Archive de mots clefs pour firminy

Waldeck 2011 – Cheese !

Une année scolaire se termine, certains la finissent avec le sourire, d’autres avec un brin de nostalgie. Comme promis, voici les photos prises jeudi et ce matin avec les 4°1, 4°3, 3°4 et 3°2. Cheese !

Waldeck 2011 – 4°1 –

Waldeck 2011 – 4°3 –

Waldeck 2011 – 3°2 et Mme Melgar –

Waldeck 2011 – 3°4 –

Waldeck 2011 – 6°1 –

Les vacances sont proches mais avant les 3ème ont un Brevet à décrocher… Bon courage à eux pour la dernière ligne droite ! Bons congés aux autres, revenez en forme !

[Plus de photos de Waldeck] L’année prochaine, des travaux de rénovation sont prévus et Waldeck Rousseau va changer de visage (CDI, salle info, vie scolaire, préau, passerelle). Pour garder une trace du Waldeck d’aujourd’hui, j’ai pris quelques photos du collège. A retrouver sur le groupe Facebook de la [email protected].

Firminy, la géo sur le terrain et dans la brume

La classe de 6°1 sur le terrain

Pour cette leçon de géographie sur le terrain, nous n’avons pas été vernis pour le temps. Brume et pluie étaient au rendez-vous… Qu’importe, sur les hauteurs de Montessus, on peut vraiment raconter l’histoire de Firminy du bout du doigt. Vous avez repéré quatre unités paysagères :

1. le Firminy industriel et son totem noir, la Tour de trempe

2. le centre-ville et ses lieux de pouvoirs, de culture, de culte, …

3 . Firminy-vert et sa ceinture végétale où trône l’Unité d’habitation du Corbusier

4. la vallée de l’Ondaine, sa rivière et ses voies de communication

Les détours faits en car pour voir de près l‘Unité d’habitation et la tour de trempe (appelée aussi la canonnière) peuvent vous servir pour raconter votre histoire : celle d’un travailleur immigré à Firminy au XIX°, XX° ou XXI°s. Pour illustrer votre histoire, servez-vous des images que vous gardez en tête après cette visite. J’amènerai en classe quelques photos et mettrai en ligne d’autres images si vous manquez d’inspiration.

Un détour par l'Unité d'habitation du Corbusier

Après la sortie, vous vous posiez encore des questions :

Amel / Combien il y a t-il d’appartements au Corbusier ?

Le Corbusier prévoit 414 appartements. Mais an maximum, 320 appartements seront occupés vers 1973.

Askhab / Commment est mort le Corbusier ?

Il meurt le 27 août 1965 au cours d’une baignade dans la Méditerranée.

Qui a fini l’Unité d’habitation à la mort de Corbusier ?

« Construite entre 1965 et 1967, le projet sera confié à André Wogensky suite à la mort de Le Corbusier le 27 août 1965« . André Wogensky est un des élèves du Corbusier. (source)

Coline / Pourquoi a t-on fait un patrimoine qui faisait école et habitation à la fois ?

C’est le sujet d’un prochain cours…

Stella / Combien de rues comporte le Corbusier ?

Il y a 7 rues qui donnent sur 18 niveaux (les appartements sont en duplex, c’est-à-dire sur 2 niveaux).

Clément / Combien de temps s’est écoulé pour construire Firminy vert ?

Le projet de Firminy vert a duré une dizaine d’années, de la décennie 1950 à la décennie 1960.

Léo / Combien il ya t-il encore d’habitants dans le Corbusier ?

Il faut que je me renseigne.

Jérémy / Pourquoi la ville de Firminy s’est  agrandie ?

On l’a vu en cours. Regarde la leçon I du chapitre sur « Firminy, ma ville et son patrimoine ».

Madyan / Est-ce que nous voyons Saint-Etienne depuis Montessus ?

On aperçoit tout juste Saint-Etienne au bout de la vallée de l’Ondaine, dans la brume aujourd’hui.

