Archive pour Actualités

Les régimes totalitaires dans les années 1930 : quelques productions d’élèves

Suite à l’étude du dessin animé Education for death (1943) et d’un dossier du manuel, vous deviez vous lancer dans le travail suivant :

« Raconte et explique la mise en place du pouvoir nazi en écrivant un article ou en dessinant une planche de bande-dessinée.

1938. Tu es reporter à La passerelle, un journal d’investigation français. A l’image de Tintin, enquête sur la mise en place du nazisme en Allemagne et révèle la vérité sur le régime totalitaire nazi ».

                                                                                                           J’ai retenu quelques productions d’élèves pour leur qualité et leur originalité Sirine s’est inspirée d’Education for death pour montrer l’embrigadement de la jeunesse. Malaury, Mélody et Julien abordent l’antisémitisme du régime nazi à travers la nuit de cristal (nuit du 9 au 10 novembre 1939). Charline et Sofia argumentent pour montrer « Comment l’Allemagne en est-arivée là ?« . Clara a inséré son reportage sur la montée d’Adolf Hitler en créant, à partir d’images d’archives, la Une du journal La [email protected] datée du 1er janvier 1939. Floriane a un sacré coup de crayon, une imagination débordante et un vrai talent de conteuse. Dans sa BD, elle raconte la montée de l’antisémitisme en Allemagne nazie. Comme le note Mme Vérot « Tout y est : jeux entre les différents plans, plongée, conte-plongée, variété de la narration…Chapeau bas ! ».

                                                                                                                 Corrigé : En évaluation vous avez planché sur les caractéristiques du régime soviétique dirigé par Staline. Voici la rédaction de Lynda, bien organisée, précise et illustrée. En 1924, Staline succède à Lénine et devient chef de l’URSS (Union des Républiques Socialistes et Soviétiques). Il est chef de l’état mais aussi chef du parti communiste. Il instaure alors un état totalitaire. Staline est un dictateur, il a tous les pouvoirs à la tête de l’état et seulement pour lui. Il est toujours mis en avant, il fait objet d’un culte de personnalité. Un seul parti est autorisé, celui de Staline, le Parti communiste. Si une personne a malencontreusement contredit un fait du parti communiste, il est envoyé dans un camp de concentration, un camp de travail (le goulag) pour mettre en valeur certaines régions.  Les jeunes sont eux aussi embrigadés dans des organisations communistes, ce sont les pionniers et pour toujours avoir de meilleurs résultats, pour que l’URSS de Staline soit la meilleure, ils n’ont pas peur d’utiliser la propagande et de mentir à la population. La police politique (le NKVD) traque quant a elle les traîtres au sein même du parti communiste. Staline contrôle l’économie de l’état avec la collectivisation des campagnes. En 1940, l’URSS devient la 3ème puissance industrielle dans le monde même si les chiffres sont truqués. Les habitants n’ont aucun droit, ils obéissent au grand chef. L’URSS est une dictature car il y a qu’un seul parti autorisé, le grand dictateur est toujours mis en valeur. Tous les aspects de la vie des habitants sont sous contrôle, c’est donc un état totalitaire.    

Immigration tunisienne : l’eldorado européen

138 kilomètres : c’est la distance qui sépare le littoral tunisien de l’île italienne de Lampedusa. Porte d’entrée de l’Europe, Lampedusa accueille des migrants tunisiens venus tenter leur chance au-delà de la Méditerranée (environ 20 000 personnes en avril 2011). Une question simple se pose en voyant ce flux de population : mais pourquoi partent-ils ? Alors que le parfum du jasmin flotte encore en Tunisie, pourquoi des jeunes ont-ils choisi le départ vers l’Europe ? Une révolution a chassé du pouvoir le dictateur Ben Ali, l’espoir de fonder une démocratie est permis. Pour comprendre ce flux migratoire, une sélection de documents pour répondre à cinq questions :

  • Qui part ?
  • D’où partent-ils ?
  • Pourquoi partir ?
  • Pourquoi partir maintenant ?
  • Comment sont-ils accueillis ?


– Une carte du journal Le Figaro parue le 16 février 2011

– Un extrait de l’émission C dans l’Air présentée par Yves Calvi, « Après la révolte, l’exode ». (clique ici)


– Medhi Houas, le ministre tunisien du Tourisme explique la situation au journal France soir (14 février 2011)

FRANCE-SOIR : Des milliers de Tunisiens fuient leur pays, comment expliquez-vous cette situation ?

MEHDI HOUAS Je suis très étonné que les gens en France et en Europe tombent des nues ! La situation n’a pourtant pas changé, les pauvres du Sud veulent toujours rejoindre l’eldorado du Nord.

F.-S. Cinq mille personnes en cinq jours, c’est du jamais-vu !

