Archive pour 4ème

Je connais les grands repères spatiaux et le langage cartographique

En géographie, tu vas au fil de l’année construire une carte simple sur l’organisation du monde d’aujourd’hui. Avant d’entrer dans le vif du programme (l’étude de la zone industrialo-portuaire de Rotterdam) et la réalisation de cette carte, il faut que tu saches te repérer sur un planisphère. Par exemple, es-tu en mesure de localiser l’Europe, l’Océanie, l’océan Atlantique, l’océan Pacifique et l’Equateur sur cette drôle de carte ?

http://lettres.histoire.free.fr/lhg/geo/geo_monde/cartes_monde/Projec_polaire.jpg

 

Représenter une sphère à plat (faire une projection) déforme forcément la réalité.  

 

Extrait de Carte blanche, un site du cartographe Jules Grandin qui écrit « toute carte est un mensonge nécessaire »

 

 

 

A tester : le jeu Mercator Puzzle

 

http://blog.lambert.free.fr/images/mercator.png

 

 

 

« Dessiner une carte c’est prendre le pouvoir, avec le stylo comme seule arme, décider du moindre trait, sélectionner, exagérer, voire mentir. »

 

(Ingrid Saumur cité dans l’article Cartographie radicale de Nicolas Lambert)

 

 

OBJECTIFS :

  1. situer les océans, les continents et les lignes imaginaires
  2. situer et reconnaître la forme de quelques pays
  3. repérer un pays à l’aide des points cardinaux
  4. utiliser le langage cartographique

1. Clique ici pour t’assurer que la localisation des océans et continents n’a pas de secret pour toi.

2. Clique ici pour revoir les lignes imaginaires
 puis teste toi sur ce Didapages

3. Pour situer un pays, il peut être utile de connaître la forme de son territoire. Clique ici pour accéder à un exercice sur les pays du continent européen.

 

S’exercer au cours de la l’année : Pour mémoriser ces repères spatiaux, reviens régulièrement sur la carte politique du monde, pages 368-369 de ton manuel. Amuse toi à repérer un pays par rapport à un autre en utilisant les points cardinaux. Pour être le plus précis possible, regarde cette vidéo.

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xah3ei_la-rose-des-vents_school#from=embed[/dailymotion]

4. Pour faire de la géographie, il faut savoir utiliser les outils du cartographe. Une carte ou un croquis permettent de visualiser immédiatement des informations. Pour cela, il faut s’approprier le langage cartographique et savoir lire une légende.

Ce tableau (Hachette 2011) montre les figurés et le code couleur pouvant être utilisés dans une légende.

– Regarde attentivement ce tableau et colle la fiche sur ton cahier. 

 – Réponds aux questions portant sur la carte ci-dessous.


EXERCICE : Lire et comprendre le langage cartographique

Ouvre ton cahier et écris tes réponses.

  1. Que faut-il faire avant de regarder la légende et la carte ?
  2. Quel est le sujet de cette carte ?
  3. Quels figurés sont utilisés dans la légende de cette carte ? Pourquoi ?
  4. Pourquoi tous les figurés ne font-ils pas la même taille ?
  5. Pourquoi avoir écrit des mots en minuscules et en majuscules ?
  6. Quels sont les continents connectés au commerce mondial ?
  7. Quels sont les continents qui semblent isolés ?

 

La Chine, une puissance émergente

Lors du précédent chapitre, nous avons vu que les Etats-Unis jouent une place majeure dans la mondialisation des échanges. Qualifiés un temps d’hyperpuissance, les Etats-Unis doivent cependant faire face à la concurrence des pays émergents dont la Chine fait figure de leader.

 

OBJECTIFS

  • Localiser les pays émergents sur la carte de l’organisation du monde
  • Décrire et expliquer les caractéristiques essentielles d’un pays émergent à l’aide de l’exemple chinois
  • Réaliser un croquis sur l’organisation du territoire chinois

 

 

La Chine et les BRICS : puissances émergentes ou émergées ?

 

– Un article du Figaro insiste sur le poids démographique et économique des BRICS

 

« Né avant tout de la volonté d’échapper à l’influence des États-Unis et de l’Europe, le groupe des BRICS, qui réunit le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, se cherche encore une identité. Pour l’heure, les cinq pays émergents, qui représentent 40 % de la population mondiale et pèsent près de 25% du PIB de la planète, ont surtout en commun leur insolente croissance. Un socle économique favorable à une plus grande intégration, mais qui reste encore à consolider.« 

 

 

– Un article de RFI montre que « Les populations du BRICS restent encore très pauvres »

 

 

– Un reportage de France info rapporte que les puissances émergentes s’entraident et s’organisent pour peser dans le concert des nations

 

 

- Une émission de France Culture de 2011 questionnait la notion de BRIC.

 

"Entre le Brésil et la Russie, ou bien la Chine et l'Inde, les choix et les niveaux de développements sont aussi disparates que les objectifs politiques. La Russie devrait d'ailleurs ne plus appartenir à cette acronyme, dans la mesure où sa croissance repose presque uniquement sur la rente pétrolière et gazière. Les seuls objectifs que les trois autres pays émergents peuvent avoir en commun est leur volonté d'être mieux reconnus sur la scène mondiale et de détenir une influence, et éventuellement des pouvoirs."

