Voici quelques petits rappels des notions propres à la matière « français » que vous devez connaître parfaitement pour comprendre les consignes et y répondre. Ces rappels, si vous y prêtez bien attention, vous seront très utiles pour être au clair sur le minimum vital. Cette feuille vous renvoie à vos cours et aux petits bilans pour de plus amples détails, ainsi qu’à votre manuel.

I/ METHODOLOGIE

  • Convocation et pièce d’identité : Ayez-les sur vous le jour de l’épreuve ! (Elles seront systématiquement vérifiées).
  • Temps : Courez avec la montre ! Faites bien attention au temps qui vous est imparti pour chaque épreuve et faites en sorte de toujours vous ménager un temps de relecture.
  • Ordre et durée des épreuves : Lecture, réécriture, dictée (1h30), pause (15 minutes), écriture (1h30).
  • 1/3 temps : Lecture, réécriture, dictée (2 heures), pause (15 minutes), écriture (2 heures).
  • Consignes : Relisez plusieurs fois toutes les consignes, elles sont là pour vous guider et vous indiquer les tâches à réaliser.
  • Questions de lecture : N’y répondez pas avant d’en avoir lu l’ensemble une première fois, et lu et relu le texte. Elles ne sont pas conçues pour vous piéger, mais au contraire pour vous aider à construire le sens du texte. De plus, elles s’enchaînent. Aussi, avant de répondre à une question, regardez bien ce que vous avez répondu précédemment. Les mots y sont soigneusement choisis, en particulier les verbes : « relever », « citer », « justifier », « expliquer »… Enfin, ne répondez pas deux fois la même chose : deux questions différentes attendent deux réponses différentes !
  • Grammaire : Ce sont les normes, les règles d’écriture adoptées et fixées afin que la langue soit à peu près stable et recevable pour tous (sinon on ne se comprendrait plus !).
  • Orthographe : C’est l’art de bien écrire selon la norme adoptée par un ensemble de locuteurs en un temps et un lieu donnés. Pour les règles de base, reportez-vous au Bled ou à l’ORTH (à votre disposition au collège).
  • Conjugaisons : C’est l’art de donner des terminaisons aux verbes, en fonction du nombre, de la personne, du temps et du mode.
  • Réécriture : On vous demande en général de modifier soit les sujets, soit les temps, soit le genre, soit le nombre. Ne changez que ce qu’on vous demande !
  • Recopiage : Vous gagnerez déjà quelques points, et c’est loin d’être négligeable, à recopier sans faute. En effet, dans ce genre d’exercice tout n’est pas à changer !
  • Ecriture : Le texte qui vous sera demandé répondra à un genre précis et mêlera toujours différentes formes de discours (comme en lecture). Le nombre de lignes exigé n’est pas toujours précisé, mais écrivez au moins trente lignes, c’est ce qu’on vous demande depuis la sixième ! Soyez généreux : les textes trop courts ne développent pas bien les sujets !
  • Brouillon : Vous avez au moins le temps de faire le plan de votre texte. Prenez soin de rédiger entièrement le début (introduction) et la fin (conclusion) !
  • Majuscules / minuscules / ponctuation : C’est le minimum du minimum vital ! Vous mettrez très en colère le correcteur qui constatera ces oublis très fâcheux, ne serait-ce que pour la clarté et la lisibilité.
  • Paragraphes : Quoi que vous écriviez, il faut absolument que vous aériez votre texte et que vous en mettiez en valeur la progression par des paragraphes (alinéas et sauts de ligne).
  • Lisibilité et propreté : C’est la moindre des politesse pour le correcteur qui a de nombreuses copies à lire et qui, de toute façon, n’est pas là pour déchiffrer des hiéroglyphes ! Votre texte doit être un message clair.
  • Relecture : Relisez-vous en fonction de vos difficultés habituelles. Indispensable.

II/ LECTURE

  • Paratexte (titres, auteurs, dates, chapeaux…) : ils sont de précieux indices de lecture, lisez-les avant de lire le texte lui-même. Mais, attention, quand on justifie une réponse, on cite en général le texte, non pas les paratextes.
  • Contexte : c’est l’ensemble des conditions d’écriture (époque, lieu, auteur, genre…) dont il faut évidemment tenir compte pour une bonne compréhension du texte.
  • Typographie : il se peut qu’on vous demande de commenter les caractères gras, italiques, soulignés, les guillemets ou les parenthèses… A vous de voir selon le contexte.
  • Emetteur ou énonciateur : celui qui produit un message, un énoncé. Selon le genre auquel on a affaire, on parle de locuteur (et d’interlocuteur quand deux personnes échangent), d’auteur, de compositeur, d’écrivain, de poète, de dramaturge…
  • Récepteur : celui qui reçoit un message, un énoncé.
  • Enoncé : c’est le produit de l’énonciation, quel que soit le message envoyé (énoncé écrit, oral ou images), ce que nous recevons en tant que récepteurs.
  • Enonciation : c’est l’acte même par lequel se produit un message, quel qu’il soit (énoncé écrit, oral ou images). Acte de création d’un énoncé.
  • Situation d’énonciation : c’est la situation (émetteur, récepteur, lieu, date, circonstances) dans laquelle se produit un énoncé.
  • Enoncé ancré dans la situation d’énonciation : c’est quand l’acte de production de l’énoncé (énonciation) est très présent, marqué dans le texte et qu’il faut donc l’avoir élucidé pour comprendre le sens. « Je trouve que ce tableau est très beau ! »
  • Enoncé coupé de la situation d’énonciation : c’est quand l’acte de production de l’énoncé (énonciation) n’apparaît pas dans le texte. A la limite peu importe l’émetteur, le récepteur, le lieu, la date et les circonstances de production de l’énoncé, on n’en pas besoin pour comprendre le sens. « Victor Hugo naquit en 1802. »
  • Genres : c’est un classement littéraire des textes.

