Archive pour Histoire

« A l’assaut ! », une descente dans l’univers des tranchées

La Grande Guerre est un conflit mondial. Si vous savez que les Américains sont venus combattre sur le sol européen, on parle moins souvent de l’engagement des soldats canadiens. Dépendant pour ses affaires étrangères de la Grande-Bretagne, le Canada entre en guerre au même moment que les britanniques en 1914.

Pour creuser un peu plus l’univers des tranchées, rendez vous sur le site du Musée canadien de la Guerre.

Un jeu interactif « A l’assaut ! » vous replonge dans l’univers des tranchées (clique sur « commencez l’aventure »). Vous incarnez un soldat canadien engagé aux côtés des Français et des Anglais pour venir à bout des Allemands. Au-delà du jeu,vous apprendrez le vocabulaire de cette guerre de position (No Man’s land, le peloton, un franc-tireur, …). Je n’ai pas terminé la « mission » mais le jeu a l’air plutôt long.

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« À l’assaut est fondé sur les témoignages de Canadiens qui ont vécu et qui sont morts dans les tranchées pendant la Première Guerre mondiale. En partie histoire et en partie roman d’aventure, À l’assaut est divisé en épisodes. À la fin de chacun d’eux, vous devrez faire un choix d’action. Lorsque vous avez décidé de ce que vous allez faire, vous cliquez sur la section de votre choix et lisez ce qui en découle. Une bonne décision vous permettra de poursuivre votre aventure. Une décision moins heureuse entraînera des problèmes ou, pire encore, vous mènera tout droit au désastre. « 

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Par exemple, il vaut mieux vaut prendre le masque à gaz…

Images : copies d’écran du jeu interactif « A l’assaut ! » mis en ligne par le Musée canadien de la guerre

[3ème] Comprendre le printemps des peuples arabes

Cette année, l’actualité défile à une vitesse folle. Parce que les pages de l’Histoire se tournent en direct, il est bon de revenir en ce début d‘année scolaire de 3ème sur « le printemps arabe«  dont nous n’avons pas fini de ressentir les secousses. En janvier 2011, « la révolution de jasmin » des Tunisiens chassait du pouvoir le président Ben Ali qui régnait sur le pays depuis 23 ans. Quelques semaines après, les Egyptiens faisaient sauter le verrou du régime autoritaire d’Hosni Moubarak. Les révoltes se transformaient en révolution, laissant se dessiner un horizon démocratique pour ces peuples. Après plusieurs mois de lutte, c’est au tour des Libyens de sentir le souffle de la liberté. Tripoli, la capitale libyenne, a été prise par les rebelles à la fin du mois d’août et le régime du colonel Kadhafi est en train de s’effondrer.

Le printemps arabe a aussi été synonyme d’été meurtrier en raison d’une répression sanglante en Libye, en Syrie ou encore au Bahrein. En 8 mois, trois dictateurs sont tombés de leur piédestal. A qui le tour ?

Objectifs de la séance

  1. Comprendre les raisons du soulèvement des peuples arabes
  2. Comprendre les difficultés pour les peuples à gagner leur liberté et le chemin à suivre pour bâtir une démocratie
  3. Comprendre le rôle de l’ONU et de l’OTAN dans la guerre en Libye

Les compétences

  1. Savoir étudier des documents de nature différente (carte, dessin de presse, texte, vidéo)
  2. Rédiger à l’aide des documents et de ses connaissances un résumé organisé

LES DOCUMENTS

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xjd0r6_apres-six-mois-de-printemps-arabes-un-bilan_news[/dailymotion]

Image : Dessin de Patrick Chappatte disponible sur http://www.globecartoon.com/

 Aller + loin

« La liberté guidant le peuple » décryptée sur ARTE

Karambolage est une émission d’ARTE diffusée le dimanche soir. Dans le dernier numéro de l’émission (article édité en janvier 2009), une œuvre patrimoniale, signée du peintre Eugène Delacroix en1830, est décryptée :

La liberté guidant le peuple

Cette peinture est visible en bonne qualité sur le site du Louvre.

Jeanne Desto explique d’abord l’impact du tableau sur l’histoire de France. La femme brandissant fièrement le drapeau français, l’allégorie (= figure symbolique) de la Liberté, est un motif repris partout : sur les timbres, un billet de banque, les caricatures, les unes de journaux, …. Le contexte historique, l’inspiration du peintre, la composition et l’histoire du tableau sont clairement expliqués. Au terme de cet exposé rondement mené, Jeanne Desto explique l’attachement du peuple français à ce  tableau :

« Les Français, peuple si fier d’être, d’avoir été « révolutionnaire » se sont tout bonnement approprié La Liberté guidant le peuple. C’est leur icône. Elle leur appartient, symbolisant le meilleur d’eux-mêmes.« 

Nous étudierons ce tableau en cours (chapitre : La France de 1815 à 1914)… en espérant que ce numéro de Karambolage soit toujours en ligne.

