Histoire des arts – Fenêtre sur cour d’Alfred Hitchcock –

Pour l’épreuve d’Histoire des arts, vous avez été nombreux à choisir « Fenêtre sur cour », un film du cinéaste Alfred Hitchcock. Réalisé en 1954, cette œuvre est considérée comme une pièce maîtresse de sa filmographie. Le maître du suspense convie deux de ses acteurs fétiches (Grace Kelly et James Stewart) pour une partie de cache-cache où se mêlent  voyeurisme et relations amoureuses. Pour en savoir plus, le CNC (Conseil national du Cinéma et de l’image animée) a mis en ligne un dossier pédagogique passionnant sur Fenêtre sur cour et sur Hitchcock.

Synopsis de « Fenêtre sur cour »

« A cause d’une jambe cassée, le reporter-photographe L. B. Jeffries est contraint de rester chez lui dans un fauteuil roulant. En étudiant le comportement des habitants de son immeuble, il devient persuadé que Lars Thorwald, le voisin d’en face, a assassiné sa femme.« 

La bande-annonce du film

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Les critiques de cinéma décodent les messages du film.

« La morale de cette fable est qu’il est indispensable de rompre les chai?nes de la solitude, de s’inte?resser a? autrui, d’e?tablir une relation affective avec nos sœurs et nos fre?res esseule?s. Oui, au-dela? du brio du spectacle, Hitchcock nous fait un beau discours humanitaire. Inte?ressez-vous les uns aux autres. Du coup, le voyeurisme, tant de?crie? par tant de bons apo?tres, n’est pas un vice mais, au contraire, une manifestation de sollicitude.« 

Te?le?rama n° 1778, 8 fe?vrier 1984.

« Un voyeur « immobilise? », qu’est-ce que c’est ? Un spectateur, bien su?r. Un homme rive? a? son sie?ge, condamne? a? une « vision bloque?e », un cine?phile, nous. Mais que veut-il, ce spectateur ? Du spectacle, bien su?r. Et pas n’importe lequel. L’ide?al pour lui serait de surprendre « par hasard » un e?ve?nement qui aille dans le sens de ses de?sirs les plus informulables, car louches. De se faire le cine?ma de ses mauvaises pense?es. Si, me?me par personne interpose?e (on appelle c?a un « personnage »), il re?alise son de?sir (par exemple : se de?barrasser de la femme qui le harce?le), il n’aura pas perdu son temps.« 

Serge Daney, Libe?ration, 8 fe?vrier 1984.

Une analyse montrant « qu’au-delà de son intrigue criminelle (le fameux Mac Guffin), Fenêtre sur cour est avant tout un film sur le mariage. »

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