Vous vous rappelez le cours sur Les Cribleuses de blé, de Courbet et Le Berceau, de Pinchart? Nous avons vu qu’au milieu du XIXème siècle,  l’artiste s’attache à représenter ce qu’il voit et non plus des sujets académiques. Les paysans ou les gens du peuples deviennent alors des sujets de tableaux.

     J’aimerais vous présenter d’autres oeuvres, en l’occurrence celles de Julien Dupré, qui excelle dans la peinture réaliste et devient très vite un des meilleurs peintres animaliers.

       Il est très exigeant dans son art. Son œuvre  s’attache à mettre en scène les travaux des champs dans leur dure réalité et à montrer la connivence entre l’homme et l’animal. Les personnages ne sont pas figés dans des poses académiques, ils sont en mouvement dans l’action, dans l’effort comme dans le repos, montrant ainsi leur humanité. Il possède un don pour jouer avec les couleurs, la lumière et les ombres et donner vie, force et mouvement à ses sujets.     

       Son nom ne vous dit peut-être rien, mais Julien Dupré fut vite connu et reconnu aux Etats-Unis où il vendit de nombreuses toiles qui, aujourd’hui encore, ornent les musées d’outre Atlantique. Nul n’est prophète en son pays…