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Entrainement au commentaire composé : texte + sujet

Pour jouer un mauvais tour à Géronte dont il cherche à se venger, Scapin prétend que son fils Léandre a été capturé par des Turcs qui lui demandent une rançon en échange de sa libération. Si Géronte veut revoir son fils, il doit donner cinq cents écus aux ravisseurs.

 

SCAPIN : Attendez, Monsieur, nous y voici. Pendant que nous mangions, il a fait mettre la galère en mer, et, se voyant éloigné du port, il m’a fait mettre dans un esquif, et m’envoie vous dire que si vous ne lui envoyez par moi tout à l’heure cinq cents écus, il va vous emmener votre fils en Alger.

GÉRONTE : Comment, diantre ! cinq cents écus ?

SCAPIN : Oui, Monsieur ; et de plus, il ne m’a donné pour cela que deux heures.

GÉRONTE : Ah le pendard de Turc, m’assassiner de la façon !

SCAPIN : C’est à vous, Monsieur, d’aviser promptement aux moyens de sauver des fers un fils que vous aimez avec tant de tendresse.

GÉRONTE : Que diable allait-il faire dans cette galère ?

SCAPIN : Il ne songeait pas à ce qui est arrivé.

GÉRONTE : Va-t’en, Scapin, va-t’en vite dire à ce Turc que je vais envoyer la justice après lui.

SCAPIN : La justice en pleine mer ! Vous moquez-vous des gens ?

GÉRONTE : Que diable allait-il faire dans cette galère ?

SCAPIN : Une méchante destinée conduit quelquefois les personnes.

GÉRONTE : Il faut, Scapin, il faut que tu fasses ici l’action d’un serviteur fidèle.

SCAPIN : Quoi, Monsieur ?

GÉRONTE : Que tu ailles dire à ce Turc qu’il me renvoie mon fils, et que tu te mettes à sa place jusqu’à ce que j’aie amassé la somme qu’il demande.

SCAPIN : Eh ! Monsieur, songez-vous à ce que vous dites ? et vous figurez-vous que ce Turc ait si peu de sens, que d’aller recevoir un misérable comme moi à la place de votre fils ?

GÉRONTE : Que diable allait-il faire dans cette galère ?

SCAPIN : Il ne devinait pas ce malheur. Songez, Monsieur, qu’il ne m’a donné que deux heures.

GÉRONTE : Tu dis qu’il demande…

SCAPIN : Cinq cents écus.

GÉRONTE : Cinq cents écus ! N’a-t-il point de conscience ?

SCAPIN : Vraiment oui, de la conscience à un Turc.

[…]

GÉRONTE : Mais que diable allait-il faire dans cette galère ?

SCAPIN : Il est vrai. Mais quoi ? on ne prévoyait pas les choses. De grâce, Monsieur, dépêchez.

GÉRONTE : Tiens, voilà la clef de mon armoire.

SCAPIN : Bon.

GÉRONTE : Tu l’ouvriras.

SCAPIN : Fort bien.

GÉRONTE : Tu trouveras une grosse clef du côté gauche, qui est celle de mon grenier.

SCAPIN : Oui.

GÉRONTE : Tu iras prendre toutes les hardes qui sont dans cette grande manne, et tu les vendras aux fripiers, pour aller racheter mon fils.

SCAPIN, en lui rendant la clef : Eh ! Monsieur, rêvez-vous ? Je n’aurais pas cent francs de tout ce que vous dites ; et de plus, vous savez le peu de temps qu’on m’a donné.

GÉRONTE : Mais que diable allait-il faire à cette galère ?

SCAPIN : Oh ! que de paroles perdues ! Laissez là cette galère, et songez que le temps presse, et que vous courez risque de perdre votre fils. Hélas ! mon pauvre maître, peut-être que je ne te verrai de ma vie, et qu’à l’heure que je parle, on t’emmène esclave en Alger. Mais le Ciel me sera témoin que j’ai fait pour toi tout ce que j’ai pu ; et que si tu manques à être racheté, il n’en faut accuser que le peu d’amitié d’un père.

GÉRONTE : Attends, Scapin, je m’en vais quérir cette somme.

SCAPIN : Dépêchez donc vite, Monsieur, je tremble que l’heure ne sonne.

GÉRONTE : N’est-ce pas quatre cents écus que tu dis ?

SCAPIN : Non : cinq cents écus.

GÉRONTE : Cinq cents écus ?

SCAPIN : Oui.

GÉRONTE : Que diable allait-il faire à cette galère ?

SCAPIN : Vous avez raison, mais hâtez-vous.

 

Molière, Les Fourberies de Scapin, Acte II, scène 7 (1671)

Travail à effectuer

Recherches pour préparer le commentaire composé

1- Etudier le texte : trouver des éléments d’analyse et d’interprétation (à noter sous forme de tableau ou de carte mentale ou autour du texte+notes à part pour l’interprétation)                      /10

2- Proposer un plan en 2 ou 3 axes                                                              /5

Partie I]

1

2

Partie II]

1

2

Partie III]

1

2

ou Partie I]

1

2

3

Partie II]

1

2

3

 

Dans votre plan, faites apparaitre :

– pour chaque grande partie (I, II, éventuellement III), l’idée à développer sous forme d’un titre

– pour chaque paragraphe, l’argument à développer sous forme d’un titre

– pour chaque paragraphe, 1 ou 2 exemples précis tirés de votre étude du texte

 

3- Rédigez l’introduction contenant une amorce, une présentation du texte (auteur, titre, date de parution) et de son contenu, une problématique et l’annonce d’un plan.                                                                                                                /3

Orthographe et syntaxe                                                                                /2

 

 

Oral la deuxième partie de l’épreuve

Le texte officiel : Seconde partie de l’épreuve : présentation de l’œuvre choisie par le candidat parmi celles qui ont été étudiées en classe ou proposées par l’enseignant au titre des lectures cursives obligatoires, et entretien avec l’examinateur.

