Immunité : continuité pédagogique

18 03 2020

Bonjour à tous-tes,

Vous trouverez ici  quelques média et les essentiels du cours.

Ce sera mieux su Moodle . Dès que vous pourrez y avoir un accès plus facile. Continuez d’essayer et tenez moi au courant !

AT 16 RIMH RIMC 2020

AT 17 RIMH Ac 2020 corrigé

 

THEME 3.3 L’IMMUNITE

LES CONNAISSANCES ESSENTIELLES

La défense de l’organisme contre les éléments étrangers ou non-soi est assurée par le système immunitaire

On distingue :

  • la défense immunitaire innée qui protège l’organisme contre la plupart des éléments étrangers

  • la défense immunitaire adaptative qui entre en jeu généralement lorsque l’immunité innée est dépassée

On définit le soi : toute structure moléculaire qui appartient en propre à l’organisme ,étant l’expression de son génome

et le non-soi : toute structure moléculaire étrangère à l’organisme donc différente du soi

Marqueurs du soi :

les cellules d’un organisme portent des marqueurs du soi qui jouent un rôle dans le maintien de l’intégrité de l’organisme. Ce sont des protéines ou glycoprotéines présentes à la surface membranaire des cellules.

  • marqueurs du CMH (Complexe Majeur d’Histocompatibilité ; appelé HLA chez l’homme pour Human Leucocytes Antigens).

    • toutes les cellules nuclées portent les molécules du CMH de classe I ( C‘est Moi )

    • Les LT vérifient en permanence l’appartenance au soi des cellules rencontrées ( c’est Toi )

    • une cellule porteuse de virus ou une cellule cancéreuse exprime en surface des molécules virales ou « cancéreuses » en association avec le CMH I ; les LT8 sont alors informés d’un problème et élimine la cellule ( LT8 : HuIT comme HIT me ! )

    • les intrus (bactéries par exemple) seront reconnus par les phagocytes dont les CPA grâce à des récepteurs  »généralistes  ».La CPA apprête l’Ag et le présente aux LT4 en association avec des molécules du CMH de classe II.

    • Le Complexe Majeur d’Histocompatibilité est appelé ainsi à cause de son rôle dans les rejets de greffe.

  • autres marqueurs  : systèmes de groupes sanguins ( ABO, Rhésus, Kell etc..) présents sur les globules rouges, cellules anuclées.

 

L’IMMUNITE INNEE

Les acteurs et leurs modes d’action :

  • les barrières naturelles :
    • barrières physiques : peau et muqueuses (tissus épithéliaux = cellulesjointives)
    • barrières biochimiques : mucus, enzymes ( ex. lysozyme) , pH
    • barrières biologiques : les bactéries commensales (bactéries vivant au dépens de leur hôte sans préjudice pour l’hôte) jouent un rôle protecteur contre l’installation de bactéries pathogènes ( bactéries agents de maladies).
  • la réaction inflammatoire intervient lorsque les barrières naturelles sont franchies
    • recrutement des phagocytes au point d’infection par des molécules sécrétées par les cellules immunitaires présentes sur place ( cellules sentinelles = mastocytes, macrophages, cellules dendritiques) mais aussi les cellules du tissu agressé , des composants du Complément activé et directement par des molécules bactériennes : chimiotactisme.
    • Ces molécules médiatrices de l’inflammation ( histamine, cytokines, prostaglandines…) ont plusieurs actions :
      • chimiotactisme des GN et Monocytes ) ; les monocytes se différencient en macrophages dans le tissu),
      • vasodilatation
      • augmentation de la perméabilité des vaisseaux capillaires. L’ensemble est responsable des signes cliniques de l’inflammation : œdème (gonflement), rougeur et chaleur ( afflux sanguin) et douleur ( compression des récepteurs et la douleur et stimulation par les prostaglandines faisant partie des médiateurs de l’inflammation). L’augmentation de la perméabilité des capillaires permet aux phagocytes sanguins de quitter les capillaires par diapédèse pour exercer la phagocytose sur les agents étrangers dans le foyer infectieux.
    • Phagocytose de l’élément étranger par les phagocytes : macrophages ; cellules dendritiques, granulocytes neutrophiles. Parmi ces phagocytes, cellules dendritiques et macrophages sont des cellules présentant l’antigène (CPA) , à l’origine du déclenchement de la réaction immunitaire adaptative.

Source : Les bases de l’immunologie fondamentale et clinique Abul K ; Abbas collection Campus référence Ed Elsevier

L’I MMUNITE ADAPTATIVE

Les CPA sont à l’origine d’une réponse immunitaire spécifique à l’antigène, dite réponse immunitaire adaptative. Les CPA font ainsi le lien entre immunité innée, non spécifique et sans mémoire et immunité adaptative , spécifique et avec mémoire.