Récit ( nouvelle, roman, conte, légende, biographie, autobiographie, journal intime…)

Poésie ( poème extrait d’un recueil, chanson lyrique ou engagée…)

Théâtre ( tragédie, comédie, tragi-comédie, humour, absurde…)

Documentaire ( article de presse, article de dictionnaire, documentaire…)

Epistolaire (correspondance par lettres ou mails ou …)

Essai (critique, plaidoyer (pour), réquisitoire (contre)…)

  • Visée : C’est ce que vise globalement l’émetteur d’un message : la visée (ou but) peut être narrative, descriptive, informative, explicative ou argumentative.
  • Formes de discours : narratif, descriptif, informatif, explicatif, injonctif, argumentatif, qui correspondent à une intention de l’émetteur et à une forme particulière : raconter, décrire, informer, expliquer, donner des ordres (ou conseils), convaincre. Ces formes de discours sont presque toujours mêlées, les séquences se succédant dans un même texte. Pour expliquer par exemple le fonctionnement d’un four électrique, on va devoir à la fois décrire, expliquer et peut-être raconter (et donc utiliser 3 formes de discours).
  • Paroles rapportées (ou discours rapporté ou style) :

3 façons de rapporter des discours : direct (dialogue, monologue), indirect ou indirect libre.

  • Registres (ou tonalités du texte) : lyrique, humoristique, tragique, comique…
  • 3 niveaux de langue : soutenu, courant, familier.
  • Figures de style : les procédés qui augmentent le sens (p.111 et 137 du manuel).

Figures d’analogie (ressemblance) : comparaison, métaphore, personnification…

Figures de construction : parallélisme, chiasme, antithèse, énumération…

Figures d’insistance : répétition, anaphore, amplification…

Figures de l’ironie : euphémisme, litote, antiphrase…

Notions propres au discours narratif
  • Auteur : personne ayant produit un texte.
  • Narrateur : celui (personne fictive) qui raconte.
  • Personnage : acteur des événements racontés.
  • Autobiographie : la propriété narrative de l’autobiographie est de réaliser l’équation : auteur = narrateur = personnage.
  • Histoire (ou fiction) : un début, une série d’actions et une fin (que l’on met en valeur avec le fameux « schéma narratif »).
  • Narration : façon de raconter.
  • Récit : ensemble de l’histoire (ou fiction) et de la narration.
  • Ordre du récit : un récit peut respecter l’ordre chronologique des événements ou s’en jouer au contraire pour différentes raisons en procédant à des retours en arrière (flash-back) ou à des projections dans le futur (anticipation).
  • Rythme du récit : un récit peut raconter en temps réel (scène), accélérer (résumé, sommaire ou ellipse), ralentir ou faire des pauses (description, portrait).
  • Point de vue narratif : un récit peut être fait du point de vue d’un personnage (focalisation interne), du point de vue d’un narrateur simple observateur (focalisation externe) ou qui sait tout, omniscient (focalisation zéro).
  • Indicateurs ou indices de lieux (spatiaux) : tous les éléments du texte qui permettent de situer l’action dans l’espace.
  • Indicateurs ou indices de temps (temporels) : tous les éléments du texte qui permettent de situer l’action dans le temps.

Notions propres au discours descriptif

  • Désignation : c’est la façon dont les éléments de la description sont nommés.
  • Caractérisation : c’est la façon dont les éléments de la description sont décrits, détaillés par des adjectifs, des compléments du nom, des relatives, des appositions.
  • Description objective : qui correspond au plus près possible à la réalité.
  • Description subjective : qui dévoile le jugement, l’appréciation de l’énonciateur, de façon valorisante ou dévalorisante.

Notions propres au discours argumentatif

  • Thème : c’est le sujet, ce dont on parle. « Le brevet »
  • Thèse : c’est l’expression d’une opinion sur le sujet. « C’est dur le brevet ! »
  • Thèse adverse : c’est l’expression d’une opinion contraire. « C’est facile le brevet ! »
  • Arguments : ce sont les preuves apportées pour soutenir la thèse. « Le brevet est dur, car il faut tout réviser et à cette époque de l’année on est fatigué. »
  • Exemple : ce sont les éléments concrets apportés pour illustrer les arguments. « Il faut réviser, par exemple, toutes les catégories grammaticales que l’on n’a jamais sues ! »
  • Contre-argument : argument de la thèse adverse. « Les profs radotent tellement qu’on n’a pas besoin de réviser pour savoir ! »
  • Contre-exemple : exemple qui soutient un contre-argument. « Ainsi non seulement elles radotent, mais encore elles donnent des bilans et on lit en classe le vade-mecum ! Et on fait même du latin ! »
  • Concession : on cède à l’autre, partisan d’une thèse adverse, sur un point, généralement pour mieux défendre sa propre opinion. « D’accord, il faut réviser, mais ce n’est pas si désagréable quand on s’y prend d’avance. »
  • Valorisation : c’est le fait d’augmenter la valeur d’une idée ou d’une chose par le lexique ou des figures de style.
  • Dévalorisation : c’est le fait, au contraire, de rabaisser une idée ou une chose.
  • Modalisation : nuances apportées dans l’expression d’une idée, marques de la subjectivité de l’énonciateur à l’égard de son énoncé.
  • Liens logiques : ce sont les liens dans un raisonnement qui unissent des idées et qui sont généralement explicités sous la forme de conjonctions de coordination ou de subordination. Les principaux liens logiques sont : la cause, la conséquence, la condition, l’opposition ou la concession.
  • Explicite : très clairement énoncé.
  • Implicite : qui n’est pas clairement énoncé, qui utilise des sous-entendus.