Durée : 8 minutes

Cette partie de l’épreuve, notée sur 8 points, évalue l’expression orale, en réclamant du candidat une implication personnelle dans sa manière de rendre compte et de faire partager une réflexion sur ses expériences de lecture. Elle se déroule en deux temps successifs, le premier n’étant qu’un point de départ pour les interactions qui le suivent et qui constituent l’essentiel de l’épreuve :

– le candidat présente brièvement l’œuvre qu’il a retenue et expose les raisons de son choix ;

– le candidat réagit aux relances de l’examinateur qui, prenant appui sur la présentation du candidat et sur les éléments qu’il a exposés, évalue les capacités à dialoguer, à nuancer et à étoffer sa réflexion, à défendre son point de vue sur la base de la connaissance de l’œuvre.

L’examinateur ne revient pas sur la première partie de l’épreuve. Evitant les questions fermées et trop ponctuelles, il conduit l’entretien de manière ouverte, en dialoguant avec le candidat de manière à lui permettre d’expliquer, de justifier et ainsi de défendre son choix.

Informations complémentaires données par l’inspectrice de lettres : Il faut prévoir environ 3mn de présentation ; les 5 autres minutes servent à l’entretien.

On évalue la capacité personnelle de l’élève à défendre son implication, défendre son point de vue.

L’examinateur pose des questions pour faire réagir le candidat mais aussi pour vérifier qu’il connait l’œuvre, et qu’il est capable de faire du lien avec d’autres œuvres et avec le parcours.

Comment se préparer à l’épreuve ?

Les travaux effectués en classe permettent de réfléchir et de s’approprier chaque œuvre. Pour chacune, on peut chercher à expliquer son ressenti, ce qu’on a apprécié ou non dans l’œuvre.

A la fin, il faut choisir celle qui sera présentée le jour de l’oral.

Il faut préparer sa présentation, ce que l’on souhaite dire en 3mn. Cette présentation contient 2 éléments : une présentation brève de l’œuvre, une justification de son choix.

Exemple de commentaire composé : Ruy Blas de V. Hugo (acte I, scène 3)

Rappel :

Vous aurez à commenter un texte qui ne sera pas extrait d’une œuvre étudiée dans l’année. L’examinateur attend donc un commentaire à partir du texte lui-même. On n’attend pas que vous connaissiez la pièce en entier. Bien sûr, si vous la connaissez, rien ne vous empêche de donner des références à d’autres scènes, mais cela n’a rien d’obligatoire. Cela ne fait pas partie des attendus. Ne vous effrayez pas en regardant des exemples de commentaires composés présentés sur internet. Beaucoup des commentaires font partie d’une étude de l’œuvre complète et ne correspondent pas à ce qui est attendu le jour de l’épreuve.

Ci-dessous un exemple qui s’appuie uniquement sur ce qui est contenu dans le texte.

 

Problématique :

En quoi cette scène sert-elle d’exposition ?

 

Réponse :

Elle précise cadre, personnages et intrigue, fait découvrir un personnage romantique et annonce un drame.

Remarque : un élève qui n’est pas sûr que la pièce soit un drame romantique a pu cependant repérer en lisant l’extrait que Hugo dans ce passage fait découvrir la psychologie du personnage (cela peut remplacer le mot « romantique ») et annonce des aspects tragiques (cela peut remplacer le mot « drame »).

 

I] Présentation du cadre, des personnages et de l’intrigue

 

1) Cadre spatio-temporel

Lieu : un palais v1, celui du roiv26 / références à « Aranjuez , Escurial » > Espagne

Epoque : sous une monarchie absolue v28 comparaison à Dieu, v31 droit de vie et de mort sur ses sujets

 

2) Personnages

– Don César apparait comme un confident : peu d’interventions mais exprime l’étonnement et les inquiétudes du spectateur en même temps que les siennes (exclamations et interrogations : que veux-tu dire ? Ciel !…)

– Ruy Blas : serviteur d’1 ministre du roi insistance sur sa classe sociale à travers le vêtement qu’il porte évoqué 4 fois avec expansions péjoratives « livrée v3, l’habit odieux v4, cet habit qui souille et déshonore v7, livrée infâme v10 »

 

3) Intrigue

La succession d’aveux de Ruy Blas pose l’intrigue : lui un simple domestique(1° réplique) est tombé amoureux (2° réplique) de la reine (3° réplique), ce qui le rend jaloux du roi (4° réplique).

