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HLP : Histoire et violence 2 un sujet d’interprétation

Texte de R.M. Remarque (Disponible ici en PDF)

Texte et questions proposés par le manuel de HLP Tle de Hachette éducation (la correction ci-dessous n’engage que moi)

En quoi cet extrait fait-il la démonstration de l’absurdité des combats ?

– l’anéantissement physique des soldats :

  • champ lexical du corps (« visage, yeux, mains, genoux… »)  associé à celui de la destruction physique (« enflammés, déchirées, saignent, rompus…) en début d’extrait et qu’on retrouve lignes 20 à 25 (« pieds fauchés, moignons éclatés, genoux brisés… »)
  • des images choc avec anaphore de « sans » « sans bouche, sans mâchoire inférieure, sans figure », et de soldats gravement blessés qui continuent de se déplacer « nous voyons courir des soldats dont les deux pieds ont été fauchés… » ces oppositions entre ce qu’on croit possible et ces visions « nous voyons des gens à qui le crâne a été enlevé continuer de vivre » fait perdre ses repères et rend la scène absurde.

– l’anéantissement psychique des soldats :

  • dès 1° ligne « notre pensée est anéantie » puis récurrente avec la répétition des adjectifs « exténués et abrutis » aux lignes 12 et 15 + le corps réduit à une machine qui fonctionne sans pensée ligne 9 « nos cuillères versent des aliments dans notre corps » suivi de « nous courons, nous lançons, nous tirons, nous tuons… » = série d’actions faites machinalement comme le fait de manger, sans penser, sans se poser de questions. Cela devient ainsi absurde, en totale perte de sens.
  • avec perte de la notion du temps grâce à question + réponse opposée lignes 5 et 6, + propositions juxtaposées ligne 27 « le soleil se lève, la nuit arrive, les obus sifflent, la vie s’arrête »

– l’inutilité des combats :

  • Récit à la première personne du pluriel : le narrateur se fond dans la masse des soldats « nous sommes » ligne 1 ; répétition de « nous voyons » tout au long du texte lignes 6, 19, 20, 25 : le narrateur semble hors de lui-même, son anéantissement psychique empêchant toute analyse, ce qu’il vit n’a aucun sens.
  • opposition entre l’essentiel du texte (avec nombreux pluriels insistant sur le grand nombre de morts et de blessés) et la raison des combats en fin d’extrait « un petit morceau de terre déchiré » (au singulier + adj « petit » > l’enjeu semble ridicule par rapport au coût humain « pour chaque mètre il y a un mort ») Dans le dernier paragraphe, le narrateur reprend du recul, il écrit après coup, il n’est plus dans l’état d’abrutissement ressenti pendant les combats, mais c’est pour mieux encore lui faire prendre conscience de l’inutilité de leurs sacrifices.

 

BTS : Selon vous, qu’est-ce qui pousse les musiciens à supporter les souffrances qu’amène la pratique musicale ?

Après la synthèse sur les souffrances des musiciens, voici un sujet d’écriture personnelle possible.

Selon vous, qu’est-ce qui pousse les musiciens à supporter les souffrances qu’amène la pratique musicale ?

Recherche des idées à la fois dans les docs de synthèse et dans sa culture personnelle ; puis écriture d’un paragraphe. Lecture des productions et éléments de correction.

Quelques éléments de réponse :

– la recherche de performance (Cf. comparaison à des sportifs dans plusieurs docs)

– la recherche de perfection (Cf. Nancy Huston > pour respecter la musique ; plusieurs docs : répétition pour trouver le geste parfait)

– La compétition (Cf. les concours d’accès aux conservatoires, grandes écoles de musique… ; les auditions pour obtenir une place dans un orchestre…)

– aspect social : jouer permet d’appartenir à un groupe (fanfare, conservatoire ou groupe musical…)

– influence physique de la musique sur le corps (Cf. recherches scientifiques, présentées dans Science et Avenir : création de dopamine, endorphines, circuit de la récompense…)

– la pratique musicale peut être vue comme un langage, une forme d’expression, notamment de ses ressentis et de ses émotions. Pour certains, de même que la parole libère, jouer de la musique calme, apaise et aide à supporter des souffrances psychologiques (Cf. Le pianiste, de Polanski)

Un paragraphe d’exemple, écrit par Bastien :

Nous allons tout d’abord évoquer la recherche de performances des musiciens. Effectivement les passionnés de musique cherchent souvent à devenir meilleurs, à être capables de jouer un morceau plus complexe, ou tout simplement à améliorer leur prestation sur des compositions qu’ils ne maîtrisent pas totalement. C’est cette recherche constante d’amélioration qui pousse beaucoup de musiciens à passer outre la souffrance, à la manière d’un sportif qui continue à s’entrainer malgré la fatigue et les courbatures. Le document de France Info Culture va d’ailleurs dans cette direction, en parlant de musiciens s’entrainant comme des athlètes de haut niveau, à raison de huit à dix heures de répétition par jour. Il explique aussi que les musiciens jouent parfois jusqu’à l’extrême limite, avant que la douleur les handicape trop pour jouer. Cette obsession de continuer malgré la douleur montre que la volonté de s’améliorer passe avant tout, que beaucoup de musiciens oublient leur douleur car ils sont des « fous de performance » comme le décrit Xavier Schaller dans son article de La Gruyère, le journal du Sud Fribourgeois.

BTS : essais d’introductions et de paragraphes de synthèse

A partir de la synthèse des documents sur les souffrances des musiciens :

Entrainement à la rédaction de l’introduction :

Intro de Valentin C :

amorce La performance est la clé pour les musiciens, mais elle n’est présente qu’avec l’entrainement, c’est ce qui rythme leur quotidien.

 

Présentation rapide des docs En s’appuyant sur trois articles et un extrait de roman, nous pouvons nous interroger sur la problématique suivante :
problématique en quoi la pratique musicale crée-t-elle des souffrances ?

 

Annonce du plan (Afin de parvenir à une réponse,) on verra dans un premier temps les constats de cette pratique, pour dans un deuxième temps en définir les causes, et pour enfin en trouver les conséquences.

