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Débat argumenté : Comment faire usage de sa liberté sur Facebook ?

En quelques années, Facebook a conquis l’Hexagone. En 2014, 28 millions d’utilisateurs français disposent d’un profil sur le réseau social crée par Mark Zuckerberg. Encensé ou critiqué, Facebook ne laisse pas indifférent et soulève régulièrement des débats dans notre société.

 

OBJECTIFS :

 

  • Travailler en groupe et en autonomie
  • Formuler son opinion par écrit et à l’oral
  • Participer à un débat argumenté ayant pour thème : Comment faire usage de sa liberté sur Facebook ?
  • Construire son identité numérique

 

GROUPES 1 et 2 : Facebook, un espace de libre expression

 

DOCUMENT 1 : Un article de Libération et deux dessins de presse expliquant le rôle des réseaux sociaux lors du printemps arabe.

 

DOCUMENT 2 : Des jeunes s’expriment librement

 

Une capture d’écran de la page « La dernière lettre » où une jeune internaute met régulièrement en ligne un chapitre de son livre.

 


 

DOCUMENT 3 : Facebook et les limites de la liberté d’expression

 

Un article du journal Le Monde, Facebook coopère avec la justice pour identifier un néonazi, le 30 décembre 2011.

 

DOCUMENT 4 : Qu’est-ce qu’on peut pas écrire ou dire sur Facebook ?

 

Une capture d’écran du site Facebook sur les abus et les infractions aux règlements

 

DOCUMENT 5 : Le « lanceur de chat » condamné à un an de prison ferme

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L’homme de 25 ans avait projeté l’animal contre un mur et diffusé ensuite la vidéo sur Facebook. Il avait déjà été condamné à huit reprises par le passé, notamment pour des faits de violences. » un article du nouvel Obs (février 2014)

 

GROUPES 3 et 4 : Facebook, un réseau social en questions

 

DOCUMENT 1 : Qui dois-je accepter comme ami sur Facebook ? 

 

Un article de la [email protected], « Qui doit entrer dans la toile de mon réseau ? », 15 novembre 2012

 

DOCUMENT 2 : La cyber-intimidation : quelles solutions ?


Un article de France soir, Harcèlement sur Facebook : « nous avons été traumatisées », 6 mai 2011

 

Un article des Inrocks sur « le troll, c’est le double démoniaque, le bourreau de l’internaute qui se “lamente en public” « 

 

 

DOCUMENT 3 : Facebook, espace de vie privée ou publique ?

 

Un article du Monde, "Pourra t-on bientôt insulter son patron sur Facebook ?",10 janvier 2012

 

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xfozh2_telezapping-facebook-attention-a-vos-amis_news#rel-page-5[/dailymotion]

 

DOCUMENT 4 : La relation profs-élèves sur Facebook

 

Deux avis d'enseignants sur la question publiés dans le journal Libération du 7 février 2011

 

 

D'autres pistes à creuser

 

Source images

 

Facebook : qui doit entrer dans la toile de mon réseau ?

Sur la [email protected], le réseau social préféré des internautes français a déjà été questionné. Suite à l’article « Facebook : la relation profs-élèves au pied du mur », où je faisais part de mes interrogations et de mes certitudes, des commentaires d’élèves et d’internautes sont venus enrichir ma réflexion initiale. Depuis ce billet, j’accepte comme « amis » certains anciens élèves. Comme arrière-boutique du blog, j’ai ouvert le groupe [La [email protected] HG] sur Facebook parce qu’on ne peut pas tout partager entre les murs d’une salle de classe ou dans un billet de blog. Les réseaux (Facebook, Twitter, Espaces numériques de travail) tiennent aujourd’hui le haut du pavé et il paraît essentiel que les enseignants s’emparent de ces outils : pour sensibiliser leurs élèves à une pratique futée des réseaux sociaux et repenser les espaces du savoir.

Qui doit entrer dans la toile de mon réseau ? Il est important de savoir à qui vous ouvrez la porte. Est-ce vraiment utile d’ajouter un ami avec qui vous n’avez aucun lien, ni à l’école, ni en dehors ? Construire son identité numérique demande des précautions : c’est ce que rappelle « Ma vie en numérique », un document réalisé par la mission TICE et le CLEMI.

« Tout ce que je mets en ligne constitue mon « identite? nume?rique » : c’est l’image que je donne de moi au monde exte?rieur. Elle est constitue?e par les informations que je remplis dans mon profil mais aussi par tout ce que je publie. C’est un instantane? de moi a? un moment pre?cis qui restera en ligne car tout ce qui est publie? sur internet est indexe? et archive?.(…)

Tous mes amis ? On se retrouve facilement avec des centaines de contacts, dans des dizaines de groupes… mais peut-on vraiment parler d’amis ? ou me?me de proches ? Les sites communautaires mettent tout le monde sur le me?me plan. A toi de faire le tri entre tes vrais amis, tes connaissances, les copains de copains et les gens croise?s dans une soire?e et que tu ne vas jamais revoir !