Le spectateur se doute que cet amour impossible va créer du tumulte : le nouveau travail de Ruy Blas v5 va-t-il l’aider à voir la reine ? Cet amour est-il réciproque ? N’est-ce pas dangereux ? v18 évocation d’un poison, 4° réplique danger que représente le roi

 

II] Un personnage romantique

 

1) Un personnage qui parle de lui-même (lyrisme d’une scène d’aveu)

Qq pronoms de 1° personne mais surtout adjectifs possessifs de 1° personne : « ma poitrine, mon secret, mon destin » Il va avouer ce secret qui le ronge : amour passionné et jalousie dévorante

 

 

2) Un personnage exalté

Ecart entre ses rêves et sa réalité

  • Voir oppositions des rythmes binaires v7 à 9 « qui souille et déshonore, la joie et l’orgueil, être esclave, être vil »
  • Il n’est qu’un laquais v36 mais se sent frère d’un aristocrate v10 et 26.

 

3) Un personnage passionné

– Amour comparé à un feu dévorant v11 « aux dents de flamme » v12 « ardents » mots mis en valeur à la rime

– image du monstre mythologique l’hydre qui dévore

 

III] Un drame

 

1) Une passion impossible

– opposition entre ce qu’il est et celle qu’il aime (1 serviteur en livrée voir premiers vers / la reine v23 = femme du roi v39, c’est-à-dire de l’homme le plus puissant et le plus dangereux du pays)

V37 « je » entouré de 3 expressions désignant le roi « cet homme-là !, le roi !, lui ! »

> pathétique, presque grotesque

 

2) Une passion dangereuse

– Images du danger « hydre v11, gouffre v22, abîme et poison affreux v18 »

– Le roi, comme opposant dangereux par le champ lexical de la peur « avec terreur v27, en tremblant v29, majesté redoutable v34 »

 

3) Un héros tragique

Même si homme du peuple, aspect tragique de Ruy Blas, touché par la fatalité : il ne peut rien pour empêcher cet amour Cf. v17 « une fatalité », v22 « mon destin m’entraine » pronom 1° personne complément d’objet > il subit le destin.

 

 

Texte d’entraînement au commentaire composé : Ruy Blas de V.Hugo (acte I, scène 3)

Ruy Blas, homme du peuple, et Don César, de famille aristocratique, ont vécu jadis, en vrais amis, une jeunesse vagabonde et pauvre, mais libre et insouciante. Ils se retrouvent quelques années plus tard. Don César, surnommé Zafari, est resté le même libre vagabond, mais Ruy Blas, poussé par la nécessité, est devenu un laquais d’un ministre du roi dont il porte l’habit («la livrée»).

 

Ruy Blas

Hier, il[1] m’a dit : – Il faut être au palais demain.

Avant l’aurore. Entrez par la grille dorée.

– En arrivant il m’a fait mettre la livrée,

Car l’habit odieux sous lequel tu me vois,

Je le porte aujourd’hui pour la première fois.

 

Don César, lui serrant la main

Espère !

 

Ruy Blas

Espérer ! Mais tu ne sais rien encore.

Vivre sous cet habit qui souille et déshonore,

Avoir perdu la joie et l’orgueil, ce n’est rien.

Être esclave, être vil ; qu’importe ? – Écoute bien :

Frère ! je ne sens pas cette livrée infâme,

Car j’ai dans ma poitrine une hydre[2] aux dents de flamme

Qui me serre le cœur dans ses replis ardents.

Le dehors te fait peur ? Si tu voyais dedans !

 

Don César

Que veux-tu dire ?

 

Ruy Blas

Invente, imagine, suppose.

Fouille dans ton esprit. Cherches-y quelque chose

D’étrange, d’insensé, d’horrible et d’inouï.

Une fatalité dont on soit ébloui !

Oui, compose un poison affreux, creuse un abîme

Plus sourd que la folie et plus noir que le crime,

Tu n’approcheras pas encor de mon secret.

– Tu ne devines pas ? – Hé ! qui devinerait ? –

Zafari ! dans le gouffre où mon destin m’entraîne,

Plonge les yeux ! – je suis amoureux de la reine !

 

Don César

Ciel !

 

Ruy Blas

Sous un dais[3] orné du globe impérial,

Il est, dans Aranjuez ou dans l’Escurial,

– Dans ce palais, parfois, – mon frère, il est un homme

Qu’à peine on voit d’en bas, qu’avec terreur on nomme ;

Pour qui, comme pour Dieu, nous sommes égaux tous,

Qu’on regarde en tremblant et qu’on sert à genoux ;

Devant qui se couvrir est un honneur insigne[4] ;

Qui peut faire tomber nos deux têtes d’un signe ;

Dont chaque fantaisie est un événement ;

Qui vit, seul et superbe, enfermé gravement

Dans une majesté redoutable et profonde,

Et dont on sent le poids dans la moitié du monde.

Eh bien ! – moi, le laquais, – tu m’entends, – eh bien ! oui,

Cet homme-là ! le roi ! je suis jaloux de lui !

 

Don César

Jaloux du roi !

 

Ruy Blas

Hé, oui ! jaloux du roi ! sans doute,

Puisque j’aime sa femme !

 

Don César

Oh ! malheureux ! […]

Victor Hugo, Ruy Blas, acte I, scène 3 (extrait), 1838.

[1] Il : le ministre du roi.

[2] Hydre : monstre mythologique.

[3] Dais : tenture fixée au-dessus d’une estrade ou d’un trône.

