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HLP : L’humain et ses limites
Questions de recherches :
1 Selon toi, quelles sont (ou qu’appelle-t-on) les « limites » de l’humain ?
2 Cherchez qui sont Dédale et Icare et retenez l’essentiel de leur histoire pour fuir du labyrinthe.
3 Qui est Prométhée ? Qu’a-t-il donné aux hommes ? Quelle a été la réaction des dieux ?
4 Cherche des informations sur l’« homme augmenté » et le transhumanisme.
5 Rédige un paragraphe dans lequel tu donnes ton avis sur le transhumanisme.
1 Une limite, c’est un seuil qu’on ne peut dépasser. Les limites de l’humain seraient le seuil qu’il ne pourrait franchir en raison de son corps. Par exemple l’homme ne peut pas courir plus vite qu’une certaine limite, ne peut pas voir plus que ce que son œil lui permet de faire, ne peut pas entendre au-delà de ce qui est possible grâce à ses oreilles…
2 Dédale et Icare se retrouvent prisonniers du labyrinthe construit pour enfermer le minotaure. Afin de s’échapper, l’inventeur Dédale fabrique pour lui et son fils des ailes grâce à de la cire et des plumes. En soi, il cherche à dépasser les limites de leur corps afin de s’échapper par la voie des airs. Une fois parti, Icare se laisse griser par le sentiment de liberté qu’amène le vol. Oubliant les conseils de son père, il monte trop haut dans le ciel. Le soleil fait fondre la cire et le jeune homme chute dans la mer (appelée icarienne aujourd’hui). La mort d’Icare sonne comme une alerte : il est dangereux de chercher à dépasser sa condition humaine, notamment par la technique. A l’époque, dépasser sa condition humaine suppose se rapprocher de celle des dieux. Ces derniers peuvent se venger, ou ne pas laisser faire les hommes.
3 Prométhée a volé le feu aux dieux pour le donner aux hommes. Il a été puni (attaché à un rocher, chaque jour un aigle vient lui dévorer le foie qui repousse ; il finit par être libéré par Hercule.)
Dédale ou Prométhée font preuve d’ « hubris », c’est-à-dire de démesure.
4 Eléments de réponses sur ce que sont les transhumanistes, à partir du livre de F Pinaud et E Perrotin Qui sont ? les Transhumanistes aux éditions du Ricochet
Les transhumanistes souhaitent une transformation de l’être humain par les sciences. Ils remettent en question les limites du corps humain.
Dépasser les limites du corps humain et le transformer deviennent possibles grâce notamment à la convergence NBIC. La convergence NBIC c’est le fait que de nouvelles technologies peuvent être utilisées ensemble, notamment pour créer de nouvelles manières de soigner. (N pour nanotechnologies, B pour biotechnologies, I pour Informatique, et C pour sciences Cognitives (fonctionnement du Cerveau).
Les transhumanistes cherchent à rallonger le temps de vie en bonne santé des humains, voire atteindre la vie éternelle. Divers moyens sont imaginés : pilule de jouvence pour booster nos cellules qui resteraient jeunes, cellules souches pour recréer des organes qui remplaceraient ceux abîmés, modification de l’ADN, prothèses bioniques, transfert de conscience dans un ordinateur…
Le transhumanisme a été lancé dans les années 80, à la suite du mouvement hippie. On espère alors que la science permettra de régler les problèmes des humains, pour un avenir meilleur. Il comprend aujourd’hui des médecins, des chercheurs, des penseurs, des milliardaires, des ingénieurs, des financiers… Certaines font partie d’associations transhumanistes aux USA ou en Europe.
Ils veulent se servir des sciences et des techniques pour améliorer la condition humaine.
Il existe deux grands courants transhumanistes :
– les libertariens veulent la liberté d’effectuer des recherches à tout prix. Ce sont des chefs d’entreprise (notamment des milliardaires de la Silicon Valley, comme Ellon Musk…) Ils aimeraient pouvoir eux-mêmes profiter des découvertes qui seront faites, et espèrent aussi en tirer des profits. Ils ne se préoccupent de rien d’autre que de leurs intérêts (peu importe les injustices sociales, les pb environnementaux ou éthiques que peuvent poser les recherches).
– le transhumanisme de gauche veut l’accès pour tous aux nouvelles technologies qui amélioreraient les conditions de vie des humains. Pour eux les technosciences sont un moyen de sauver les hommes et la société.
Pour le reste, chaque transhumaniste a sa vision de ce que les sciences pourraient apporter. Tous ne croient pas à la vie éternelle, au réveil des cryogénisés…
Chateaubriand et René : correction des travaux à faire
François-René de Chateaubriand (1768 – 1848)
– né à Saint-Malo pendant un violent orage, famille de vieille noblesse bretonne
– enfance turbulente, éducation faite de rigueur et de liberté mêlées
– entre 16 et 18 ans, vie étrange au château familial, entre un père silencieux, une mère mélancolique et sa jeune sœur Lucile qui lui sert de confidente.
– il se détourne de la marine et de la prêtrise pour devenir officier.
– témoin de la révolution, il quitte ensuite la France, part d’abord en Amérique (rencontre de G.Washington et séjour chez les Indiens), puis revient en France, combat pour la monarchie et s’exile blessé en Angleterre. Il y apprend la mort de son frère, de sa mère et de sa sœur Julie.
– Ses publications en 1801 d’Atala, René et Le Génie du christianisme le rendent célèbre. Il est le porte-parole de tous ceux qui ressentent le « mal du siècle »
– Il devient ambassadeur de Bonaparte à Rome.