III/ VOCABULAIRE

  • Champ lexical : ensemble de mots et d’expressions se rapportant à une même notion.
  • Synonymes : mots de même sens ou voisin. « jouer » / « s’amuser »
  • Homophones : mots ayant le même son. « verre » / « vair » / « vers » / « vert » Homonymes : mots de même graphie. « vers » (poésie) / « vers » (direction)
  • Antonymes : mots de sens contraire. « heureux / malheureux »
  • Mots de la même famille : mots ayant un radical commun. « chant / chanteur / chanter »
  • Etymologie : origine et formation des mots.
  • Dérivation : formation des mots par associations de particules (préfixes, radicaux, suffixes). « chant », « chanteur », « chanter », « enchanter », « chanter », « chantage »…
  • Mots composés : formation de mots par « collages » comme « porte-clés », « casse-croûte ». Attention aux pluriels de ces mots. Voir Bled ou ORTH.

IV/ GRAMMAIRE

  • Phrases simples / phrases complexes :

Une phrase est simple quand elle ne contient qu’une seule proposition (un verbe conjugué), complexe quand elle articule différentes propositions.

Dans une phrase complexe, les propositions peuvent être soit coordonnées par des conjonctions de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car (ces propositions sont alors dites indépendantes), soit reliées par des conjonctions de subordination : puisque, alors que, si bien que, de façon telle que… (dans ce cas on parle d’une proposition principale et d’une ou de proposition(s) subordonnée(s).

  • 3 formes de phrase :

affirmative : « Il me l’a dit. »

négative « Il ne me l’a pas dit », « Il ne me l’a point dit. », « Il ne me l’a plus dit. », « Il ne me l’a jamais dit », « Il ne m’a rien dit. », « Il ne me l’a ni dit, ni écrit. »

emphatique (ou présentative) : « C’est lui qui me l’a dit. »

  • 4 types de phrase :

phrase déclarative (.), phrase interrogative (?), phrase exclamative (!), phrase injonctive (. ou !).

  • Catégories grammaticales (natures des mots, groupes de mots et propositions) :

mots invariables : adverbes, conjonctions, prépositions, interjections sont vos amis car leur orthographe ne change jamais ( ils ne s’accordent pas) ! Appuyez-vous sur eux pour écrire en bonne partie correctement.

mots variables : déterminants, noms, pronoms, adjectifs, participes présents, participes passés, adjectifs verbaux, verbes.

groupes de mots : groupes nominaux, groupes adjectivaux, groupes verbaux.

propositions : indépendante, principale, subordonnée complétive (« Je pense que vous allez vous en sortir. »), subordonnée interrogative indirecte ( « Je me demande si vous allez vous en sortir. »), subordonnée relative ( « Le brevet que vous allez passer sera facile cette année. », subordonnée conjonctive ( « Vous allez le trouver facile parce que vous aurez bien révisé. »).

  • Fonctions dans les phrases :

Les fonctions des mots et groupes de mots par rapport aux verbes :

sujet (qui ?): « Hier matin, Luc a donné un joli bouquet de tulipes à Françoise. »

complément d’objet direct ( quoi ? ou qui ? après un verbe d’action) : « Hier matin, Luc a donné un joli bouquet de tulipes à Françoise. »

attribut (quoi ? ou qui ? après un verbe d’état) : « ce bouquet est un joli cadeau »

complément d’objet indirect (à qui ? de quoi ?) : « Il lui a parlé d’un voyage en Italie. »

complément d’attribution (pour qui ?) : « Hier matin, sur le chemin de l’école, Luc a donné un joli bouquet de tulipes à Françoise. »

complément circonstanciel (où ? quand ? pourquoi ? comment ?) : « Hier matin, sur le chemin de l’école, Luc a donné un bouquet de tulipes à Françoise. »

complément d’agent (par qui ? par quoi ?) : « Le bouquet a été offert par Luc. » avec le verbe à la voix passive.

Les fonctions des mots ou groupes de mots par rapport aux noms :

complément du nom (ou de détermination) : « un joli bouquet de tulipes »

apposition : « Ce bouquet, un joli cadeau, a fait plaisir à Françoise »

épithète : « un joli bouquet de tulipes »

  • Verbes : verbes d’état (être, paraître, sembler, rester…) ou verbes d’action. Les verbes peuvent être à la forme active (manger, offrir) ou passive (être mangé, être offert).
  • Temps verbaux et valeurs : Revoir les différentes conjugaisons. Passé, présent, futur (antériorité, simultanéité, postériorité).

Ils s’emploient selon que l’énoncé est ou non coupé de la situation d’énonciation.

Temps des énoncés ancrés : plus-que-parfait, passé composé, imparfait, présent de l’énonciation, présent de vérité générale, futur antérieur, futur simple.

Temps des énoncés coupés : plus-que-parfait, passé antérieur, passé simple, imparfait, présent de narration, présent de vérité générale, futur dans le passé, conditionnel passé (1ère et 2ème formes).

Attention : les énoncés peuvent être mixtes (ancré et coupé) et associer ces temps.

  • Modes des verbes (et valeurs) : infinitif (forme nominale et impersonnelle du verbe : « attendre »), participes présents ou passés (forme adjectivale du verbe : « attendant », « attendu », « ayant attendu »), gérondif (« en t’attendant »), indicatif (mode de la réalité : « j’attends ») , subjonctif (mode de l’éventualité, de ce qui n’est pas ou pas encore réalisé : « il faut que j’attende »), impératif (mode de l’injonction, du conseil, de l’ordre : « attends ! » ), conditionnel (mode de l’hypothèse, du souhait ou du regret : « j’attendrais »).

V ORTHOGRAPHE (grammaticale et lexicale)

  • Accords dans les groupes nominaux : Les accords se font en genre (masculin / féminin) et en nombre (singulier / pluriel) par rapport au nom noyau du groupe.
  • Accords sujet(s) – verbe(s) : Le verbe s’accorde toujours avec son sujet. Il est toujours inversé dans les interrogatives directes. Un verbe peut avoir plusieurs sujets.
  • Attention aux pièges de l’homophonie, ne confondez pas :

« et » (conjonction) / « est » (verbe « être » conjugué) ;  « à » (préposition) / « a » (verbe « avoir » conjugué)

« c’est » (emphatique) / « ses » (adjectif possessif) / « ces » (adjectif démonstratif)

« mes » (adjectif possessif) / « mais » (conjonction de coordination), etc.