Fabien / Pourquoi la tour de trempe a ce nom ?

La tour de trempe est aussi appelée « canonnière ». On y fabriquait des canons pour des navires de guerre ou encore des obus. Comme on trempait les canons dans deux fosses différentes (dans un four de chauffe et une fosse de trempe), le nom était tout trouvé.

Pourquoi a t-elle été abandonnée ?

La tour de trempe aurait arrêté de fonctionner vers la fin des années 1970. René Commère explique cet arrêt pour des raisons de coût, de sécurité et de changement de technique de trempe (horizontale).

Marjorie / Est-ce que des gens ont voulu détruire la tour de trempe ?

Ce type de tour est rare en Europe : peut-être aura t-elle un jour droit à une plaque « monument historique » comme celle que nous avons vu à l’Unité d’habitation. Il faut la conserver en tant que symbole du Firminy noir.

Façade de l'Unité d'habitation du Corbusier


Blocus des lycées à Firminy : vous bloquez, ils débloquent

Depuis jeudi 7 octobre, les blocus de lycée agitent quelques rédactions en France. Dans la Loire, la Une du quotidien La Tribune-Le Progrès (édition Ondaine) est occupée depuis deux jours par l’action lycéenne :

  • « Les lycéens de la Loire à leur tour dans la rue » (8 octobre)
  • « Manifestation des lycéens : dérapages à Firminy » (9 octobre)

L’enchaînement des événements paraissait couru d’avance : les jeunes bloquent leurs lycées, des incidents éclatent, le mouvement est en grande partie décrédibilisé. Alors que l’histoire commence, on a l’impression d’avoir déjà lu la fin.

Les jeunes dans la rue :  les médias sont friands de ce type d’information. Dans l’inconscient collectif, cela rappelle Mai 68, les barricades, les pavés, une jeunesse rebelle qui a soif de libertés. Jeudi, à Saint-Etienne, Firminy et Feurs, près de 1400 lycéens assistaient/participaient au mouvement de contestation de la réforme des retraites et du lycée. Empressé de diffuser l’information, Le Progrès commet une erreur dans un article diffusé jeudi sur son site internet en écrivant que ces actions dénonçaient « non pas la réforme des retraites mais celle du lycée ». Dans l’emballement, seule la contestation de la réforme du lycée était évoquée. Une erreur corrigée dans l’édition de vendredi mais très révélatrice. L’empressement à traiter l’événement montre que les raisons de la mobilisation sont vite dépassées par les possibles conséquences sur l’ordre public. Dans l’article du Progrès de jeudi sur Firminy, il n’est pas question de slogans, de banderoles qui indiqueraient la nature des revendications, seuls les troubles à l’ordre public sont mentionnés. C’est un mouvement d’humeur désorganisé, une sorte de grande récréation qui est décrite (lire ici).

D’après le journal, le mouvement est « initié par les jeunes communistes de la Loire, aucun syndicat n’étant associé au mouvement. » En discutant avec des anciens élèves aujourd’hui à Albert Camus ou à Jacob Holtzer, j’ai l’impression que les instigateurs du mouvement ne sont pas clairement identifiés. Si la manifestation a effectivement au départ une coloration politique, tout semble se diluer par les canaux d’information utilisés par les jeunes. Avertis par SMS, MSN ou Facebook, ils relaient souvent l’information sans trop se demander qui en est à l’origine. L’avantage des réseaux, c’est que l’information passe vite. Le risque, c’est d’être instrumentalisé ou d’agir sans réfléchir aux conséquences que peut avoir un mode d’action tel que le blocus.