– retour en France où il s’oppose à l’empereur, notamment en écrivant De Bonaparte et des Bourbons en 1814.
– nombreuses activités et revirements politiques : farouche opposant, individualiste, malgré ses convictions royalistes, il devine que l’avenir est dans la démocratie.
– De 1809 à 1841, il rédige son autobiographie, les Mémoires d’outre-tombe, destinées à paraitre après sa mort. Chateaubriand est déchiré entre sa passion de la vie et sa hantise de la vieillesse. Il a connu la gloire, a eu de nombreuses maîtresses ; il lui est difficile d’accepter de vieillir.
– Il meurt à l’âge de 80 ans
Le romantisme
Mouvement culturel européen
Les romantiques français (1820 – 1850)
– contestent le monde moderne et bourgeois
– nostalgiques de l’héroïsme des chevaliers
– rêvent d’une révolution politique et artistique
Les caractéristiques incontournables :
– une exigence de bonheur, de vérité, de liberté, de plénitude > énergie passionnée
– conscience de tout ce qui fait obstacle à l’épanouissement individuel (corruption, règne de l’argent, fuite du temps, insatisfaction des désirs…)
– volonté de dépasser l’échec par la méditation poétique, le voyage, le rêve, l’exaltation de la nature, mais aussi la révolte.
> le romantisme repose sur les contradictions vécues entre la réalité et le rêve, entre l’ambition et la désillusion, entre présent et passé ou présent et avenir.
Chateaubriand le précurseur du romantisme
Dans son roman « René », Chateaubriand témoigne de l’état d’esprit des premiers romantiques.
Le « mal du siècle » correspond à un mal de vivre. La révolution a créé une fracture historique, la France change et les gens de l’époque ont du mal à trouver leur place.
> incertitude, inquiétude, conscience des imperfections de la modernité
> ennui, indécision, nostalgie du passé, angoisse du présent, insatisfaction perpétuelle
Les romantiques ont soif d’absolu, d’où la mélancolie et l’angoisse du temps qui passe.
D’une grande sensibilité et pleins d’imaginations ils ont besoin d’exprimer leurs émotions et leurs sentiments souvent extrêmes, d’où le lyrisme.
Quelles ressemblances repérez-vous entre le personnage principal et l’auteur ?
François-René l’auteur, comme René le personnage, a connu une enfance délaissée, l’affection d’une sœur aînée, la tentation du suicide. Comme lui, il s’est embarqué pour l’Amérique et a ressenti le même ennui, l’impression de vide qui le fait souffrir.
En quoi cette œuvre reste-t-elle essentiellement une fiction ?
Les autres personnages (Chactas, Natchez…) sont nés de l’imagination de Chateaubriand, tout comme l’intrigue.
En quoi le personnage est-il romantique ?
– Plein d’énergie et de passions, René se sent frustré et insatisfait. Il aspire au bonheur mais la réalité ne lui apporte que vide et ennui.
– René a conscience de cette insatisfaction.
– il cherche à dépasser ce mal de vivre, notamment en voyageant et en s’isolant à la campagne. Ses promenades dans la nature l’amènent à des rêveries exaltées.
Quel lien peut-on faire entre cette œuvre et le parcours « soi-même comme un autre » ?
L’auteur choisit de transposer ses sentiments et émotions dans un personnage mi-fictif, mi-autobiographique. De ce fait l’auteur (soi-même) doit se transposer dans un autre, s’imagine un autre pour mieux évoquer son ressenti.
Parcours de lecture des Mémoires d’Hadrien
Pour se rappeler le travail qui était à produire, il suffit de cliquer ici.
Vous pouvez découvrir ci-dessous les travaux de certains d’entre vous :
J’ai récupéré certaines citations que vous avez choisies. Découvrez-les en cliquant sur l’image ci-dessous :
J’ai pris plaisir aussi à faire le travail que je vous avais demandé. Cela me permet de vous donner un corrigé-exemple, à découvrir ci-dessous :
la présentation d’Hadrien
la présentation de deux autres personnages : Plotine et Antinoüs
la présentation des citations que j’ai choisies et illustrées
Deux remarques qui servent aussi de conseils :
1] Noter une citation, cela veut dire la recopier très exactement au mot près, en respectant l’orthographe et la ponctuation.
2] Le travail s’intitulait « parcours de lecture personnel ». J’avais expliqué en classe que le travail se faisait à partir de la lecture du roman (au minimum les passages grisés dans le sommaire). De ce fait, chercher des informations sur internet n’avait aucun intérêt. Il fallait trouver des éléments de réponse directement dans le roman !
BTS : recherches sur l’opéra
Vous trouverez ci-dessous les recherches proposées sur l’opéra et quelques éléments de réponse aux questions 2 à 5.
Recherches sur l’opéra
1 Pour commencer, qu’est-ce que l’opéra pour toi ? (Ne cherche ni dans un dico ni sur Internet. Donne ton idée) As-tu déjà assisté à un spectacle d’opéra ? Connais-tu des titres d’opéras ou des compositeurs d’opéras ? Si oui, lesquels ?
2 Cherche une définition du mot « opéra ».
Puis précise ce qu’est : un opéra-ballet, un opéra comique (à distinguer de la comédie-ballet), un opéra rock, une opérette.
Un opéra est une œuvre artistique, qui raconte une histoire en musique. Il est composé d’airs et de chants, avec accompagnement d’orchestre.
On appelle compositeur celui qui écrit la musique et librettiste celui qui écrit le livret, c’est-à-dire les paroles.
Un opéra-rock est un spectacle musical fondé sur la musique rock.