Elles activent les lymphocytes spécifique de l’Ag qu’elles leur présentent.

Un lymphocyte est une cellule immunocompétente qui reconnaît un déterminant antigénique (ou épitope) grâce à un récepteur membranaire spécifique et qui est activée par cette reconnaissance. On a également en surface d’autre marqueurs ( CMH, CD )

Les lymphocytes sont des cellules sanguines circulant entre sang et organes lymphoïdes secondaires ( ganglions, rate, intestin, bronches…).

Définitions :

  • Ag : toute substance naturelle ou synthétique qui, introduite dans l’organisme,

    • est reconnu par le système immunitaire ( par des récepteurs lymphocytaires ou par des anticorps circulants) : spécificité de l’Ag

    • stimule une réponse immunitaire dont les produits ( lymphocytes ou anticorps) ont la propriété de se lier à l’Ag de façon spécifique : immunogénicité de l’Ag

  • Récepteurs à l’Ag : un lymphocyte montre un récepteur (en milliers d’exemplaires)

    • Récepteur T ou TCR à la surface des LT. Le TCR est associé à des molécules du CMH.

    • Récepteur B ou immunoglobuline réceptrice de surface à la surface des LB.

  • Anticorps : glycoprotéines sécrétées par les LB activés par l’Ag spécifique, et qui, après prolifération clonale, sont différenciés en plasmocytes sécréteurs. Les AC appelés aussi immunoglobulines (Ig) sécrétées sont spécifiques de l’Ag qui a stimulé le LB.

    Il y a 5 classes d’Ig différentes par la partie constante des chaînes lourdes : G,A,M,D,E ( par ordre de concentration plasmatique décroissante). Chaque classe a des propriétés biologiques particulières ( valence, durée de vie, pouvoir agglutinant, passage de la barrière placentaire, opsonisation , activation du complément, etc..).

    Mais toute Ig montre une structure proche de celle d’une IgG comme ci-dessous , constitué de 4 chaînes protéiques (deux lourdes H identiques et deux légères L identiques). Structure de type H2L2 . Une Ig a une valence de 2 : 2 sites Ac identiques.

Structure d’une IgG

Développement d’une réponse immunitaire adaptative

réponses immunitaires global schéma réponses immunitaires global schéma

Dynamique de la réponse humorale :

Applications en prévention et thérapie humaine

D’autres utilisations sont possibles :

  • Ac inhibant l’entrée d’un virus

  • immunotoxines ( élimination de cellules porteuses de certains marqueurs dans le traitement de cancers

  • etc…

LES REACTIONS ANTIGENE-ANTICORPS AU LABORATOIRE

LES METHODES IMMUNOLOGIQUES

La spécificité de la liaison Ag-Ac fait que les systèmes Ag-Ac sont très utilisés au laboratoire.

Si on dispose d’un élément du système ( par exemple l’Ag ) on peut mettre l’autre élément du système en évidence (par exemple l’Ac) . Les complexes immuns sont directement visibles ou sont révélés par différentes méthodes de marquage moléculaire.

Mise en évidence ou dosage d’Ac :

  • sérodiagnostic : un patient quia été mis au contact d’un agent pathogène produit par RIMH ds Ac spécifiques de cet Ag. Le sérodiagnostic consiste à mettre en évidence ces Ac spécifiques en les mettant au contact d’un réactif constitué de l’Ag.

  • Immunohistologie : Des Ac marqués par une substance fluorescente permettent de localiser les structure portant l’Ag spécifique dans un tissu ou une cellule.

  • suivi dynamique d’une réponse humorale spécifique ( réponse primaire ou secondaire ?)

Mise en évidence ou dosage d’Ag :

  • Cytométrie en flux : exemple de la numération des LT4 en suivi d’infection au VIH. Les leucocytes sont mis au contact d’AC antiCD4 marqué d’un fluorochrome. Les leucocytes sont ensuite envoyés dans un capillaire où ils circulent en file indienne . Un capteur de fluorescence permet le comptage des LTCD4+. Ce procédé peut encore être poussé jusqu’au tri des cellules

  • Dosage de substance présentes à l’état de traces : messagers chimiques sont les hormones, facteurs de coagulation, protéines du complément etc….

Les grands groupes de méthode :

  • formations de complexes immuns visibles à l’œil nu : réactions de précipitation ( Ag solubles) et d’agglutination (Ag particulaire).