Le mode d’action : blocus, malus

En 2006, la lutte contre le CPE est marquée par de nombreux blocus en milieu scolaire (lycées, universités). Si à l’origine, « le blocage est une décision collective que les étudiants les plus mobilisés prennent au cours d’assemblées générales, en ayant soin de mettre cette décision au vote à la majorité absolue des personnes présentes« , on connaît aussi les limites de ce type d’action (le vote à main levée par exemple). Les blocus qui s’éternisent ont donné une très mauvaise image à ce type d’action. Priver les autres de la liberté d’étudier est aussi très problématique…

Pourquoi bloquer ? D’abord, parce qu’un blocus se monte à la vitesse d’internet. Il ne demande pas une longue réflexion : un appel est lancé (« AVIS A TOUS LES CAMUSIENS ! Demain blocus a camus, si vous aussi vous ne voulez pas bosser jusqu’a 70 ans, alors rejoignez nous ! ») et s’il est relayé massivement, c’est gagné. Le blocus doit servir de déclencheur à un mouvement de protestation, de signal d’alerte pour les médias et l’opinion publique. Souvent improvisé, le mouvement semble se construire au fur et à mesure : la justification du mouvement s’échafaude souvent en même temps que l’événement.

Si les lycéens ont évidemment leur mot à dire, le blocus est-il le bon ? Avec un blocus, tout va trop vite. Ce mode d’action s’impose aux jeunes et séduit un bon nombre : mais sans véritable organisation, on crée les conditions du désordre et nombreux sont les lycéens déçus de la tournure que prennent les événements. Il faut préparer son coup pour rendre lisible la manifestation… Si jeudi le journaliste de la Tribune se trompe sur les raisons du blocus à Firminy :

  • soit il s’est précipité pour rendre compte le plus vite possible de l’information
  • soit les motivations du blocus n’étaient pas assez lisibles : mettre des poubelles tête bêche ne suffit pas à faire passer un message.

Le côté spontané de l’action à Firminy (manque de porte-paroles identifiés, mouvement peu organisé) peut laisser penser que pour certains le blocus est une fin en soi. On s’aligne sur quelques mots d’ordre, on participe à un grand charivari, on s’époumone, on existe. Rite initiatique, séchage de cours et vraie mobilisation se mêlent : qu’en restera t-il ? Je pense  qu’un blocus n’est jamais une bonne solution, il faut débattre, libérer la parole, chercher des actions alternatives pour faire entendre sa voix. Fermer des portes, monter une barricade et empêcher le bon déroulement des cours font basculer l’action dans quelque chose de négatif, qui laisse la place au débordement et à la bêtise. Surtout quand on a rien fait avant. Pour réussir une action, il faut gagner l’opinion publique. Surtout pour des lycéens en quête de crédibilité. Deux anciennes élèves me disaient hier après-midi qu’elles avaient vu applaudir une dame, très émue par l’action de ses jeunes compatriotes. Mais les propriétaires de véhicules stationnés près de Jacob Holtzer n’auront pas la larme à l’œil en voyant leur rétro cassé ou leur pare-brise abîmé. De plus, dans des villes comme Firminy où il y a eu récemment des flambées de « violences urbaines »,  il faut réfléchir sérieusement à la portée d’une telle action. Un mouvement peut vite se faire déborder : c’est ce qui ressort des derniers articles en date dans le Progrès :

« La manifestation de 400 lycéens contre la réforme des retraites, ce matin à Firminy, a tourné à l’affrontement avec les forces de l’ordre. Cinq manifestants ont été interpellés pour avoir lancé des projectiles sur les policiers.« 


Le reste de l’article de vendredi décrit une journée de heurts et le champ lexical utilisé laisse facilement imaginer la réaction des lecteurs :

  • « forces de l’ordre »
  • « gazer »
  • « dégradations’
  • « casseurs »
  • « gaz lacrimogènes »
  • « projectiles »
  • « dissimulation du visage »
  • « contrôle d’identité »
  • « meneurs violents »
  • « gardes à vue »