Un opéra-comique est un drame lyrique composé d’airs chantés avec accompagnement d’orchestre et avec une alternance de dialogues parlés. Attention, contrairement à ce que son nom pourrait faire penser, un opéra-comique n’est pas nécessairement comique, et il peut mal finir pour les personnages. Exemple : Carmen, de G.Bizet
Une opérette est un petit opéra comique (ici dans le sens qui fait rire) dont le sujet et le style, légers et faciles, sont empruntés à la comédie (= opéra-bouffe)
Un opéra-ballet est un genre lyrique paru au XVIII° siècle et issu du ballet de cours. Les intrigues sont simplifiées à l’extrême et basées sur le sentiment amoureux. Le spectacle se veut un divertissement avec de nombreux intermèdes dansés. Exemple : Les Indes galantes de Rameau
Il ne faut pas confondre avec la comédie-ballet, inventée par Molière et Sully, qui reste essentiellement du théâtre avec des intermèdes musicaux dansés. Exemples : Le Bourgeois gentilhomme et Le Malade imaginaire de Molière
3 Cherche quelques informations sur les opéras suivants : Carmen, Pelléas et Mélisande, La flûte enchantée, l’anneau de Nibelung, Aïda
Carmen de George Bizet reprend l’histoire imaginée par Prosper Mérimée (écrivain du XIX° siècle) dans sa nouvelle du même nom. Cela raconte l’histoire tragique du brigadier Don José, qui tombe amoureux de Carmen, une femme qui veut rester libre de ses choix. Vous connaissez tous l’air de la habanera (l’amour est un oiseau rebelle…) Vous pouvez comparer avec la chanson de Stromae. Le chanteur a repris le rythme musical et la structure de certaines phrases :
Pelléas et Mélisande (1902) est un opéra de Debussy sur un livret de Maurice Maeterlinck, qui a adapté sa propre pièce de théâtre du même nom. Il reprend le thème de Tristan et Iseult, racontant l’histoire de deux jeunes gens éperdument amoureux. Leur amour est impossible car Mélisande est mariée au frère de Pelléas.
Dans le lien ci-dessous vous trouverez une vidéo du spectacle. Vous pouvez en écouter des extraits (ou tout regarder). A partir de 1h40 de vidéo, vous trouverez des interviews des différents intervenants à la création de ce spectacle :
La flûte enchantée est un opéra-comique de Mozart, écrit pour son ami Emanuel Schikaneder, qui en a écrit les paroles. (1791)
L’anneau de Nibelung est une tétralogie écrite par Richard Wagner et terminée en 1876. Elle se compose de :
- l’or du Rhin
- la Walkyrie
- Siegfried
- le crépuscule des dieux
Wagner a cherché à créer une œuvre d’art totale (16 heures de musique). Il l’a composée sur 30 ans et la destinait à être présentée au Palais des festivals de Bayreuth (monument construit à la demande de Wagner). Il choisit un thème de la mythologie nordique et s’en sert comme support pour faire passer se idées anticapitalistes
Le lien ci-dessous vous donne accès au musée virtuel de Wagner. Vous y trouverez des extraits de spectacles et un résumé (synopsis) de l’œuvre.
L’ANNEAU DU NIBELUNG ou LA TÉTRALOGIE (Der Ring des Nibelungen), WWV86 : VIDEOS
Aïda, est un opéra composé par Verdi, joué pour la première fois en 1871 pour l’inauguration du canal de Suez. Il raconte l’histoire amoureuse d’une esclave éthiopienne Aïda et d’un officier égyptien Radamès, contrariée par le conflit armé qui oppose leurs peuples.
https://www.opera-online.com/items/works/aida-ghislanzoni-verdi-1871
4 Renseigne-toi sur Lully et ce qu’il a apporté à l’opéra.
Jean-Baptiste Lully est un compositeur français d’origine italienne né à Florence en 1632 et mort à Paris en 1687. Excellent danseur et musicien il est repéré par le jeune roi Louis XIV dès 1652. Chef d’orchestre et chorégraphe, il collabore avec le célèbre écrivain Molière pour la musique de nombreuses comédies-ballets. Nommé directeur de l’Académie royale de musique en 1672, il règne sur la musique française d’opéra jusqu’à sa mort. Il est considéré comme le créateur de l’opéra français qui fait du chant une imitation de la parole théâtrale (Lully était un grand admirateur des textes des tragédies de Jean Racine). (source Vikidia) C’est de lui que date l’orchestre moderne avec l’équilibre des sonorités. Il a écrit 119 oeuvres. Sa musique a fortement influencé de nombreux compositeurs.
L’orchestre acquiert avec Lully une importance de plus en plus grande. Dans les ballets, il comprend des violons, des flûtes et des hautbois ; dans la tragédie lyrique s’ajoutent les bassons et, pour les scènes héroïques, les cors et les trompettes. Après l’ouverture, chaque acte a ses entrées chorégraphiques et ses symphonies descriptives. Les danses classiques (chaconnes, passacailles, courantes, sarabandes) et les danses nouvelles (menuets, bourrées, gavottes) contribuent à rehausser l’éclat du spectacle.
Dans les symphonies, Lully aime suggérer le sentiment de la nature ou encore les états d’âme de ses personnages ; il introduit ainsi un élément de réalisme qui séduit l’auditeur du temps. Il prête attention au chant des oiseaux (Armide), au bruit du vent (Isis, plainte de Pan), au soulèvement des flots (Persée), à la tempête (Cadmus et Hermione). De même, il peint la fureur de Roland, la sérénité du sommeil (Atys, Persée, Armide), l’élan du guerrier (Thésée). (source wikipedia)
5 Cherche des informations sur ces grandes voix de l’opéra : Maria Callas, Montserrat Caballé et Luciano Pavarotti
6 Choisis l’un des articles proposés.
Note ses références exactes.