Le lien : l’étude du tableau commence au bout de 2mn50

CLIQUEZ ICI POUR ACCÉDER À L’EMISSION KARAMBOLAGE D’ARTE

Images : captures d’écran faite sur le site arte.tv

Pour en savoir plus, Canal éducatif a mis en ligne une analyse détaillée sur ce tableau « devenu une icône de la république triomphante »

Le buste de César à Arles : le second souffle

Arles, cette ville des Bouches-du-Rhône, aimante les artistes. Attiré par la lumière méditerranéenne, Van Gogh, le peintre à l’oreille coupée, y a peint ses sublimes tournesols. L’arlésien Christian Lacroix a fait de sa ville natale une place de la haute couture. Arles aime les artistes, et ce, depuis toujours.

Fondée en 46 avant Jésus-Christ par César, Arelate est aujourd’hui réputée pour ses vestiges antiques. La rive gauche du Rhône correspond au centre de la ville et recèle de trésors architecturaux (l’amphithéâtre, le théâtre, l’arc du Rhône, les thermes de Constantin, …). La ville antique est une colonie romaine qui se développe très rapidement. Les activités portuaires et commerciales enrichissent la ville. Cette prospérité permet aux habitants d’embellir leur cité en commandant à des artistes, des monuments, statues et mosaïques à la mesure de la « petite Rome ». La rive droite du Rhône est aménagée au cours du Ier-IIème siècle après J-C et le pont de bateaux (procédé ingénieux qui permet de relier les deux rives) fait la renommée de la ville. En 2007, une équipe d’archéologues dirigée par Luc Long, décide de prospecter sur cette rive droite du fleuve (près du quartier de Trinquetaille) une zone jusque-là très peu fouillée.

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xbqr84_des-racines-et-des-ailes-arles-dess_creation[/dailymotion]

En 2008, France 3 présentait une émission spéciale « Des racines et des ailes » sur les recherches menées par ces archéologues sous-marins. La chasse au trésor est lancée dans le Rhône.  Construite comme une enquête, l’émission est passionnante et offre aux téléspectateurs les splendides trouvailles des plongeurs-archéologues. La découverte d’une statue de Neptune, reconstituée pièce après pièce par les plongeurs, la remontée d’une statue de Vénus ou encore ce bronze d’un homme aux poings liés montrent les richesses englouties dans le limon du fleuve. Le documentaire tient en haleine avec la pêche inespérée d’une pièce unique en son genre. Le buste de César, fondateur de la ville et imperator romain (vers 100 à 44 av JC).  La ressemblance est frappante mais le travail de l’archéologue est de prouver qu’il s’agit bien de César. Luc Long fait appel aux technologies ahurissantes de précision (scanners), à l’œil expert de spécialistes, part comparer le buste de César avec un autre se trouvant à Turin (Italie) et finalement le verdict tombe. Ce buste serait la plus ancienne représentation de César faite de son vivant (cette hypothèse est contestée par l’historien allemand Paul Zanker). L’instantané d’un imperator est exceptionnel car « même à Rome, on n’a jamais retrouvé un portrait de César de son vivant » dit Luc Long.

Ces trouvailles redonnent un second souffle à des œuvres d’art endormies dans le lit du Rhône et à des archéologues plus habitués à remonter des tessons d’amphores que des objets d’exception. Aux téléspectateurs, une belle leçon d’Histoire et un moment de rêverie.

E.G

Sources :

– L’excellent reportage de France 3, « Le trésor englouti du Rhône »

Crédits et légendes des photos : C. CHARY/DRASSM

Un buste grandeur nature de César âge? : pour Luc Long, ce buste en marbre constitue la plus ancienne représentation aujourd’hui connue du fondateur de la cité romaine d’Arles. Typique de la série des portraits réalistes d’époque républicaine (calvitie, traits dus à l’âge…), il date sans doute de la création de l’Arles romaine en 46 avant Jésus-Christ.

Le buste lors de sa découverte par P. Giustiniani – Photographe : C.CHARY

– Une statue de Neptune en marbre de près de 1,80 m de hauteur ; datée de la première décennie du IIIe siècle après Jésus-Christ.

– Le pont de bateaux

– Paul Zanker conteste que la statue retrouvée soit celle de César