 

 

Intro de Quentin :

amorce Chaque année, nombreux sont les musiciens de tout âge ayant des problèmes en relation avec leur passion, qu’ils soient physiques ou mentaux.
problématique Mais en quoi la pratique de la musique amène-t-elle à des souffrances (à ses pratiquants) ?
Présentation rapide des docs Pour résoudre ce problème, on s’aidera de documents venant d’articles et d’un roman.
Annonce du plan On abordera tout d’abord les constats, on en déduira ensuite des causes et quelles en sont les conséquences, on verra enfin comment y remédier.

 

Intro de N Guillerm :

amorce A regarder des musiciens jouer, on n’y voit que le plaisir de la musique et on n’imagine pas ce que cela représente de travail, d’entrainement, voire de douleur.
Présentation rapide des docs Ce corpus de documents, composé de trois articles issus de magazines papier et numériques et d’un extrait de roman,
problématique nous amène à nous demander en quoi la pratique musicale crée des souffrances.
Annonce du plan Après avoir évoqué quels constats font les auteurs, nous présenterons les causes identifiées de cette souffrance, puis les conséquences pour le musicien.

 

Entrainement à la rédaction du premier paragraphe du premier axe :

Paragraphe de Jules :

(Pour le premier § de chaque axe, on commence par rappeler l’idée globale qui sera développée dans cet axe) Dans cette partie, nous allons voir quels constats nous pouvons faire sur la pratique de la musique.
Une phrase pour présenter l’idée (+ éventuellement une ou deux phrases pour l’expliquer) Trois des documents nous donnent des informations sur un constat commun : la pratique musicale crée des douleurs.
Un premier exemple tiré d’un document Dans l’article « Soulager les souffrances des musiciens », publié le 15 mars 2016 dans le journal du sud fribourgeois, La Gruyère, Xavier Schaller nous dit que la moitié des musiciens sont concernés.
Un deuxième exemple tiré d’un autre document On retrouve la même idée dans le texte intitulé « La clinique du Musicien : quand la pratique artistique génère de la douleur », diffusé le 06/12/2016 sur Franceinfo Culture, pour France Télévisions. En Rhône-Alpes six musiciens sur dix ont dû interrompre leur activité à cause des douleurs.
(On peut même évoquer un troisième document si on le souhaite et que l’idée y est présente) Le docteur André Arcier, président fondateur de Médecine des arts®, dans son article « Douleurs chez les musiciens » sur le site Médecine des arts, nous informe que 90% des personnes au conservatoire sont concernées.
Une phrase pour clore son § Ces trois textes indiquent que des cliniques existent pour soigner ces douleurs musculosquelettiques et pour apporter une assistance mentale liée au surmenage. C’est donc bien réel : la pratique musicale crée des douleurs.

Paragraphe de N Guillerm

(Pour le premier § de chaque axe, on commence par rappeler l’idée globale qui sera développée dans cet axe) Les auteurs des trois articles font les mêmes constats.
Une phrase pour présenter l’idée (+ éventuellement une ou deux phrases pour l’expliquer) Ils remarquent tout d’abord que la pratique musicale crée des douleurs.
Un premier exemple tiré d’un document Le docteur André Arcier, président fondateur de Médecine des arts®, dans son article « Douleurs chez les musiciens » sur le site Médecine des arts, évoque les nombreuses douleurs musculosquelettiques qui touchent les musiciens. Il s’appuie sur une étude auprès d’orchestres internationaux, qui montre qu’un musicien d’orchestre sur deux et 9 sur 10 en conservatoire ont ressenti des douleurs dans l’année liées à leur pratique.
Un deuxième exemple tiré d’un autre document On retrouve les mêmes chiffres tirés de la même étude dans l’article de Xavier Schaller, intitulé « soulager les souffrances des musiciens », publié dans le « journal du sud fribourgeois, La Gruyère, le 15 mars 2016. Que ce soient les professionnels, les étudiants ou les amateurs réguliers comme le sont les participants à des fanfares, tous sont concernés.
(On peut même évoquer un troisième document si on le souhaite et que l’idée y est présente) L’étude, effectuée en Rhône-Alpes et évoquée dans l’article « la clinique du musicien : quand la pratique artistique génère de la douleur », diffusé le 06/12/2016 sur Franceinfo Culture, pour France Télévisions, rejoint cette idée puisque 6 pratiquants sur 10 ont dû interrompre leur entrainement et leur travail à cause de douleurs.
Une phrase pour clore son § La souffrance liée à la pratique musicale est une réalité.

Paragraphe de Valentin C

Une phrase pour présenter l’idée (+ éventuellement une ou deux phrases pour l’expliquer) On constate que de nombreux musiciens ont des problèmes de douleurs, qu’elles soient physiques ou mentales. Les trois magazines de ce corpus en font la remarque.
Un premier exemple tiré d’un document Les conservatoires constatent que 90% des pratiquants souffrent, d’après l’article « Douleurs chez les musiciens » sur le site Médecine des arts, de André Arcier, président fondateur de Médecine des arts®.
Un deuxième exemple tiré d’un autre document Six artistes sur dix ont interrompu leur pratique à cause de la souffrance physique, comme nous le montre l’article « la clinique du musicien : quand la pratique artistique génère de la douleur », diffusé le 06/12/2016 sur Franceinfo Culture, pour France Télévisions.
Une phrase pour clore son § Les chiffres parlent d’eux-mêmes ; la pratique intensive des musiciens détériore leur santé.

 

 

Texte 5 Sarraute : texte complet et texte de l’étude linéaire

L’extrait complet :

Je sentais se dégageant de Kolia, de ses joues arrondies, de ses yeux myopes, de ses mains potelées, une douceur, une bonhomie… J’aimais l’air d’admiration, presque d’adoration qu’il avait parfois quand il regardait maman, le regard bienveillant qu’il posait sur moi, son rire si facile à faire sourdre. Quand il voulait, dans une discussion avec maman, marquer son désaccord, il employait toujours, d’un ton gentiment impatient, ces mêmes mots : « Ah, laisse cela, s’il te plaît » … ou : « Ce n’est pas du tout ça, rien de pareil »… sans jamais de véritable mécontentement, l’ombre d’une agression. Je ne saisissais pas bien ce qu’ils disaient, je crois qu’ils parlaient le plus souvent d’écrivains, de livres… il m’arrivait d’en reconnaître certains qui figuraient dans mon « quatuor ».