Lis-le attentivement en prenant des notes. L’objectif est de pouvoir ensuite en présenter les grandes lignes au reste du groupe.
L’express n° 3318 pages 16 à 20 : l’opéra tire le monde vers le haut
L’express n° 3335 pages 12 à 16 : Entretien avec R. Alagna, chanteur d’opéra
Le Monde n° 21413 nov 2013 pages 2-3 : le pouvoir à la baguette, rôle politique des musiciens
Télérama n° 3531 sept 2017 pages 20 à 24 La Callas
Le Monde n° 23042 9 fév 2019 pages 1 à 4 du cahier : les 350 ans de l’opéra de Paris
L’Obs n° 2668-2669 déc 2015 page 129 : dans les coulisses de Garnier
Le Monde n° 22125 4 mars 2016 pages 2-3 du cahier : comme un air d’opéra (influence des spectacles chantés)
Philomag n° 121 jt 2018 pages 39 à 45 : l’opéra c’est quoi ?
L’express n° 3372 17 fév 2016 pages 14 à 18 : l’opéra art total
BTS synthèse sur les fonctions sociales de la musique
Sujet proposé par Bruno Rigolt, dans l’anthologie Etonnants Classiques.
Entraînement à la synthèse : Wolff Mabilon Gayraud Goldman
Pour remplir le tableau, je lis d’abord un document. A chaque fois que je rencontre une idée intéressante, je la note dans une nouvelle ligne du tableau. Puis je lis un deuxième document. A chaque fois que je trouve une idée, je l’écris dans le tableau, soit sur une ligne déjà existante si l’idée apparaissait déjà dans le document précédent, soit sur une nouvelle ligne si l’idée est nouvelle. Puis je fais la même chose avec les 3° et 4° documents. Ensuite je numérote les cases de confrontation (A,B,C,D…) et y inscrit l’idée commune à plusieurs documents.
Ce premier travail prend bien une heure, mais permet de trouver les idées, de confronter les documents, de faciliter la rédaction de la synthèse.
Puis je cherche à classer les idées de la colonne « confrontation » afin de construire un plan. J’utilise ma numérotation pour pouvoir facilement retrouver les exemples dans le tableau. Je cherche aussi une problématique.
| Wolff | Mabilon-Bonfils | Gayraud | Goldman | Confrontation |
| Essai | Essai | Essai | Chanson | |
| Déf° de la musique = art des sons | A 1 déf de la musique | |||
| Pb° pourquoi la musique est partout et nous fait agir ? | En quoi voit-elle du politique dans la techno ? | La pop est destinée à être entendue et appréciée par tous (bien qu’elle exprime des sensibilités individuelles) | La musique (ici le rock and roll) réunit les gens (d’où qu’ils viennent et qui qu’ils soient) | B Pb) ou sujet commun des textes : La musique se partage, réunit, crée du lien social |
| Quel intérêt alors que langage et images sont plus pratiques pour communiquer ? | L’auteur voit dans la techno une forme de communication | Certaines musiques sont présentées comme plus parlantes que des mots (réf à Hey Joe) | C La musique est une forme de communication | |
| Faire de la musique apporte du plaisir, plus intense que de l’écouter car permet de mieux la comprendre | D > cela suppose que la musique nous parle | |||
| La musique apporte du plaisir à être entendue | On retrouve le plaisir (à travers la notion d’hédonisme) d’écouter ensemble | Référence à Mozart qui voulait créer des musiques agréables à tous | Le plaisir d’écouter est évoqué par la découverte de la musique par la radio ; insistance sur son importance par l’expression « c’était ma vie » | E La musique apporte du plaisir à être écoutée |
| La musique plait à toutes les époques (exemples donnés : musique de chambre, concerts, veillées…) | Ouverture sur d’autres époques avec réf à Mozart | On ne sait pas expliquer pourquoi ça nous touche « tu comprends rien mais que ça sonne » | F La musique touche la plupart des gens, dans toutes les cultures, sans savoir pourquoi | |
| Il existe 2 types d’écoute : occasionnelle (avion, supermarchés) et volontaire (choisie) | La musique peut avoir un but industriel | G 2 types d’écoute | ||
| La musique apporte des émotions positives grâce à des moments vécus ensemble | H La musique apporte des émotions positives | |||
| La musique apporte des émotions positives grâce au plaisir de faire partie d’un groupe dans lequel on se reconnait. – lié à un style, des valeurs…)
Nbx exemples de musiques partagées (église, guerre, concert) |
La techno génère un lien entre les individus. Ils s’y reconnaissent | Les hits permettent la reconnaissance immédiate d’un morceau. C’est une culture commune. | Evocation du rock : points communs de ceux qui l’écoutent : coupe de cheveux, vêtements | I La musique crée du lien entre les hommes par une reconnaissance identitaire |
| La musique est marqueur d’identités
Elle crée la cohésion |
La techno réunit : raves géantes, festivals… | La destination de la pop est de réunir la collectivité, d’enseigner la bienveillance, au-delà des clivages | Le rock réunit avec le mot final « ensemble » et l’expression « tous même direction » | J La musique réunit |
| La musique nous touche : corps (elle fait danser, agir) esprit (émotions) | La musique crée des sensations | K La musique nous touche, nous émeut | ||
| Evocation de l’église où l’on chante : les gens partagent, sont en communion | La musique est présentée comme une communion | Même notion de communion insistance avec l’oxymore « religion laïque » et temple
|
L La musique met les gens en communion, un être-ensemble intime | |
| La musique permet une participation au politique dans le sens où politique = relations tissées par les citoyens pour appartenir à un groupe social ici la techno joue ce rôle | La musique pop est populaire au sens politique, c’est-à-dire accessible à tous et réconciliatrice, elle permet de tisser des liens entre des gens qui n’ont d’autres points communs | L’auteure parle de « démocratie esthétique » | M Aspect politique de la musique : elle relie les citoyens | |