[4] Insigne : remarquable. Les Grands d’Espagne avaient le privilège de conserver leur chapeau en présence du roi.

La dissertation : méthodologie

Il faut conduire une réflexion personnelle organisée sur une question littéraire portant sur l’une des œuvres et sur le parcours associé. Parmi les trois propositions, on choisit donc la dissertation correspondant à l’œuvre étudiée dans l’année.

1 Lire et analyser le sujet

= repérer les mots-clés et la manière dont le sujet est posé (Question seule ? Citation + question ?)

On reformule la question, on vérifie qu’on a bien compris la problématique.

Ex: Sur Montaigne « Des Cannibales » suivi « Des Coches » et son parcours : Notre monde vient d’en trouver un autre.

Sujet de dissertation : Aller à la rencontre de l’autre permet-il de se connaitre soi-même ?

Reformulation : En apprenons-nous davantage sur nous-mêmes au contact de l’autre ?

 

2 Trouver des idées

– Pour trouver des idées, on s’appuie sur l’œuvre étudiée au lycée, sur ses lectures personnelles et sur ses connaissances.

– On formule clairement chaque argument et on cherche des exemples pour l’illustrer.

 

3 Elaborer un plan

Il doit comporter 2 ou 3 axes, contenant chacun 2 ou 3 sous-parties (chaque sous-partie = 1 paragraphe)

 

4 Rédiger

Introduction = amorce (avec mots-clés expliqués) + problématique + annonce du plan (préparée au brouillon)

Développement rédigé directement sur la copie en suivant rigoureusement le plan prévu

Conclusion = réponse synthétique + ouverture

Les figures de style

Une figure de style est une manière pour l’auteur d’exprimer une idée ou un sentiment. Il peut jouer sur le lexique ou la syntaxe.

 

 

Les figures de la ressemblance

 

La comparaison : deux éléments sont rapprochés à cause d’un point commun. Le rapprochement s’effectue grâce à un mot-outil de comparaison: comme, tel, sembler, pareil à

Ex : Ce champ de blé ressemble à un océan.

 

La métaphore : Il s’agit d’une comparaison sans mot-outil entre deux éléments qui n’ont d’habitude pas de point commun évident. Elle est plus frappante que la comparaison.

Ex : Cet océan de blé est superbe.

 

La personnification : c’est la représentation d’une chose ou d’un animal sous une forme humaine.

(cas particulier de la métaphore)

Ex : Le vent mugissait dans les branches et hurlait sous les portes.

 

(L’animalisation : représentation d’une personne sous forme animale)

(La réification : représentation d’une abstraction en objet concret, ou d’une personne en objet)

 

L’allégorie : on utilise un être vivant ou une chose pour représenter une idée. Ex : la mort, souvent symbolisée par une femme armée d’une faux.

 

La métonymie : On désigne un objet ou une idée par un autre mot que celui qui convient. On remplace le contenu par le contenant (Boire un verre), le tout par une partie (« une lame » pour dire « une épée« ), la cause par la conséquence (« Boire la mort » pour « boire le poison« )

 

Les figures de l’opposition :

 

L’antithèse : figure de style où deux mots ou expressions s’opposent.

Ex : J’ai vu l’aube et l’ombre en mes cieux.

Ne pas confondre avec l’autre sens de l’antithèse (= réfutation d’une thèse

 

L’oxymore : C’est le rapprochement de deux termes normalement antithétiques, opposés.

Ex : le noir soleil de la mélancolie; un mort-vivant

 

Le chiasme : sur 4 éléments, le premier et le 4ème peuvent être associés, le 2ème et le 3ème peuvent être rapprochés.

Ex :   Et l’on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens

Mais dans l’œil du vieillard on voit de la lumière. (Hugo)

 

L’antiphrase : expression ironique d’une idée par son contraire.

Ex : Ah, tu es belle comme ça ! = ça ne va pas, tu n’es pas belle du tout comme ça.

 

Les figures de l’atténuation :

 

L’euphémisme : on choisit un terme plus faible que ce que l’on veut dire (svt pour ne pas choquer)

Ex : “Il nous a quittés” pour “Il est mort”. “Les non-voyants” pour “les aveugles”.

 

La litote : On en dit moins pour en laisser entendre plus. On exprime indirectement sa pensée.

Ex : On reproche aux équipes de foot de jouer pour ne pas perdre.

Ex : J’ai bien assez vécu, puisque dans mes douleurs (V.Hugo, Les Contemplations) > fatigué de vivre

Ex : Ce n’est pas mal. > pour dire que c’est très bien.

 

Les figures de l’amplification :

 

La répétition : on répète plusieurs fois le même mot.

 

Le polyptote : on utilise le même mot sous plusieurs formes.

Ex : Tel est pris qui croyait prendre.)

 

L’anaphore : Un mot ou une expression est répétée en tête de phrase, de vers.

 

L’énumération, l’accumulation : il s’agit de la juxtaposition de mots séparés par des virgules. Cela accélère le rythme, crée le suspense ou souligne l’abondance.

 

La gradation : Les mots sont ordonnés selon une progression croissante ou décroissante.

« C’est un roc, c’est un pic, c’est un cap,

Que dis-je c’est un cap, c’est une péninsule (Rostand)

 

L’hyperbole : exagération dépassant la réalité.  Ex : Tu es un génie.