Les raisons de la colère disparaissent complètement de l’article, ne reste que le côté sombre. Les participants peuvent s’estimer léser par le journal mais le jeu médiatique est ainsi. Le blocus alerte les médias mais le traitement de l’information tourne rarement en la faveur des bloqueurs à moins de l’avoir organisé et jugulé. Dans l’édition d’aujourd’hui (samedi 9 octobre), il y a plus de recul dans le contenu des articles, des lycéens ont la parole et certains font entendre leur déception :

« Les casseurs nous empêchent de faire ce que l’on souhaite et donne une image négative de notre mouvement. Nous ne nous faisons pas entendre comme il faut, c’est dommage. »

Des propos sensés comme celui-ci, il doit y en avoir beacuoup. Mais comme toujours ne restera que : « Vous bloquez, ils débloquent ».  Puisqu’ils n’ont pas le bulletin de vote, comment les jeunes peuvent-ils se faire entendre sans systématiser le recours au blocus ? Cela pourra être l’objet de commentaires de votre part dans cet article. Une chose est sûre, il faut débattre de ces sujets d’actualité en cours et réfléchir aux armes que possèdent le citoyen pour faire entendre sa voix. Réfléchir avant d’agir. Aux professeurs de faire de la compréhension de l’actualité et de la citoyenneté des raisons d’être à l’école, au collège et au lycée.  L’ECJS (Education civique juridique et sociale) est faite pour ça. Que le blocus et ses répercussions deviennent un thème d’étude dans les lycées de Firminy : en voilà une revendication claire, utile et citoyenne.

Sources :

Les images viennent du site internet de La Tribune-Le Progrès (copyright Damien Nore, Yves Salvat) et la copie d’écran vient du site de l’UNL.

Les articles de la Tribune-Le Progrès

Jeudi 7 octobre : 600 jeunes dans la rue et quelques débordements

Vendredi 8 octobre : Firminy : affrontements entre lycéens et policiers

Samedi 9 octobre : Manifestations à Firminy : des casseurs se mêlent aux lycéens


Les Zik’Zagueurs : en avant la musique !

A Waldeck, les Itinéraires de Découverte (IDD) commencent demain. Si vous êtes dans le groupe de M. Florin et de M. Grange, apprêtez-vous à faire partie d’un cercle très fermé…

… les Zik’Zagueurs !

Pendant la durée de l’IDD, les Zik’Zagueurs vont cheminer dans différents univers musicaux et ouvrir les portes du son. Toutes les productions des Zik’Zagueurs seront publiées sur Waldeck info, le blog des 4ème du collège Waldeck Rousseau :

http://lewebpedagogique.com/waldeckinfo/

Voici par exemple une production réalisée l’année dernière par des élèves du collège et diffusée sur la chaîne Youtube de Waldeckinfo :



D'abord, vous allez faire partager un de vos coups de coeur musicaux en rédigeant un article :

  • soit sur un de tes artistes ou groupes favoris
  • soit sur un artiste/groupe qui a marqué les décennies 1990-2000

Ensuite, vous aurez à préparer et imaginer une courte vidéo répondant à une question que vous vous posez sur le monde de la musique (le nom d'un groupe, la naissance d'un style musical, l'histoire d'une chanson ou d'une anecdote …)

Le produit final pourrait ressembler à cette vidéo expliquant "Comment le rap est-il né ?". D'ailleurs si le sujet vous intéresse, vous pouvez allez jeter un oeil à l'Astrolabe, le blog de Pierre Raingeard qui consacre un article au hiphop à New-York.



Les Zik'Zagueurs / séance 1 : vendredi 8 octobre

  • Présentation du blog Waldeck info, de son histoire et de ses réalisations
  • Les Zik'Zagueurs : les objectifs du nouveau projet
  • Qu'est-ce que vous écoutez ?
  • "Et ça tu connais ?"
  • Objectif : Un article sur un groupe/artiste qui te plaît ou qui a marqué son époque

A venir

Les Zik'Zagueurs / séance 2 : recherche BCDI + les premiers pas sur Waldeck info
Les Zik'Zagueurs / séance 3 : Commencer l'écriture de l'article