Archive de mots clefs pour productions d’élèves

Histoire des arts : La mort de Marat… revisitée par les élèves

Avec M. Valette (Arts Plastiques), les élèves ont souvent l’occasion de détourner les images de leur sens premier. Les années précédentes, les 4ème avaient revisité La leçon d’anatomie du Professeur Tulp de Rembrandt (1632). En 2012, ils s’attaquent au « Marat assassiné » de Jacques-Louis David (1793). Certains ont choisi de garder un angle historique, de se lancer dans une astuce visuelle (la porte de Seyma d’où s’échappe Charlotte Corday), de faire intervenir la grande faucheuse (Renzo) ou le second degré (la balnéothérapie de Clara, pour Marat tout baigne !)

Lors du prochain chapitre d’Histoire, nous étudierons les temps forts de la Révolution française à travers trois tableaux de Jacques-Louis David

La consigne du travail en Arts plastiques et les réalisations des élèves

Aller + loin

En 2008, l’émission 2000 ans d’Histoire a consacré une émission à Charlotte Corday. « J’ai tué un homme pour en sauver cent mille. »

Prépa’Brevet : la carte mentale

La première séance du Prépa’Brevet est consacrée à l’utilisation de la carte mentale. Cette technique est particulièrement utile pour réaliser un brouillon de paragraphe argumenté dans l’optique du Brevet. Deux rédactions sont attendues et il est essentiel de poser au préalable ses idées au brouillon.

Le brouillon traditionnel (voir exemple ci-dessous) pose inévitablement un problème de temps. Tout écrire (ou presque) grignote des minutes précieuses. Pour des élèves qui ont du mal à trouver un plan à leur rédaction, le brouillon traditionnel, où tout est linéaire, peut bloquer la réflexion. Évidemment, des élèves sont à l’aise avec cette façon de travailler et cela depuis des générations. Mais il est intéressant de savoir qu’il existe un moyen plus visuel d’organiser ses idées.

Un brouillon traditionnel d'un(e) élève de Waldeck Rousseau – session 2010 du Brevet –

Depuis 2 ans, j’initie les élèves à la technique de la carte mentale (ou mindmapping / carte heuristique). En condition d’examen, la carte mentale permet …

  1. d’aller à l’essentiel
  2. d’avoir un plan clair sur une seule page
  3. d’organiser ses idées et ses exemples de façon simple
  4. de gagner du temps

Plusieurs articles de la [email protected] ont déjà été consacrés à cette technique. L’un d’entre eux montrait notamment le passage d’une carte mentale à un paragraphe argumenté. Lors de la session 2010 du Brevet des collèges, j’ai récupéré à la sortie de l’épreuve d’Histoire-Géo quelques brouillons de mes élèves de 3ème. Certains sont restés sur des brouillons traditionnels, d’autres ont réalisé des cartes mentales plus ou moins organisées : « la pieuvre » ci-dessous permet de noter les mots-clés importants du sujet mais ne permet pas une réelle organisation des idées.

"La pieuvre"

La carte mentale de Guillaume (ex 3°2) respecte davantage les plans que nous avions pu échafauder en classe. Le sujet sur « La Première Guerre mondiale : une guerre totale » est traité en deux parties (1. Le front / 2. L’arrière). La carte mentale montre la marche à suivre (introduction – 1ère idée – 2ème idée – conclusion). Des exemples sont choisis, des documents de l’évaluation sont cités.

La carte mentale de Guillaume : un plan clair et une hiérarchisation des idées

Pour que chacun visualise bien ce qu’il faut faire, j’ai réalisé sur le logiciel Freemind (en téléchargement libre et sur le réseau du collège) une carte mentale explicative. Avec en tête cette marche à suivre, l’organisation de la rédaction se fait plus vite. Au lycée, vous apprendrez que le I. doit s’organiser en sous-parties (1. 2. 3.) mais chaque chose en son temps…


A chacun sa méthode ! Si vous êtes efficaces avec un brouillon traditionnel, rien ne vous oblige à passer à la carte mentale. Mais il est toujours bon d’avoir plusieurs cordes à son arc.