M. H. Il y a eu une révolution ici. Pendant un mois, le pays a été paralysé ; 350.000 personnes vivent du tourisme (6 % du PIB tunisien, NDLR) et sont en situation de doute. Certains sont pris de panique. C’était une chose prévisible. Ce n’est pas parce que l’on s’est débarrassé de la dictature que tout s’est arrangé. La différence, c’est que nous n’avons plus une seule famille (Ben Ali) qui pompe les finances du pays, voilà tout. Mais il y a toujours 10 millions d’habitants, dont certains pensent qu’il n’y a plus d’espoir. Je suis là pour le leur rendre.

F.-S. Il est paradoxal qu’ils perdent espoir au moment où le pays se démocratise…

M. H. Il n’y a pas eu de touristes en janvier, en février non plus. Si l’on ne fait rien, ce n’est pas 4.000 Tunisiens qui partiront mais 350.000.


– Le témoignage de Sirine, une Française qui habite Zarzis, une ville touristique du sud du pays (trouvé dans un article de France 24 : « Il y a depuis toujours cette obsession du rêve européen »).

« Zarzis s’est vidée de sa jeunesse ces dernières semaines. Les terrasses de café sont désertées, on voit très peu de jeunes dans la rue. Tous n’ont qu’un seul objectif : profiter de l’absence de contrôle pour partir en Italie. J’habite à 300 mètres de la plage qui est, avec le port, l’un des deux points de départ pour immigrer clandestinement en Italie. (…) Avant, les immigrés clandestins passaient par la Libye. Maintenant, ils partent directement d’ici. Les capitaines des bateaux vous demandent 2.000 dinars [1036 euros] pour le voyage. Il n’y a presque plus de police ici et les quelques militaires présents dans la ville ne font rien pour arrêter cet exode, alors que cela se passe sous leurs yeux, car ils ont peur de se mettre la population à dos.

Ici, à Zarzis, il y a depuis toujours cette obsession du rêve européen. Beaucoup de membres de la famille de mon mari sont déjà partis. Pourtant ils ne souffraient ni de la misère, ni du chômage. Moi j’essaie d’expliquer aux candidats au départ qu’il ne fait pas forcément mieux vivre en France, là où ils veulent tous aller. Mais ils ne voient que le salaire. Ils se disent que même s’ils gagnent 1500 euros à Paris, c’est toujours 10 fois plus qu’ici. Ils ne se rendent pas compte du coût de la vie dans l’Hexagone. »


– Une vidéo de BFM TV expliquant la tension entre la France et l’Italie au sujet de l’immigration tunisienne


Aller plus loin :

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xh5oe2_des-milliers-d-egyptiens-et-de-tunisiens-fuient-la-libye_news[/dailymotion]


Le parc naturel régional du Pilat, « presqu’île naturelle dans un océan urbain »

OBJECTIFS de la séance

  1. Je sais étudier un document
  2. Je localise et situe des repères géographiques
  3. Je construis une carte, un croquis, un schéma et sa légende

DÉROULEMENT de la séance

  • Lis attentivement les documents et réponds sur ton cahier aux questions en formulant des phrases.
  • Complète le schéma et sa légende sur la fiche distribuée

 

Bon travail !

 

DOCUMENTS 1  : Deux cartes pour situer le Parc Naturel Régional du Pilat à l’échelle nationale et régionale

1. Localise et situe le Parc du Pilat (région, département, ville et fleuve à proximité)

Afficher l'image d'origine

 

http://www.sylviculteurs-du-pilat.fr/-Les-collectivites-.html#

 

DOCUMENT 2 : Des villes à l’origine d’un Parc soumis aux pressions résidentielles et touristiques

2. Quel est l’objectif principal du Parc Naturel Régional du Pilat ?

« Les relations ville-campagne, sont à l’origine même de la création du Parc naturel régional du Pilat. En effet, le Parc du Pilat est né en 1974, de la prise de conscience des habitants des villes de leur attachement à ce massif du Pilat, aux espaces naturels riches et aux paysages exceptionnels. La première personne à émettre l’idée de créer un Parc dans le Pilat fut M. Claude Berthier, professeur au lycée Claude Fauriel de Saint Etienne, dès 1946. Vingt ans après, c’est le Docteur Bernard Muller, médecin des hôpitaux de Saint Étienne qui reprenait cette idée. Ils ont su convaincre les habitants du Pilat de la qualité de leur environnement et de la nécessité de la préserver. Le Parc et les 16 villes-portes entretiennent des relations d’interdépendance. (…)

3. Pourquoi peut-on affirmer que ce territoire rural est sous l’influence des villes ? Quelles sont les conséquences de l’urbanisation du Parc ?

