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HLP : Histoire et violence 2 un sujet d’interprétation

Texte de R.M. Remarque (Disponible ici en PDF)

Texte et questions proposés par le manuel de HLP Tle de Hachette éducation (la correction ci-dessous n’engage que moi)

En quoi cet extrait fait-il la démonstration de l’absurdité des combats ?

– l’anéantissement physique des soldats :

  • champ lexical du corps (« visage, yeux, mains, genoux… »)  associé à celui de la destruction physique (« enflammés, déchirées, saignent, rompus…) en début d’extrait et qu’on retrouve lignes 20 à 25 (« pieds fauchés, moignons éclatés, genoux brisés… »)
  • des images choc avec anaphore de « sans » « sans bouche, sans mâchoire inférieure, sans figure », et de soldats gravement blessés qui continuent de se déplacer « nous voyons courir des soldats dont les deux pieds ont été fauchés… » ces oppositions entre ce qu’on croit possible et ces visions « nous voyons des gens à qui le crâne a été enlevé continuer de vivre » fait perdre ses repères et rend la scène absurde.

– l’anéantissement psychique des soldats :

  • dès 1° ligne « notre pensée est anéantie » puis récurrente avec la répétition des adjectifs « exténués et abrutis » aux lignes 12 et 15 + le corps réduit à une machine qui fonctionne sans pensée ligne 9 « nos cuillères versent des aliments dans notre corps » suivi de « nous courons, nous lançons, nous tirons, nous tuons… » = série d’actions faites machinalement comme le fait de manger, sans penser, sans se poser de questions. Cela devient ainsi absurde, en totale perte de sens.
  • avec perte de la notion du temps grâce à question + réponse opposée lignes 5 et 6, + propositions juxtaposées ligne 27 « le soleil se lève, la nuit arrive, les obus sifflent, la vie s’arrête »

– l’inutilité des combats :

  • Récit à la première personne du pluriel : le narrateur se fond dans la masse des soldats « nous sommes » ligne 1 ; répétition de « nous voyons » tout au long du texte lignes 6, 19, 20, 25 : le narrateur semble hors de lui-même, son anéantissement psychique empêchant toute analyse, ce qu’il vit n’a aucun sens.
  • opposition entre l’essentiel du texte (avec nombreux pluriels insistant sur le grand nombre de morts et de blessés) et la raison des combats en fin d’extrait « un petit morceau de terre déchiré » (au singulier + adj « petit » > l’enjeu semble ridicule par rapport au coût humain « pour chaque mètre il y a un mort ») Dans le dernier paragraphe, le narrateur reprend du recul, il écrit après coup, il n’est plus dans l’état d’abrutissement ressenti pendant les combats, mais c’est pour mieux encore lui faire prendre conscience de l’inutilité de leurs sacrifices.

 


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