| Paradoxe : la techno réunit des milliers de personnes mais chacun dans ses sensations, son propre ressenti | La pop s’appuie sur les individualités ; elle est un langage pour exprimer les différences, les individualités. C’est ce qui fait qu’elle construit une cohésion entre les hommes | N Paradoxe de la musique : elle s’appuie sur l’individuel pour mieux relier les hommes entre eux | ||
| Elle symbolise le déclin des instances collectives habituelles
> nouveau moyen de communication et de cohésion sociale |
O > nouveau moyen de communication et de cohésion sociale | |||
| Préjugé : la techno serait la musique du chacun pour soi et symbole de société super individualiste
A casser : elle reconstitue le collectif |
P Préjugé à casser > la musique reconstitue le collectif |
Problématiques possibles : En quoi la musique crée-t-elle du lien social ? Quelles sont les fonctions de la musique ? A quoi sert la musique ? Qu’apporte la musique dans une société ?…
Plan proposé très complet :
I On constate que la musique est présente dans toutes les sociétés
1 La musique est un langage, une forme de communication (Cf. C et D)
2 La musique apparait dans toutes les époques, toutes les cultures et dès l’enfance (Cf. F)
3 Elle est dans toutes les sociétés car elle nous touche, nous émeut (Cf. K)
II le plaisir que fait naitre la musique vient en partie de l’écoute partagée
1 La musique apporte du plaisir, un plaisir qui ne s’explique pas (Cf. E)
2 La musique réunit, plaisir de l’écoute partagée ( Cf. J)
3 La force de cette cohésion apparait à travers la notion de « communion » (Cf. L)
III La musique construit le collectif
1 La musique crée une reconnaissance identitaire (Cf. I)
2 Paradoxe de la musique qui s’appuie sur l’individualité et construit une cohésion sociale (Cf. N et P)
3 La musique fait naître une nouvelle forme de participation politique (Cf. M)
On pouvait faire un plan avec seulement 6 paragraphes. Quelques exemples :
I La musique apporte du plaisir (1 un plaisir inexpliqué, une communion / 2 car c’est un langage / 3 et elle nous émeut)
II la musique crée du lien (1 plaisir de l’écoute partagée / 2 reconnaissance identitaire / 3 paradoxe)
Ou
I La musique est universelle (1 partt, tt le tps / 2 car elle nous touche / 3 et c’est un langage)
II la musique crée du lien (1 plaisir de l’écoute partagée / 2 reconnaissance identitaire / 3 participation politique)
Il ne reste alors plus qu’à rédiger.
(La correction ci-dessus n’engage que moi)
Exemples d’introduction rédigée :
Aujourd’hui tout le monde, ou presque, écoute de la musique. En s’appuyant sur trois essais et une chanson, nous pourrons nous interroger sur la problématique suivante : en quoi la musique crée-t-elle plaisir et partage ? Pour répondre, nous verrons dans un premier temps les constats du plaisir de la musique, puis ses causes, pour finir par déterminer ses conséquences. Valentin M
Dans ce corpus composé de quatre documents écrits, le thème abordé est celui de la musique. Plus précisément, nous pouvons voir que chaque document parle d’un style de musique différent, et que chacun apporte quelque chose à celui qui l’écoute. Nous en venons donc à nous demander quels effets la musique a sur son public. C’est ce qu’il adviendra de traiter. Pour ce faire, nous verrons dans un premier temps que la musique rassemble, qu’elle est fédératrice, puis nous verrons que la musique apaise, qu’elle procure du bonheur. Julien
Exemples de paragraphe rédigé :
La musique lie et rassemble les êtres physiquement. Il y a un réel plaisir et un sentiment de lien physique lors des grands rassemblements : les vibrations vécues en chœur, les grands rassemblements des concerts de rock, « cette musique, c’est nous » selon Francis Wolff. La musique permet de lier les individus qui cherchent une expérience de groupe, d’après Béatrice Mabilon-Bonfils. La musique permet donc bien de créer des liens et du partage entre les différents individus. Valentin M
La musique est capable de rapprocher des gens qui ne se connaissent pas, sans même qu’ils aient besoin de se parler. En effet dans l’extrait de Béatrice Mabilon-Bonfils, il est expliqué que les individus qui dansent dans un grand rassemblement sont liés les uns aux autres, même en étant éloignés, car le mouvement leur confère une « entité », tel un rassemblement politique criant des slogans. Ici liés par la musique tout autour d’eux, ils forment un ensemble, et les milliers de personnes que rassemblent les grands événements de techno ne sont plus une foule de gens venus pour leur plaisir mais un groupe soudé. On peut aussi prendre en exemple la chanson « un, deux, trois » de J.J. Goldman. La façon dont est décrit le rock and roll montre bien ce lien que crée la musique entre des personnes qui ne se connaissent pas. « Une religion laïque ». La comparaison entre rock et religion montre que celui-ci a créé un groupe soudé par les idées qu’il véhicule, et ce partout où il est répandu. Bastien
BTS : Enrichir ses connaissances sur la musique à partir du lexique
Vous trouverez ci-dessous les diaporamas de quelques étudiants, correspondant à l’exercice 2 proposé :
1 Cherche le sens des expressions proposées :
– accorder ses violons et se mettre au diapason
– aller plus vite que la musique
– sans tambour ni trompette et tambour battant
– c’est du pipeau
– mettre en bémol et mettre un bémol
– être réglé comme du papier à musique
– avoir un violon d’Ingres
– mener à la baguette
– avoir des trémolos dans la voix et toucher la corde sensible
– ne tirez pas sur le pianiste !