Pour aller plus loin, deux vidéos sur la technique de la carte mentale

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xcz7hz_cartementalefinlande_school[/dailymotion]


Tunisie : la révolution vue par des élèves

En Education civique, la révolution de jasmin a été étudiée par deux classes de 4ème du collège Waldeck Rousseau. Les élèves devaient se tenir informés de l’actualité tunisienne pour comprendre ce combat pour la démocratie et la liberté. A la fin de la séance, ils avaient à réaliser un dessin, écrire un texte ou une chanson sur la lutte menée par les Tunisiens. Cet événement les touche et certains ont voulu faire passer un message. Cet épisode de l’histoire tunisienne montre que la liberté est un droit à défendre partout et pour tous. Le sang versé, le combat d’un peuple (drapeau) pour la démocratie (poing levé, « Liberté ! ») la révolution numérique (ordinateur, @, Facebook, Twitter) ou la fuite en avion de Ben Ali sont les thèmes qui reviennent dans leur dessins et leurs textes.

 

Bilel, 6°1

« Voici mon message adressé à la Tunisie:

Cher amis tunisiens

Il faut tenir car vous avez réussi à avoir votre liberté.Vous allez avoir un nouveau président. J’espère que vous aurez une démocratie, plus de liberté. Vous avez eu beaucoup de courage de vous être révoltés.Vos efforts ont payé. Chez moi en France, je suis triste pour vos morts mais content pour la liberté du peuple.« 

Stella, 6°1

« Chers Tunisiens,

Je m’appelle Stella, j’ai 11 ans. Je sais que c’est dur de se révolter mais vous avez gagné votre liberté. Vous allez avoir un nouveau président et vous allez le choisir. Je suis désolée pour les morts qu’il y a eu.« 

Elif et Céline, 4°1

« Ben Ali dégage
On a tous la rage
On dort tous dans les garages .
La Tunisie
Quand il y a Ben Ali
On part tous d’ici
Avec le pouvoir
On perd tous nos espoirs
On a plus à boire
Le peuple crie sa colère
A force de vivre dans la misère
Ben Ali menteur, Ben Ali voleur !
Toutes tes promesses
Que tu nous a faites
N’ont fait que ton bien être
Tu es partis sans soucis

Comme on quitte la vie… »

D’autres productions d’élèves sont disponibles sur le groupe Facebook de la [email protected]

 



Les supports de travail sur la [email protected]

Les Zik’zagueurs, épisode #1 : Le Beatbox

Après 4 mois de travail, les Zik’zagueurs publient aujourd’hui leur première vidéo. Kayanée et Médina expliquent sur Waldeck info l’origine du projet :

« Au collège Waldeck Rousseau, dans l’IDD Les Zik’zagueurs, chacun de nous a fait un article sur le style de musique qu’il aimait. Certains ont été publiés sur Waldeck Info. Nous avons voté pour élire le sujet qui nous semblait le meilleur pour faire la grande vidéo. Le Beatbox l’a remporté.« 

La suite est évidemment à lire sur le blog des 4ème du collège…


La vidéo est réussie, le script tient la route, le challenge est intéressant… Mais, M. Florin et moi-même tenions à dire qu'à un moment donné la vidéo a failli ne pas se faire. Un tel projet demande un investissement de tout un groupe, un respect des consignes, une prise d'initiative et une certaine autonomie. Des élèves ont adhéré, d'autres non. La passivité et le manque de motivation de certains a posé problème, obligeant trop souvent les professeurs  à relancer la machine, à répéter les consignes, sans trop d'effets parfois.

Finalement, une remobilisation des troupes a permis d'atteindre l'objectif fixé. Il faut souligner que le montage a été réalisé par M. Florin, un as dans la matière. Pour le prochain IDD, avec un groupe qui évolue ensemble vers le même but, nous espérons pouvoir vous faire construire de A à Z une vidéo. Que chaque élève sente que ce projet est le sien et qu'il soit fier de le présenter à ses proches.

EG