 

La paronomase : C’est le rapprochement de paronymes (deux mots de sons proches mais aux sens différents).

Ex : Qui vivra verra   ou « Pâles membres de perle, et ces cheveux soyeux » (P.Valéry)

 

La prétérition : on affirme passer sous silence une chose dont on parle malgré tout.

Ex : « Je ne vous dirai pas combien je suis déçu »

 

Les figures liées à la syntaxe

 

Le parallélisme : répétition de la même construction dans 2 phrases ou 2 propositions.

Ex : (…) cria-t-elle en lui jetant une pierre; (…) hurla-t-il en se précipitant vers lui.

 

L’ellipse : on supprime des mots qui peuvent se deviner.

Ex : « Je t’aimais inconstant, qu’aurais-je fait (X) fidèle ? » (Racine) (X = si tu avais été)

 

L’anacoluthe : c’est une rupture dans la construction de la phrase.

Ex : » Vous voulez que ce Dieu vous comble de bienfaits / Et ne l’aimer jamais ? » (Racine)

« Exilé sur le sol au milieu des huées,

Ses ailes de géant l’empêchent de marcher. » (Baudelaire)

 

L’asyndète : c’est l’absence systématique d’outils de liaison.

Ex : ‘Le jour tombait. La terre devenait grisâtre. J’attendais, l’œil fixé… » (Bosco)

 

L’interrogation oratoire (ou rhétorique) : c’est une question qui n’attend pas de réponse. Elle peut servir à exprimer un sentiment, à convaincre ou à bloquer son adversaire.

 

La périphrase : expression en plusieurs mots qui remplacent un terme.

Ex : la messagère du printemps pour parler de l’hirondelle

Les procédés d’écriture

Etudier les procédés d’écriture, c’est étudier comment l’auteur a construit son texte pour créer du sens, voir comment les idées sont exprimées, comment le message est formulé. (= analyse)

Cette analyse des procédés permet ensuite de mieux percevoir les effets produits (= interprétation) par le texte sur le destinataire (lecteur, spectateur…).

Pour étudier un texte, on peut donc observer :

 

Le vocabulaire choisi par l’auteur

 

– voc neutre ? pour paraître objectif

– voc mélioratif ? pour faire un éloge

– voc péjoratif, dépréciatif ? Pour critiquer, dénoncer

 

– Repérage de champs lexicaux

 

– dénotation et connotation d’un mot (= son sens et ce qu’il évoque)

Ex : « rouge » dénote une couleur, connote la violence, le sang, la passion, la honte…

 

– emploi de modalisateurs ? pour exprimer sa subjectivité (certitude ou incertitude)

Ex : Je crois… je crains que… peut-être… certainement…. sans doute…

 

La syntaxe (structure des phrases)

 

– types de phrases (déclarative, interrogative, injonctive, exclamative)

 

– formes de phrases (affirmatives / négatives ; actives / passives ; emphatiques)

 

– longueur des phrases (longues ou courtes, simples ou complexes, avec ou sans connecteurs logiques…)

 

– rythme de la phrase (binaire, ternaire ; effet de chiasme, parallélisme, gradation, accumulation…)

 

Des procédés différents selon le genre ou le type

 

Pour les récits :

– la focalisation (= point de vue) interne ? externe ? omniscient ?

– l’ordre du récit : chronologie, analepse ( = retour en arrière), prolepse (anticipation)

– le rythme du récit : accéléré grâce à l’ellipse ou le sommaire, ralenti par des scènes ou des passages descriptifs, arrêté par des commentaires ou une longue description.

 

Pour la poésie :

– versification > strophes, vers, rimes…

 

Pour le théâtre :

– didascalies, apartés, actes, scènes

– types de comique, quiproquo, coup de théâtre

– la double énonciation

 

Pour les textes argumentatifs :

– les figures de l’amplification

– le vocabulaire péjoratif ou mélioratif…

 

La structure du texte

 

– l’énonciation = qui parle à qui, où et quand

> repérer les indications spatio-temporelles

> distinction auteur, narrateur, personnage / dramaturge, personnage, comédien, spectateur

> comment sont désignés les personnages (reprises nominales et pronominales)

 

– les verbes : mode et temps choisis, avec quelle(s) valeur(s) ?

 

– le genre du texte : roman, théâtre, poésie, fable, essai, documentaire… (forme générale)

 

– le type de discours : narratif, descriptif, explicatif, argumentatif (selon l’intention de celui qui raconte ou écrit)

 

– la tonalité (ou registre) : comique, épique, tragique, pathétique, lyrique… selon l’effet qu’on veut produire sur le destinataire (faire rire, faire pleurer, faire peur …)

Comique : fait rire

Humoristique : fait sourire

Dramatique : émeut, fait peur, maintient le suspense

Pathétique : émeut, inspire la pitié, fait pleurer

Tragique : inspire la terreur et le désespoir sur le destin de l’homme qui semble décidé par les dieux.

Lyrique : fait partager les sentiments intimes.

 

On peut apporter des nuances à ces grandes tonalités :

Ironique : qui se moque en disant le contraire de ce qu’il pense

Satirique : qui se moque en caricaturant ce dont il parle

Émouvant, triste, animé, violent, effrayant…

 

Méthode pour étudier un texte (explication linéaire et commentaire)

Etape préparatoire :

– On repère qui est l’auteur, la date d’écriture, le genre, éventuellement le mouvement lié à l’époque. Cela donne des indices qui peuvent guider la lecture.

