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Grammaire : questions sur les textes de la séquence 2

Questions de grammaire sur le texte 1 : acte I, scène 1 du Mariage de Figaro

 

« La nuit, si madame est incommodée, elle sonnera de son côté ; zeste ! En deux pas tu es chez elle. »

Analysez l’expression de la condition.

« Monseigneur veut-il quelque chose : il n’a qu’à tinter du sien. »

Transformez cette phrase pour exprimer la condition sous forme de subordonnée.

 

Mais quand il aura « tinté » le matin, pour te donner quelque bonne et longue commission, zeste ! En deux pas, il est à ma porte

Analysez la subordonnée contenue dans cette phrase.

Transformez l’expression du but en subordonnée.

 

Qu’entendez-vous par ces paroles ?

Analysez l’expression de l’interrogation.

 

Questions de grammaire sur le texte 2 : acte III, scène 9 du Mariage de Figaro

 

Est-ce que les femmes de mon état ont des vapeurs, donc ?

Analysez l’expression de l’interrogation.

 

En payant Marceline avec la dot que vous m’avez promise…

Selon vous, quelle circonstance est exprimée ici ? Transformez l’expression en subordonnée.

 

Oui, si vous consentiez à m’entendre vous-même.

Analysez l’expression de la condition.

 

Questions de grammaire sur le texte 3 : acte V, scène 3 du Mariage de Figaro

 

Comment cela m’est-il arrivé ? Pourquoi ces choses et non pas d’autres ? Qui les a fixées sur ma tête ?

Analysez l’expression de l’interrogation

 

Encore je dis ma gaieté sans savoir si elle est à moi plus que le reste, ni même quel est ce moi dont je m’occupe.

Relevez et analysez les subordonnées.

 

Questions de grammaire sur le texte 4 : acte I, scène 1 de l’ile des esclaves

 

Ne perdons point de temps, suis-moi, ne négligeons rien pour nous tirer d’ici ; si je ne me sauve, je suis perdu, je ne reverrai jamais Athènes, car nous sommes dans l’Île des Esclaves.

Analysez l’expression de la négation.

 

Si je ne me sauve, je suis perdu, je ne reverrai jamais Athènes, car nous sommes dans l’Île des Esclaves.

Analysez l’expression des circonstances de cette phrase.

 

As-tu perdu l’esprit, à quoi penses-tu ?

Analysez l’expression de l’interrogation.

 

Questions de grammaire sur le texte 5 : acte III, scène 6 du Jeu de l’amour et du hasard

ARLEQUIN : Ah dame, il y a un peu à tirer ici ! Haïssez-vous la qualité de soldat ?

LISETTE : Qu’appelez-vous un soldat ?

ARLEQUIN : Oui, par exemple un soldat d’antichambre.

LISETTE : Un soldat d’antichambre ! Ce n’est donc point Dorante à qui je parle enfin ?

Analysez l’expression de l’interrogation.

 

Hélas, Madame, si vous préfériez l’amour à la gloire, je vous ferais bien autant de profit qu’un Monsieur.

Analysez la subordonnée contenue dans cette phrase.

 

Correction des questions

Questions de grammaire sur le texte 1 : acte I, scène 1 du Mariage de Figaro

 

« La nuit, si madame est incommodée, elle sonnera de son côté ; zeste ! En deux pas tu es chez elle. »

Analysez l’expression de la condition.

« Monseigneur veut-il quelque chose : il n’a qu’à tinter du sien. »

Transformez cette phrase pour exprimer la condition sous forme de subordonnée.

 

La condition est ici exprimée par une subordonnée circonstancielle de condition « si madame est incommodée », rattachée à la proposition principale « elle sonnera de son côté ». La condition est ici éventuelle puisque l’action est réalisable (d’où l’emploi de verbes à l’indicatif présent (« est ») et futur (« sonnera »).

On peut exprimer la condition de la même manière dans la phrase concernant le comte :

Si Monseigneur veut quelque chose, il n’a qu’à tinter du sien.

 

Mais quand il aura « tinté » le matin, pour te donner quelque bonne et longue commission, zeste ! En deux pas, il est à ma porte

Analysez la subordonnée contenue dans cette phrase.