Ce qui passait entre Kolia et maman, ce courant chaud, ce rayonnement, j’en recevais, moi aussi, comme des ondes…

– Une fois pourtant… tu te rappelles…

– Mais c’est ce que j’ai senti longtemps après… tu sais bien que sur le moment…

– Oh, même sur le moment… et la preuve en est que ces mots sont restés en toi pour toujours, des mots entendus cette unique fois… un petit dicton…

– Maman et Kolia faisaient semblant de lutter, ils s’amusaient, et j’ai voulu participer, j’ai pris le parti de maman, j’ai passé mes bras autour d’elle comme pour la défendre et elle m’a repoussée doucement… « Laisse donc… femme et mari sont un même parti… » Et je me suis écartée…

– Aussi vite que si elle t’avait repoussée violemment…

– Et pourtant sur le moment ce que j’ai ressenti était très léger… c’était comme le tintement d’un verre doucement cogné…

– Crois-tu vraiment ?

– Il m’a semblé sur le moment que maman avait pensé que je voulais pour de bon la défendre, que je la croyais menacée, et elle a voulu me rassurer… Laisse… ne crains rien, il ne peut rien m’arriver… « Femme et mari sont un même parti. »

– Et c’est tout ? Tu n’as rien senti d’autre ? Mais regarde… maman et Kolia discutent, s’animent, ils font semblant de se battre, ils rient et tu t’approches, tu enserres de tes bras la jupe de ta mère et elle se dégage… « Laisse donc, femme et mari sont un même parti » … l’air un peu agacé…

– C’est vrai… je dérangeais leur jeu.

– Allons, fais un effort…

– Je venais m’immiscer… m’insérer là où il n’y avait pour moi aucune place.

– C’est bien, continue…

– J’étais un corps étranger… qui gênait…

– Oui : un corps étranger. Tu ne pouvais pas mieux dire. C’est cela que tu as senti alors et avec quelle force… Un corps étranger… Il faut que l’organisme où il s’est introduit tôt ou tard l’élimine…

– Non, cela, je ne l’ai pas pensé…

– Pas pensé, évidemment pas, je te l’accorde… c’est apparu, indistinct, irréel… un promontoire inconnu qui surgit un instant du brouillard… et de nouveau un épais brouillard le recouvre…

– Non, tu vas trop loin…

– Si. Je reste tout près, tu le sais bien.

Enfance – Nathalie Sarraute – 1983 (extrait)

Texte de l’étude linéaire :

Vous pouvez écouter la lecture du texte :

Vous pouvez imprimer ce texte à partir du format pdf ici.

– Maman et Kolia faisaient semblant de lutter, ils s’amusaient, et j’ai voulu participer, j’ai pris le parti de maman, j’ai passé mes bras autour d’elle comme pour la défendre et elle m’a repoussée doucement… « Laisse donc… femme et mari sont un même parti… » Et je me suis écartée…

– Aussi vite que si elle t’avait repoussée violemment…

– Et pourtant sur le moment ce que j’ai ressenti était très léger… c’était comme le tintement d’un verre doucement cogné…

– Crois-tu vraiment ?

– Il m’a semblé sur le moment que maman avait pensé que je voulais pour de bon la défendre, que je la croyais menacée, et elle a voulu me rassurer… Laisse… ne crains rien, il ne peut rien m’arriver… « Femme et mari sont un même parti. »

– Et c’est tout ? Tu n’as rien senti d’autre ? Mais regarde… maman et Kolia discutent, s’animent, ils font semblant de se battre, ils rient et tu t’approches, tu enserres de tes bras la jupe de ta mère et elle se dégage… « Laisse donc, femme et mari sont un même parti » … l’air un peu agacé…

– C’est vrai… je dérangeais leur jeu.

– Allons, fais un effort…

– Je venais m’immiscer… m’insérer là où il n’y avait pour moi aucune place.

– C’est bien, continue…

– J’étais un corps étranger… qui gênait…

– Oui : un corps étranger. Tu ne pouvais pas mieux dire. C’est cela que tu as senti alors et avec quelle force… Un corps étranger… Il faut que l’organisme où il s’est introduit tôt ou tard l’élimine…

– Non, cela, je ne l’ai pas pensé…

 

Enfance, Nathalie Sarraute (1983)

 

Texte 5 Sarraute Enfance : travail à faire

– Recherchez quelques informations sur Nathalie Sarraute et sur son livre Enfance. (10mn)

– Récupérez le texte dans le PDF joint, le mieux est de l’imprimer.

Lisez d’abord sur le blog l’extrait complet et répondez à la question suivante :

Sur quels aspects la description de Kolia insiste-t-elle ?

– Relisez ensuite l’extrait à étudier en explication linéaire. Vous pouvez aussi écouter sa lecture sur le blog.

Soulignez les mots inconnus. Puis cherchez le sens des mots soulignés. (10mn max)

– Relisez le texte puis répondez aux questions suivantes : (10mn)

Quel incident est raconté ici ? Que révèle-t-il des relations entre la mère et l’enfant ?

Quel est le lien entre ce texte et le titre du parcours ?

Comment transparaissent les deux regards : Sarraute enfant et Sarraute adulte ?

– Reprenez le texte et étudiez-le avec la méthode que vous préférez : tableau (citation/analyse/interprétation) ou Marginalia (annotations autour du texte) ou liste (suite de repérages notés sur une feuille). 30 à 45 mn

– Une fois votre étude finie, proposez une problématique d’explication.

Vous pourrez lire ici la correction du travail.