– On lit le texte en repérant son plan : comment est-il organisé ? Comment les idées progressent-elles ?

– On complète un tableau qui suit l’ordre du texte :

Citation

= relevés du texte, en respectant l’orthographe !

Analyse

= on nomme les procédés d’écriture employés

Interprétation

= on note les effets produits sur le lecteur

par ce procédé

 

Expression

Pour l’explication linéaire (oral)

On explique en suivant l’ordre du texte, c’est-à-dire l’ordre du tableau.

 

 

 

Pour le commentaire composé (écrit)

Une étape préparatoire supplémentaire : on organise ses idées. On construit un plan qui ne suit pas l’ordre du texte mais qui regroupe les éléments d’analyse par thématiques.

On rédige ensuite en suivant son plan.

 

Organisation de l’explication linéaire

– Une introduction :

On présente le texte en une phrase, son auteur, le contexte, l’œuvre dont il est extrait, le texte lui-même, sa place dans le parcours.

On annonce son projet de lecture (« Nous nous demanderons… » ou « Nous essaierons de montrer… »)

 

– Une explication qui suit l’ordre du texte :

On précise ce que contient le premier paragraphe, puis on l’explique, phrase par phrase, en analysant les procédés employés et les effets produits.

On fait la même chose avec les autres paragraphes.

 

– Une courte conclusion :

On souligne l’intérêt du texte ; on montre en quoi il est original.

 

Epreuves anticipées de Français : texte officiel

Baccalauréats général et technologique

Épreuves anticipées obligatoires et épreuve orale de contrôle de français – session 2021

NOR : MENE1910625N
note de service n° 2019-042 du 18-4-2019
MENJ – DGESCO A2-1

 

Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie ; au directeur du service interacadémique des examens et concours d’Île-de-France ; aux inspectrices et inspecteurs pédagogiques régionaux ; aux chefs d’établissement ; aux professeures et professeurs

Cette note de service est applicable à compter de la session 2021 du baccalauréat pour l’épreuve terminale anticipée obligatoire de français, telle que définie par les arrêtés du 16 juillet 2018 relatifs aux épreuves du baccalauréat général et du baccalauréat technologique à compter de la session de 2021, date à laquelle elle abroge et remplace les notes de service n° 2011-141 et n° 2011-153 du 3 octobre 2011, BOEN spécial n° 7 du 6 octobre 2011.

L’écrit et l’oral des épreuves anticipées de français portent sur le programme de la classe de première défini par l’arrêté du 17 janvier 2019 paru au BOEN spécial n°1 du 22 janvier 2019 et sur le programme d’œuvres, renouvelé par moitié tous les ans.

Épreuve écrite

Durée : 4 heures

Coefficients :

– baccalauréat général : 5

– baccalauréat technologique : 5

Objectifs

Cette épreuve permet de vérifier les compétences acquises en français tout au long de la scolarité. Elle évalue les compétences et connaissances suivantes :

– maîtrise de la langue et de l’expression ;

– aptitude à lire, à analyser et à interpréter des textes ;

– aptitude à mobiliser une culture littéraire fondée sur les travaux conduits en cours de français, sur une culture et des lectures personnelles, pour traiter d’une question littéraire portant sur l’un des objets d’étude du programme ;

– aptitude à construire une réflexion en prenant appui sur différents textes, et à prendre en compte d’autres points de vue que le sien.

Structure et notation

Le sujet offre le choix entre deux types de travaux d’écriture, liés aux objets d’étude du programme.

1) Pour le baccalauréat général : un commentaire ou une dissertation

Le commentaire porte sur un texte littéraire, en lien avec un des objets d’étude du programme de la classe de première. Le candidat compose un devoir qui présente de manière organisée ce qu’il a retenu de sa lecture et justifie par des analyses précises son interprétation et ses jugements personnels. Le texte proposé pour le commentaire n’est pas extrait d’une des œuvres au programme. Cette production écrite est notée sur 20.

La dissertation consiste à conduire une réflexion personnelle organisée sur une question littéraire portant sur l’une des œuvres et sur le parcours associé figurant dans le programme d’œuvres. Le candidat choisit l’un des trois sujets de dissertation, chacun étant en rapport avec l’une des œuvres du programme et son parcours associés. Pour développer son argumentation, le candidat s’appuie sur sa connaissance de l’œuvre et des textes étudiés dans le cadre de l’objet d’étude concerné, ainsi que sur ses lectures et sa culture personnelles. Cette production écrite est notée sur 20.

2) Pour le baccalauréat technologique : un commentaire ou une contraction de texte suivie d’un essai

Le commentaire porte sur un texte littéraire, en lien avec un des objets d’étude du programme de la classe de première, à l’exclusion de l’objet d’étude Littérature d’idées du XVIe au XVIIIe siècle. Le candidat compose un devoir qui présente de manière organisée ce qu’il a retenu de sa lecture et justifie par des analyses précises son interprétation et ses jugements personnels. Le sujet est formulé de manière à guider le candidat dans son travail. Le texte proposé pour le commentaire n’est pas extrait d’une des œuvres au programme. Cette production écrite est notée sur 20.