Le Pilat est aujourd’hui mieux préservé et plus vivant que bien des territoires ruraux. La qualité du cadre de vie, la proximité de Lyon et Saint-Etienne amènent les urbains à venir pratiquer leurs loisirs (sports, promenades, restaurants) voire à s’installer dans le Pilat. Cet attrait de la vie à la campagne a accentué l’urbanisation de certaines communes au cours de la dernière décennie. C’est particulièrement vrai dans les vallées du Gier et du Rhône. La périurbanisation s’accompagne d’une augmentation des déplacements entre le domicile et le lieu de travail. Aussi il y un risque de voir certains sites perdre en qualité mais aussi en mixité sociale du fait de l’augmentation de l’immobilier. »

 

 

4. Observe les onglets en haut de cette page https://www.pilat-ecoacteurs.fr/ et note les principales activités économiques qu ifont vivre les habitants du Pilat. 

 

5. Complète le schéma et sa légende sur la fiche distribuée à l’aide des documents de cette page et de tes réponses.


Sources : Les documents sont extraits du site du PNR du Pilat et de Pilat2025


Le fordisme : son histoire, son héritage et ses critiques

OBJECTIFS de la séquence

 

  • Décrire l’évolution de l’entreprise Ford comme un exemple des transformations du système de production et de son organisation au XX°s
  • Observer la diffusion du fordisme en France grâce aux photos de Robert Doisneau prises dans les usines Renault de Boulogne-Billancourt.
  • Comprendre les critiques adressées au fordisme à travers un extrait du film de Charlie Chaplin (Les Temps modernes – 1936) et un extrait du livre de Simone Weil (La Condition ouvrière, 1951)

 

1. La saga Ford à Detroit (Etats-Unis)

 

Consigne : Réponds aux questions 1 à 5 p 29

 

 

Cette vidéo complète l’étude menée à partir du manuel en mettant en images la trajectoire de l’entreprise Ford. La suivante montre les cadences imposées lors l’assemblage de la Ford T.

 

 

L'assemblage d'une Ford T

 

 

2. La diffusion de la production de masse dans le monde

 

Dans les années 1930, la diffusion du fordisme en France est illustrée par les clichés du photographe Robert Doisneau, véritable témoignage de la vie de l'entreprise Renault à Boulogne Billancourt sur l’Ile Seguin.
C’est là que Doisneau fit ses premiers pas en tant que photographe, il y passa cinq années.

Une exposition de 2005 "Le Renault de Doisneau" rendait hommage à ce grand nom de la photo. Elle apporte un éclairage intéressant sur la perception qu'avait Doisneau des ouvriers et de leur travail.

 

"Doisneau, au sein de l’usine, est mandaté pour une double tâche : d’une part, archiver visuellement tout ce qui concerne la vie, les machines-outils modernes, les procédés de fabrication récents, les agencements et organisations d’ateliers, les chaînes de montage; mais aussi les différents lieux et mouvements de la population ouvrière, cantine, vestiaires, sortie. Les photographies présentent la mise en évidence de la disproportion entre hommes et machines" :

 

« Au début, j’étais assez timide devant ces caïds, ces seigneurs de l’usine qu’étaient les ouvriers [...]. Quand on est plongé pour la première fois dans une atmosphère d’usine, il y a de quoi être impressionné : les machines énormes, les bruits des percussions, les sifflements, le côté dangereux. J’avais le trac de déballer mon matériel ».

 

 

« J’ai appris ce que signifie la fraternité des travailleurs. J’ai toujours éprouvé beaucoup de timidité à les photographier. Disons que par discrétion, je n’ai pratiquement jamais fait de photos de proximité. J’avais l’impression de faire le gugusse au milieu d’eux. Pourtant, ils m’acceptaient volontiers. Toujours, ils ont montré le plus grand respect pour mon travail ».

 

Ford, une firme multinationale (carte tirée du manuel numérique Hachette éducation 2012)

 

 

Au cours du XX°s, le toyotisme (lancé dans les années 1960 par Toyota) et la robotisation sont deux autres voies pour augmenter la productivité.

 

3. Le travail à la chaîne sous le feu des critiques

 

En 1936, le cinéaste et acteur américain Charlie Chaplin réalise les Temps modernes. C'est une comédie acerbe qui met en scène le travail à la chaîne comme un procédé de production abrutissant et aliénant. Les cinq premières minutes du film vous permettront de saisir le génie de Chaplin et serviront de support pour la prochaine évaluation

 

Ouvrière dans les usines Renault de 1934 à 1935, la philosophe Simone Weil (à ne pas confondre avec Simone Veil, femme politique française) a décrit dans La Condition ouvrière la dureté du travail à la chaîne.

 

"Professeur agrégé, elle ne se veut pas "en vadrouille dans la classe ouvrière ", mais entend vivre la vocation qu'elle sent être sienne : s'exposer pour découvrir la vérité. Car la vérité n'est pas seulement le fruit d'une pensée pure, elle est vérité de quelque chose, expérimentale, " contact direct avec la réalité ".

 

 

 

 'A bas les cadences infernales', une affiche de mai 68 dénonce elle aussi le travail à la chaîne.