 

 

Quelques rappels : les modes et les temps des verbes

Les modes

Les temps des verbes se classent par mode. (voir dans un tableau de conjugaison, Bescherelle)

L’infinitif contient deux formes invariables : chanter ; avoir chanté.

Le participe contient             une forme invariable : chantant

et une forme variable : chanté(e, s, es)

Les autres modes contiennent des temps qui changent en nombre (singulier, pluriel) et en personne.

L’indicatif est le mode le plus utilisé. Il exprime des faits certains.

Il contient des temps simples : présent (je chante) ; imparfait (je chantais) ; futur simple (je chanterai) ; passé simple (je chantai).

Il contient aussi des temps composés : passé composé (j’ai chanté) ; plus que parfait (j’avais chanté) ; futur antérieur (j’aurai chanté) ; passé antérieur (j’eus chanté).

 

Le subjonctif est employé surtout dans certaines subordonnées. Il peut aussi exprimer l’ordre, le souhait ou la condition. Il contient quatre temps, deux simples et deux composés.

subjonctif présent : il faut que je parte.

subjonctif passé : Il faut qu’il soit parti avant que sa mère revienne.

– subjonctif imparfait : Elle aurait voulu qu’il partît plus vite.

– subjonctif plus que parfait : Elle aurait aimé qu’il eût vu son travail avant de partir.

 

L’impératif est un mode dont les temps ne contiennent que trois personnes :

– présent : chante, chantons, chantez.

– passé : aie chanté, ayons chanté, ayez chanté.

 

Le conditionnel s’emploie souvent. Il exprime une condition, ou un fait incertain. Il sert aussi pour la concordance des temps.

– présent : Si j’avais du temps, je lirais « Guerre et paix » de Tolstoï.

– passé : Si j’en avais eu le temps l’été dernier, j’aurais lu le roman de Tolstoï.

Retenir les temps à partir d’exemples

Les temps du passé

 

Les temps du présent les temps de l’avenir
– A midi, j’ai mangé (passé composé) un gâteau que j’avais acheté (plus que parfait) ce matin.

 

– L’année dernière, tous les jours, il récitait un verbe à l’imparfait.

 

– Un jour dans le passé, il écrivit une histoire au passé simple.

 

– Quand il eut écrit son histoire (passé antérieur) il se reposa. (passé simple)

 

Présent de l’indicatif

En ce moment, j’apprends ma conjugaison.

 

Présent du subjonctif

Il faut que je retienne qu’on met du subjonctif après « il faut que ».

 

Présent de l’impératif

Viens ici, c’est un ordre.

 

Présent du conditionnel

Crois-tu qu’il serait capable de réciter les temps malgré ses doutes ?

 

Dès demain matin, j’aurai acheté (futur antérieur) la nouvelle console, puis je pourrai (futur simple) y jouer toute la journée.

 

A l’avenir je ne me tromperai (futur simple) plus dans mes conjugaisons.

 

 

Les temps dangereux ! A apprendre seulement une fois que les autres temps sont parfaitement compris !

Passé composé du subjonctif

Il faut qu’il ait retenu la leçon.

 

Impératif passé (qui, comme son nom ne l’indique pas, parle d’actions à venir !)

Sois rentré pour 22 heures !

 

Conditionnel passé pour exprimer un échec passé.

Il aurait réussi s’il avait révisé. (l’action de réussir n’est pas accomplie)

 

Les valeurs des temps (= leur emploi)

 

Donner la valeur d’un temps, c’est expliquer son emploi, c’est-à-dire la raison pour laquelle on a utilisé un temps (et pas un autre) dans une phrase.

Il est intéressant de repérer quels temps l’auteur a choisi d’employer et pourquoi. Cela fait partie des procédés d’écriture.

 

Le présent de l’indicatif

 

Valeur Exemple
– présent d’actualité =

action correspondant au moment où on s’exprime

 

J’apprends l’une des valeurs du présent.
– présent de vérité générale

 

La Terre tourne autour du soleil.
– présent d’habitude

 

Tous les matins, il sort son chien.
– présent de narration =

remplace un passé simple, pour rendre un récit au passé plus vivant

 

Les enfants jouaient. Soudain un flash embrase le ciel.
futur proche (« aller » au présent)

 

Elle va arriver.
passé proche (« venir de » au présent)

 

Il vient de sortir.

 

Le futur simple de l’indicatif

 

Valeur Exemple
– situer une action dans l’avenir Je rentrerai demain.

 

– exprimer un ordre, un conseil, une défense à la 2° personne Vous terminerez ce devoir pour demain.

 

– exprimer une action qui dépend d’une condition S’il neige, nous annulerons la sortie.

 

Le passé simple de l’indicatif

 

Valeur Exemple
– exprimer des actions importantes, de premier plan

 

Il travaillait quand son frère l’appela au téléphone.
– exprimer des actions uniques, qui se suivent

 

Il frappa, entra et demanda la liste d’absents.
– exprimer des actions situées dans des limites précises

 

Il marcha pendant trois jours.

 

L’imparfait de l’indicatif

 

Valeur Exemple
– décrire Il portait une veste bleue.

 

– exprimer des actions de second plan Il travaillait quand son frère l’appela au téléphone.

 

– exprimer des actions répétées ou habituelles Tous les matins il venait à l’école en vélo.
– exprimer des actions en cours de déroulement Il avançait lentement.

 

Les temps composés de l’indicatif

 

Ils expriment l’antériorité (une action a lieu avant une autre).

Passé composé : quand il a diné, il sort.

Passé antérieur : quand il eut diné, il sortit.

Plus que parfait : Il sortit car il avait terminé son diner.

Futur antérieur : Quand il aura diné, il sortira.

 

Le passé composé remplace le passé simple dans les récits de langage courant.

