu’en un seul : c’est une diérèse. Exemple: « Un bohémi-en »

Jusqu’au XIXème siècle, la poésie était en vers. A partir de la seconde moitié du XIXème siècle, les poètes se sont peu à peu libérés des contraintes portant sur la forme du poème : c’est l’invention du vers libre. La poésie peut alors prendre l’apparence de la prose.

III Les rimes

Une rime, est la répétition de sons identiques à la fin de plusieurs vers.
On désigne par des lettres chaque rime différente: a, b, c…

1- disposition des rimes

– aabb: rimes plates ou suivies
Ex. « Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
Ainsi qu’une fontaine aux rythmiques sanglots.
Je l’ends bien qui coule avec un long murmure,
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.
 »
(Baudelaire, « La fontaine de sang » in Les Fleurs du Mal)

– abab: rimes croisées
Ex. « Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne,
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.« 

(Victor Hugo)

– abba: rimes embrassées
Ex. « Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
Et qui n’est chaque fois ni tout-à-fait la même,
Ni tout-à-fait une autre, et m’aime et me comprend. »

(Verlaine, « Mon rêve familier »).

2- valeur des rimes

On juge la valeur des rimes au nombre de sons qui sont repris: chaque son est codifié par un signe de l’Alphabet Phonétique International.
pensées / croisées : [e] 1 son commun -> rime pauvre (forcément un son vocalique)
âme / femme : [am] 2 sons communs -> rime suffisante
capitaine / lointaine : [ten] 3 sons communs -> rime riche

3- genre des rimes

campagne / montagne: rime féminine (se terminant visuellement par un -e muet, donc non prononcé)
attends / longtemps: rime masculine (se terminant visuellement par toute autre lettre qu’un -e muet)

La poésie classique fait alterner les rimes masculines et féminines.
La poésie moderne préfère distinguer les rimes à terminaison consonantique et les rimes à terminaison vocalique.

IV Les autres effets de sonorité

– les reprises de mots ou de groupes de mots créent un effet de sonorité et de rythme. (une reprise en début de vers ou de strophe se nomme une anaphore)
– les reprises de sons à l’intérieur des vers, dans des mots différents mais proches:
– son vocalique: une assonance : Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant (Verlaine)
– son consonantique: une allitération : Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes? (Racine)

V Le rythme

– il faut marquer les pauses au bon endroit et pour cela, repérer les mots qui forment un groupe cohérent.
– le poète peut choisir d’écrire des groupes de mots qui débordent du vers :
– un vers déborde sur le vers suivant : c’est un enjambement.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme.
(Rimbaud, « Le Dormeur du Val »)
– si le groupe de mots placé au vers suivant est très court, on parle de rejet.
Il dort dans le soleil la main sur sa poitrine,
Tranquille.
(Rimbaud)

En troisième, on étudie deux sortes de poésie:

– La poésie lyrique (< de la lyre) dans laquelle le poète exprime ses sentiments personnels.
Le poète dit « Je » mais ce qu’il ressent concerne tout homme; le lexique des sentiments domine, on trouve beaucoup d’interjections. Le poète utilise des ruptures de syntaxe, des effets de musicalité et aussi de discordance pour rendre son poème plus expressif. Pour donner plus de force à l’expression de ses sentiments, le poète utilise aussi toutes les ressources du vocabulaire (champs lexicaux, connotations…) et des figures de style.
Les grands thèmes lyriques témoignent de la sensibilité humaine: la vie, la mort, le patriotisme, l’espoir de la liberté, l’enfance, la nature, le temps qui passe, le rêve, les souffrances et les joies de la passion, la ferveur religieuse.

– La poésie engagée qui se met au service d’une cause précise dans un contexte historique précis. Le poète y fait référence à des éléments réels précis et vérifiables. Elle incite le lecteur à réfléchir et à agir: elle peut délivrer un message d’espoir en l’avenir ou mettre en garde contre l’oubli, incitant ainsi au devoir de mémoire. Elle est d’une grande force argumentative car elle cherche à convaincre le lecteur.

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Brevet/Français : Le texte théâtral

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La pièce de théâtre est une suite de dialogues, sans narrateur. Il peut s’agir de comédie, de tragédie ou (au XIXème) de drame.

Ce texte est fait pour être joué, vu et entendu. Il faut donc être attentif à toutes les indications dans le texte -registres de langue, répartition de la parole, types de phrases- permettant de comprendre les intentions et sentiments des personnages ou les didascalies permettant de mieux comprendre certains points comme le lieu, le temps, le ton.

I Composition d’une pièce

Au début le changement d’acte était lié à la nécessité de changer les bougies donnant la lumière. Chaque acte doit constituer une unité. Une pièce est généralement constituée de trois ou cinq actes.

Le premier acte est celui de l’exposition dans lequel l’auteur présente le contexte (où et quand), les personnages, le héros, le noeud de l’intrigue, les obstacles(opposants) et les « aides » (adjuvants) du héros.
Le dernier acte est celui du dénouement, dans lequel l’intrigue trouve sa solution.