Transformez l’expression du but en subordonnée.

La subordonnée « quand il aura tinté le matin pour te donner quelque bonne et longue commission » est une subordonnée circonstancielle de temps, introduite par la conjonction de subordination « quand », construite autour du verbe conjugué « aura tinté » et rattachée à la proposition subordonnée « il est à ma porte ».

L’expression du but se trouve dans l’expression « pour te donner quelque bonne et longue commission ». On peut en faire une subordonnée :

« Pour qu’il te donne quelque bonne et longue commission »

 

Qu’entendez-vous par ces paroles ?

Analysez l’expression de l’interrogation.

 

Cette phrase est bien de type interrogatif, puisqu’elle se termine par un point d’interrogation, qu’elle commence par un mot interrogatif et qu’on y trouve une inversion sujet-verbe qui est la marque d’une interrogation dans le langage soutenu. C’est peut-être une manière pour Beaumarchais de montrer que son personnage, un valet, sait cependant s’exprimer dans un langage auquel ne s’attend pas forcément le spectateur, vu sa condition sociale.

 

Questions de grammaire sur le texte 2 :

acte III, scène 9 du Mariage de Figaro

 

Est-ce que les femmes de mon état ont des vapeurs, donc ?

Analysez l’expression de l’interrogation.

Cette phrase est bien de type interrogatif, puisqu’elle se termine par un point d’interrogation et qu’elle commence par une expression interrogative « est-ce que », ce qui la rattache au langage courant.

 

En payant Marceline avec la dot que vous m’avez promise…

Selon vous, quelle circonstance est exprimée ici ? Transformez l’expression en subordonnée.

On peut considérer que cette expression exprime un moyen :

Grâce au paiement que Suzanne compte faire à Marceline, elle espère pouvoir ainsi écarter cette dernière et pouvoir se marier à Figaro.

Il n’est pas facile de l’exprimer sous la forme d’une subordonnée, car cela s’exprime le plus souvent dans un groupe prépositionnel (ex : grâce au paiement de M), mais on pourrait dire :

Par le fait que je vais payer Marceline…

Mais on peut aussi considérer que cette expression exprime une condition !

Et là il est facile d’en faire une subordonnée :

Si je paie Marceline avec la dot…

Peut-être que Beaumarchais a choisi d’employer un gérondif justement parce qu’il peut exprimer les deux circonstances.

 

Oui, si vous consentiez à m’entendre vous-même.

Analysez l’expression de la condition.

La condition est ici exprimée dans la subordonnée circonstancielle de condition « si vous consentiez à m’entendre vous-même ». Cette subordonnée est introduite par la conjonction de subordination « si » et est construite autour du verbe « consentiez » conjugué à l’imparfait. Cette subordonnée est rattachée à oui, la proposition principale est sous-entendue, à partir des propos précédents « je vous donnerais la dot que je vous ai promise si vous consentiez à m’entendre vous-même. »

L’emploi de l’imparfait marque un potentiel, l’action est envisagée comme réalisable mais incertaine.

 

Questions de grammaire sur le texte 3 : acte V, scène 3 du Mariage de Figaro

 

Comment cela m’est-il arrivé ? Pourquoi ces choses et non pas d’autres ? Qui les a fixées sur ma tête ?

Analysez l’expression de l’interrogation

Ces phrases sont bien de type interrogatif, puisqu’elles se terminent par un point d’interrogation, qu’elles commencent par un mot interrogatif (comment, pourquoi, qui). On a aussi une reprise du sujet « cela » par « il » pour créer une inversion sujet-verbe. On remarque que la 2° phrase est non verbale.

 

Encore je dis ma gaieté sans savoir si elle est à moi plus que le reste, ni même quel est ce moi dont je m’occupe.

Relevez et analysez les subordonnées.

Première subordonnée :

« si elle est à moi plus que le reste »

Elle est rattachée au verbe savoir, est introduite par le mot interrogatif « si » et construite autour du verbe conjugué « est ». C’est une subordonnée interrogative indirecte, permettant de poser une question totale. Elle est complément d’objet direct du verbe « savoir ».