BTS : éléments de correction de synthèse sur les souffrances des musiciens

Tableau comparatifs des documents :

Texte 4 « douleurs chez les musiciens » médecine des arts Texte 2 « la clinique du musicien » franceinfo culture

 

Texte 1 « soulager les souffrances… » journal suisse Texte 3 « variations Goldberg » Nancy Huston confrontation
La douleur interrompt la pratique musicale Même idée chiffrée Ex du violoncelliste qui n’a pas pu entrer dans Haute Ecole de musique de Lausanne   1 csq de la douleur : interrompt pratique musicale

A

Paradoxe : source de plaisir / de douleur   Evoque aussi le plaisir de jouer Instrument de torture mais volontaire, c’est un choix Paradoxe : source de plaisir / de douleur

B

1 sur 2 des orchestres et 9 sur 10 au conservatoire En Rhones Alpes, 6 sur 10 ont dû interrompre leur activité musicale pour des douleurs Même chiffre 1 sur 2

Tous concernés : pro, étudiants, fanfare

  Les chiffres montrent que de nbx musiciens sont concernés

C

La pratique musicale crée des douleurs

musculosquelettiques

Notion de surmenage

La clinique du musicien à Paris soigne ces douleurs musculosquelettiques

 

Une ergothérapeute en Suisse soigne les douleurs musculosquelettiques

Même idée surmenage

  La pratique musicale crée des douleurs

D

Cause : geste répétitif et spécialisé   Même idée + recherche de performance Doit tenir une heure trente sans faillir Causes : répétition du geste + recherche de performance

E

Principaux organes touchés : épaules cervicales main Pathologies physiques mais aussi mentales   Faire tenir le corps et respecter la musique Pathologies physiques et mentales

F

La main du musicien est son 1er outil mais fragile   Le corps du musicien est l’outil de base pour jouer Un corps humain faillible Le corps est l’outil essentiel du musicien

G

  Musiciens comparés à des athlètes qui s’entrainent de manière intensive Même comparaison à des sportifs

Des fous de travail et de perfo

  Comparaison à des sportifs : utilisation intensive du corps et recherche de performance
  Pour bcp, jouer en souffrant est normal ; vu ainsi ds formation Douleur considérée comme normale   Douleur considérée comme normale

H

  Douleurs psychologiques liées au stress, échec, trac, succès   Grosse pression pour ne pas écorcher le morceau à jouer sacralisé + pression face au public Douleurs psychologiques

I

La douleur est un obstacle à la performance   Même idée car témoignage de musiciens qui augmentent leur perfo en soignant leurs douleurs ou repositionnant leur corps   La douleur est un obstacle à la performance

J

    Intense compétition > douleur = sujet tabou   Intense compétition > retarde consultation = cause douleurs

K

  L’enseignement incite à accepter la douleur Difficile d’enseigner la prise de conscience du corps   Cause : relation à la douleur

L

    Des progrès : répétitions à durée limitée ; musiciens mieux financés > moins d’heures nécessaires   Des progrès

Problématique : En quoi la pratique musicale crée-t-elle des souffrances ?

Idée de plan

I Constats

1 la pratique musicale crée des douleurs (D et C)

2 les douleurs sont physiques (F et G)

3 les douleurs sont mentales (F et H)

II Causes

1 répétition du geste et performance (E et F)

2 intense compétition (K)

3 relation à la douleur (I et L)

III Conséquences

1 interruption de la pratique musicale (A)

2 obstacle à la performance (J)

3 paradoxe : source de plaisir et de souffrance (B)

BTS : documents de synthèse sur les souffrances des musiciens

Documents piochés sur Internet

Document 1 Soulager les souffrances des musiciens

Avec des gestes répétitifs, la pratique musicale est souvent une mise en contrainte du corps. Certains musiciens souffrent de troubles, notamment musculosquelettiques. L’ergothérapeute Viviane Bussmann s’est spécialisée dans leur prise en charge.

La recherche de performance et l’entraînement intensif ont mis leur corps à rude épreuve. Ils jouent sous infiltration ou carburent aux antidouleurs. On ne parle pas de sportifs mais de musiciens.

Car les pathologies liées à leur art sont nombreuses, avec notamment des troubles musculosquelettiques (TMS). A Bulle, une ergothérapeute, Viviane Bussmann, s’est spécialisée dans le traitement ou la prévention de ces dysfonctionnements.

Convaincue qu’une prise en charge spécifique est nécessaire, cette spécialiste de la main a suivi, en France, une formation complémentaire de médecine des arts. Elle a aussi adhéré à l’Association suisse de médecine pour musiciens, créée à Berne en 1997.

Le bouche-à-oreille
Informés par le bouche-à-oreille ou par une recherche internet, les instrumentistes viennent la consulter de leur propre chef. «Professionnels, étudiants en musique, membres de fanfares, chacun vient avec son instrument. Je l’observe attentivement jouer et je cherche par quel bout empoigner le problème.» Elle s’intéresse également à ce qui a déjà été entrepris.

Maxence Léonard, 20 ans, joue du violoncelle depuis l’âge de 5 ans. L’habitant d’Etagnières a souffert de douleurs récurrentes dans le bras et l’épaule. «J’ai entendu parler de Viviane Bussmann dans une émission de radio.» Alors suivi par une chiropraticienne, il a obtenu une ordonnance médicale pour travailler avec l’ergothérapeute bulloise.

Des fous de performance
«J’ai compris que mes problèmes étaient dus à un défaut de position des épaules et à un manque de relâchement.» Après plus de dix séances, ses douleurs se sont estompées. Trop tard. «Je n’ai réussi ni à entrer à la Haute Ecole de musique de Lausanne en classe de violoncelle ni à passer mon certificat. Je n’avais pas pu m’entraîner suffisamment.» Il joue toujours du violoncelle, de la basse et de la guitare, mais s’est orienté vers des études de chant.

«Je suis consciente de demander aux musiciens un investissement important, note Viviane Bussmann. Changer la position du coude ou de l’épaule modifie des repères proprioceptifs acquis de longue date. Il est donc primordial que le musicien se sente tout de suite mieux dans son corps et retrouve le plaisir de jouer.» A terme, pratiquement tous jugent que leur son s’est amélioré, avec davantage de volume ou de rondeur.