La contraction de texte suivie d’un essai permet d’apprécier l’aptitude à reformuler une argumentation de manière précise, en en respectant l’énonciation, la thèse, la composition et le mouvement. Elle prend appui sur un texte relevant d’une forme moderne et contemporaine de la littérature d’idées. D’une longueur de mille mots environ, ce texte fait l’objet d’un exercice de contraction au quart, avec une marge autorisée de plus ou moins 10 %. Le candidat indique à la fin de l’exercice le nombre de mots utilisés.

Le sujet de l’essai porte sur le thème ou la question que le texte partage avec l’œuvre et le parcours étudiés durant l’année dans le cadre de l’objet d’étude La littérature d’idées du XVIe au XVIIIe siècle. Pour développer son argumentation, le candidat s’appuie sur sa connaissance de l’œuvre et des textes étudiés pendant l’année ; il peut en outre faire appel à ses lectures et à sa culture personnelles.

Cette production écrite est notée sur 20 : la  contraction de texte sur 10 et l’essai sur 10.

Épreuve orale

Durée : 20 minutes

Préparation : 30 minutes

Coefficients :
– baccalauréat général : 5

– baccalauréat technologique : 5

Objectifs

L’épreuve orale permet d’apprécier la qualité de l’expression orale du candidat ainsi que sa capacité à développer un propos et à dialoguer avec l’examinateur. Il évalue ses connaissances et son aptitude à les mobiliser dans les deux temps successifs de l’épreuve, à la fois pour faire la preuve de ses compétences de lecture, d’analyse et d’interprétation des textes et des œuvres, et pour exprimer une sensibilité et une culture personnelles.

L’épreuve laisse une large place aux propositions de l’élève et évalue son aptitude à les présenter, à les justifier et à en expliquer la pertinence : elle vise ainsi à valoriser son investissement personnel dans sa formation et à mesurer sa capacité à mettre en relation la littérature avec les autres champs du savoir et les autres arts.

Structure

L’épreuve orale est composée de deux parties qui s’enchaînent et sont précédées d’un temps de préparation de 30 minutes. Le temps consacré à accueillir le candidat et à remplir la fiche d’évaluation, environ 10 minutes, n’empiète ni sur le temps de préparation, ni sur la durée de l’épreuve elle-même.

1) Descriptif

L’épreuve se fonde sur le descriptif des activités remis par l’enseignant, qui rend compte du travail qu’il a mené avec la classe durant l’année de première. Il prend la forme d’un récapitulatif des œuvres et des textes étudiés, en distinguant ceux qui ont fait l’objet d’une étude détaillée, sur lesquels les candidats peuvent être interrogés dans la première partie de l’épreuve. Sauf mention expliquant et justifiant l’anomalie, chaque objet d’étude doit comporter :

– pour le baccalauréat général au moins six textes susceptibles de donner lieu à une interrogation (3 extraits au minimum pour chaque œuvre, 3 extraits pour le parcours associé) ;

– pour le baccalauréat technologique au moins quatre textes susceptibles de donner lieu à une interrogation (2 extraits au minimum pour chaque œuvre, 2 extraits pour le parcours associé).

Ce descriptif comporte également une partie individuelle indiquant l’œuvre choisie par le candidat parmi celles proposées par l’enseignant au titre des lectures cursives obligatoires ou parmi celles qui ont été étudiées en classe : cette œuvre fait l’objet de la seconde partie de l’épreuve.

Le descriptif est signé par l’enseignant et porte le cachet de l’établissement. Il est communiqué à l’examinateur en amont des épreuves. Le candidat en présente une copie à l’examinateur au début de l’épreuve. Il dispose des mêmes documents pour l’épreuve et pour sa préparation.

2) Première partie de l’épreuve orale : exposé sur un des textes du descriptif

Durée : 12 minutes

Cette partie se déroule de la manière suivante :

Après avoir accueilli le candidat, l’examinateur lui indique :

– le texte et le passage du texte retenu, avec une éventuelle sélection du passage à expliquer si le texte excède le format d’une vingtaine de lignes de prose continue ;

– la question de grammaire posée, qui ne peut concerner qu’un passage de l’extrait faisant l’objet de l’explication de texte.

Ces éléments sont indiqués par écrit au candidat, au moyen d’une fiche qui lui est remise et qu’il signe avant de commencer sa préparation. Le modèle de fiche est porté en annexe de la présente note de service.

À l’issue de son temps de préparation :

  1. Le candidat propose d’abord une lecture à voix haute juste, pertinente et expressive du texte choisi par l’examinateur, après l’avoir situé brièvement dans l’œuvre ou le parcours associé. Cette partie est notée sur 2 points ;
  2. Le candidat propose une explication linéaire d’un passage d’une vingtaine de lignes, sélectionné par l’examinateur dans le texte, quand celui-ci excède cette longueur. Cette partie est notée sur 8 points.
  3. Le candidat répond à la question de grammaire posée par l’examinateur au moment du tirage. Cette partie est notée sur 2 points. La question porte uniquement sur le texte : elle vise l’analyse syntaxique d’une courte phrase ou d’une partie de phrase.