DISCOURS NARRATIF

Intention de l’énonciateur :

Raconter une histoire

Caractéristiques :

Présence de personnages – Succession d’actions dans le temps- Choix d’un point de vue narratif-

Indices: présence de repères temporels (Indicateurs temporels et connecteurs temporels) – Verbes d’action- Passé simple ou présent.

DISCOURS EXPLICATIF

Intention de l’énonciateur :

Donner des explications, répondre à une question, permettre au récepteur de comprendre.

Caractéristiques :

Vocabulaire précis et technique- énonciateur neutre

Indices: connecteurs logiques et chronologiques- présent de vérité générale.

DISCOURS DESCRIPTIF

Intention de l’énonciateur :

Montrer un lieu, un personnage, un objet. Permettre au récepteur de l’imaginer.

Caractéristiques :

Organisation dans l’espace – Choix d’un point de vue descriptif

Indices: présence de repères spatiaux – Verbes d’état ou de perception-Expansions du GN- Emploi de l’imparfait descriptif pour le passé et du présent descriptif pour le présent.

DISCOURS ARGUMENTATIF

Intention de l’énonciateur :

Convaincre, persuader

Caractéristiques :

Présence d’une thèse (ce que pense le locuteur sur un sujet) soutenue par des arguments (idées avancées pour démontrer que la thèse est juste) eux-mêmes soutenus par des exemples (faits concrets pour illustrer les arguments)

Présence du locuteur dans son énoncé: jugement, opinion.

Indices: connecteurs logiques – mots exprimant l’opinion et le jugement

DISCOURS INJONCTIF

Intention de l’énonciateur :

Ordonner, conseiller

Caractéristiques :

Conseils, ordres

Indices: modes employés: impératif et subjonctif



La présence de l’émetteur dans son énoncé ne se voit pas qu’à la présence des pronoms liés à cet émetteur (je, nous, mon, notre…). En effet, l’émetteur peut aussi manifester sa subjectivité, en indiquant par des indices ses sentiments ou son avis par rapport à ce qu’il dit, même dans un texte à la 3ème personne. On appelle modalisation l’ensemble de ces indices.


Le commentaire peut porter sur la probabilité :

Il évalue alors le degré de vérité, de certitude de l’énoncé : celui-ci peut être probable, obligatoire, certain, possible… L’information donnée est plus ou moins sûre.

Moyens utilisés :
– Verbes :
devoir, pouvoir, sembler, paraître, prétendre, affirmer, ignorer, croire…
Il doit arriver pour dîner. Il peut avoir eu un problème. Cela paraît fou. Je crois qu’il viendra.
– Temps : futur antérieur (supposition), conditionnel (hypothèse, incertitude)
Il aura raté son train. Il serait innocent de ce crime abominable.
– Adverbes : peut-être, sans doute, probablement Expression mettant à distance l’information donnée :
Selon des sources… D’après Monsieur X…

Le commentaire peut être appréciatif (évaluatif) ou affectif :

Il exprime alors le jugement de l’énonciateur, favorable ou défavorable, sur l’information qu’il nous donne.

Moyens utilisés :
– Lexique :

– Gn ou adjectifs subjectifs (mélioratifs ou péjoratifs) : inadmissible, formidable…
– verbes exprimant l’opinion, le jugement : estimer, détester, …
– Adverbes : heureusement,
– GN : par bonheur, à ma grande surprise
– Intonation (à l’oral)
– Typographie spéciale : gras, italique, capitales
– Ponctuation : !!
– Figures de style : antiphrase, périphrase…



I Définition

L’étymologie grecque permet de définir le genre. L’autobiographie est le récit que fait un auteur de sa propre vie.

II Caractéristiques
Importance du “Je”

– L’auteur, le narrateur et le personnage principal sont la même personne.
Le point de vue est interne (donc subjectif): c’est l’auteur qui raconte ses souvenirs, ce que lui a vécu.
– Le récit est donc fait à la première personne.
Deux “je” coexistent : celui du moment de l’événement raconté, de l’enfance, d’hier et celui du moment de l’écriture, d’aujourd’hui.
– L’autobiographie a un double destinataire : soi-même et le lecteur.

Mémoire et sincérité

– Tout ce qui est raconté est présenté comme vrai. L’auteur s’efforce d’être sincère. Mais les années qui ont passé entre le moment où les événements ont eu lieu et le moment où l’auteur les raconte font que les souvenirs peuvent être déformés ou incomplets.
– Tout n’est pas raconté : l’auteur fait une sélection parmi ses souvenirs. Cette sélection a un sens par rapport à l’image qu’il veut donner de lui-même, à son projet autobiographique.

Le rapport au passé

– Le texte fait alterner récit et analyse. L’auteur reconstitue son passé, il le reconstruit. Il analyse aussi ce qu’il a été : selon les cas, au moment de l’écriture, l’auteur peut s’identifier au “je” d’autrefois en revivant les émotions d’alors ou au contraire, il peut prendre du recul en ayant une vision critique sur ce souvenir.

Jeu des temps

Les deux systèmes de temps peuvent être utilisés :
le temps de l’écriture est ancré dans la situation d’énonciation : l’auteur utilise le système du présent (temps de base : le présent d’énonciation) pour faire des commentaires.
le temps du souvenir (passé) est plus ou moins éloigné de la situation d’énonciation : quand l’auteur veut marquer que le souvenir est lointain, quand il veut prendre ses distances, il utilise les temps du passé (passé simple); quand il veut au contraire garder une impression de proximité, il utilise les temps ancrés dans la situation d’énonciation (passé composé)

 III Les sous-genres et les genres proches

Sous-genres
– Les mémoires : l’auteur sélectionne dans sa vie les événements liés à l’Histoire dont il a été témoin ou acteur. Il y a peu de place pour sa vie personnelle. L’auteur donne sa vision personnelle de l’Histoire.
– Le journal intime : texte écrit jour après jour, secret, sans projet de publication. Le seul destinataire est l’auteur lui-même. L’auteur raconte avec sincérité les événements de sa vie, les analyse à chaud et donne ses impressions.