«Ils doivent aussi accepter de diminuer, au moins temporairement, leur charge de travail. Ce n’est pas toujours possible, car certains arrivent dans l’urgence. Du genre : “J’ai un mal de chien et les Fêtes musicales de Bulle dans deux semaines.”»

Dans une étude, effectuée auprès de 56 orchestres internationaux, la moitié des musiciens présentaient des douleurs pendant le jeu. «Certains musiciens ne pensent pas à leur corps, alors qu’il est la base de la pratique d’un instrument», déplore Viviane Bussmann.

Considérée comme normale, la douleur ne les alerte pas. Même les problèmes fonctionnels sont minimisés. «Les musiciens professionnels sont des fous de performance, des fous de précision et des fous de travail, constate la thérapeute. Si leur jeu se détériore, ils mettent ça sur un manque d’entraînement. Leur premier réflexe est d’augmenter la dose de travail.»

Un sujet tabou
Le surmenage musculaire et nerveux peut conduire à une dystonie de fonction, appelée aussi crampe du musicien. «Le cerveau s’embrouille et le trouble devient neurologique. Certains gestes techniques spécifiques ne peuvent plus être accomplis et c’est parfois irrémédiable.»

Des années peuvent aussi se passer avant que les interprètes ne consultent. «Ils préfèrent taire leurs maux. Un climat d’intense compétition règne dans ce milieu. Parler de ses troubles, c’est risquer d’être mis à l’écart ou de manquer un contrat. Jouer sous antidouleur ou sous infiltration n’est pas rare.»

Alexander et Feldenkrais
Les professeurs de musique sont, de plus en plus, conscients des risques physiques. Certains utilisent la sophrologie ou des méthodes qui permettent de prendre conscience de son corps, comme celles de Feldenkrais ou d’Alexander. «Je connais, par exemple, une enseignante de flûte qui applique cette dernière technique pour elle-même, explique Viviane Bussmann. Mais l’enseigner à ses élèves ne va pas de soi. Les gens paient pour trente minutes de cours de musique. Peu acceptent de prendre dix minutes pour faire de la gym.»

«Un rythme plus naturel»

Selon Laurent Gendre, directeur de l’Orchestre de chambre fribourgeois (OCF), «il arrive que des musiciens se retrouvent en congé maladie, parfois de longue durée». Mais ce n’est pas un sujet de discussion courant au sein de la formation. En plus de corriger leur geste, l’ergothérapeute Viviane Bussmann rend les musiciens attentifs à leur hygiène de vie : hydratation suffisante, progressivité de l’action et respect de temps de pauses. «Dans les orchestres, beaucoup de choses se sont améliorées pour arriver à un rythme plus naturel», souligne Laurent Gendre. Des règles limitent, par exemple, la durée des répétitions – trois heures le matin et deux heures et demie l’après-midi, en horaire continu, à l’OCF. «En tant que directeur, je ne vais pas utiliser chaque minute de leur présence, simplement parce que cela fait partie du contrat.» Il souligne également que la situation financière des interprètes s’est améliorée. «Il y a quelques décennies, la plupart des musiciens d’orchestre devaient enseigner entre les répétitions. Aujourd’hui, ils peuvent généralement vivre de leurs salaires.»

Par Xavier Schaller, La Gruyère, le journal du sud fribourgeois, 15/03/16   https://www.lagruyere.ch/2016/11/soulager-les-souffrances-des-musiciens.html

 

Document 2 La Clinique du Musicien : quand la pratique artistique génère de la douleur

C’est un lieu unique en France : à Paris, la Clinique du Musicien et de la performance musicale prend en charge les pathologies physiques et mentales des musiciens qu’ils soient amateurs ou professionnels. Illustration avec les membres de l’Orchestre de l’Opéra de Paris.

Créée en 2003, la Clinique du Musicien regroupe des kinésithérapeutes qui sont tous des mélomanes avertis, ayant chacun un instrument de prédilection. Marc Papillon, que l’on voit dans le reportage, (et qui a étudié la contrebasse tout en poursuivant des études de design et d’ergonomie de l’instrument de musique) se concentre sur les instruments à vents et à cordes tandis que son collègue Florian Chrétien s’intéresse aux instruments dits « extrêmes » comme la guitare électrique ou la batterie. Face à des musiciens qui s’entraînent comme des athlètes de haut-niveau, à raison de 8 à 10 heures par jour, ces spécialistes travaillent à la fois sur les pathologies corporelles et sur celles des affects : le stress, l’échec, le trac mais aussi le succès. Deux pôles ont donc été créés : l’un dédié aux troubles musculosquelettiques, l’autre à la psychologie de la performance. Une prise en charge qui apparaît essentielle quand on regarde les chiffres : en région Rhône-Alpes par exemple, une étude a montré que 60% des musiciens ont dû interrompre leur activité musicale du fait de problèmes médicaux, pour la plupart centrés sur la main et le membre supérieur, ainsi que sur la colonne vertébrale. D’où le rôle de la prévention qui doit aussi insister sur les changements de mentalité. Pour le musicien (mais cela s’applique aussi à d’autres professions), jouer dans la souffrance est normal, cela fait même partie des choses qu’on lui a enseignées. Certains jouent jusqu’à l’extrême limite avant de consulter, une fois que la douleur devient insupportable. Une attitude qui complique et rallonge la durée du traitement. Et le retour du musicien vers son instrument.

franceinfo Culture – France Télévisions Publié le 06/12/2016 06:30  https://www.francetvinfo.fr/culture/musique/opera/la-clinique-du-musicien-quand-la-pratique-artistique-genere-de-la-douleur_3374047.html

 

Document 3 Instrument… de torture ?

Les variations Goldberg de J.S.Bach réunissent une série de morceaux pour clavecin. Dans son roman qui porte le même titre, Nancy Huston, écrivaine canadienne, dépeint les relations, états d’âme et ressentis de la trentaine d’amis réunis par l’instrumentiste Liliane, tandis qu’elle leur joue les variations. Cet extrait nous plonge dans les pensées de Liliane au moment où elle va commencer son récital.

