EMC 3ème – Les valeurs de la république s’appliquent-elles partout et pour tous ?

En 2005, des émeutes embrasaient les banlieues questionnant le vivre ensemble en France et l’idéal républicain d’une égalité partout et pour tous. Douze ans après, la situation a t-elle changé dans les quartiers dits sensibles ?

OBJECTIFS

  • Je connais les principes, valeurs et symboles de la citoyenneté française et de la citoyenneté européenne.
  • Je comprends que l’idéal républicain est un combat permanent.
  • Je participe à une discussion à visées démocratique et philosophique.

#1. Je connais les principes, les valeurs et les symboles de la république française


#2. J’étudie deux événements qui marquent l’histoire des banlieues populaires françaises.

1983 : la marche pour l’égalité et contre le racisme

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L’affiche officielle de la Marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983

 

La Marche pour l’égalité et contre le racisme (aussi appelée Marche des beurs) s’est déroulée entre le 15 octobre et le 3 décembre 1983 entre Marseille et Paris.

En 1983, alors que la gauche est au pouvoir en France, un le parti d’extrême droite appelé le Front national se développe. La Marche naît en réaction à des violences policières contre des jeunes d’origine immigrée aux Minguettes dans la banlieue lyonnaise. Lors de cette grande manifestation, des fils et des filles d’immigrés demandent la reconnaissance de leur citoyenneté française. Ils luttent contre le racisme et réclament l’égalité des droits pour tous.

Peu nombreux au départ et partis dans une quasi indifférence, les marcheurs – enfants d’immigrés et militants antiraciste – arrivent à Paris à la fin du mois de novembre 1983. Plus de 100 000 personnes les rejoignent lors de leur défilé dans la capitale le dimanche 3 décembre 1983. Huit d’entre eux sont reçus par le président de la République, François Mitterrand, qui leur annonce la création de la carte de séjour de dix ans. 

2005 : émeutes dans les banlieues françaises après la mort de Zied et Bouna

Dessin de presse paru lors des émeutes de 2005 (par Schneider)

 

Le 27 octobre 2005, Zyed (17 ans) et Bouna (15 ans), deux jeunes de Clichy-sous-Bois meurent électrocutés dans un transformateur après une course-poursuite avec la police. Dès le soir, ce drame crée une flambée de violence dans la ville. Elle se diffuse dans d’autres cités françaises car le sentiment de rejet de la police et les inégalités qui existent dans les banlieues françaises sont fortes (chômage, échec scolaire, discriminations).

Les mesures de couvre-feu et d’état d’urgence restent en mémoire. Des formules chocs aussi. La révolte de 2005 a été forte par son ampleur, sa durée et les cibles des émeutiers : des voitures brûlent mais aussi des écoles, des gymnases ou des centres sociaux.  Pendant trois semaines, 300 communes françaises signalent des incidents et les médias du monde entier braquent leurs caméras sur la France.

 

VIDEO – Comprendre l’enclavement de Clichy-sous-bois en 5 minutes

2015 : Clichy-sous-Bois, qu’est-ce qui a changé depuis 10 ans ?

+ article Huffington post ‘Dix ans après les émeutes de 2005, les banlieues sont-elles toujours en colère ?’

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#2. Je participe à une discussion à visées philosophique et démocratique

Les valeurs de la république sont-elles respectées

partout et pour tous ?

Pour entretenir ta réflexion

Dilemme moral : Tu es un citoyen français. Comme 1/4 à 1/3 des Français, ton histoire familiale est liée à l’immigration. En classe, des élèves relèvent que tu n’es pas un ‘vraiment’ français car ta famille est d’origine maghrébine. Que fais-tu ? Tu te mets en colère ou tu laisses dire ?

Les lyrics de Kery James – Banlieusards

Un commentaire

  1. Que s’est-il passé Vendredi dernier vers 16h à La Ricamarie ? Le Procureur de la République de Saint-Etienne a saisi lundi l’IGPN, la police des polices, pour faire la lumière sur ce contrôle qui s’est terminé de façon dramatique.

    Umit, un jeune franco-turc de 21 ans a fait une chute sur la voie ferrée depuis un pont. Il circulait sur un quad, sans casque ni plaque d’immatriculation et a refusé de se soumettre à un contrôle.
    « Umit voulait faire du quad sur un terrain, pas du rodéo dans la rue »

    Le frère de la victime, Ismaïl, s’exprime sur ACTIV. Il explique qu’Umit souhaitait simplement aller faire du quad sur un terrain et pas du rodéo dans la rue. L’absence de plaques serait due, selon lui, au fait que le véhicule n’était pas homologué. Ismail qui appelle au calme après les violences urbaines constatées depuis vendredi soir dans l’Ondaine. Une quarantaine de voitures ont été incendiées en quatre nuits (une dizaine dans la nuit de lundi à mardi)

    http://www.activradio.com/la-ricamarie-encore-des-voitures-incendiees-cette-nuit-le-frere-dumit-appelle-au-calme/

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    https://www.dailymotion.com/video/x6lmek2

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