Archive pour Actualités

En garde ! – Playlist 10 titres

 

#1. Stromae – Formidable
#2. Fauve – Blizzard
#3. Justin(e) – Une ode à la mort
#4. Flynt feat. Orelsan – Mon pote
#5. Iris – Sur un fil
#6. Georges Moustaki – Ma liberté
#7. Portugal – The man
#8. Angelo Moore – Brand New Step
#9. Loading Data – Double Disco Animal Style
#10. NoFX – All Of Me

Collage d’Ella&Pitr / Sainté 2013

Au large – Playlist 10 titres

#1. Bombino – Amindinine
#2. Shaw Lee’s Ping Pong Orchestra – Flight of the bumblebee
#3. Blundetto – Mustang
#4. Guillaume Perret & the Electric Epic – Ethiopic Vertigo
#5. Bonobo – Cirrus
#6. Donso – Konya
#7. Moby – Natural blues
#8. R-WAN – Mélodie en sous-sol
#9. P.O.S. – Lock-picks, Knives, Bricks and Bats
#10. Menomena – Heavy is as heavy does

Les régimes totalitaires dans les années 1930 : quelques productions d’élèves

Suite à l’étude du dessin animé Education for death (1943) et d’un dossier du manuel, vous deviez vous lancer dans le travail suivant :

« Raconte et explique la mise en place du pouvoir nazi en écrivant un article ou en dessinant une planche de bande-dessinée.

1938. Tu es reporter à La passerelle, un journal d’investigation français. A l’image de Tintin, enquête sur la mise en place du nazisme en Allemagne et révèle la vérité sur le régime totalitaire nazi ».

                                                                                                           J’ai retenu quelques productions d’élèves pour leur qualité et leur originalité Sirine s’est inspirée d’Education for death pour montrer l’embrigadement de la jeunesse. Malaury, Mélody et Julien abordent l’antisémitisme du régime nazi à travers la nuit de cristal (nuit du 9 au 10 novembre 1939). Charline et Sofia argumentent pour montrer « Comment l’Allemagne en est-arivée là ?« . Clara a inséré son reportage sur la montée d’Adolf Hitler en créant, à partir d’images d’archives, la Une du journal La [email protected] datée du 1er janvier 1939. Floriane a un sacré coup de crayon, une imagination débordante et un vrai talent de conteuse. Dans sa BD, elle raconte la montée de l’antisémitisme en Allemagne nazie. Comme le note Mme Vérot « Tout y est : jeux entre les différents plans, plongée, conte-plongée, variété de la narration…Chapeau bas ! ».

                                                                                                                 Corrigé : En évaluation vous avez planché sur les caractéristiques du régime soviétique dirigé par Staline. Voici la rédaction de Lynda, bien organisée, précise et illustrée. En 1924, Staline succède à Lénine et devient chef de l’URSS (Union des Républiques Socialistes et Soviétiques). Il est chef de l’état mais aussi chef du parti communiste. Il instaure alors un état totalitaire. Staline est un dictateur, il a tous les pouvoirs à la tête de l’état et seulement pour lui. Il est toujours mis en avant, il fait objet d’un culte de personnalité. Un seul parti est autorisé, celui de Staline, le Parti communiste. Si une personne a malencontreusement contredit un fait du parti communiste, il est envoyé dans un camp de concentration, un camp de travail (le goulag) pour mettre en valeur certaines régions.  Les jeunes sont eux aussi embrigadés dans des organisations communistes, ce sont les pionniers et pour toujours avoir de meilleurs résultats, pour que l’URSS de Staline soit la meilleure, ils n’ont pas peur d’utiliser la propagande et de mentir à la population. La police politique (le NKVD) traque quant a elle les traîtres au sein même du parti communiste. Staline contrôle l’économie de l’état avec la collectivisation des campagnes. En 1940, l’URSS devient la 3ème puissance industrielle dans le monde même si les chiffres sont truqués. Les habitants n’ont aucun droit, ils obéissent au grand chef. L’URSS est une dictature car il y a qu’un seul parti autorisé, le grand dictateur est toujours mis en valeur. Tous les aspects de la vie des habitants sont sous contrôle, c’est donc un état totalitaire.    