Ici, j’ai un supplice à endurer. Le public, même très privé, me guette. Et le clavecin, je sais très bien, au fond, de quoi c’est l’instrument. De torture. C’est une roue à laquelle je suis attachée. Est-ce que je parviendrai à soutenir cette tension pendant une heure et demie ? Voilà ce qu’ils se demandent en se taisant ou en se mouchant, ou en se croisant et se décroisant les jambes. Il y a un corps humain, vivant, présent, faillible, qui s’est mis en face de quelques pages de papier à musique. Le tout est de savoir si le corps s’égarera du chemin tracé par les pages. Car cette musique est transcendante : elle a existé avant ma naissance, elle subsistera après ma mort. Me voilà, aujourd’hui – et volontairement – , aux prises avec elle. Mais elle est tout autant ma victime à moi. Parce que « à elle », ce n’est justement pas ces pages recouvertes de petites taches noires. La vraie musique dépend de moi pour exister ici. Je peux l’esquinter, je peux l’ébrécher, je peux la fracasser … et je ne le veux pas. Ainsi, nous luttons ensemble, dans la bataille la plus délicate du monde. Cette combinaison particulière de sons, c’est un immense lustre fragile qui tinte sous mes doigts : si je déroge ne serait-ce qu’une fraction de seconde, j’en casse un morceau ; si je ralentis intempestivement, l’éclat ternit. Je porte le lustre, et ce n’est pas son poids qui rend le fardeau si terrible, c’est son absence de poids, son caractère absolument ténu. Car je le porte non pas à travers l’espace mais à travers le temps.

La musique, est-ce que c’est pour eux un « passe-temps » ?

Est-ce que c’est pour eux une « perte » de temps ?

Et est-ce qu’ils se rendent compte qu’ils vieillissent en m’écoutant ?

Extrait de Les Variations Goldberg, de Nancy Huston, acte Sud 2016, dans De la musique avant toute chose p110, chez Flammarion, Etonnants classiques

 

Document 4 Douleurs chez les musiciens

Le squelette mis à rude épreuve

Chaque année, nombreux sont les musiciens de tous âges obligés d’interrompre, parfois définitivement leur pratique musicale du fait d’un problème de santé en relation avec leur pratique. On estime que trois musiciens d’orchestre sur quatre souffrent d’affections diverses d’origine professionnelle pendant leur carrière [2]. Ainsi il semble que la pratique musicale, source de tant de plaisir, de bonheur, soit aussi responsable de beaucoup de souffrances. D’après une étude [3] auprès de 56 orchestres internationaux, 50 % des musiciens présentent des douleurs pendant le jeu et 83% estiment que leur enseignement ne les a pas préparés à la contrainte physique et psychique de la performance scénique. Au sein du Conservatoire de Göteborg (Suède), 89 % des étudiants en musique indiquent avaient expérimenté dans les douze derniers mois un phénomène douloureux [4]. La cause des douleurs est alors attribuée à leur activité musicale pour 49% des hommes et 53% des femmes. Ces douleurs sont de plus considérées comme un obstacle à la performance scénique par 44% des élèves.
Peu de pratiques instrumentales sont en fait dénuées de symptomatologie douloureuses tant le geste est répétitif et spécialisé.

« La contrebasse est la revanche du siècle. C’est l’instrument type de l’époque. Elle fait souffrir mais je reste fidèle à cette bonne boîte », indique Joëlle Léandre [Le monde, 9 janvier, 1998]. La contrebasse, comme tous les instruments, met en contrainte l’appareil musculosquelettique. La main et le membre supérieur sont les premiers instruments de l’artiste pour la plupart des instruments en dehors des instruments à vent ; ils seront aussi les premiers exposés. « Je n’avais jamais eu, reconnaissait Cortot, la main du bon Dieu. A force de travail, je réussis à améliorer mon outil Car il s’agit bien d’un outil. La perfection de la main du musicien n’a d’égale que sa fragilité.
Le trouble le plus fréquemment rencontré chez le musicien est le syndrome de surmenage. On distingue le syndrome de surmenage spécifique représenté par les affections tendineuses (tendinopathies) et le syndrome de surmenage non spécifique (syndrome douloureux non spécifique)

Rédacteur Docteur Arcier André, président fondateur de Médecine des arts®, sur le site Médecinedesarts  https://www.medecine-des-arts.com/fr/la-douleur-chez-le-musicien.html

HLP Histoire et violence 1 : présentation de certains génocides ou massacres

Correction des informations sur l’un des massacres suivants :

  • Le massacre des partisans PKI en Indonésie en 1965-66 (Clara, Lucie B, Léa)

Déclenché en 1965 par le chef des armées Suharto qui deviendra président de la République par un coup d’état en 1967 (jusqu’en 1998).

Contre les membres du parti communiste PKI, qui avaient bcp de sympathisants et qui influençait le président de l’époque Sukarno.

Suharto accuse les PKI de l’assassinat de 7 généraux et pousse les Indonésiens par la propagande à massacrer les communistes.

Les massacres ont commencé à Java et se sont étendus dans toutes les îles, et ont duré presque un an. Dans certains endroits, les gens s’en sont pris à d’autres minorités : hindouistes, chrétiens, chinois…

On ne peut pas vraiment parler de « génocide » car les tueurs s’en prennent à des personnes de leur propre ethnie.

Ce massacre aura fait près de 500 000 morts et plus de 600 000 prisonniers, détenus dans des conditions terribles.

  • Le massacre des Kurdes en Irak en 1988-89 (Océane, Gwénaëlle, Mathilde)

Pendant la guerre entre l’Iran et l’Irak, les Irakiens veulent reprendre la ville irakienne d’Halabja, habitée par des Kurdes, tombée aux mains des Iraniens. Mais c’est en fait une opération de plus grande envergure pour exterminer les Kurdes.

200 000 soldats irakiens sont affectés à cette campagne de génocide qui a recours à des offensives terrestres, des bombardements aériens, des destructions systématiques de zones d’habitation civile, des déportations massives, la mise en place de camps de concentration, des exécutions sommaires et bien sûr l’utilisation massive d’armes chimiques, ce qui a valu à Ali Hassan Al-Majid, cousin de Sadam Hussein, le surnom d’Ali le chimique.