On change de scène quand un personnage entre ou sort. Les scènes n’ont pas toutes la même importance pour l’intrigue.

II Composition du texte

Il faut distinguer le texte dit par les comédiens : les répliques, et les indications scéniques : les didascalies.

Si une réplique est longue, c’est une « tirade ». Si le personnage parle seul en scène (ou se croit seul), c’est un « monologue ». Une réplique dite à part (sans que l’interlocuteur ne l’entende) est un « aparté ».

Les didascalies renseignent sur le décor, les mouvements, le ton à prendre… Elles permettent de faciliter la mise en scène.

III L’énonciation

Il faut être attentif au répérage du/des destinataires d’une réplique. La réplique s’adresse généralement à un autre personnage (attention à l’implicite par lequel un personnage peut passer un message sous-entendu). Mais elle s’adresse aussi au spectateur et doit produire un effet sur lui.

L’action avance par le dialogue au théâtre. L’ensemble du texte est globalement argumentatif.

IV Bref rappel sur le théâtre

Le théâtre classique (du XVIIème siècle notamment) répond à des règles strictes : il est écrit en vers, l’ensemble de la pièce doit ne comprendre qu’une seule véritable action, qui se déroule sur un même lieu et en 24 heures maximum.
Vers la fin du XIXème siècle, le romantisme transforme le théâtre comme toutes les formes artistiques: les pièces peuvent se dérouler dans plusieurs lieux différents, représenter une longue durée, contenir plusieurs intrigues.

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Le discours argumentatif

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N’oubliez pas que l’argumentation est un type de discours et peut se rencontrer dans tous les genres de texte: théâtre, poésie, roman…. Par ailleurs, il peut se combiner à d’autres types de discours afin de mieux convaincre: ainsi, une narration de même qu’une description ou une explication peuvent être argumentatives.

I La situation d’énonciation

Le but du texte argumentatif est, pour l’énonciateur, de convaincre son destinataire. Il s’agit d’imposer une opinion. Il est donc important d’identifier clairement qui est l’énonciateur (l’auteur, un personnage?) et quel est son (ses) destinataire(s) (le lecteur, un autre personnage?).
L’énonciateur doit toujours envisager la contre-argumentation de son destinataire pour être efficace ou chercher à le toucher, à l’émouvoir, à le provoquer pour mieux le convaincre.

II L’organisation du discours

Le thème : c’est le sujet dont parle le texte en général.
La thèse : c’est l’opinion, le point de vue de l’énonciateur sur le thème. S’il y a dialogue et que deux thèses s’opposent, on parle de thèse et d’antithèse.
Les arguments : ce sont les idées (souvent abstraites) qui prouvent la validité de la thèse soutenue et qui doivent convaincre le destinataire.
Les exemples : ce sont des faits concrets qui illustrent les arguments et permettent de mieux les comprendre. Ils permettent ainsi de mieux convaincre le destinataire.

III Les marques du discours argumentatif

  • L’énonciateur s’exprime en général en disant “je” et en utilisant toutes les marques de la 1ère pers. (ma, mon, moi…). Mais il peut aussi généraliser pour donner le sentiment que son opinion est partagée par tous: “on sait que”, “il faut que”, “tout le monde voit que”.
  • Il faut être attentif à tous les modalisateurs qui sont des indices de subjectivité et qui permettent d’ajouter des nuances
  • Les temps utilisés sont ceux de l’énoncé ancré dans la situation d’énonciation(temps du discours, centrés sur le présent).
  • Afin d’assurer la logique du texte, l’énonciateur doit utiliser des liens ouconnecteurs logiques. Il faut être capable d’utiliser les relations de cause et de conséquence, d’exprimer la condition, l’opposition…

IV Ecrire une argumentation

Vous devrez certainement intégrer votre argumentation à un récit ou à un dialogue. Mais pour cela, il faut déjà savoir construire une argumentation.

  • Lisez bien le sujet pour repérer quelle est la situation de communicationimposée (qui est l’énonciateur, qui est le destinataire, quand, où, pourquoi, dans quel but), quel est le thème, quelle doit être votre thèse.
  • Cherchez ensuite les arguments propres à soutenir votre thèse. Pour chacun, trouvez au moins un exemple précis à développer.
  • Classez vos arguments du moins convaincant au plus convaincant afin de donner de plus en plus de poids à votre opinion.
  • En écrivant, vous mettrez dans le même paragraphe l’argument que vous devrez expliquer assez clairement et vos exemples que vous développerez. Vous changerez de paragraphe à chaque argument pour rendre votre devoir plus clair.
  • Vous veillerez à employer le plus souvent possible les connecteurs logiques, sans vous tromper sur leur sens. (notamment pour la cause et la conséquence) ainsi que des mots de liaison pour marquer les différentes étapes: d’abord, et, ensuite, enfin
  • Enfin n’oubliez pas que, quel que soit le type de texte que l’on vous demande d’écrire, vous devrez toujours avoir une introduction et une conclusion !

A vous de nous convaincre !

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