Genres proches
– La biographie : récit de la vie d’une personne célèbre fait à la 3ème personne et rédigé par un auteur autre que cette personne. L’auteur fait des recherches sérieuses, se documente, vérifie les éléments. Dans une biographie romancée, l’auteur privilégie le sensationnel plutôt que la vérité.
– Les lettres : les échanges de lettres permettent aussi de reconstituer la vie de quelqu’un.

 IV Les intentions de l’autobiographe (mais pourquoi ce besoin de raconter ses souvenirs?)

Laisser une trace de sa vie et lutter contre l’écoulement du temps et l’oubli : l’auteur est le sujet de son livre.
Donner de la cohérence à sa vie en l’écrivant et en lui donnant la forme d’un récit. On peut écrire pour se justifier. Ou écrire pour analyser sa propre évolution, pour mieux se connaître en analysant qui on a été et ce qu’on a fait.
– L’auteur veut témoigner de son expérience : celle-ci est assez importante pour apprendre quelque chose aux autres hommes. Il peut vouloir informer ou dénoncer.

 V Les fausses autobiographies (attention au mensonge!)
– Certains récit présentés comme des autobiographies sont en fait des fictions. Tout ou presque y est inventé. Ainsi, on peut trouver de faux journaux intimes, de faux souvenirs, de fausses lettres.
– Il peut aussi arriver que l’auteur s’inspire de sa vie pour en faire une fiction. Certaines choses sont vraies, d’autres sont transformées, d’autres sont inventées.

Quand un récit est écrit à la première personne, il faut toujours se demander s’il s’agit d’un récit autobiographique (vrai, ou présenté ainsi par l’auteur) ou bien d’une fiction (d’un récit inventé). Si le récit est autobiographique, il faut s’interroger sur les raisons pour lesquelles l’auteur raconte sa vie.



Vous ne devez pas confondre ces trois notions qui sont extrêmement différentes. Elles vous sont utiles pour répondre aux questions sur le texte que vous étudiez comme pour votre rédaction, qui vous donne souvent des consignes concernant le genre et le type.

I Le genre du texte

On caractérise le texte d’après sa forme générale. Dans chaque genre, il existe des sous-genres.– Roman : d’amour, historique, policier, autobiographique, de science-fiction, d’aventures…
– Nouvelle : de science-fiction, fantastique, réaliste…
– Théâtre : comédie, tragédie, drame
– Poésie : en vers réguliers, en vers libres, en prose
– Autres genres : lettres, contes, autobiographie…

II La forme de discours 

N’oubliez pas qu’un même texte peut contenir différentes formes de discours : narratif, descriptif, explicatif, argumentatif, injonctif. En rédaction, on vous demandera de combiner ces différents types en vous indiquant aussi quel genre de texte vous devez produire.

III Les tonalités

Le ton, la tonalité du texte (ou d’un passage) sont liés à l’effet produit sur le destinataire ou le lecteur.

– Comique : fait rire Humoristique: fait sourire
– Dramatique : émeut, fait peur, maintient le suspense
– Pathétique : émeut, inspire la pitié, fait pleurer
– Tragique : inspire la terreur et le désespoir sur le destin de l’homme qui semble décidé par les dieux.
– Lyrique : fait partager les sentiments intimes.

On peut apporter des nuances à ces grandes tonalités: ironique: qui se moque en disant le contraire de ce qu’il pense satirique: qui se moque en caricaturant ce dont il parle Émouvant, triste, animé, violent, effrayant…

IV Classer et qualifier un texte

Quand on regarde

on trouve

Exemple

La forme du texte Son genre Roman, théâtre, poésie…
Le but, l’intention de celui qui parle ou écrit Son type Narratif, argumentation, descriptif…
L’effet produit sur le destinataire Sa tonalité Lyrique, comique, pathétique…


1. Valeurs du mode indicatif

1.1. Le présent de l’indicatif:
a)- Le présent de l’indicatif marque surtout que l’action s’accomplit au moment où l’on parle, c’est le présent actuel: Les voitures passent dans la rue.
b)- Le présent de l’indicatif peut exprimer aussi des faits habituels, c’est le présent d’habitude: Il va chaque matin à l’école.
c)- Le présent de l’indicatif exprime aussi des vérités durables: La lune nous réfléchit les rayons du soleil.
d)- Le présent de l’indicatif peut marquer aussi des proverbes, des maximes, des pensées morales, c’est le présent de vérité générale (ou présent atemporel / intemporel): « Qui dort, dîne« .
e)- Le présent de l’indicatif peut impliquer aussi une action passée (passé récent) ou une action future (futur proche) très proches de l’action présente: « Nous sortons de table, il y a un instant » (Alfred de Musset). C’est le passé récent. — Les amis arrivent dans deux heures. C’est le futur proche.
f)- Le présent de l’indicatif peut exprimer une action passée souvent très ancienne que l’on place dans le présent pour la rendre plus vivante, c’est le présent de narration: « Il lui donna un grand coup du plat de son épée sur le visage. Candide dans l’instant tire la sienne » (Voltaire).