D’après le Tribunal spécial irakien, 182 000 civils ont été tués et plus de 2 000 villages détruits. D’après l’ONG Human Rights Watch, 90 % des villages de la région cible ont été rayés de la carte et 1754 écoles et 270 hôpitaux détruits.

  • Le massacre de Sabra et Chatila au Liban en 1982 (Laura, Maelys)

Les phalanges libanaises sont un parti politique fortement nationaliste composé de chrétiens et fondé par Pierre Gemayel. Pendant la guerre civile libanaise, les phalanges se rapprochent d’Israël. Près de Beyrouth au Liban existent plusieurs camps de Palestiniens, réfugiés là, suite aux persécutions israéliennes.

Début septembre 82, les Israéliens attaquent Beyrouth, en représailles de la mort du fils de Gemayel. Le 16 septembre 82, les phalangistes, sous prétexte de chercher à récupérer des partisans de l’OLP (organisation de libération de la Palestine) impliqués dans la mort de Gemayel, entrent dans les camps et tuent de nbx civils (entre 500 et 5000). Ce massacre a été appelé « génocide » mais c’est discutable (peut-être employé pour mettre Israël mal à l’aise)

  • Le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994 (Zoé, Marine, Amélie)

Du 7 avril au 17 juillet 1994

Plusieurs décennies opposent les Tutsis aux Hutus. Pendant la guerre civile rwandaise, l’état hutu s’oppose au front patriotique rwandais, qui veut permettre le retour des exilés tutsis. La paix revient avec l’accord des hutus d’accepter le retour des Tutsis, mais le gouvernement ne tient pas parole.

L’assassinat du président rwandais déclenche le génocide par les extrémismes hutus. 800 000 tutsis sont tués en 100 jours.

  • Le massacre de Srebrenica en Bosnie en 1995 (Margaux, Manon, Iman)

Ce massacre a lieu en juillet 1995, pendant la guerre de Bosnie-Herzégovine, liée à l’éclatement de la Yougoslavie. Ce conflit oppose Serbes, Croates et Bosniaques.

8000 hommes et garçons bosniaques ont été tués par des Serbes. Ce massacre est considéré comme un génocide car les Serbes cherchaient à créer un territoire « ethniquement pur ».

  • La crise des Rohingya au Myanmar en 2017 (Léo, Angelina)

Les Rohingya sont un groupe ethnique essentiellement musulman vivant à l’ouest du Myanmar (Birmanie). Considérés comme Bangladais par les Bama (ethnie majoritaire et bouddhiste), ils sont très mal vus. A partir de 1982, être « Rohingya » est passible de peine de mort. Ils sont pourchassés par la junte militaire, leurs biens sont confisqués, les villages brûlés. Ils sont contraints aux travaux forcés, notamment pour construire de nouvelles pagodes. Les opérations d’épuration se multiplient, portant toutes des noms poétiques qui cachent l’horreur de la réalité. Depuis 2016 un conflit armé oppose les forces militaires birmanes et les forces armées Rohingya. Bcp fuient la misère et la violence en se rendant au Bangladesh, en Malaisie ou en Thailande, où ils sont entassés dans des camps de réfugiés.

1,5 millions de Rohingya souffrent de leurs conditions de vie. Depuis début décembre, le Bangladesh transfère les réfugiés Rohingya dans un camp sur une île battue par les cyclones. L’Onu n’a pas encore obtenu d’accord pour que seuls les volontaires soient déplacés.

  • Le génocide culturel des Ouïghours actuel (Lucie L, Chloé, Emma)

« Lavage de cerveau », stérilisation forcée, tortures physiques, viols en réunions, ou encore travail forcé. Voici les témoignages que récoltent les associations de défense des droits de l’Homme auprès de rescapés ouïghours détenus dans des camps chinois.

Ce peuple turcophone à majorité musulmane est installé dans le nord-ouest de la Chine depuis 1.000 ans. En 1949, la République populaire de Chine annexe ce territoire et le renomme Xinjiang, littéralement « nouvelles frontières », provoquant de nombreuses tensions entre les Ouïghours et le gouvernement. En 2014, une série d’attentats sont commis par des terroristes ouïghours dans la province du Xinjiang. Xi Jinping décide alors de durcir sa politique de répression contre le terrorisme et l’islamisme.

Dès 2014, plusieurs dizaines de Ouïghours, soupçonnés d’être radicalisés, sont enfermées dans des camps d’internements. Dans des documents secrets, publiés par le I, Xi Jinping déclare : « Nous devons utiliser les outils de la dictature populaire pour éliminer l’islam radical dans la province du Xinjiang ». En 2018, un rapport de l’ONU estime qu’un million de personnes seraient enfermées dans les camps. De son côté, Pékin nie l’existence de ses camps et parle de « centres de formation professionnelle » pour lutter contre la radicalisation.

HLP Histoire et violence : travail à la maison des 8 et 15 janvier : interprétation et essai

Entrainement aux épreuves

1 heure : Texte de Rainer Maria Remarque, A l’Ouest, rien de nouveau

(Texte et question proposés dans le manuel HLP Tle de Hachette éducation)

Lisez le texte  (disponible ici en PDF) puis lisez la question d’interprétation en bas à gauche de la page.

Faites toute la partie brouillon du travail d’interprétation : étude du texte avec recherche des idées qui seront des éléments de réponse ; repérage des citations intéressantes, quelques éléments analysés ; proposition d’un plan en 3 ou 4 paragraphes. (vous pouvez vous aider des questions de la partie « littérature »)

1 heure : essai à partir du texte de Diop

(Texte et question proposés dans le manuel HLP Tle de Nathan)

Lisez le texte de Boubacar Boris Diop (disponible ici en PDF) puis essayez de trouver des idées et des exemples afin de répondre à la question d’essai proposée.

Vous pouvez faire des recherches pour trouver des idées.