Cet encadré contient la liste des mots-clés proposés dans le programme officiel :
| Son, voix, instrument, silence, bruit, harmonie, dissonance, accord, note, chanson, morceau, composition, scie, danse, euphonie, cacophonie, polyphonie, contrepoint, tube, refrain, rengaine, leitmotiv, rythme, tempo, cadence, variations, mélodie.
Musique classique, musique électronique, symphonie, musique populaire, variétés, musique folklorique, musique funèbre, musique sacrée, musique religieuse, requiem, musique de chambre, chant, opéra, comédie-ballet, opérette, musique militaire, musique de film, bande originale, jingle, jazz, rock’n’roll, rap, slam, comédie musicale, reggae, musique zen, musique sérielle, dodécaphonisme, hymne, comptine, berceuse, musique d’ambiance, musique d’ascenseur, musique de supermarché, musique pour spots publicitaires, etc. Musicien, compositeur, interprète, maître, chanteur, cantatrice, rock star, beat-box, groupe, mélomane, orchestre, fanfare, chorale, chœur, maîtrise, musique d’harmonie. Concert, festival, récital, bal musette, rave party, karaoké, musicothérapie, musique de jeu vidéo, concours de chant, télécrochet musical. Conservatoire, académie, partition, solfège, gamme, improvisation, musique assistée par ordinateur. |
2 Construis un diaporama qui contiendra les éléments suivants :
– Choisis, dans la liste des mots-clés, neuf mots dont tu ne connais pas du tout ou pas précisément le sens. Cherche le sens précis de chacun. Dans tes trois premières diapositives, tu fais apparaitre ces mots avec leur définition. Tu peux accompagner tes mots d’images qui font sens.
– dans une diapositive, présente un mot choisi de la liste et associe-lui-en d’autres. Tu peux t’appuyer sur tes connaissances ou faire des recherches. Par exemple, pour « jazz » on peut l’associer à « saxophone, Duke Ellington, improvisation, faire un bœuf… » et complète par une ou plusieurs images.
– fais la même chose pour 4 autres mots (donc 4 autres diapositives).
– Choisis dans la liste deux mots qui selon toi s’opposent. Présente-les dans une diapositive de manière à mettre en valeur leur opposition. Puis fais la même chose avec deux autres mots.
Commentaire de Cendrars
Voici une proposition de plan, pour un commentaire du texte extrait de L’Or de Cendrars. Vous pouvez y repérer les citations, la part d’analyse et la part d’interprétation grâce aux couleurs.
Problématique :
En quoi cet incipit est-il annonciateur du roman ?
Intro
– Extrait du roman L’Or, de Cendrars, écrit en 1924.
– Cet extrait fait partie de l’incipit, quatrième séquence du chapitre 1
– On peut se demander en quoi ce texte est un incipit annonciateur du roman.
– On verra d’abord en quoi ce passage pose les circonstances du récit, avant de montrer qu’il guide le lecteur vers un roman d’aventures au personnage hors du commun.
I] Ce texte pose les circonstances du récit
1) Les lieux
L’auteur multiplie les indications de lieux (plus d’une dizaine), pour aider le lecteur à suivre le périple du personnage :
« A une lieue de Besançon , en Bourgogne, à Autun, sur la route de Paris, à Paris, dans la cour des Messageries du Nord, sur Beauvais, par Amiens et Abbeville, au Havre, New York, dans les brouillards de la Manche, au pays, dans le monde entier… » l.1, 12, 13 …
2) Le moment
– Il multiplie aussi les indications temporelles qui précisent à quel moment se passe chaque action ou événement :
« bientôt, une nuit, alors que ses camarades dorment, le lendemain, une demi-heure après avoir empoché la somme, trois jours après, quatorze ans, tout à coup, c’est un dimanche» l.7, 12, 13, 15, 19, 22, 31, 35.
3) Les personnages
– D’un côté le personnage principal, désigné par son nom complet aux lignes 1, 26 et 34.
Le présent de narration (après trois premières séquences au passé) rend le personnage plus proche du lecteur. La reprise régulière du nom de Suter met ce personnage au centre de l’histoire.
– De l’autre des personnages secondaires comme le groupe de compagnons, désignés seulement par leur jeunesse, leur gentillesse et leur gaieté « jeunes Allemands, gais compagnons, bons bougres » l.5 et 8, ou par leur métier « orfèvre, ferronnier d’art, garçon boucher, laquais » l.6.
Leurs noms ne sont pas donnés (les Allemands, le papetier, le pêcheur), ils ne sont que des rencontres de passage.
L’avant dernière phrase « C’est ici que commence la merveilleuse histoire du général J. A. Suter. » transforme ce chapitre 1 en une sorte de prologue, annonciateur d’un récit extraordinaire (« merveilleuse » hyperbole) concernant Suter.