Immigration tunisienne : l’eldorado européen

138 kilomètres : c’est la distance qui sépare le littoral tunisien de l’île italienne de Lampedusa. Porte d’entrée de l’Europe, Lampedusa accueille des migrants tunisiens venus tenter leur chance au-delà de la Méditerranée (environ 20 000 personnes en avril 2011). Une question simple se pose en voyant ce flux de population : mais pourquoi partent-ils ? Alors que le parfum du jasmin flotte encore en Tunisie, pourquoi des jeunes ont-ils choisi le départ vers l’Europe ? Une révolution a chassé du pouvoir le dictateur Ben Ali, l’espoir de fonder une démocratie est permis. Pour comprendre ce flux migratoire, une sélection de documents pour répondre à cinq questions :

  • Qui part ?
  • D’où partent-ils ?
  • Pourquoi partir ?
  • Pourquoi partir maintenant ?
  • Comment sont-ils accueillis ?


– Une carte du journal Le Figaro parue le 16 février 2011

– Un extrait de l’émission C dans l’Air présentée par Yves Calvi, « Après la révolte, l’exode ». (clique ici)


– Medhi Houas, le ministre tunisien du Tourisme explique la situation au journal France soir (14 février 2011)

FRANCE-SOIR : Des milliers de Tunisiens fuient leur pays, comment expliquez-vous cette situation ?

MEHDI HOUAS Je suis très étonné que les gens en France et en Europe tombent des nues ! La situation n’a pourtant pas changé, les pauvres du Sud veulent toujours rejoindre l’eldorado du Nord.

F.-S. Cinq mille personnes en cinq jours, c’est du jamais-vu !

M. H. Il y a eu une révolution ici. Pendant un mois, le pays a été paralysé ; 350.000 personnes vivent du tourisme (6 % du PIB tunisien, NDLR) et sont en situation de doute. Certains sont pris de panique. C’était une chose prévisible. Ce n’est pas parce que l’on s’est débarrassé de la dictature que tout s’est arrangé. La différence, c’est que nous n’avons plus une seule famille (Ben Ali) qui pompe les finances du pays, voilà tout. Mais il y a toujours 10 millions d’habitants, dont certains pensent qu’il n’y a plus d’espoir. Je suis là pour le leur rendre.

F.-S. Il est paradoxal qu’ils perdent espoir au moment où le pays se démocratise…

M. H. Il n’y a pas eu de touristes en janvier, en février non plus. Si l’on ne fait rien, ce n’est pas 4.000 Tunisiens qui partiront mais 350.000.


– Le témoignage de Sirine, une Française qui habite Zarzis, une ville touristique du sud du pays (trouvé dans un article de France 24 : « Il y a depuis toujours cette obsession du rêve européen »).

« Zarzis s’est vidée de sa jeunesse ces dernières semaines. Les terrasses de café sont désertées, on voit très peu de jeunes dans la rue. Tous n’ont qu’un seul objectif : profiter de l’absence de contrôle pour partir en Italie. J’habite à 300 mètres de la plage qui est, avec le port, l’un des deux points de départ pour immigrer clandestinement en Italie. (…) Avant, les immigrés clandestins passaient par la Libye. Maintenant, ils partent directement d’ici. Les capitaines des bateaux vous demandent 2.000 dinars [1036 euros] pour le voyage. Il n’y a presque plus de police ici et les quelques militaires présents dans la ville ne font rien pour arrêter cet exode, alors que cela se passe sous leurs yeux, car ils ont peur de se mettre la population à dos.

Ici, à Zarzis, il y a depuis toujours cette obsession du rêve européen. Beaucoup de membres de la famille de mon mari sont déjà partis. Pourtant ils ne souffraient ni de la misère, ni du chômage. Moi j’essaie d’expliquer aux candidats au départ qu’il ne fait pas forcément mieux vivre en France, là où ils veulent tous aller. Mais ils ne voient que le salaire. Ils se disent que même s’ils gagnent 1500 euros à Paris, c’est toujours 10 fois plus qu’ici. Ils ne se rendent pas compte du coût de la vie dans l’Hexagone. »


– Une vidéo de BFM TV expliquant la tension entre la France et l’Italie au sujet de l’immigration tunisienne


Aller plus loin :

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xh5oe2_des-milliers-d-egyptiens-et-de-tunisiens-fuient-la-libye_news[/dailymotion]