Ac + Ag ( ex : suspension de bactéries)  donne dans le cas d’un Ag bactérien au réseau formant un agglutinat visible à l’œil nu. Une représentation shématique au niveai cellulaire et moléculaire peut être proposé : Dans ce schéma les Ig sont des IgM

  • techniques utilisant un marquage moléculaire : mise en évidence de complexes immuns sans formation de réseau. On utilise un marquage, par exemple un  »Ac conjugué’ avec pour :

    • marqueur = une enzyme : techniques immunoenzymatiques, par exemple : ELISA

    • marqueur= un fluorochrome : techniques d’immunofluorescence

    • marqueur = un isotope radioactif : techniques radioimmunologiques

toutes les techniques avec marquage combinent la spécificité de la liaison Ag-Ac avec la sensibilité de détection du marqueur. Ce sont parmi les techniques de mise en évidence ou de dosage les plus sensibles.

Exemple des possibilités en marquage enzymatique 

 

 

Vision générale du phénomène immunitaire ( enlever le son pour les 30 premières secondes, pour préserver vos oreilles !) :

accès vidéo présentation phénomène immunitaire

 

 




résultats TP enzymes de restrictions

13 05 2013

Bonsoir !

non le blog n’est pas mort … il bouge encore !

Désolé de ne pas avoir eu le temps de vous donner plus de communications cette année scolaire !

Voici les photographies des électrophorèses obtenues.

résultats Simon. Bravo ! A droite le marqueur commercialisé GeneRuler 1Kb.

 

 

résultats du gel avec petits puits

Résultats du gel grands puits




Hématologie : données

14 11 2011

formule leucocytaire :

reconnaissance morphologique des leucocytes sur frottis MGG :RECONNAISSANCE LEUCO

normes hémato

 




fiche pour biologie humaine TP

3 04 2011

Bonjour,

Je vais vous faire part de mes fiches de biologie humaine qui seront très intéressante je l’espère.

Il devrait y avoir une fiche incomplète car il faudra dessiner avec vos propres schémas mais je pense que ça ne sera pas un problème pour vous, si vous avez bien suivit le cours donné.

Intro aux techniques immunologiques :

Les  r° Ag-Ac au labo :

Anti-gène (Ag) : toute substance naturelle ou synthétique qui stimule une réaction immunitaire et qui réagit spécifiquement avec les produits de la réaction qu’il a induit.

Anti-corps (Ac) : immunoglobuline (Ig) produits par les plasmocytes (lymphocytes B activées pas Ag) capable de se lier de façon spé. avec Ag qui est à l’origine de leurs formation.

Réaction immunitaire spécifique : réponse système immu. suite à la reconnaissance d’un Ag. Elle comporte généralement 2 aspects ? par les effecteurs produits :

-réponse à médiation cellulaire (effecteur : lymphocytes cytotoxique)

-réponse à médiation hormonale (effecteur : Ac)

– Notion fondamentale sur les Ac : (stc schématiq d’une IgG)

Les classes Ac classés par ordre décroissant : d’importance dans le plasma

IgG ; IgA ; IgM ; IgD ; IgE ( ¬Ac allergie)

IgG et IgM (les 2 principales classes)

? interessantes au labo : IgM ont un pouv. agglutination supérieur aux IgG

IgM activent le complément + fort que IgG

IgM prédominent dans rep. primaire

IgG prédominent dans rep. secondaire

un Ac pas reconnu dans son intégralité par les Ac mais seulement au niv. de petites parties de sa surface déterminant Agnique (ou épitope)

– Notion liaison Ag-Ac :

liaison entre paratopes et épitopes par mise en jeu liaisons faibles (hydrogène, ionique, hydrophobe…)

conséquence : c’est la multiplication des liaisons faibles qui fait qu’une liaison Ag-Ac a une forte conséquence d’affinité.

la réaction Ag-Ac                       Ag-Ac est réversible

tous les fact affectant les liaisons faibles auront des conséquences sur la réaction Ag-Ac

ex : pH, [ions], T°C

– Mise en évidence des complexes immuns

(p31) la liaison épitope-paratope est un phénomène rapide et invisible

2grandes méthodes :

–          les complexes Ag-Ac mise en évidence par système révélateur

perte activité bio Ag (neutralisation)

activation du complément (RFC)

utilisation de marqueur moléculaires (RIA – radio-isotope ; IEA – enzyme ; IF – fluorescence)

–          complexes immuns forment des agrégats visibles

réaction précipitation (Ag soluble)

réaction agglutination (Ag … … … … … … : … …)

Posséder à la fois un composant du système Ac-Ag et une technique de mise en évidence des complexes immuns

permet de dépister (doser) l’autre composant du système.

– Deux grands types d’application :

mises en évidence par dosage d’Ac plasmatique

  • immuno-hématologie : épreuve sérique du groupage ABO
  • sérologie : mise en évidence par dosage d’Ac spé. d’un agent infectieux

mise en évidence par dosage Ag

  • immuno-hémato : (groupage ABO) globulaire
  • bactério : sérotypage
  • biologie clinique : mise en évidence de substance sérique                                                   profil immuno-électophorétique.
  • recherche : comparaison des propriétés antigénique de ? substance

(Je posterais les fiches au fur et à mesure du temps que je viendrais sur le site.)