II] Il annonce un roman d’aventures au personnage hors du commun
1) Le lecteur s’attend à un roman d’aventures, grâce au thème du voyage omniprésent
– Les indications de lieux permettent de suivre le périple du personnage de Besançon au bateau qui le mène à New York, en passant par la Bourgogne, Paris et Le Havre. L. 12, 16, 22
– Des allusions aux moyens de transport : d’abord à pied « ses pieds meurtris » l.2, puis en diligence « Messageries du Nord. Il roule » l.20, enfin en bateau « une barque de pêche » l. 21 et « pyroscaphe » l.23
2) Le rythme du récit fait lui aussi penser à un roman d’aventures
– les indications temporelles et les ellipses accélèrent le rythme du récit : le personnage saute d’une étape à l’autre. L.12 ellipse sur la route entre Besançon et la Bourgogne. Même chose l. 15, l.16, l.22.
– Les descriptions, intégrées au récit, ne le ralentissent pas. L. 4 à 11, 1 phrase d’action / 2 phrases de description alternées
– Suter est le sujet de nombreux verbes d’action, associés à des lieux. Il apparait comme un homme d’action, toujours en mouvement. « Suter arrive, dévalise, court, se rend, roule … » l.12 à 20
3) Le personnage est étonnant et inclassable
Suter est associé à une énumération dévalorisante l. 26/27 : « banqueroutier, fuyard, rôdeur, vagabond, voleur, escroc. »
– Opposition avec l’expression de la phrase suivante : « il a la tête haute » :il semble n’avoir aucun scrupule
Il « n’hésite pas » à mentir « se faisant passer pour un ouvrier imprimeur » l.11, à voler « il en dévalise deux ou trois » l.13, et à user de faux « présente une fausse lettre de crédit » l.18
Conclusion
Ce passage remplit bien ses fonctions d’incipit en aidant le lecteur à se situer dans ce début de roman grâce aux indications spatio-temporelles et à la présentation des personnages. Il annonce un roman d’aventures au rythme soutenu, dont le héros, Suter, apparait comme un homme d’action ambigu. L’auteur fait ainsi naître chez le lecteur de nombreuses attentes. En quoi cette histoire va-t-elle être merveilleuse ? Dans quelles circonstances trouvera-t-il sa première pépite ? Et qu’arrivera-t-il ensuite ? Le lecteur peut aussi apprécier l’écriture imagée de Cendrars, retrouvant dans ses romans un peu du poète qu’il est aussi.
Commentaire : texte de Cendrars à commenter
Extrait de l’incipit de L’Or de Blaise Cendrars
Dans L’Or, Cendrars raconte la merveilleuse histoire de Suter, un Suisse parti à l’aventure aux Etats-Unis. C’est lui qui découvrira la première pépite d’or, déclenchant la ruée vers l’or.
A une lieue de Besançon, Johann August Suter trempe ses pieds meurtris dans un ruisseau. Il est assis au milieu des renoncules, à trente mètres de la grand-route.
Passent sur la route, sortant d’un petit bois mauve, une dizaine de jeunes Allemands. Ce sont de gais compagnons qui vont faire leur tour de France. L’un est orfèvre, l’autre, ferronnier d’art, le troisième est garçon boucher, un autre laquais. Tous se présentent et entourent bientôt Johann. Ce sont de bons bougres, toujours prêts à trousser un jupon et à boire sans soif. Ils sont en bras de chemise et portent un balluchon au bout d’un bâton. Johann se joint à leur groupe se faisant passer pour ouvrier imprimeur.
C’est en cette compagnie que Suter arrive en Bourgogne. Une nuit, à Autun, alors que ses camarades dorment, pris de vin, il en dévalise deux ou trois et en déshabille un complètement.
Le lendemain, Suter court la poste[1] sur la route de Paris.
Arrivé à Paris, il est de nouveau sans le sou. Il n’hésite pas. Il se rend directement chez un marchand de papier en gros du Marais, un des meilleurs clients de son père, et lui présente une fausse lettre de crédit[2]. Une demi-heure après avoir empoché la somme, il est dans la cour des Messageries du Nord[3]. Il roule sur Beauvais et de là, par Amiens, sur Abbeville. Le patron d’une barque de pêche veut bien l’embarquer et le mener au Havre. Trois jours après, le canon tonne, les cloches sonnent, toute la population du Havre est sur les quais : l’Espérance, pyroscaphe[4] à aubes et à voilures carrées, sort fièrement du port et double l’estacade[5]. Premier voyage, New York.
A bord, il y a Johann August Suter, banqueroutier, fuyard, rôdeur, vagabond, voleur, escroc.
Il a la tête haute et débouche une bouteille de vin.
C’est là qu’il disparaît dans les brouillards de la Manche par temps qui crachote et mer qui roule sec. Au pays on n’entend plus parler de lui et sa femme reste quatorze ans sans avoir de ses nouvelles. Et tout à coup son nom est prononcé avec étonnement dans le monde entier.
C’est ici que commence la merveilleuse histoire du général Johann August Suter.
C’est un dimanche.
Extrait du Chapitre I, séquence 4, de L’Or, de Blaise Cendrars, 1924
[1] s’en va très rapidement
[2] document attestant un engagement de paiement
[3] compagnie des services postaux, qui acheminait aussi des voyageurs
[4] bateau à vapeur
[5] digue qui ferme l’entrée du port
Grammaire exprimer la cause, la conséquence, le but
Cause et conséquence
Cause et conséquence vont ensemble. On peut choisir de mettre en valeur la cause ou la conséquence.
Les séries suivantes sont composées de deux phrases juxtaposées contenant une cause et sa conséquence. Repérez l’une et l’autre.
