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« Inside job » décrypte la crise des subprimes

Au moment où les Bourses s’affolent de nouveau, il est très instructif de (re)voir le documentaire « Inside Job » réalisé en 2010 par Charles Ferguson. De façon claire et didactique, il retrace l’histoire de la dérégulation des marchés  depuis les années 1980 et les liens ténus entre le monde de la finance et les politiques. « Inside Job » donne des repères précieux pour comprendre la crise des subprimes (= crédits à risques) et montre de façon inquiétante les difficultés pour moraliser le capitalisme financier

« Au nom de quoi un ingénieur financier est payé entre 4 et 100 fois plus qu’un vrai ingénieur. Un vrai ingénieur construit des ponts. Un ingénieur financier construit des rêves. Et quand ces rêves tournent au cauchemar, ce sont les autres qui paient.« 

Pour visualiser le documentaire sous-titré en français, cliquez sur l'image.

Critique d'Inside Job par e Télérama le 17.11.2010 :

"Les hedge funds, les subprimes, la « titrisation », les contrats dérivés... tous ces termes barbares sont expliqués par les intervenants, parfois à l'aide de tableaux, de manière claire. Et palpitante. On suit Inside job comme un thriller. Nerveux, vif. Vu l'aridité et la complexité du sujet, c'est une performance. Qui dit thriller dit figures du mal. Dans le genre, Henry Paulson (ex-secrétaire au Trésor), Larry Summers, Glenn Hubbard sont parfaits. On n'est pas près de les oublier. Agents influents de la dérégulation, ils sont aussi les symboles de l'impunité la plus obscène. Exemple : le plan de sauvetage opéré par Henry Paulson lui-même a permis de renflouer grassement la banque d'investissement Goldman Sachs (dont il est l'ex-pdg !), en liquidant définitivement son concurrent direct, Lehman Brothers, alors en pleine faillite. "

Banksy : Mr Brainstorm Vs Mr Brainwash


Sur la toile, des graffitis et des collages, des hommes en capuche sur des toits et dans la rue. La nuit, pendant que les murs de la ville s’encollent et s’animent, Thierry Guetta, un vendeur de vieilles fringues à Los Angeles filme l’histoire du street-art qui s’écrit. Pendant longtemps, il filmait tout et rien. Là, il fixe son objectif : faire un documentaire sur l’art de rue. L’histoire de la peinture à la bombe, c’est forcément explosif. Aérosol, adrénaline, acrobatie. Ses grands noms, leurs arrière-boutiques et leurs œuvres sur des kilomètres de bande. Cet art éphémère est capturé par un chasseur d’images « un peu cinglé » qui compile ses cassettes produites à la chaîne dans des boîtes qui prendront bien vite la poussière. Impossible à monter. Mais l’essentiel est ailleurs. Thierry Guetta veut rencontrer Banksy, l’icône absolue du street-art, celui qui vit la célébrité dans l’anonymat, l’engagement dans la subversion. Le réseau s’actionne et le miracle arrive un jour. Il l’aide et devient son ami. Et quand Thierry lui présente le documentaire, il lui conseille de faire autre chose, du street art par exemple. Thierry devient alors Mr Brainwash, rigolo, un brin mégalo et artiste auto-proclamé. Monsieur lavage de cerveau récupère, copie, colle et top chrono, ça rapporte gros.


Résumer « Exit through the gift shop » de Banksy ? Mr Brainstorm Vs Mr Brainwash. Les Britanniques aiment bien les histoires de Mr Jekyll et Mr Hyde ou celle de Frankenstein… Dans le cerveau de Banksy, une tempête de créativité et d’idées. Dans celui de Guetta, celles des autres. L’ombre et la lumière. La rue et le salon. La contestation pleine et la célébrité creuse.
Fait maison ou à la chaîne. Création, récupération. L’Art et la Tentation. L’un et l’autre ? Mr Brainwash, la créature du marionnettiste Banksy… hum, celui qui tire les ficelles et tient la caméra a bien raison de ne pas répondre. Dans ce film sur la condition d’artiste, Banksy a pris soin de camoufler sa ligne de fuite. En tout cas, une façon passionnante de se regarder dans la glace

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Quelques liens

Le site du film « Exit through the gift shop », Banksy (2010)

Signé Banksy

Une « biographie » signée Véronique Servat « Les murs de Banksy »





« Apocalypse », une leçon d’histoire cathodique

En 2009, 70 ans après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, la télévision publique faisait sa rentrée par une leçon d’histoire. Pour comprendre et garder en mémoire ce conflit, France 2 présentait la guerre avec des archives pour moitié inédites et colorisées.  Grâce à ce travail, les réalisateurs (Isabelle Clarke et Daniel Costelle) ont voulu rendre l’Histoire plus proche de nous, et particulièrement du jeune public, que le noir et blanc, paraît-il, fait fuir.

D’ailleurs le spot annonçant le documentaire, autant apocalyptique que spectaculaire, ne lésinait pas pour ramener les jeunes au bercail de la télévision publique… La fin justifie les moyens : pour arriver à installer les ados devant un documentaire historique plutôt que devant les Experts il faut sûrement cela…

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Pour prolonger le documentaire, la chaîne a mis en ligne un site internet « Apocalypse : la Seconde Guerre mondiale » présenté comme un « véritable guide multimédia » : il est riche en vidéos (courtes) et présente une chronologie ainsi que les principaux protagonistes du conflit.

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xaivi8_apocalypselagression-1-sur-4_news[/dailymotion]

+ d’info :

Image : une capture d’écran du site Apocalypse : la Seconde Guerre mondiale