Avec qui partager ? Cre?er des groupes, accepter des contacts… ne se fait pas au hasard. Tu peux aussi parame?trer le degre? de confidentialite? de certaines informations et choisir les personnes a? qui tu t’adresses.« 

Facebook est un espace de liberté et certains dépassent les limites sans vraiment s’en rendre compte. Ces abus portent un nom : le harcèlement virtuel ou cyberbullying. La CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a publié au début du mois quelques conseils pour expliquer et contrer ces pratiques. Ce spot de prévention « Cyberbullying, think before you click » montre bien les dégâts que peuvent causer insultes et intimidations sur Internet.

La confidentialité sur Facebook est aussi un sujet incontournable. Un site propose même un test pour voir si votre compte Facebook est bien protégé. Sur  profilewatch.org, il vous suffit de coller l'adresse URL de votre profil Facebook pour vérifier si votre compte est bien sécurisé. Bien que gadget, ce site a l'air crédible. J'ai obtenu 10/10 parce que mon mur est seulement ouvert à mes "amis". J'ai créé trois listes d'amis (cercle proche, réseau professionnel, anciens élèves) ce qui me permet d'ouvrir mes albums photos seulement à certaines personnes. Pour créer des listes d'amis, il suffit d'aller dans :

  • [Compte]
  • [Gérer la liste d'amis]
  • [Créer une liste]
  • Reste à placer  les "amis" dans la liste adéquate

Pour régler tes critères de confidentialité,clique sur l'image ci-dessous qui te dirigera vers un tutoriel simple pour protéger des données.


Bertrand Cantat chantait "Qui veut entrer dans la toile de mon réseau ?", mieux vaut se demander "Qui doit"… Quelques clics suffisent pour que vos données restent confidentielles sur Facebook.  Etre futé, c'est ne pas accepter n'importe qui comme ami et savoir régler ses critères de confidentialité.

Facebook : la relation profs-élèves au pied du mur

Cette semaine un dossier du Web Pédagogique est con
La véritable question étantsurtout : qu’est-ce que Facebook ? Pour certains, c’est un espace intime et il faut le sécuriser. Pour d’autres, un espace personnel ce qui change la donne. Du coup, je m’interroge sur la possibilité d’ouvrir mon espace à d’anciens élèves.
Une vraie réflexion s’ouvre sur l’outil Facebook le rapport prof/élèves. La réponse diffère selon les niveaux et des questions se posent suivant l’usage qui est fait de Facebook (personnel ou  intime). Si pour l’élè
Voir et être vu

Cette semaine, un dossier du Web Pédagogique est consacré au « phénomène Facebook ». J’y suis, vous y êtes… et nous ne sommes pas seuls car un Français sur quatre a déjà investi ce réseau social.  Les ados auraient même relegué aux oubliettes leur(s) blogs pour Facebook. Mon sujet n’est pas de disserter sur le « pourquoi nous y sommes ».  Ce qui m’intéresse en tant qu’enseignant, c’est la nouveauté qu’instaure Facebook entre les professeurs et leurs élèves. Nous nous retrouvons dans un espace commun qui n’est pas la salle de classe. Nous avons tous choisi d’y être. C’est la première fois dans l’histoire qu’un contact de ce type est possible entre le maître et l’élève. La rencontre est à un clic. Faut-il « Confirmer » ou « Ignorer » ? Par une touche bleue qui attire l’internaute, Facebook encourage à accepter la requête. Le professeur se transforme alors en garde frontière et se demande s’il doit ouvrir, filtrer ou fermer l’accès ? La relation profs-élèves est au pied du mur…

Facebook relations prof élève

Voir et être vu

J’ai ouvert un profil Facebook il y a environ deux ans. Très rapidement, la question de la relation professeur/élève a surgi sur mon écran sous la forme d’un carton d’invitation. Un élève voulait m’épingler comme « ami ». J‘imagine avec quelle jubilation il s’était lancé à la recherche de ses profs et sa traque aboutissant, je le voyais s’écrier devant son écran « Il y est ! » … Ma souris s’était alors dirigée vers la case « Ignorer« , j’avais cliqué.  Non, par principe je ne veux pas d’élèves sur mon Facebook. Accepter un « ami » revient à tisser un lien particulier avec quelqu’un. Pour un enseignant, c’est instaurer avec l’élève un rapport qui sort de l’ordinaire, de la routine du collège … et surtout, s’exposer. Dans l’enseignement, il est naturel de découvrir l’individu qui est derrière le maître ou l’élève mais Internet ne remplacera jamais le contact quotidien. Refuser l’invitation, c’est aussi séparer sa vie scolaire de sa vie privée. Un professeur a un rapport d’autorité avec ses élèves, Facebook brouillerait les cartes. Mon refus signifiait que je n’avais pas envie qu’il entre sur mon territoire et que je ne voulais pas entrer sur le sien…

Facebook professeurFacebook, c’est voir et être vu. Avec son carton d’invitation envoyé en un clic, cet élève avait-il conscience qu’il m’ouvrait son espace personnel et/ou intime ? L’invitation partie à la vitesse de l’ADSL ne sera-elle pas regrettée quelques instants plus tard ? Pour beaucoup, je le pense sincèrement. Seriez-vous tout à fait libres de vous exprimer en sachant que votre professeur d’Histoire-Géo a accès à tout ce que vous partagez sur votre mur ?