Je suis venu. J’avais une réunion.
Je suis venu en métro. Ma voiture est en panne.
J’avais une réunion, je n’ai pas pu venir.
Vous m’avez donné des conseils, j’ai réussi l’exercice.
J’ai fait beaucoup d’efforts. J’ai obtenu une mention.
Il est très stressé. Il a du mal à dormir.
Pour évoquer la cause, on peut employer :
- la coordination « car » :
Je suis venu car j’avais une réunion.
- la conjonction de subordination « parce que » :
Je suis venu parce que j’avais une réunion.
- la conjonction de subordination « comme » en début de phrase :
Comme j’avais une réunion, je suis venue.
- la conjonction de subordination « puisque » pour des causes très précises :
Je suis venu en métro puisque ma voiture est en panne.
Puisque ma voiture est en panne, je suis venu en métro.
- un groupe prépositionnel « à cause de » ou « grâce à » :
A cause d’une réunion, il n’a pas pu venir;
Grâce à vos conseils, j’ai réussi l’examen.
Pour évoquer la conséquence, on peut employer :
- la coordination « donc » :
J’avais une réunion donc je suis venu.
- la conjonction de subordination « si bien que » :
J’avais une réunion si bien que je suis venu.
- un groupe prépositionnel « au point de » :
Il est stressé au point de mal dormir.
- des adverbes ou locutions adverbiales « ainsi, alors, aussi, c’est pourquoi… »
Ma voiture est en panne, c’est pourquoi je suis venu en métro.
Pour exprimer le but, on peut employer :
- des groupes prépositionnels
Il multiplie les exercices afin de s’entraîner aux épreuves.
- des conjonctions de subordination « afin que », « pour que », « de peur que » …
Il multiplie les exercices pour que son corps et son esprit soient prêts le jour du match.
Exercices :
Exercice 1 : Repérez si c’est la cause ou la conséquence qui est mise en valeur dans les phrases suivantes. Encadrez l’expression correspondante. Précisez ce qui a été employé pour l’évoquer.
Exemple : J’avais une réunion si bien que je suis venu.
Ici c’est la conséquence qui est mise en valeur, grâce à la conjonction de subordination « si bien que ».
1 Elle est si gentille que tout le monde l’apprécie.
2 Il a bien aidé Léa à préparer le repas de Noël, si bien que tout était prêt avant l’arrivée des invités.
3 Elle a commencé à faire la cuisine très tôt, car elle a prévu un gâteau qui demande beaucoup de préparation.
4 Grâce au système Erasmus, il a pu partir six mois en stage au Danemark.
5 Comme il adore s’occuper des animaux, il aimerait travailler dans un parc zoologique.
Exercice 2 : inventez trois phrases contenant l’expression d’un but avec à chaque fois une manière différente de l’exprimer
HLP Histoire et violence 3 : un sujet d’essai
La littérature doit-elle traiter de tous les sujets, y compris les plus révoltants ?
(Texte et question proposés dans le manuel HLP Tle de Nathan. La correction ci-dessous n’engage que moi)
A partir de l’extrait du livre de Boubacar Boris Diop (disponible ici en PDF), où il donne la parole aux bourreaux.
(rappel les fonctions de la littérature : – militante, engagée – lyrique expression de sentiments personnels – esthétique – didactique éduquer, instruire, dimension sociale – ludique, évasion, échappatoire au réel – thérapeutique libération par l’écriture)
Si on veut répondre : Non, elle ne doit pas traiter de tous les sujets
– évoquer des choses ou des actes horribles, c’est faire perdre à la littérature sa fonction première, esthétique, avec la recherche du beau. Cf les Parnassiens (remarque : argument facilement rejetable Baudelaire a créé du beau à partir du mal « la vampire », Rimbaud crée une œuvre d’art littéraire en décrivant une Vénus horrible « Vénus anadyomène »)
– La littérature influence son lecteur, elle peut exercer une mauvaise influence, en l’engageant dans des idéologies répréhensibles Ex Mein Kempf de Hitler ou texte de Diop
(argument démontable : peut-on considérer le livre d’Hitler comme de la littérature ? livre de Diop mauvais exemple car récits pluriels avec aussi ceux de victimes et pas seulement des bourreaux ; enfin cela suppose un lecteur sans esprit critique)
Si on veut répondre : Oui elle doit traiter de tous les sujets
– Dimension didactique
témoignage d’un bourreau > révoltant pour lecteur, qui ne peut se reconnaitre dans ce personnage
Car il ne suffit pas de compatir, pense BB Diop, il faut connaître, à défaut de comprendre, les enjeux d’une catastrophe ”aux dimensions cosmiques”.
Dire l’indicible pour empêcher l’oubli et faire connaitre l’horreur : Remarque, Primo Levi…
– Dimension militante : faire reconnaitre le génocide pas forcément reconnu à l’époque (François Mitterrand)
– liberté d’expression
On peut nuancer le oui :
Ce type de lecture à ne pas mettre entre toutes les mains ? lecteurs trop jeunes ? > de l’intérêt d’éduquer à l’esprit critique
Nécessité d’expliquer ses intentions ? Nécessité d’accompagner la lecture, préface + rencontre pour expliquer sa démarche Cf. le Tchadien Koulsy Lamko, resté quatre ans au Rwanda après son propre livre, et ami de Diop : « Oui, on peut écrire un roman sur le génocide des Tutsis, à condition de ne pas s’en tenir à cela. »
Le problème ne serait pas sur les sujets que la littérature traite, mais sur ce que le lecteur fait de ses lectures.

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