1.2 L’imparfait de l’indicatif:
a)- L’imparfait marque une action passée: Avant mon accident, j’habitais à la campagne et je me rendais au travail en voiture.
b)- L’imparfait marque un fait en train de se dérouler dans la durée (au passé), qui n’est pas achevée, donc une action imparfaite: Comme le soir tombait, l’homme arriva.
c)- L’imparfait est le temps de la description d’un tableau ou d’une scène: « L’arbre de couche était couvert de poussière et le grand chat maigre dormait dessus » (Alphonse Daudet).
d)- L’imparfait peut indiquer aussi des faits habituels: « Le dimanche, nous allions aux moulins par bandes » (Alphonse Daudet).
e)- L’imparfait peut traduire aussi un fait présent ou futur après un ‘si‘ marquant l’hypothèse ou la supposition c’est-à-dire: si + imparfait de l’indicatif =Si j’étudiais, je réussirais.
f)- On utilise l’imparfait pour exprimer qu’une action aurait était sur le point de se produire: Un pas de plus et je tombais.
g)- L’imparfait peut impliquer une présent que l’on veut atténuer: J’allais vous demander la permission de sortir.
h)- L’imparfait peut avoir une valeur itérative: Il toussait (il toussait plusieurs fois).
conditionnel présent:

1.3. Le passé simple:
a)- Le passé simple peut traduire un fait complètement achevé à un moment déterminé du passé: L’autre jour, je vis un beau paysage.
b)- Le passé simple marque la succession des faits, c’est le temps du récit par excellence ou le passé simple de narration: La jeune fille écrivit la lettre. Mais elle se plaignit d’être fatiguée et elle monta dans sa chambre.
c)- Le passé simple exprime une action soudaine dans le passé: Je me promenais dans le bois, je vis surgir devant moi un chien.
d)- Le passé simple peut marquer une action brève dans le passé, cette action ne dure pas: Je fis mon devoir.
e)- Par rapport à l’imparfait, le passé simple exprime une action qui dure moins longtemps que celle de l’imparfait: Les cartes s’étalaient sur la roche et chacun étudiait un itinéraire possible. Paul, qui connaissait la région, nous proposa un sentier qui évitait les éboulis trop dangereux. Nous approuvâmes sans réserve.

1.4. Le futur simple:
Sa forme générale: infinitif + terminaison de AVOIR au présent de l’indicatif.
a)- Le futur simple indique une action qui se fera dans l’avenir par rapport au moment où l’on parle: Je finirai mes devoirs demain.
b)- Le futur peut prendre la valeur du présent pour atténuer le ton de certains propos ou marquer la politesse: « En ce cas, monsieur, je vous dirai franchement que je n’approuve point votre méthode » (Molière).
c)- Le futur simple peut aussi avoir la valeur de l’impératif pour atténuer l’ordre: Vous voudrez bien me faire parvenir au plus vite les résultats du laboratoire.
d)- Le futur simple peut exprimer un fait constaté de tous les temps (vérité générale): « Qui vivra, verra« .
e)- Le futur proche s’exprime avec le verbe aller au présent de l’indicatif suivi de l’infinitif: Je vais essayer de garder mon sang froid.
f)- Devant le ‘si‘ de condition, le futur se met à la proposition principale devant le présent de la propostion subordonnée: si + présent = futur simple: si tu étudies, tu iras au cinéma.

2.1. Le passé composé
Sa forme générale: AVOIR ou ÊTRE au présent de l’indicatif + participe passé
Le passé composé exprime des faits complètement achevés à un moment déterminé ou indéterminé du passé, en relation avec le présent ou dont les conséquences sont encore sensibles dans le présent: Après que j’ai étudié, je me repose maintenant.

2.2. Le plus-que-parfait:
Sa forme générale: AVOIR ou ÊTRE à l’imparfait de l’indicatif + participe passé
Le plus-que-parfait indique une action passée à un moment indéterminé avant une autre action passée exprimée le plus souvent à l’imparfait et aussi au passé composé. Le plus-que-parfait est également un passé du passé: Il ne bavardait plus en classe parce qu’il avait eu une bonne punition

2.3. Le passé antérieur:
Sa forme générale: AVOIR ou ÊTRE au passé simple de l’indicatif + participe passé
a)- Le passé antérieur indique une action passée à un moment déterminé, avant une autre action passée généralement exprimée au passé simple. Le passé antérieur est un passé du passé. Il s’emploie le plus souvent dans les propositions subordonnées après une conjonction de temps qui indique la postériorité: quand, lorsque, dès que…: Quand Broudier l’eut rejoint, ils partirent d’un pas fraternel.
b)- Le passé antérieur s’emploie parfois dans la proposition indépendante ou dans la proposition principale. Il est alors accompagné d’un adverbe de temps: bientôt, vite…: Ce renfort inattendu et surtout l’expérience de Pierre eurent bientôt fait franchir le mauvais pas au lourd chariot.

2.4. Le futur antérieur:
Sa forme générale: AVOIR ou ÊTRE au futur simple de l’indicatif + participe passé
a)- Le futur antérieur exprime une action future qui sera passée avant une autre action future: Quand la tempête aura cessé, je réparerai la toiture endommagée
b)- Le futur antérieur peut parfois exprimer une supposition relative à un fait passé. Il a alors la valeur d’un passé composé: C’est sans doute un animal! Quelque chat qui se sera introduit dans la cave.

II- Valeur du mode conditionnel:

Le mode conditionnel était anciennement un temps du mode indicatif. Il comprend un temps présent et deux temps du passé.
Le conditionnel présent est formé du radical du verbe au présent de l’indicatif + les terminaisons de l’imparfait de l’indicatif. Donc les formes du présent du conditionnel suivent rigoureusement celles du futur de l’indicatif: Je couperais, il remplirait, vous tendriez
Le conditionnel passé I (ou 1re forme) est formé du présent du conditionnel de l’auxiliaire avoir ou être et du participe passé du verbe conjugué. Sa forme schématisée sera: AVOIR ou ÊTRE au présent du conditionnel + participe passé: J’aurais travaillé, je serais venu
Le conditionnel passé II (ou 2e forme) est identique au plus-que-parfait du subjonctif, il est formé de l’auxiliaire avoir ou être conjugués à l’imparfait du subjonctif et du participe passé du verbe conjugué d’où sa forme: AVOIR ou ÊTRE à l’imparfait du subjonctif + participe passé.
De cette façon on a su comment se forme le conditionnel, il ne nous reste que de savoir ses valeurs:
a)- Le conditionnel exprime des faits irréels ou possibles dont la réalisation est soumise à une condition ou un fait hypothétique ou imagé.
b)- Le conditionnel peut avoir la valeur du futur quand il est en rapport avec un verbe conjugué à un temps du passé de l’indicatif (on peut l’appeler un futur du passé ou un futur dans le passé): Le fabricant présentait les nouveautés que les commerçants vendraient. Dans cet exemple l’imparfait présentait entraîne le conditionnel vendraient.
c)- Le conditionnel est le mode de la supposition. Il présente l’action comme une éventualité, la conséquence possible, ou irréelle, d’une condition, d’un fait supposé:
— Il traduit des faits soumis à une condition exprimée: Si tu te rendais libre ce soir, nous rendrions visite à notre oncle malade.
— Il exprime des faits soumis à une condition non exprimée: Vous ne comprenez pas ce problème fort simple qu’un jeune enfant résoudrait en quelques minutes
— Il exprime aussi des faits supposés: Je crois que cette gravure gagnerait à être encadrée.
— Il indique également des faits désirés, souhaitables: Je participerais volontiers à une grande course transatlantique.
— Le conditonnel présente des faits irréels, imaginaires, fictifs: Je rêve d’un voyage. Je traverserais le désert, camperais avec les nomades.
d)- Le conditionnel est utilisé lorsqu’on exprime le doute, ou dans des formules de politesse: Paul serait blessé. Accepteriez-vous de nous y conduire?.

III- Les valeurs du mode subjonctif:

Le mode subjonctif est indispensable à la langue et à l’expression de la pensée. Il est hors de question d’en limiter l’existence ou d’en prophétiser la disparition. Mieux vaut, au contraire, en connaître les emplois, les analyser et les utiliser systématiquement afin d’en maîtriser les usages. L’étude appronfondie du mode subjonctif dans sa vitalité contemporaine, représente un pas majeur et décisif dans la connaissance de la langue et de la culture françaises.
Le mode subjonctif comprend quatre temps: deux temps simples et deux temps composés: le présent du subjonctif, l’imparfait du subjonctif, le passé du subjonctif et le plus-que-parfait du subjonctif.
Au présent du subjonctif tous les verbes prennent les mêmes terminaisons: –e, –es, –e, –ions, –iez, –ent à l’exception de AVOIR et ÊTRE: Que j’aime, que je finisse
L’imparfait du subjonctif se construit sur la 2e personne du singulier du passé simple de l’indicatif: que j’aimasse, que je parusse Pour ne pas confondre la troisième personne du singulier du passé simple avec la même personne de l’imparfait du subjonctif qui prend un accent circonflexe, il faut se rapporter au sens de l’action: l’on peut aussi penser à la personne correspondante du pluriel.
Par exemple: – – Il exposait avec tant de précision que la foule le crut sur-le-champ.
Il exposait……que les gens le crurent. (passé simple: pas d’accent).
– – Elle était heureuse qu’on la considérât comme vedette.
Elle était heureuse qu’ils la considérassent(subjonctif imparfait: accent)
Le passé du subjonctif est formé du présent du subjonctif de l’auxiliaire être ou avoir et du participe passé du verbe conjugué. Sa forme schématisée sera:que j’aie coupé, que je sois tombé.
Le plus-que-parfait du subjonctif est formé de l’imparfait du subjonctif de l’auxiliaire avoir ou être et du participe passé du verbe conjugué. Sa forme schématisée sera: AVOIR ou ÊTRE à l’imparfait du subjonctif + participe passé: Que j’eusse coupé, que je fusse tombé.
Ainsi le subjonctif exprime généralement un désir, un souhait, un ordre, un doute, un regret, un conseil, une supposition, un sentiment, une invocation, une obligation, une requête, une volonté, un contentement, une crainte, un jugement, une surprise, une suggestion…
Par exemple: J’aimerais qu’il réussisse (désir), veillez à ce qu’il parte à l’heure! (ordre).
Le subjonctif peut s’employer avec ou sans que:— dans la proposition indépendante comme dans l’exemple: Vive la France!.
— dans la proposition principale: Tombe sur moi le ciel pourvu que je me venge! (Corneille)
Certaines locutions conjonctives sont toujours suivies du subjonctif: à condition que, avant que, afin que, bien que, de manière que, de peur que, en attendant que, pour peu que, pourvu que, quoique, quoi que, quel que, soit que
AVOIR ou ÊTRE au présent du subjonctif + participe passé:

Pour que le verbe de la subordonnée soit au passé du subjonctif, il faut que le verbe de la principale soit au présent de l’indicatif, au futur ou au présent de l’impératif: Il faut que j’aie mis le couvert avant mon arrivée.
Pour que le verbe de la subordonnée soit au plus-que-parfait du subjonctif, il faut que le verbe de la principale soit à l’imparfait de l’indicatif, à un passé ou au conditionnel: Il voulait que vous eussiez lavé la voiture avant midi.

IV- Les valeurs du mode impératif:

L’impératif sert à exprimer un ordre, une prière, un conseil, un souhait. Il a deux temps: le présent et le passé.
Il ne se conjugue qu’à trois personnes, sans sujets exprimés: la deuxième personne du singulier et les première et deuxième personnes du pluriel.
Le singulier du présent de l’impératif est en e ou en s.
1- Il est en e pour les verbes du 1er groupe et pour les autres verbes dont la terminaison est muette à l’impératif singulier (verbes de la catégorie de cueillirsavoir).
Par exemple: Continue, méfie-toi, appuie, répare (1er groupe) / cueille, ouvre, offre, sache (terminaison muette).
2- Il est en s pour les autres verbes du second ou troisième groupe.
Par exemple: Finis, sévis, rafraîchis (2e groupe) / bois, conclus, lis, crains (3me groupe).
— — Exceptions: aie (verbe avoir), va (verbe aller).
et


Le passé de l’impératif est formé de l’impératif de l’auxiliaire avoir ou être au présent du subjonctif et du participe passé du verbe conjugué d’où sa formule générale: AVOIR ou ÊTRE au présent du subjonctif + participe passé.
Par exemple: aie mangé, ayons rangé, sois parti, soyez rentré.
Par euphonie, on écrit: coupes-en, vas-y, retournes-y, etc.