Lea JUILLARD, T STL-BGB.




TP réticulocytes

26 11 2010

Qu’est-ce qu’un réticulocyte ?

Les globules rouges (érytrocytes-hématies) sont fabriqués par la moelle rouge osseuse à partir de cellules souches. Le processus de production des globules rouges met en jeu des mitoses successives et un processus de différentiation cellulaire. Au cours de ce processus appelé érythropoïèse, les cellules d’abord très basophiles ( à la coloration MGG) et grosses, deviennent plus petites et acidophiles ( 4 mitoses successives avec différentiation ). La dernière cellule produite par la dernière mitose est l’érythroblaste acidophile qui va perdre son noyau devenu inactif pour devenir un réticulocyte.

Le rétilucolcyte est libéré dans le sang circulant. C’est un érythrocyte immature qui réalise encore un peu de synthèse protéique. Son cytoplasme contient encore des polysomes, qui disparaissent en un à deux jours, donnant un globule rouge mature ( aucun organite cytoplasmique, pas de synthèse protéique.. ).

Plus l’érythropoïèse est active, plus il y a de réticulocytes libérés par la moelle osseuse rouge.

La numération des réticulocytes sanguins permet donc l’exploration de l’activité érythropoïétique.

La numération des réticulocytes est utile en cas d’anémie (manque d’hémoglobine totale circulante). Un résultat élevé indique une activité érythropoïétique compensatrice (anémie régénérative). Un résultat faible montre une anémie due à un manque d’activité érythropoïétique (anémie arégénérative).

Principe de la numération manuelle des réticulocytes:

les réticulocytes se distinguent des hématies par leur polysomes résiduels. Ces derniers ne sont pas discernables par la coloration May-Grünwald-Giemsa  le cytoplasme apparait juste un peu sali de bleu-vert au lieu d’être beige-rosé).

La technique repose sur une coloration spécifique des polysome par un bleu basique: le bleu de crésyl brillant.

Méthode:

  • transférer dans un tube à hémolyse : 3gouttes de sang bien homogénéisé + 3 gouttes de bleu de crésyl brilllant.
  • incubation: 30 minutes à température du laboratoire (ou 15 minutes à 37°C)
  • réaliser un frottis de sang bien homogénéisé, fin et régulier ( densité optimale: 150 à 300 globules rouges par champ d’observation à l’objectif X100 à immersion), séché immédiatement
  • observation: faire la mise au point à l’objectif X10 puis passer au X100 à immersion
  • vérifier que la densité globulaire est régulière et adaptée ( 150 à 300 GR  par champ)
  • compter dans un premier champ d’observation : tous les globules rouges d’une part (N1 , réticulocytes compris) et les réticulocytes d’autre part (n1).
  • passer à un champ limitrophe; ne compter que les réticulocytes (n2) et considérer que le nombre total de globules rouges n’a pas changé ( toujours N1)
  • passer à un champ limitrophe……etc .
  • pour s’assurer de ne pas faire de trop grosse erreur sur le nombre total des GR, recompter ce nombre total de GR tous les 5 à 10 champs ( selon l’homogénéité du frottis)
  • continuer jusqu’à totaliser  100 réticulocytes

Expression du résultat:

– en pourcentage : 100 réticulocytes x 100/? (N globules rouges  par champ x nombre de champs)

– en valeur absolue : Nb réticulocytes par litre de sang= pourcentage de réticulocytes x numération des globules rouges

Le résultat est exprimé en giga/L   (109.L-1 )

Norme physiologique : 20 à 80 giga/L

Observation : photos prises au lycée ( microscope Olympus BHTU, camédia Olympus)

champ général X1000 montrant 3 réticulocytes
combien de réticulocytes observés dans ce champ ?

il y en a trois. Si vous en voyez moins…cherchez mieux en vous aidant des autres photos plus loin.Il y en a un peu marqué. Si vous en voyez plus…vous confondez coloration de polysomes et traces diverses…

autres photos sur le web: http://www.leucemie-espoir.org/IMG/jpg/Doc003.jpg plus nette mais avec des couleurs moins respectueuses de la réalité.

En plus agrandi: on doit voir des fils ou grains bleu-vert pour identifier un réticulocyte

réticulo photo Ph Lacroix  3décembre et ne pas confondre avec des dépôts de colorants ou des leucocytes….comme ci-dessous

leuco coloré au bleu de crésyl brillantles leucocytes sont colorés par le bleu de crésyl brillant…

au passage remarquez le mauvais séchage de ce frottis ( hématies rétractées  »en oursins »).

Objectif Bac: savoir réaliser la coloration, savoir réaliser un frottis fin et homogène , savoir identifier les réticulocytes.

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