Le séisme en Haïti mobilise les dessinateurs de presse

Internet a été le premier média à rendre compte des conséquences du séisme en Haiti. Utilisant sa webcam, un journaliste haïtien décrivait la gravité de la situation à Port-au-Prince. Aujourd’hui, tous les médias sont en mesure de traiter la catastrophe mais dans ce flot d’informations et d’images, il est précieux de s’arrêter sur l’œuvre des dessinateurs de presse. En quelques coups de crayons, ils fixent une situation, une émotion. Après avoir parcouru plusieurs sites, l’image symbole du séisme en Haiti est le bras tendu. Un S.O.S vers le sauveteur fouillant les décombres, un cri du corps pour un plat chaud et l’eau qui manquent cruellement.  Un signal de détresse envoyé au monde entier pour agir et vite.

MAUVAIS SORT ?

12 janvier 2010, un tremblement de terre de magnitude 7 ravage le pays mais pas toute l’île d’Hispanolia. La République dominicaine est heureusement épargnée par le séisme. « Pourquoi nous ? » implore cet habitant les larmes aux yeux… Terre du vaudou, certains en viennent à se demander qui leur a jeté le mauvais sort.

Bob Englehart, The Hartford Courant

LES DEUX GENOUX A TERRE

Avant le 12 janvier, Haiti avait déjà un genou à terre. Les inégalités sociales sont criantes (80% de la population vit sous le seuil de pauvreté), les conditions sanitaires sont désastreuses (37% de la population a accès à l’eau potable) et le pays peine à reconstruire une démocratie. Après le 12 janvier 2010, à l’ombre de la mort de dizaine de milliers de personnes, Haiti a les deux genoux à terre et lance un S.O.S.

Simanca Osmani, Cagle Cartoons, BrazilRJ Matson, Haiti grita por Ayuda

Olle Johansson, Sweden, Haiti

L’AIDE… D’URGENCE !

Un aéroport saturé, un Etat en miettes, une incapacité à organiser les secours : le peuple compte sur la communauté internationale pour leur venir en aide. Mais avant, il faut démêler la situation, sécuriser les lieux pour permettre aux victimes de recevoir l’aide attendue.

John Cole, The Scranton Times-Tribune

LES MEDIAS ET LA CATASTROPHE

Une question de déontologie se pose toujours pour les journalistes et les cameramen. Où arrêter sa quête d’images dans le vif d’une catastrophe ? Faut-il tout filmer pour rendre compte de la situation ? Les journalistes ne sont pas des secouristes et relaient une information qui mobilise l’opinion internationale. Ils sont responsables de l’information qu’ils nous transmettent. La surmédiatisation du tsunami de 2004 avait été accompagnée par des dons disproportionnés : pendant ce temps, d’autres souffraient, bras tendus vers le ciel… Coquin de sort, revoilà encore Haiti…  Attendre la catastrophe pour venir en aide aux plus démunis, triste, triste sort…

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Sources images :

Tous les dessins datent de janvier 2010 (sauf le dernier). Ils sont l’œuvre de dessinateurs du monde entier ce qui montre que la mobilisation et l’émotion sont mondiales.

PS @ Tiffany (3°2) : Je viens juste de voir que tu avais écrit un article sur la situation en Haiti. Si tu veux l’actualiser, je le publierai par la suite.

Un commentaire

  1. Danielle Melgar dit :

    merci d’avoir regroupé ces photos de presse. On y voit tout le talent de ces artistes qui en quelques coups de crayon pose une problématique. L’article de journal a la fonction d’information Et/ OU d’aide à la prise de conscience des pbs que dévoilent telle ou telle situation. Le dessin de presse informe et interpelle. Pour ma part, je me pose une question qui va avec le dessin où se trouve Obama : comment doit-on interpréter ce débarquement de milliers de soldats américains, y compris les réservistes sur ce territoire d’Haiti ? Est-ce bien humanitaire tout cela ???

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