3) Seconde partie de l’épreuve : présentation de l’œuvre choisie par le candidat parmi celles qui ont été étudiées en classe ou proposées par l’enseignant au titre des lectures cursives obligatoires, et entretien avec l’examinateur.

Durée : 8 minutes

Cette partie de l’épreuve, notée sur 8 points, évalue l’expression orale, en réclamant du candidat une implication personnelle dans sa  manière de rendre compte et de faire partager une réflexion sur ses expériences de lecture. Elle se déroule en deux temps successifs, le premier n’étant qu’un point de départ pour les interactions qui le suivent et qui constituent l’essentiel de l’épreuve :

– le candidat présente brièvement l’œuvre qu’il a retenue et expose les raisons de son choix ;

– le candidat réagit aux relances de l’examinateur qui, prenant appui sur la présentation du candidat et sur les éléments qu’il a exposés, évalue les capacités à dialoguer, à nuancer et à étoffer sa réflexion, à défendre son point de vue sur la base de la connaissance de l’œuvre.

L’examinateur ne revient pas sur la première partie de l’épreuve. Evitant les questions fermées et trop ponctuelles, il conduit l’entretien de manière ouverte, en dialoguant avec le candidat de manière à lui permettre d’expliquer, de justifier et ainsi de défendre son choix.

Notation

Après la prestation du candidat, l’examinateur porte sur la fiche d’évaluation pour chaque partie de l’épreuve ses appréciations ainsi que le nombre de points attribué à la première partie et à la seconde partie. Il signe la fiche complétée. Seule la note globale sur 20 est reportée sur le bordereau de notation.

La première partie de l’épreuve orale est notée sur 12 points, la seconde sur 8 points.

Les connaissances et compétences suivantes font l’objet de cette évaluation :

  Attendus de la prestation orale Eléments évalués
Lecture Lecture correcte et expressive d’un texte déjà connu

 

Capacité à faire entendre sa voix et à faire preuve dans sa lecture d’une intention de sens

Capacité à adresser sa lecture

Explication Bonne compréhension littérale du texte

Analyse pertinente au service d’une interprétation

Mobilisation des savoirs linguistiques et littéraires nécessaires à l’analyse du texte

Références précises au texte étudié

Qualité de l’expression et niveau de langue orale

Qualités de communication, de précision et de clarté dans le propos

Question de grammaire Mobilisation des savoirs linguistiques pertinents pour l’analyse faisant l’objet de la question Capacité à mobiliser un lexique grammatical pertinent

Capacité à construire une analyse syntaxique, à réfléchir sur des faits linguistiques

Entretien Présentation synthétique de l’œuvre retenue

Expression pertinente, justifiée et convaincante d’un choix personnel

Entrée véritable dans l’échange, tirant profit des éléments de relance pour approfondir sa propre réflexion

Mobilisation pertinente des connaissances culturelles et artistiques en lien avec le propos

Capacité à défendre une lecture personnelle

Capacité à expliquer et à justifier ses choix

Aptitude au dialogue

Qualité de l’expression et niveau de langue orale

Qualités d’analyse et d’argumentation, de communication et de persuasion

Capacité à établir des liens entre la lecture littéraire et les autres champs du savoir, l’expérience du monde et la formation de soi

Épreuve orale de contrôle

Durée : 20 minutes
Temps de préparation : 30 minutes
Coefficients :

– baccalauréat général : 5

– baccalauréat technologique : 5

Les candidats de terminale scolarisés en classe de première à partir de 2019-2020 et qui ont fait le choix de présenter l’oral de contrôle de français au second groupe d’épreuves à partir de la session 2021 du baccalauréat présentent à cette épreuve le «  descriptif des activités » de la classe de première, signé par le professeur et le chef d’établissement.

Ils sont interrogés selon les modalités définies ci-dessus pour l’épreuve orale obligatoire.

Tous les candidats scolaires des établissements publics et privés sous contrat doivent présenter le « descriptif des activités » de leur classe de première. Dans le cas contraire, l’examinateur le mentionne au procès-verbal et procède tout de même à l’interrogation à partir d’un texte de son choix et après discussion avec le candidat sur le travail accompli et les lectures faites durant l’année de première.

Candidats individuels ou issus des établissements privés hors contrat

Les candidats individuels ou les candidats issus des établissements scolaires privés hors contrat présentent l’épreuve orale obligatoire et, le cas échéant, l’épreuve orale de contrôle dans les mêmes conditions que les candidats scolaires. Le « descriptif des activités » est alors constitué par le candidat lui-même, en conformité avec les programmes.

 

Pour le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, et par délégation,
Le directeur général de l’enseignement scolaire,
Jean-Marc Huart

 

Annexe – Épreuve orale de français : fiche d’évaluation

 

Fiche à joindre obligatoirement au bordereau de notation de l’épreuve orale de français.

 

Informations concernant le candidat

 

Nom :

Prénom :

Date de naissance :

Établissement :

Classe :

Matricule :

N° de jury :

Jour et heure :

(si nécessaire)

 

 

Texte d’étude :

Question de grammaire :

Œuvre choisie par le candidat :

Date et signature du candidat :

 

À remplir par l’examinateur

 

Appréciations relatives à la première partie de l’épreuve :

 

 

Points attribués /12

Appréciations relatives à la seconde partie de l’épreuve :

 

 

Points attribués /8

Note globale /20

Nom de l’examinateur

Signature