Depuis le premier carton d’invitation, j’ai dû en recevoir une vingtaine d’autres dont certains patientent vainement dans la file d’attente… Je note d’ailleurs ici que pour la plupart des élèves, il ne viendrait pas à l’idée d’ajouter un de leur professeur à leur liste « d’amis ». Vous êtes une majorité à savoir régler vos critères de confidentialité, à ne pas laisser votre mur visible par un quelconque internaute. Vous n’êtes pas aussi naïfs que certains articles de presse vous présentent. Beaucoup ont compris que « l’ami de Facebook » sonne creux, que l’amitié s’épanouit ailleurs.

Pour les curieux qui se demandent ce qu’on peut bien trouver sur mon Facebook, voici la réponse :

  • beaucoup de musique
  • des liens vers des articles que je juge intéressants
  • des photos de vacances, de randonnées (très peu de photos de moi, je préfère montrer des paysages, des sites, des objets, de jolis cèpes, des vélos ou des illusions …)
  • des réflexions
  • quelques créations (une orchidée fanée m’a inspiré récemment de drôles de cavaliers)

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Savoir ce qu’on fait là

Un jour, j’ai reçu une invitation d’un ancien élève à présent en Terminale, accompagné d’un message sympa… Il y a deux ans, tout était clair dans mon esprit. Mon principe « pas d’élèves sur Facebook » était extensible aux anciens élèves. Même sympathiques. Si j’accepte, une déferlante va arriver. Just do it : « Ignorer ». Je dis « était » car cette règle pour les anciens élèves m’interroge aujourd’hui.  Mon utilisation de l’outil Facebook est rodée. Je sais ce que je fais là. Et surtout, ce que je ne fais pas.

  • Certains voient Facebook comme un tableau de chasse où les « amis » sont autant de trophées et leur nombre une marque indélébile de popularité. Je ne me suis jamais lancé dans un tel safari…
  • Pour certains, c’est un espace intime. Ils racontent leur vie, livre une émotion ou une banalité. J’évite.
  • Il y aussi le Facebook-miroir (« Miroir, mon beau miroir, dis moi que je suis narcissique…« ). L’important, c’est la pose…
  • Il y a ceux qui jouent toute la journée à PAF le chien ou qui consultent de drôles d’horoscopes. Niet.
  • Enfin, il y le partage d’idées, d’articles, de musique, de bons mots, de créations. C’est pour cela que je suis sur Facebook.

photo-3Chaque fois que je demande ou accepte une invitation, je le fais dans l’optique du partage. Je sais que la personne m’apportera quelque chose. Des nouvelles de la famille, une idée pour faire mes cours, des réactions sur l’actualité, une opinion pour débattre ou sensibiliser, des photos pour voyager, de la musique à découvrir… Le réseau permet de trier les informations dans le flot d’internet, d’interagir. Mon Facebook n’est pas un espace intime, c’est un espace personnel, nuance importante… J’y retrouve des amis et des contacts. Je ne déballe pas ma vie, je réfléchis à ce que je poste comme message. Si je mets la photo de ma fille, c’est pour partager un bonheur avec d’autres mais sans un étalage de sentiments que je juge hors-propos.

Avec un code de conduite et une bonne compréhension du site, chacun est maître à bord de son Facebook. Du coup, je me laisse la liberté d’ouvrir une brèche concernant des anciens élèves. Pourquoi se priver d’un contact sympathique et enrichissant si le courant passait avec un(e) élève ? Ils trouveraient sur mon Facebook ce qui fait ma pratique professionnelle et un espace d’échanges. Derrière, il y a ma conviction que la mission d’un enseignant ne s’arrête pas aux quatre murs d’une salle de classe. Si la parole du professeur trouve un écho auprès des élèves, pourquoi s’arrêter une fois que celui-ci a cessé de l’être ? Au pied du mur de Facebook, je laisse donc une ouverture. Par contre, ceux qui m’ont en cours trouveront toujours portes closes : pas de confusion des genres.

Facebook est un instrument de partage et d’ouverture mais tout dépend de ce que l’on en fait. Sur son piano, Mozart a composé les plus beaux airs de musique. Beaucoup ne jouent que des fausses notes.  D’autres, s’y essaient et laissent la poussière se déposer sur les touches. Sur Facebook,  chacun joue sa mélodie.  Mais pensez quand même à accorder votre instrument, les notes restent…