   


S’organiser avant l’épreuve

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Que faut-il réviser? Le programme de l’épreuve écrite de français au brevet des collèges est celui de la classe de troisième. Il faut donc réviser tout ce que vous avez fait pendant l’année !

Pour vous familiariser avec le type de questions posées au brevet, nous vous conseillons vivement de consulter les sujets déjà tombés lors des sessions précédentes.

Modalités de l’épreuve de français

Combien de temps dure l’épreuve ? L’épreuve dure trois heures, en plus d’une pause de quinze minutes au bout d’une heure et demie, pendant laquelle les élèves peuvent aller en récréation mais ne peuvent pas sortir de l’établissement.

 

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Quel matériel faut-il apporter pour l’épreuve ? Il est inutile d’apporter des feuilles, même de brouillon. Les surveillants vous fourniront tout ce qu’il faut pour cela. Il est capital en revanche d’apporter :

– Une pièce d’identité (passeport, carte d’identité ou carte de séjour pour les étrangers) ;
– De quoi écrire. Outre un stylo, il est recommandé, pour le brouillon, de se munir d’un crayon de papier, d’une gomme et d’un taille crayon ;
– Un dictionnaire ! Vous en aurez besoin pour l’épreuve de rédaction où il est autorisé.

Il est conseillé en outre d’emporter avec soi une bouteille d’eau (il fait chaud fin juin !) et de quoi se remonter en cas de fringale (barre de chocolat, biscuits). Réfléchir, ça creuse !

Cela pourra paraître insolite, mais la calculatrice est absolument interdite pour l’épreuve de français. Pensez, si vous en avez une sur vous (pour cause d’épreuve de maths dans la même journée par exemple), de la laisser aux examinateurs avant le début de l’épreuve, sous peine d’être acusé de tricherie. Et n’oubliez pas de la récupérer à la fin !

– Qu’arrivera-t-il si J’arrive en retard le jour de l’examen ? Au-delà d’un quart d’heure de retard vous ne serez pas accepté en salle d’examen et n’aurez plus qu’à le repasser en candidat libre l’année suivante, à moins que vous ne puissiez prouver qu’il s’agit d’un cas de force majeure.

 

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Contenu de l’épreuve

En quoi consiste l’épreuve ? L’épreuve s’organise en deux parties :

1ere partie

Questions sur un texte (1h15)

Dictée (15 min)

Pause (15 minutes)

2e partie :

Rédaction (1h30)

Quel est le barême des différentes activités de l’épreuve de français ? Cela dépend des académies (il peut varierà 1 ou 2 points près), mais dans l’ensemble, on a :

– Questions : 15 points

– Dictée : 4 à 6 points

– Rédaction : 14 à 16 points

Le barême est toujours inscrit sur les sujets, pour chaque question. Le tout est donc noté sur 40 points (auxquels il faut ajouter les points du contrôle continu, sur 20, pour avoir un total sur 60).

Est-ce difficile ? Est-ce plus difficile que le brevet blanc ? L’épreuve du brevet n’est pas plus difficile que ce que vous avez fait pendant l’année. La difficulté, c’est qu’elle regroupe TOUT ce que vous avez appis dans l’année, contrairement aux contrôles que vous avez pu faire jusque là, qui portaient sur une notion particulière.

Le brevet n’est, en théorie, pas plus difficile que le brevet blanc, si ce n’est qu’à chaque brevet blanc vous aviez moins de choses à réviser que pour le « vrai » brevet. Le niveau de difficulté est censé être le même dans chaque académie. Mais dans la mesure où les sujets sont différents, cela varie bien sûr en fonction de ce qui vous paraît à vous facile ou difficile…

Le décompte des points

Comment est pris en compte le contrôle continu par rapport à l’examen ? Le contrôle continu est une note sur 20 (moyenne de français sur les deux années de 4e et 3e), qui s’ajoute à la note obtenue à l’épreuve écrite (sur 40) pour donner un total de 60 points en ce qui concerne l’épreuve de français.

Quels sont les coefficients des notes des différentes épreuves ?

Epreuve écrite :

Français : coeff. 2

– Histoire-géographie : coeff. 2

– Mathématiques : coeff. 2

Contrôle continu :

Français 1

Mathématiques 1

Première langue vivante étrangère 1

– Sciences de la vie et de la Terre 1

Physique-chimie 1

Éducation physique et sportive 1

Enseignements artistiques : (arts plastiques et éducation musicale) 2 (1+1)

Technologie 1

Deuxième langue vivante 1

 

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Sur combien de points est notée l’épreuve de français ? L’épreuve de français est notée, comme celles de maths et d’histoire-géo, sur 40 points, auxquels il faut ajouter la note sur 20 du contrôle continu.

Comment savoir de combien de points j’ai besoin d’obtenir à l’examen pour réussir le brevet ? Retrouvez vos trois bulletins de 4e et vos trois bulletins de 3e;

– on prend les 10 moyennes sur l’année de 4e (français, maths, LV1, SVT, Physique-Chimie, EPS, Arts plastiques, Education musicale, Techno, LV2) et on les additionne: total A sur 200

– on prend les 10 moyennes sur l’année de 3e et on les additionne: total B sur 200

– (total A + total B) divisé par 2 = total C (contrôle continu) sur 200

– ensuite on additionne les résultats du Brevet (maths/40 + HG/40 + français/40) = total D sur 120

– total C + total D = total général sur 320

 

Résultats, Corrigés et Annales Où trouver les corrigés ? Les corrigés du Brevet, toutes académies et toutes disciplines sont publiés sur France-examens.com .