 

La montée en puissance de la Chine, 2ème puissance économique mondiale

 

- Un reportage de l'AFP : "2010, la Chine en voie de devenir une superpuissance"

 

 

- Un reportage de France 2 en 2011 : Wanxiang, une entreprise chinoise s'implante aux Etats-Unis

 

 

- Les conditions de travail dans l'industrie du jouet

 

+ d'infos


 

Source image : Dessin de Chappatte de 2008 (source : globecartoon.com)

La mondialisation en images : la carte des amitiés Facebook

Après l’étude des relations nouées à l’échelle mondiale, nous allons nous intéresser aux effets de la mondialisation sur trois types de territoires :

  • une puissance mondiale : les Etats-Unis
  • les puissances émergentes à travers l’exemple de la Chine
  • les pays pauvres à travers l’exemple du Niger

Pour commencer cette partie, nous allons partir de l’exemple de la société américaine Facebook fondée en 2004 par Mark Zuckerberg. En avril 2012, Facebook annonce qu’il compte plus de 900 millions d’utilisateurs.

OBJECTIFS

  • Mettre en image la mondialisation à l’aide de cartes
  • Etudier la puissance technologique des Etats-Unis et son influence dans le monde
  • Visualiser et expliquer des inégalités spatiales à l’échelle du monde

CARTE 1 pour mettre la mondialisation et ses effets en images

En 2010, Paul Butler effectue un stage chez Facebook. Il réalise une carte permettant de visualiser et de matérialiser le réseau des utilisateurs de Facebook. Cette carte remporte un franc succès sur Internet. « On s’extasie sur la précision de la carte, sur sa beauté, sur la clarté et la précision des structures géographiques qu’elle fait apparaitre » mais comme le note Thierry Joliveau (l’auteur du site Monde géonumérique) c’est aussi un « objet idéologique« .

En effet, le document présente l’emprise du réseau social dans le monde et constitue une formidable publicité pour le groupe. Avec cette carte, Paul Butler veut montrer que « la compagnie Facebook relie les hommes du monde entier par-delà les frontières, les montagnes et les océans. Elle prend soin de toutes les amitiés qu’elle aide à éclore.« 

http://mondegeonumerique.files.wordpress.com/2011/01/facebook.png

UNE VIDEO PUBLICITAIRE : 2004-2009, comment Facebook s’est-il diffusé dans le monde ?

CARTE 2 : La carte des amitiés Facebook comparée à la carte de la densité de population

http://mondegeonumerique.files.wordpress.com/2011/02/post2carte11.jpg
Après avoir répondu aux questions de la fiche, nous nous rendrons à Palo Alto (Californie), là où Facebook pilote ses activités. Le siège social de l'entreprise est installé au cœur de la Silicon valley ("la vallée du silicium"), la première technopole au monde.
Pour aller + loin

L’Encyclopédie, par Olyvan

Pendant trois séances, vous avez travaillé par groupes de 4 autour de deux  objectifs : 

Le défi était d’exposer à l’oral l’essentiel sur l’Encyclopédie tout en organisant vos idées et votre passage. Il fallait commenter au tableau les documents du manuel et arriver à formuler des phrases à partir d’un brouillon sans phrases complètes.  Pour une première expérience, vous vous en êtes bien tirés. Olyvan (4°4) a bien voulu mettre par écrit le travail de son groupe. Bonne lecture !

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« En 1751, deux philosophes des Lumières, Diderot et d’Alembert décident de créer des ouvrages parlant des sciences, d’arts et de métiers. Ces livres porteront le nom d’Encyclopédie. Pourquoi l’Encyclopédie est-elle une oeuvre majeure de l’Europe des Lumières ?

L’Encyclopédie voit le jour en 1751 grâce à Diderot et d’Alembert. En effet, à cette date, ils décident de créer des livres consacrés aux connaissances (principalement scientifiques). L’Encyclopédie est destinée aux personnes aisées. Cette oeuvre présente un avantage : elle est illustrée et donc en partie accessible aux analphabètes. Mais les pauvres ne peuvent pas s’en procurer car ils n’en n’ont pas les moyens. Le document A présente l’architecture et la maçonnerie (sur l’image, il y a une grue et une cage à écureuil). Aussi, l’Encyclopédie a un but précis, celui de rassembler les connaissances sur notre planète pour les générations futures.

Le roi Louis XV, qui a régné de 1715 à 1774, interdit la publication de l’Encyclopédie le 7 février 1752. Il l’interdit car elle est néfaste pour lui. Le texte C montre que le roi critique ces deux volumes car « on essaie de détruire la domination royale ». Les personnes contournent l’interdiction en commandant l’Encyclopédie dans leur maison de campagne.  Le clergé veut supprimer l’Encyclopédie mais le gouvernement fait un sacrifice: il autorise la distribution de celle-ci à l’étranger et en province et l’interdit à Paris. La diffusion de l’Encyclopédie se fait principalement dans les villes comme Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse et Besançon.

Pour conclure, l’Encyclopédie est une oeuvre majeure de l’Europe des Lumières car un grand nombre d’homme décident de braver l’interdiction du roi pour se cultiver. Aujourd’hui, nous utilisons toujours des encyclopédies. »

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Aller + loin

A l’origine, le projet était de traduire l’ouvrage de l’Anglais Ephraïm Chambers, la Cyclopaedia (1728). Un libraire nommé Le Breton demande en 1745 à D’Alembert et Diderot de se lancer dans l’aventure avec lui. Mais les deux compères vont vite délaisser la simple traduction de la Cyclopedia pour se lancer un objectif plus ambitieux : écrire une œuvre originale et unique, un dictionnaire collectif auquel participent des noms illustres (Voltaire, Montesquieu, Rousseau, …).

Certaines idées contenues dans l’Encyclopédie dérangent car elles remettent en cause l’autorité royale et religieuse. Cela explique l’interdiction dont parle Olyvan. La première édition était réservée à l’élite de la cour ou de la société. 4000 exemplaires ont été vendus pour un prix d’environ 1000 livres (monnaie de l’époque).