Deuxième subordonnée :

« quel est ce moi dont je m’occupe »

Elle est rattachée aussi au verbe savoir, est introduite par le mot interrogatif « quel » et construite autour du verbe conjugué « est ». C’est une subordonnée interrogative indirecte, permettant de poser une question partielle. Elle est complément d’objet direct du verbe « savoir ».

Troisième subordonnée :

« dont je m’occupe »

C’est une subordonnée rattachée au groupe nominal « ce moi ». C’est donc une subordonnée relative, introduite par le pronom relatif « dont » et construite autour du verbe conjugué « occupe ». Elle est complément de l’antécédent « ce moi ».

 

Questions de grammaire sur le texte 4 : acte I, scène 1 de l’ile des esclaves

 

Ne perdons point de temps, suis-moi, ne négligeons rien pour nous tirer d’ici ; si je ne me sauve, je suis perdu, je ne reverrai jamais Athènes, car nous sommes dans l’Île des Esclaves.

Analysez l’expression de la négation.

Cette phrase alterne des propositions négatives et d’autres affirmatives.

« Ne…point » marque la négation du verbe « perdons » à l’impératif.

« ne…rien » marque la négation du verbe « négligeons » à l’impératif.

« ne » est une négation rattachée au verbe « sauve » à l’ind présent.

« ne…jamais » met à la forme négative le verbe « reverrai » conjugué au futur simple.

 

Si je ne me sauve, je suis perdu, je ne reverrai jamais Athènes, car nous sommes dans l’Île des Esclaves.

Analysez l’expression des circonstances de cette phrase.

« Si je ne me sauve » est une subordonnée circonstancielle de condition, qui est introduite par la conjonction de subordination « si », qui est construite autour du verbe conjugué « sauve » et qui exprime un éventuel (les verbes à l’indicatif présentent les faits comme réalisables).

« car nous sommes dans l’Île des Esclaves »

Cette proposition coordonnée introduite par « car » est un complément circonstanciel de cause, rattaché à la proposition « je ne reverrai jamais Athènes ».

 

As-tu perdu l’esprit, à quoi penses-tu ?

Analysez l’expression de l’interrogation.

Ce sont bien des propositions interrogatives puisqu’elles se terminent par un point d’interrogation. La première proposition exprime une interrogation totale grâce à l’inversion sujet-verbe « as-tu perdu ». La seconde exprime une interrogation partielle introduite par « à quoi ».

 

Questions de grammaire sur le texte 5 :

acte III, scène 6 du Jeu de l’amour et du hasard

 

ARLEQUIN : Ah dame, il y a un peu à tirer ici ! Haïssez-vous la qualité de soldat ?

LISETTE : Qu’appelez-vous un soldat ?

ARLEQUIN : Oui, par exemple un soldat d’antichambre.

LISETTE : Un soldat d’antichambre ! Ce n’est donc point Dorante à qui je parle enfin ?

Analysez l’expression de l’interrogation.

« Haïssez-vous la qualité de soldat ? » est bien de type interrogatif, puisqu’elle se termine par un point d’interrogation, qu’elle commence par une inversion sujet-verbe qui est la marque d’une interrogation dans le langage soutenu.

Qu’appelez-vous un soldat ? Cette phrase est bien de type interrogatif, puisqu’elle se termine par un point d’interrogation, qu’elle commence par un mot interrogatif (qu’) et qu’on y trouve une inversion sujet-verbe (appelez-vous)

Ce n’est donc point Dorante à qui je parle enfin ? Ici l’interrogation est marquée uniquement par le point d’interrogation et le ton employé. C’est une question du langage familier.

 

Hélas, Madame, si vous préfériez l’amour à la gloire, je vous ferais bien autant de profit qu’un Monsieur.

Analysez la subordonnée contenue dans cette phrase.

« si vous préfériez l’amour à la gloire » est une subordonnée circonstancielle de condition. Cette subordonnée est introduite par la conjonction de subordination « si » et est construite autour du verbe « préfériez » conjugué à l’imparfait. Cette subordonnée est rattachée à la proposition principale « je vous ferais bien autant de profit qu’un Monsieur ». L’emploi de l’imparfait dans la subordonnée et du conditionnel présent (ferais) dans la principale marque un potentiel, l’action est envisagée comme réalisable mais incertaine.

 


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